Translations below into French (Youri), Italian (Weber Potsie) and German (Andreas Mylaeus)
Pourquoi la Belgique n’envoie pas de F-16 en Ukraine
Il serait juste de dire que le principal quotidien de langue française en Belgique, Le Soir, est un serviteur du gouvernement belge dans la diffusion de la propagande approuvée par l’État au sujet de la Russie et de la guerre russo-ukrainienne. Il s’agit là d’un honneur, ou d’une honte, selon le point de vue que l’on adopte. Mais ce fait rend particulièrement intéressant le fait que l’édition imprimée d’hier ait consacré une page entière à la question de l’envoi de F-16 en Ukraine, sous la plume du chef de son équipe « Monde », Philippe de Boeck. Dans ce long texte, nous trouvons des informations sur l’armée de l’air belge qui ne sont habituellement pas largement diffusées et qui nous en disent long sur les raisons pour lesquelles c’est l’OTAN, et non la Russie, qui est gravement affaiblie par la guerre.
L’espace en tête de cet article est occupé par une citation de Joseph Henrotin, un politologue belge qui occupe des postes à responsabilité dans plusieurs groupes de réflexion français spécialisés dans la stratégie militaire et l’analyse des risques, et qui est également rédacteur en chef de la revue Défense et sécurité internationale. Henrotin a déclaré : « Si elle le voulait vraiment, la Belgique pourrait livrer des F-16 à l’Ukraine ». Le sous-titre poursuit : « Si l’Occident souhaite que la guerre se termine rapidement, les alliés de Kiev ont toutes les raisons de fournir au plus vite un maximum d’avions de combat à l’Ukraine, estime Joseph Henrotin. Il explique pourquoi. »
L’auteur rappelle que l’Ukraine réclame depuis plusieurs mois des F-16, idéalement entre 120 et 160. La semaine dernière, trois Etats membres de l’OTAN, les Pays-Bas, le Danemark et la Norvège, ont annoncé qu’ils livreraient une soixantaine d’avions. La Belgique a accepté de former des pilotes et de soutenir les mécaniciens, mais pas de fournir des avions.
Ma dernière citation de la section d’introduction de l’article destinée à aiguiser l’appétit des lecteurs est constituée de quelques phrases en caractères gras : « Le général responsable des achats au ministère de la Défense a récemment déclaré au Standaard [quotidien belge de langue néerlandaise] que la Belgique ne pouvait pas livrer les F-16 à l’Ukraine parce qu’ils seront en fin de vie lorsque leurs successeurs arriveront. Est-ce vrai ou faux ? »
Après cette ouverture alléchante, l’article ne déçoit pas. Il fournit des informations détaillées sur les considérations que le gouvernement belge a pesées pour parvenir à sa décision de ne pas envoyer de F-16 à Kiev. Les aspects techniques ont été rendus publics, semble-t-il, alors que le motif principal, d’ordre politique, ne l’a pas été.
Sur le plan technique, la flotte belge de F-16 approche de la fin de sa durée de vie de 8 000 heures de vol, ce qui, si l’on considère le temps de vol annuel, équivaut à environ 25 ans. Toutefois, les avions de remplacement, les F-35, ne seront livrés à la Belgique qu’avec un retard de plusieurs années et s’étaleront sur un certain nombre d’années après les livraisons initiales. Par conséquent, les avions que la Belgique pourrait éventuellement envoyer à l’Ukraine n’auraient aucune valeur opérationnelle. Et même ceux qui se trouvent actuellement sur les pistes belges ne sont pas de la première fraîcheur. Leurs heures de vol restantes sont comptées.
Dans l’article, cet argument est contré par la remarque que l’Ukraine est en pleine guerre, qu’elle a besoin de rassembler un grand nombre d’avions pour représenter une menace pour les forces russes, ce qui pourrait conduire à des pourparlers de paix à des conditions favorables, et que le nombre d’heures de vol restantes sur chaque avion n’a pas d’importance. Même quelques heures vaudraient mieux que rien. Tout cela est dit comme si les Russes étaient incapables de lire ces lignes.
L’argument politique est que la Belgique a certaines obligations envers l’OTAN en matière de niveau de force et que la réduction de sa flotte avant la livraison d’avions de remplacement violerait ces obligations. Nous sommes amenés à penser que les États membres qui se sont déclarés prêts à s’en séparer prendront livraison des F-35 bien avant la Belgique et prendront donc moins de risques pour leurs propres capacités de défense. Mais est-ce vrai ou ces trois pays sont-ils moins prudents que la Belgique ?
La conclusion générale que je tire de cet important article est qu’en ce qui concerne les avions, tout comme les chars et les munitions d’artillerie, les réserves de matériel dont l’Europe aurait besoin si elle se retrouvait dans une guerre chaude avec la Russie sont à peine suffisantes et continuent d’être vidées volontairement par des expéditions vers l’Ukraine, où elles sont systématiquement et assez rapidement détruites par les forces russes. Qui est en train d’être « démilitarisé » ? L’Allemagne et le Royaume-Uni, ou l’Ukraine ?
Entre-temps, nous sommes presque certains que les Russes ont tenu à l’écart du conflit leurs équipements militaires les plus avancés, qui seraient utilisés contre l’OTAN si la guerre par procuration se transformait en guerre chaude. Ses missiles hypersoniques ont été utilisés avec parcimonie. Son char de dernière génération n’a fait son apparition sur le champ de bataille qu’il y a quelques semaines. Et le contrat probable qui sera signé dans les prochains jours avec la Corée du Nord pour la fourniture d’obus d’artillerie servira à compléter les réserves de la Russie pour le jour où la guerre avec l’OTAN éclatera, et non pour être tirés depuis les tubes au Donbass la semaine prochaine.
Si l’on remonte aux premières hypothèses, lorsque les États-Unis ont poussé la Russie à envahir l’Ukraine pour dissiper la menace des installations de l’OTAN dans ce pays, on s’attendait à Washington, Londres, Bruxelles et Berlin à ce que la combinaison de la destruction militaire par du matériel supérieur et par des forces entraînées par l’OTAN et de la destruction économique de la Russie par les « sanctions de l’enfer » affaiblisse considérablement le pays pour une génération à venir. Les États-Unis seraient alors libres de passer à la phase d’apprivoisement de leur plus grand concurrent mondial, la Chine.
Cependant, la Russie a pu surmonter l’impact des sanctions assez rapidement en réorganisant ses schémas commerciaux loin de l’Occident et en les orientant vers la Chine, l’Inde et d’autres nations amies. Même les ventes de pétrole, qui se sont effondrées en janvier après l’entrée en vigueur de la dernière série de sanctions, se sont entièrement rétablies en dollars, maintenant que les paiements sont enregistrés pour les expéditions vers les nouveaux marchés d’Extrême-Orient, qui mettent des mois à atteindre les clients. Sur le champ de bataille, la Russie s’est rapidement adaptée aux nouvelles conditions de la guerre terrestre, faisant preuve de prouesses technologiques qui ont eu un effet dévastateur sur les célèbres équipements britanniques, allemands et autres équipements occidentaux, tandis que la supériorité de l’artillerie russe a forcé l’Occident à vider ses entrepôts pour que les Ukrainiens aient une chance de réagir après que leurs propres obus de l’époque soviétique ont été entièrement épuisés.
Tout ce qui précède me persuade que si et quand la Russie submergera l’armée ukrainienne en déclenchant sa propre offensive et que la défaite ukrainienne sera visible pour tous, l’administration Biden ne procédera pas à une escalade mais s’éloignera de son désastre et de celui de l’OTAN. Les États-Unis et l’OTAN n’ont pas les moyens de vaincre la Russie par des armes conventionnelles et le recours aux armes nucléaires peut conduire trop rapidement vers une direction que tout le monde à Washington craint plus que tout.
Perché il Belgio non invia F-16 all’Ucraina
Sarebbe giusto dire che il principale quotidiano in lingua francese del Belgio, Le Soir, è un’ancella del governo belga nel diffondere la propaganda approvata dallo Stato sulla Russia e sulla guerra russo-ucraina. Questo è un distintivo d’onore, o di disonore, a seconda del punto di vista. Ma questo rende particolarmente interessante il fatto che l’edizione cartacea di ieri abbia dedicato un’intera pagina alla questione dell’invio di F-16 all’Ucraina, scritta dal capo dello staff della redazione “Mondo”, Philippe de Boeck. In questo lungo testo troviamo informazioni sulle forze aeree belghe che di solito non circolano e che ci dicono molto sul perché sia la NATO, piuttosto che la Russia, a essere criticamente indebolita dalla guerra.
Lo spazio del titolo di questo articolo è occupato da una citazione di Joseph Henrotin, un politologo belga che ricopre posizioni di rilievo presso diverse think tanks francesi specializzati in strategia e analisi militare, ed è anche direttore della rivista Défense et sécurité international. Henrotin ha dichiarato: “Se volesse davvero farlo, il Belgio potrebbe consegnare gli F-16 all’Ucraina”. Il sottotitolo prosegue dicendo che: “Se l’Occidente desidera che la guerra finisca rapidamente, gli alleati di Kiev hanno tutte le ragioni per fornire all’Ucraina il maggior numero possibile di aerei da combattimento al più presto, secondo Joseph Henrotin. E ci spiega perché”.
L’autore ricorda ai lettori che da diversi mesi l’Ucraina chiede F-16, se possibile tra i 120 e i 160 esemplari. La scorsa settimana tre Stati membri della NATO, Paesi Bassi, Danimarca e Norvegia, hanno annunciato che consegneranno una sessantina di aerei. Il Belgio ha accettato di addestrare i piloti e supportare i meccanici, ma non di fornire gli aerei.
La mia ultima citazione dalla sezione introduttiva dell’articolo, destinata a stuzzicare l’appetito dei lettori, è costituita da un paio di frasi riportate in grassetto: “Il generale responsabile degli acquisti presso il Ministero della Difesa ha dichiarato recentemente allo Standaard [quotidiano belga in lingua olandese] che il Belgio non può consegnare gli F-16 all’Ucraina perché saranno alla fine della loro vita utile quando arriveranno i loro successori. È vero o falso?”.
Dopo questo allettante incipit, l’articolo non delude. Fornisce informazioni dettagliate sulle considerazioni che il governo belga ha soppesato per arrivare alla decisione di non inviare nessuno dei suoi F-16 a Kiev. Le considerazioni tecniche sono state rese pubbliche, a quanto pare, mentre il motivo trainante, quello politico, non è stato reso noto.
Le considerazioni tecniche sono che la flotta belga di F-16 si sta avvicinando alla fine della sua vita utile di 8.000 ore di volo, che, considerando il tempo di volo annuale, equivale a circa 25 anni. Ma i jet sostitutivi, gli F-35, saranno consegnati al Belgio solo con un ritardo di diversi anni e distribuiti su un certo numero di anni dopo le consegne iniziali. Pertanto, tutti gli aerei che il Belgio potrebbe inviare all’Ucraina sarebbero inutili in senso operativo. E anche quelli che attualmente si trovano sulle piste belghe non sono di primissima generazione. Le loro ore di volo residue sono contate.
All’interno dell’articolo, questa argomentazione viene contrastata con l’osservazione che l’Ucraina è in piena guerra, che ha bisogno di mettere insieme un gran numero di aerei per rappresentare una minaccia per le forze russe che potrebbe portare a colloqui di pace a condizioni favorevoli, ed è irrilevante quante ore di volo rimangano su ogni singolo aereo. Anche un paio d’ore sarebbero meglio di niente. Questo viene detto come se i russi non fossero in grado di leggere queste righe.
L’argomentazione politica è che il Belgio ha determinati obblighi di livello di forza nei confronti della NATO e che la riduzione della sua flotta prima della consegna degli aerei di ricambio violerebbe questi obblighi. Ci viene da pensare che gli Stati membri che hanno dichiarato di essere pronti a separarsene prenderanno in consegna gli F-35 molto prima del Belgio e quindi correranno meno rischi per le loro capacità di difesa. O le cose stanno così oppure questi tre Paesi sono semplicemente disposti a correre rischi che il Belgio non vuole correre.
La mia conclusione leggendo questo importante articolo è che per quanto riguarda gli aerei, così come per i carri armati e le munizioni d’artiglieria, le scorte europee di materiale che sarebbero necessarie nel caso in cui si trovassero in una guerra calda con la Russia sono a malapena adeguate e continuano a essere esaurite volontariamente attraverso le consegne all’Ucraina, dove vengono sistematicamente e piuttosto rapidamente distrutte dalle forze russe. Chi viene “smilitarizzato”? La Germania e il Regno Unito, o l’Ucraina?
Nel frattempo, possiamo essere abbastanza certi che i russi stiano tenendo lontano dal conflitto gli equipaggiamenti militari più avanzati, che diventerebbero necessari se la guerra con la NATO si trasformasse da guerra per procura in una guerra vera e propria. I missili ipersonici russi sono stati usati con molta parsimonia. I carri armati di ultima generazione hanno fatto la loro comparsa sul campo di battaglia solo un paio di settimane fa. E il probabile contratto che verrà firmato nei prossimi giorni con la Corea del Nord per la fornitura di proiettili d’artiglieria servirà a rimpinguare le scorte della Russia per il giorno se si dovesse scatenare una guerra con la NATO, non per essere usati nel Donbas la prossima settimana.
Tornando alle prime ipotesi, quando gli Stati Uniti provocarono la Russia a invadere l’Ucraina per eliminare la minaccia delle installazioni della NATO in quel Paese, a Washington, Londra, Bruxelles e Berlino si pensava che la superiorità tecnologica militare della NATO e le sanzionieconomiche avrebbero messo in ginocchio la Russai per almeno una generazione. A quel punto gli Stati Uniti sarebbero stati liberi di occuparsi del loro maggiore concorrente globale, la Cina.
Ma la Russia ha velocemente reagito alle sanzioni occidentali riorganizzando i suoi flussi commerciali dall’Occidente alla Cina, l’India e altre nazioni amiche. Anche le vendite di petrolio, crollate a gennaio dopo l’entrata in vigore dell’ultima tornata di sanzioni, sono tornate ai livelli di prima della guerra. E sul campo di battaglia, la Russia si è rapidamente adattata alle nuove condizioni della guerra terrestre, dimostrando capacita’ tecnologiche con effetti devastanti sulle celebri attrezzature britanniche, tedesche e di altri Paesi occidentali, mentre la superiorità dell’artiglieria russa ha costretto l’Occidente a svuotare i propri magazzini nel tentativo di permettere agli ucraini di rispondere dopo che le loro riserve di munizioni d’epoca sovietica sono state rapidamente esaurite.
Tutto questo mi fa pensare che se e quando la Russia travolgerà l’esercito ucraino scatenando la propria offensiva e la sconfitta ucraina sarà sotto gli occhi di tutti, l’Amministrazione Biden prenderà le distanze dal disastro che ha causato insieme alla NATO. Gli Stati Uniti e la NATO non hanno i mezzi per sconfiggere la Russia con armi convenzionali e il ricorso alle armi nucleari potrebbe portare molto velocemente in una direzione che tutti a Washington temono più di ogni altra cosa.
Warum Belgien keine F-16 in die Ukraine schickt
Man kann mit Fug und Recht behaupten, dass die führende französischsprachige Tageszeitung in Belgien, Le Soir, ein Handlanger der belgischen Regierung ist, wenn es darum geht, staatlich genehmigte Propaganda über Russland und den russisch-ukrainischen Krieg zu verbreiten. Dies ist ein Ehrenzeichen oder eine Schande, je nachdem, wie man es sieht. Umso interessanter ist es, dass die gestrige Printausgabe dem Thema der Entsendung von F-16-Kampfjets in die Ukraine eine ganze Seite gewidmet hat, verfasst vom Leiter des Stabs der Rubrik “Welt”, Philippe de Boeck. In diesem langen Text finden wir Informationen über die belgische Luftwaffe, die normalerweise nicht weit verbreitet sind und die uns viel darüber verraten, warum es die NATO und nicht Russland ist, die durch den Krieg entscheidend geschwächt wird.
Die Überschrift dieses Artikels ist ein Zitat von Joseph Henrotin, einem belgischen Politikwissenschaftler, der in mehreren französischen Think Tanks, die auf Militärstrategie und Risikoanalyse spezialisiert sind, leitende Positionen innehat und auch Chefredakteur der Zeitschrift Défense et sécurité international ist. Henrotin sagte: “Wenn es wirklich wollte, könnte Belgien die F-16 an die Ukraine liefern.” Im Untertitel heißt es weiter: “Wenn der Westen ein schnelles Ende des Krieges wünscht, haben die Verbündeten Kiews allen Grund, der Ukraine so schnell wie möglich ein Maximum an Kampfflugzeugen zu liefern, meint Joseph Henrotin. Er erklärt, warum.”
Der Autor erinnert die Leser daran, dass die Ukraine seit mehreren Monaten F-16-Flugzeuge fordert, idealerweise zwischen 120 und 160 Stück. Letzte Woche haben drei NATO-Mitgliedstaaten, die Niederlande, Dänemark und Norwegen, angekündigt, dass sie etwa sechzig Flugzeuge liefern werden. Belgien hat sich bereit erklärt, Piloten auszubilden und Mechaniker zu unterstützen, aber keine Flugzeuge zu liefern.
Mein letztes Zitat aus dem einleitenden Abschnitt des Artikels, das den Lesern Appetit machen soll, sind ein paar fett gedruckte Sätze: “Der für das Beschaffungswesen zuständige General des Verteidigungsministeriums erklärte kürzlich gegenüber dem Standaard [belgische Tageszeitung in niederländischer Sprache], dass Belgien die F-16 nicht an die Ukraine liefern könne, weil sie am Ende ihrer Lebensdauer seien, wenn ihre Nachfolger eintreffen. Ist das wahr oder falsch?”
Nach dieser verlockenden Einleitung enttäuscht der Artikel nicht. Er enthält detaillierte Informationen über die Überlegungen, die die belgische Regierung bei ihrer Entscheidung, keine ihrer F-16 nach Kiew zu schicken, angestellt hat. Die technischen Erwägungen wurden der Öffentlichkeit zugänglich gemacht, die politischen Beweggründe hingegen nicht.
Die technischen Erwägungen bestehen darin, dass die belgische F-16-Flotte sich dem Ende ihrer Lebensdauer von 8.000 Flugstunden nähert, was, wenn man die jährliche Flugzeit berücksichtigt, etwa 25 Jahren entspricht. Die Ersatzflugzeuge, die F-35, werden jedoch erst mit mehrjähriger Verspätung und über mehrere Jahre verteilt nach den ersten Lieferungen an Belgien geliefert. Daher wären alle Flugzeuge, die Belgien schließlich in die Ukraine schicken könnte, im operativen Sinne wertlos. Und selbst die Flugzeuge, die derzeit auf belgischen Start- und Landebahnen stehen, sind nicht mehr ganz taufrisch. Die Stunden ihrer verbleibenden Flugzeit sind gezählt.
In dem Artikel wird diesem Argument entgegengehalten, dass sich die Ukraine mitten im Krieg befindet, dass sie eine große Anzahl von Flugzeugen zusammenstellen muss, um eine Bedrohung für die russischen Streitkräfte darzustellen, die zu Friedensgesprächen zu günstigen Bedingungen führen könnte, und dass es unerheblich ist, wie viele Flugstunden die einzelnen Flugzeuge noch haben. Selbst ein paar Stunden wären besser als nichts. Dies wird gesagt, als ob die Russen nicht in der Lage wären, diese Zeilen zu lesen.
Das politische Argument lautet, dass Belgien gegenüber der NATO bestimmte Verpflichtungen in Bezug auf die Stärke der Streitkräfte hat und dass eine Verkleinerung seiner Flotte, bevor Ersatzflugzeuge geliefert werden, gegen diese Verpflichtungen verstoßen würde. Man lässt uns glauben, dass die Mitgliedstaaten, die sich bereit erklärt haben, sich von den alten Flugzeugen zu trennen, die neuen F-35-Flugzeuge lange vor Belgien bekommen würden und damit ihre eigene Verteidigungsfähigkeit weniger stark gefährdet wäre. Aber stimmt das wirklich, oder sind diese drei Länder weniger risikofreudig als Belgien?
Meine Schlussfolgerung aus diesem wichtigen Artikel ist, dass Europas Vorräte an Flugzeugen ebenso wie an Panzern und Artilleriemunition, die im Falle eines heißen Krieges mit Russland benötigt würden, kaum ausreichen und weiterhin freiwillig durch Lieferungen in die Ukraine aufgebraucht werden, wo sie von den russischen Streitkräften systematisch und ziemlich schnell zerstört werden. Wer wird “entmilitarisiert”? Sind es Deutschland und das Vereinigte Königreich, oder ist es die Ukraine?
In der Zwischenzeit sind wir ziemlich sicher, dass die Russen ihre modernste militärische Ausrüstung, die gegen die NATO eingesetzt werden könnte, wenn der Stellvertreterkrieg zu einem heißen Krieg wird, aus dem Konflikt herausgehalten haben. Ihre Hyperschallraketen wurden nur sehr sparsam eingesetzt. Ihr Panzer der neuesten Generation ist erst vor einigen Wochen auf dem Schlachtfeld erschienen. Und der wahrscheinliche Vertrag, der in den kommenden Tagen mit Nordkorea über die Lieferung von Artilleriegranaten unterzeichnet werden soll, dient dazu, Russlands Vorräte für den Tag aufzufüllen, an dem es zum Krieg mit der NATO kommt, und nicht dazu, nächste Woche aus den Rohren im Donbas abgefeuert zu werden.
Als die Vereinigten Staaten Russland zum Einmarsch in die Ukraine provozierten, um die Bedrohung durch die dortigen NATO-Einrichtungen zu beseitigen, ging man in Washington, London, Brüssel und Berlin davon aus, dass die Kombination aus militärischer Zerstörung durch überlegene Hardware und durch die von der NATO ausgebildeten Streitkräfte sowie die wirtschaftliche Zerstörung Russlands durch die “Sanktionen aus der Hölle” das Land für eine kommende Generation stark schwächen würde. Dann wären die Vereinigten Staaten in der Lage, ihren größten globalen Konkurrenten, China, zu zähmen.
Russland war jedoch in der Lage, die Auswirkungen der Sanktionen relativ schnell zu überwinden, indem es sein Handelsverhalten weg vom Westen und hin zu China, Indien und anderen befreundeten Ländern umgestaltete. Selbst die Ölverkäufe, die im Januar nach Inkrafttreten der letzten Sanktionsrunde eingebrochen waren, haben sich in Dollar ausgedrückt wieder vollständig erholt, da die Zahlungen für Lieferungen an die neuen Märkte im Fernen Osten, die erst nach Monaten die Kunden erreichen, verbucht werden. Und auf dem Schlachtfeld passte sich Russland schnell an die neuen Bedingungen der Bodenkriegsführung an und zeigte technologische Fähigkeiten, die sich verheerend auf die berühmte britische, deutsche und andere westliche Ausrüstung auswirkten, während Russlands Artillerieüberlegenheit den Westen zwang, seine Lager zu leeren, wenn die Ukrainer überhaupt eine Chance haben sollten, zu reagieren, nachdem ihre eigenen sowjetischen Oldtimer-Granaten völlig aufgebraucht waren.
All das überzeugt mich davon, dass die Biden-Administration, wenn Russland die ukrainische Armee mit seiner eigenen Offensive überwältigt und die ukrainische Niederlage für alle sichtbar ist, nicht eskalieren, sondern vor ihrem und dem Desaster der NATO davonlaufen wird. Den Vereinigten Staaten und der NATO fehlen die Mittel, um Russland mit konventionellen Waffen zu besiegen, und der Rückgriff auf Atomwaffen kann nur allzu schnell in eine Richtung führen, die jeder in Washington mehr als alles andere fürchtet.