Translations below into French (Youri), Italian (Weber Potsie) and German (Andreas Mylaeus)
Tucker Carlson s’internationalise : interview spectaculaire en Hongrie.
Moscou est-elle la prochaine étape de son programme ?
Fox News regrette sans doute d’avoir licencié Tucker Carlson il y a quelques mois, car le journaliste n’est plus lié aux directives de censure des entreprises employeurs, si tant est qu’il l’ait jamais été. Il tire habilement parti de son audience extraordinaire aux États-Unis, qu’il a en grande partie transférée sur son propre compte Twitter (X), pour assurer une visibilité mondiale au service d’un programme politique ciblé : mettre fin au soutien militaire et financier des États-Unis à la guerre en Ukraine et, ce faisant, faire tomber Joe Biden et son administration corrompue, hypocrite et incompétente.
Ceux qui ont regardé l’interview de Tucker Carlson avec l’ancien président Donald Trump mardi dernier, qui avait pour but – et qui a largement réussi – de détourner l’attention du débat présidentiel télévisé des collègues républicains de Trump, peuvent, à juste titre, remettre en question ma description des réalisations de Tucker à l’antenne ces derniers temps. L’interview était insipide, ennuyeuse, remplie uniquement des déclarations vantardes de Donald qui prétendait faire des merveilles pour ramener l’Amérique du bord du désastre s’il remportait l’élection de 2024. Mais Carlson n’a pas pu obtenir de Trump plus que ce que l’homme est prêt à donner, et c’est très peu à la lumière des nombreuses procédures judiciaires auxquelles Trump est confronté.
D’autre part, lors des voyages européens de Carlson, ses hôtes sont désireux d’utiliser leurs interviews avec Carlson pour transmettre leurs messages directement à un vaste public américain qui, autrement, leur est inaccessible. Ces messages critiquent vivement les dirigeants de Washington et de l’Union européenne, qu’ils accusent de ruiner l’économie du Vieux Continent par leurs sanctions ineptes à l’encontre de la Russie. Dans le même temps, ces hôtes permettent à Carlson de s’adresser à leur public et de démontrer ainsi à leur électorat que tous les Américains n’ont pas perdu la tête ou n’ont pas peur de s’exprimer contre l’équipe Biden.
J’attire en particulier l’attention sur l’interview récemment diffusée par Carlson avec le Premier ministre hongrois Viktor Orban, qui a déjà été visionnée 50 millions de fois et dont le nombre augmente de minute en minute.
À cet égard, on peut affirmer sans risque de se tromper que les débats et les interviews de Tucker Carlson, révélant qui est responsable du déclenchement de la guerre entre la Russie et l’Ukraine et des pertes humaines et matérielles horribles subies par la partie ukrainienne en raison de sa prolongation sous les ordres de Washington, toutes ses activités médiatiques dépassent de loin les réalisations des universitaires et des intellectuels les plus écoutés, notamment les professeurs John Mearsheimer et Jeffrey Sachs, sans parler des activistes anti-guerre comme Scott Ritter et le colonel Macgregor, dans la catégorie des experts militaires.
L’interview de Viktor Orban par Carlson a couvert l’ensemble des questions relatives aux relations entre la Hongrie et les États-Unis, entre la Hongrie et l’Union européenne. Le rôle de la guerre idéologique menée par les libéraux à l’étranger contre Orban pour sa défense de la souveraineté nationale et des valeurs chrétiennes traditionnelles centrées sur la famille est longuement exploré.
Je tire mon chapeau au dirigeant hongrois pour sa force intellectuelle et le courage dont il fait preuve en allant à l’encontre du courant dominant en Occident, le tout étant magistralement mis en lumière par Carlson. Bien sûr, comme le dit Orban lui-même dans l’interview, « personne n’est parfait » et son estimation selon laquelle l’OTAN est bien plus puissante que la Russie en termes d’armes conventionnelles semble être contredite sur le champ de bataille en Ukraine à l’heure actuelle. Néanmoins, Orban tire de ses observations l’argument irréfutable que les Ukrainiens ne peuvent pas être victorieux dans ce conflit, qu’il faut y mettre fin immédiatement et qu’une nouvelle architecture de sécurité pour l’Europe doit maintenant être élaborée, une architecture qui inclut la Russie.
Parmi les nombreux points abordés dans cette interview, les portails d’information russes ont aujourd’hui choisi les suivants pour en faire des articles de fond : l’affirmation d’Orban selon laquelle la Serbie et la Hongrie considéreraient comme un casus belli toute attaque contre le gazoduc South Stream, qui approvisionne leurs pays en gaz russe via la mer Noire et la Turquie. Orban n’a pas précisé contre qui cette mise en garde était faite, mais dans le contexte de l’interview, elle pourrait être interprétée comme visant les États-Unis et/ou l’Ukraine.
Voir ici : https://life.ru/p/1603956?utm_source=yxnews&utm_medium
D’une manière générale, Tucker Carlson bénéficie d’un temps d’antenne important à la télévision publique russe. Lorsqu’il travaillait encore pour Fox News, des extraits de ses émissions quotidiennes étaient souvent diffusés à l’écran dans les programmes Sixty Minutes, Evening with Vladimir Solovyov, News of the Week et Vesti. Dimanche dernier, dans l’émission de Solovyov, la rédactrice en chef de RT, Margarita Simonyan, a déclaré que Carlson l’avait contactée pour lui demander de l’aider à organiser une interview avec Vladimir Poutine. Je pense qu’il est très probable que l’autorisation soit accordée dans un avenir proche. Cette émission vaudra la peine d’être regardée.
Tucker Carlson diventa globale: drammatica intervista in Ungheria.
Fox News potrebbe rimpiangere il licenziamento di Tucker Carlson avvenuto alcuni mesi fa, perché il giornalista non è più legato alle direttive di censura dei padroni delle aziende, se mai lo è stato. Sta abilmente sfruttando il suo straordinario pubblico negli Stati Uniti, che ha in gran parte trasferito sul suo account Twitter (X), in una presenza globale al servizio di un’agenda politica con finalita’ ben precise: porre fine al sostegno militare e finanziario degli Stati Uniti per la guerra in Ucraina e, contemporaneamente, far cadere Joe Biden e la sua amministrazione corrotta, bugiarda e incompetente.
Chi ha assistito all’intervista di Tucker Carlson all’ex presidente Donald Trump martedì scorso, che aveva lo scopo ed è in gran parte riuscita a distogliere l’audience dal dibattito presidenziale televisivo dei colleghi repubblicani di Trump, potrebbero, a ragione, mettere in dubbio la mia descrizione dei risultati ottenuti da Tucker negli ultimi tempi. La sua intervista è risultata insipida, noiosa, piena solo di affermazioni da parte di The Donald che dice di pronto a qualsiasi cosa per fare allontanare l’America dall’orlo del baratro su cui ora si trova se vincerà le elezioni del 2024. Ma Carlson non ha potuto estrarre da Trump più di quanto l’uomo sia disposto a dare, e questo è molto poco alla luce dei numerosi procedimenti legali che Trump deve affrontare.
D’altra parte, nei viaggi europei di Carlson, i suoi ospiti sono desiderosi di utilizzare queste interviste per parlare direttamente al vasto pubblico americano, altrimenti inaccessibile per loro. E questi messaggi sono profondamente critici nei confronti della leadership di Washington e dell’Unione Europea, che accusano di aver distrutto l’economia del Vecchio Continente con le loro insensate sanzioni alla Russia. Allo stesso tempo, Carlson riesce in queste interviste a parlare al pubblico europeo, facendogli capire che non tutti gli americani sono impazziti o hanno paura di esprimere opinioni diverse da quelle del team di Biden.
Tra queste interviste, segnalo quella recente tra Carlson e il Primo Ministro ungherese Viktor Orban, che ha già ricevuto 50 milioni di visualizzazioni, in crescita di minuto in minuto: pic.twitter.com/LOzpMrQNIz
A questo proposito, è da notare che le interviste di Tucker Carlson stanno ricevendo attenzione ben maggiore di quella ricevuta dagli intellettuali americani più seguiti, tra cui i professori John Mearsheimer e Jeffrey Sachs, per non parlare degli attivisti Scott Ritter e il colonnello Macgregor tra gli esperti di cose militari.
L’intervista di Carlson a Viktor Orban verteva sulle relazioni tra Ungheria e Stati Uniti, tra Ungheria e Unione Europea., e sulla guerra ideologica contro Orban portata avanti dai liberali occidentali.
Tanto di cappello al leader ungherese per la sua forza intellettuale e il suo coraggio nell’andare contro la corrente prevalente in Occidente, cosa che è stata molto ben evidenziata da Carlson.
Ma come dice lo stesso Orban nell’intervista, “nessuno è perfetto”. La sua affermazione che NATO sia molto più potente della Russia in termini di armi convenzionali sembra essere per il momento contraddetta sul campo di battaglia in Ucraina. In modo più realistico Orban dice anche che gli ucraini non possono vincere, e che il conflitto dovrebbe essere fermato immediatamente, e che ora è necessario elaborare una nuova architettura di sicurezza per l’Europa, e che questa finalmente includa anche la Russia.
Tra i diversi temi dell’intervista, oggi i portali di informazione russi hanno scelto i seguenti per gli articoli di approfondimento: L’affermazione di Orban secondo cui sia la Serbia che l’Ungheria considererebbero un casus belli qualsiasi attacco al gasdotto South Stream, che fornisce gas russo ai loro Paesi attraverso il Mar Nero e la Turchia. Orban non ha detto contro chi è stato lanciato questo avvertimento, ma nel contesto dell’intervista potrebbe essere interpretato come diretto agli Stati Uniti e/o all’Ucraina.
Cfr. https://life.ru/p/1603956?utm_source=yxnews&utm_medium
Carlson è molto seguito dalla televisione di Stato russa. Quando lavorava ancora a Fox News, estratti delle sue trasmissioni quotidiane venivano spesso messi sullo schermo nei programmi Sixty Minutes, Evening with Vladimir Solovyov, News of the Week e Vesti. Domenica scorsa, nel programma di Solovyov, il caporedattore di RT Margarita Simonyan ha detto che Carlson l’aveva contattata chiedendole aiuto per organizzare un’intervista con Vladimir Putin. Credo sia molto probabile che l’autorizzazione venga concessa nel prossimo futuro. E sarà uno spettacolo.
Tucker Carlson goes global: dramatisches Interview in Ungarn.
Steht als nächstes Moskau auf seiner Agenda?
Fox News könnte die Entlassung von Tucker Carlson vor einigen Monaten bereuen, denn der Journalist ist nicht mehr an die Zensurrichtlinien der Zahlmeister des Unternehmens gebunden, falls er das jemals war. Er nutzt sein außergewöhnliches Publikum in den Vereinigten Staaten, das er größtenteils auf seinen eigenen Twitter-Account (X) übertragen hat, sehr geschickt zu einer globalen Präsenz, die einer gezielten politischen Agenda dient: die militärische und finanzielle Unterstützung der USA für den Krieg in der Ukraine zu beenden und dabei Joe Biden und dessen korrupte, verlogene und inkompetente Regierung zu stürzen.
Diejenigen, die Tucker Carlsons Interview mit dem ehemaligen Präsidenten Donald Trump am vergangenen Dienstag gesehen haben, das die Zuschauer von der im Fernsehen übertragenen Präsidentschaftsdebatte von Trumps republikanischen Mitstreitern ablenken sollte und dies auch weitgehend geschafft hat, werden vielleicht zu Recht meine Beschreibung von Tuckers Leistungen in letzter Zeit in Frage stellen. Das Interview war fade, langweilig und bestand nur aus den prahlerischen Behauptungen von The Donald, er werde Wunder vollbringen, um Amerika vom Rande der Katastrophe zurückzuholen, wenn er die Wahl 2024 gewinnt. Aber Carlson konnte aus Trump nicht mehr herausholen, als der Mann bereit ist zu geben, und das ist sehr wenig in Anbetracht der verschiedenen Gerichtsverfahren, denen Trump gegenübersteht.
Auf der anderen Seite sind seine Gastgeber auf Carlsons Europareisen bestrebt, ihre Interviews mit Carlson zu nutzen, um ihre Botschaften direkt an ein großes amerikanisches Publikum zu übermitteln, das ansonsten für sie unzugänglich ist. Diese Botschaften sind sehr kritisch gegenüber der Führung in Washington und in der Europäischen Union, die sie beschuldigen, die Wirtschaft des Alten Kontinents durch ihre unsinnigen Sanktionen gegen Russland zu ruinieren. Gleichzeitig erlauben diese Gastgeber Carlson, vor ihrem heimischen Publikum zu sprechen und zeigen damit ihren Wählern, dass nicht jeder Amerikaner den Verstand verloren hat oder Angst hat, sich gegen das Biden-Team auszusprechen.
Ich möchte insbesondere auf Carlsons kürzlich ausgestrahltes Interview mit dem ungarischen Premierminister Viktor Orban hinweisen, das bereits 50 Millionen Mal aufgerufen wurde und dessen Zahl von Minute zu Minute steigt.
In diesem Zusammenhang kann man sagen, dass Tucker Carlsons Vorträge und Interviews, in denen er die Schuld am Ausbruch des russisch-ukrainischen Krieges und an den schrecklichen menschlichen und materiellen Verlusten der ukrainischen Seite und an der Verlängerung des Krieges auf Befehl Washingtons aufdeckt, die Leistungen der meistbeachteten Akademiker und Intellektuellen, darunter die Professoren John Mearsheimer und Jeffrey Sachs, bei weitem übertreffen, ganz zu schweigen von Anti-Kriegs-Aktivisten wie Scott Ritter und Colonel Macgregor in der Kategorie der Militärexperten.
In dem Carlson-Interview mit Viktor Orban ging es um das Spannungsfeld der Beziehungen zwischen Ungarn und den Vereinigten Staaten sowie zwischen Ungarn und der Europäischen Union. Die Rolle der ideologischen Kriegsführung gegen Orban, die von den Liberalen im Ausland wegen seiner Verteidigung der nationalen Souveränität und der traditionellen christlichen Werte, in deren Mittelpunkt die Familie steht, betrieben wird, wird ausführlich erörtert.
Ich ziehe meinen Hut vor dem ungarischen Regierungschef für seine intellektuelle Stärke und seinen Mut, sich gegen die vorherrschende Strömung im Westen zu stellen, was von Carlson meisterhaft herausgestellt wird. Natürlich ist, wie Orban selbst in dem Interview sagt, “niemand perfekt”, und seine Einschätzung, dass die NATO mit konventionellen Waffen weitaus stärker sei als Russland, scheint auf dem Schlachtfeld in der Ukraine derzeit widerlegt zu sein. Nichtsdestotrotz zieht Orban aus seinen Beobachtungen das zwingende Argument, dass die Ukrainer in diesem Konflikt unmöglich siegreich sein können, dass er sofort beendet werden sollte und dass jetzt eine neue Sicherheitsarchitektur für Europa geschaffen werden muss, die Russland einschließt.
Von den vielen verschiedenen Punkten in diesem Interview haben russische Nachrichtenportale heute die folgenden für Leitartikel ausgewählt: Orbans Aussage, dass sowohl Serbien als auch Ungarn jeden Angriff auf die South-Stream-Gaspipeline, die russisches Gas über das Schwarze Meer und durch die Türkei in ihre Länder liefert, als Casus Belli betrachten würden. Orban sagte nicht, gegen wen sich diese Warnung richtete, aber im Kontext des Interviews könnte sie als an die Vereinigten Staaten und/oder die Ukraine gerichtet verstanden werden.
Siehe https://life.ru/p/1603956?utm_source=yxnews&utm_medium
Im Allgemeinen erhält Tucker Carlson viel Sendezeit im russischen Staatsfernsehen. Als er noch bei Fox News arbeitete, wurden in den Sendungen “Sechzig Minuten“, “Abend mit Vladimir Solovyov“, “Nachrichten der Woche” und “Vesti” häufig Auszüge aus seinen täglichen Sendungen gezeigt. Am vergangenen Sonntag sagte die Chefredakteurin von RT, Margarita Simonyan, in der Solovyov-Sendung, dass Carlson an sie herangetreten sei und sie um Hilfe bei der Vermittlung eines Interviews mit Wladimir Putin gebeten habe. Ich halte es für sehr wahrscheinlich, dass die Erlaubnis in naher Zukunft erteilt werden wird. Das wird eine Sendung sein, die es wert ist, gesehen zu werden.