Why the West HATES Russia!

At the start of the past week, interview host Natali Morris and I had a 20 minute chat which has just been released on youtube  https://www.youtube.com/watch?v=jUVftV1Hb2I 

and also was posted on Twitter and on Rumble https://rumble.com/v2ys71x-why-the-west-hates-russia.html under the provocative title “Why the West HATES Russia?”

I am grateful to the hosts for bringing the issues in my 2015 book Does Russia Have a Future? to the wide audience of their 2 million subscribers via this professionally prepared and edited broadcast.

The interviewer uses a journalistic technique similar to the winning formula of Tucker Carlson and the results, I believe, will both entertain and inform the audience.

Translations below into Spanish (Hugo Guido), German (Andreas Mylaeus) and French (Youri)

¡Por qué Occidente odia a Rusia!

Al comienzo de la semana pasada, la presentadora de entrevistas Natali Morris y yo tuvimos una charla de 20 minutos que acaba de ser publicada en youtube https://www.youtube.com/watch?v=jUVftV1Hb2I

y también fue publicada en Twitter y en Rumble https://rumble.com/v2ys71x-why-the-west-hates-russia.html bajo el provocativo título “¿Por qué Occidente odia a Rusia?”

Estoy agradecido a los anfitriones por hacer referencia a los temas de mi libro de 2015 ¿Does Russia Have a Future? y a la amplia audiencia de sus 2 millones de suscriptores a través de esta transmisión preparada y editada profesionalmente.

El entrevistador utiliza una técnica periodística similar a la fórmula ganadora de Tucker Carlson y los resultados, creo, entretendrán e informarán a la audiencia.

Warum der Westen Russland HASST!

Zu Beginn der vergangenen Woche hatten die Interviewerin Natali Morris und ich ein 20-minütiges Gespräch, das soeben auf Youtube veröffentlicht wurde https://www.youtube.com/watch?v=jUVftV1Hb2I 

und auch auf Twitter und auf Rumble https://rumble.com/v2ys71x-why-the-west-hates-russia.html  unter dem provokativen Titel “Why the West HATES Russia?”

Ich bin den Moderatoren dankbar, dass sie die Themen meines 2015 erschienenen Buches Does Russia Have a Future? (Hat Russland eine Zukunft?) in dieser professionell vorbereiteten und bearbeiteten Sendung einem breiten Publikum von 2 Millionen Abonnenten nahebringen.

Der Interviewer wendet eine journalistische Technik an, die der Erfolgsformel von Tucker Carlson ähnelt, und ich glaube, dass die Ergebnisse das Publikum sowohl unterhalten als auch informieren werden.

Pourquoi l’Occident HAIT la Russie !

Au début de la semaine dernière, l’animatrice Natali Morris et moi-même avons eu un entretien de 20 minutes qui vient d’être publié sur YouTube https://www.youtube.com/watch?v=jUVftV1Hb2I

et a également été publié sur Twitter et sur Rumble https://rumble.com/v2ys71x-why-the-west-hates-russia.html sous le titre provocateur « Pourquoi l’Occident HAIT la Russie ».

Je suis reconnaissant aux animateurs d’avoir porté les questions de mon livre de 2015, Does Russia Have a Future ? au large public de leurs 2 millions d’abonnés par le biais de cette émission préparée et éditée de manière professionnelle.

L’intervieweur utilise une technique journalistique similaire à la formule gagnante de Tucker Carlson et les résultats, je crois, vont à la fois divertir et informer le public.

Translations of “Ben Cohen, Man of Peace”

Translations below into German (Andreas Mylaeus), French (Youri) and Spanish (Hugo Guido)

Ben Cohen, Mann des Friedens, Verteidiger von Julian Assange

In der englischen Umgangssprache sprechen wir bewundernd von Menschen, die “ihren Worten Taten folgen lassen” (“put their money where their mouth is”). Übersetzt ins korrekte Englisch: Wir neigen dazu, Menschen zu bewundern, die eine Sache nicht nur mit schönen Worten unterstützen, sondern auch zum Portemonnaie greifen, um die Sache finanziell zu unterstützen.

In der heutigen Zeit, in der es Dutzende von Millionären gibt (“a dime a dozen” = wörtlich: ein Dutzend für 10 Cent) und man Milliardär sein muss, um aufzufallen, ist es höchst bedauerlich, dass die Milliardäre unter uns, viele davon geniale Unternehmer aus dem Silicon Valley, dazu neigen, Neandertaler zu sein, wenn es um soziale Gerechtigkeit im Inland geht, und Neokonservative, wenn es um Außenpolitik und die Aufrechterhaltung der amerikanischen globalen Hegemonie geht.

Amazon-Eigentümer Jeff Bezos bestätigt diese Verallgemeinerung als Eigentümer der Washington Post, die in der amerikanischen Freidenkergemeinde als “Pravda on the Potomac” bekannt ist. Meta-Eigner Marc Zuckerberg ist ein weiterer Beweis. Ich habe ihn live gehört, als er in Harvard die Ehrendoktorwürde erhielt. Ich war bei meinem 50. Klassentreffen dabei, und Zuckerberg gab uns reichlich Stoff für die anschließenden Cocktailpartys. Er hielt eine Rede, die er wohl als seine Jungfernrede für die Kandidatur zur US-Präsidentschaft betrachtete. Sein glühendes Vertrauen in die Macht der Technologie, um politische Probleme zu lösen und “uns alle zusammenzubringen”, ist nicht nur die Illusion dieses einen Mannes, sondern einer ganzen Kohorte von Technologiegenies, die so viel Geld haben, dass sie dazu neigen, es für die falschen Zwecke zu spenden.

Um einen Milliardär mit einem ganz anderen politischen Profil zu finden, muss man also in der heimeligen Domäne der Eisverkäufer suchen. Ben Cohen, Mitbegründer von Ben & Jerry’s, das jetzt zu Unilever gehört, passt genau auf diese Beschreibung. Er ist der großzügige Finanzier der Denkfabrik The Eisenhower Media Network, die vor einem Monat eine ganzseitige Anzeige in der Printausgabe der New York Times kaufte, um eine sofortige Einstellung der Feindseligkeiten in der Ukraine und die Aufnahme von Friedensverhandlungen zu fordern. Jetzt hat er sich selbst übertroffen, indem er einen großen Schritt weiter gegangen ist und seinen Körper für seine politischen, rechtlichen und ethischen Überzeugungen aufs Spiel gesetzt hat. Gestern wurde er vor dem Gebäude des Justizministeriums in Washington D.C. verhaftet, als er gegen die Inhaftierung von Julian Assange protestierte. Cohen verglich die vier Jahre, die Assange in Isolationshaft verbracht hat und auf seine Auslieferung an die Vereinigten Staaten wartet, mit Folter.

Möge Ben Cohen uns ein Beispiel sein: Schöne Worte sind ein Anfang, finanzielle Beiträge sind ein Schritt nach vorn, und gewaltloser Protest gegen schweres Unrecht ist der höchste Beweis für Anstand.

Ben Cohen, homme de paix, défenseur de Julian Assange

En anglais vernaculaire, on parle avec admiration des personnes qui « mettent leur argent là où est leur bouche ». Traduction en anglais correct : nous avons tendance à admirer les personnes qui ne se contentent pas de soutenir une cause par de belles paroles, mais qui mettent la main à la poche pour la soutenir financièrement.

À une époque où les millionnaires sont, comme on dit, « treize à la douzaine », et où il faut être milliardaire pour se démarquer, il est très regrettable que les milliardaires en question, dont beaucoup sont des entrepreneurs de génie de la Silicon Valley, aient tendance à être des Néandertaliens lorsqu’il s’agit de justice sociale dans les affaires intérieures et des Néoconservateurs lorsqu’il s’agit de politique étrangère et de perpétuer l’hégémonie mondiale des États-Unis.

Jeff Bezos, propriétaire d’Amazon, confirme cette généralisation en tant que propriétaire du Washington Post, qui est familièrement connu sous le nom de « Pravda sur le Potomac » dans la communauté américaine de la libre-pensée. Marc Zuckerberg, propriétaire de Meta, en est une autre preuve. Je l’ai entendu en direct lorsqu’il a reçu son doctorat honorifique à Harvard. J’étais là pour la réunion de ma 50e promotion et Zuckerberg nous a donné beaucoup de matière pour les cocktails qui ont suivi. Il a prononcé ce qu’il a dû considérer comme son premier discours en vue d’une candidature à la présidence des États-Unis. Sa confiance éclatante dans le pouvoir de la technologie pour résoudre les problèmes politiques et « nous rassembler » n’est pas seulement l’illusion de ce seul homme, mais de toute la cohorte des génies de la technologie qui regorgent d’argent qu’ils ont tendance à donner à toutes les mauvaises causes.

Par conséquent, pour trouver un milliardaire au profil politique totalement différent, il faut se tourner vers le domaine familial des vendeurs de glaces. Ben Cohen, cofondateur de Ben & Jerry’s, aujourd’hui propriété d’Unilever, correspond parfaitement à cette description. Il est le généreux financier du groupe de réflexion The Eisenhower Media Network qui, il y a un mois, a acheté une pleine page de publicité dans l’édition imprimée du New York Times pour appeler à une cessation immédiate des hostilités en Ukraine et à l’ouverture de négociations de paix. Aujourd’hui, il s’est surpassé en faisant un grand pas en avant et en mettant son intégrité physique en jeu au nom de ses convictions politiques, juridiques et éthiques. Hier, il a été arrêté devant le bâtiment du ministère de la justice à Washington, D.C., alors qu’il protestait contre l’emprisonnement de Julian Assange. Cohen a comparé à de la torture les quatre années qu’Assange a passées à l’isolement dans l’attente de son extradition vers les États-Unis.

Que Ben Cohen nous serve d’exemple : les belles paroles sont un début, les contributions financières sont un pas en avant, et la protestation non violente contre une injustice grave est la plus haute preuve de dignité.

Ben Cohen, hombre de paz, defensor de Julian Assange

En inglés vernáculo, hablamos con admiración de las personas que “ponen su dinero donde está su boca”. Traducción al inglés: tendemos a admirar a las personas que no solo apoyan una causa con bellas palabras, sino que meten la mano en sus bolsillos para apoyar la causa financieramente.

En esta época en que los millonarios son, como dicen, “de lo más común”, y tienes que ser multimillonario para destacar, es muy lamentable que los multimillonarios entre nosotros, muchos de ellos genios empresarios de Silicon Valley, tiendan a ser neandertales cuando se trata de justicia social en asuntos internos y neoconservadores cuando se trata de política exterior y perpetuación de la hegemonía global estadounidense.

El propietario de Amazon, Jeff Bezos, confirma esa generalización como propietario de The Washington Post, que familiarmente se conoce como “Pravda en el Potomac” en la comunidad estadounidense de librepensamiento. El propietario de Meta, Marc Zuckerberg, es otra prueba. Lo escuché en vivo cuando recibió su doctorado honorario en Harvard. Estuve allí para mi reunión de clase 50 y Zuckerberg nos dio mucho material para los cócteles que siguieron. Pronunció lo que debe haber pensado como su discurso inaugural para una carrera a la presidencia de los Estados Unidos. Su brillante confianza en el poder de la tecnología para resolver problemas políticos y “unirnos a todos” no es solo la ilusión de este hombre, sino de toda la cohorte de genios de la tecnología que están llenos de dinero que tienden a donar a todas las causas equivocadas.

En consecuencia, para encontrar un multimillonario con un perfil político completamente diferente, se debe buscar en el dominio hogareño de los vendedores de helados. Ben Cohen, cofundador de Ben & Jerry’s, ahora propiedad de Unilever, se ajusta a la descripción. Es el generoso financista detrás del think tank, The Eisenhower Media Network, que hace un mes compró un anuncio de página completa en la edición impresa de The New York Times para pedir un cese inmediato de las hostilidades en Ucrania y el inicio de las negociaciones de paz. Ahora se ha superado a sí mismo dando un gran paso y arriesgándose en nombre de sus convicciones políticas, legales y éticas. Ayer fue arrestado frente al edificio del Departamento de Justicia en Washington, DC mientras protestaba por el encarcelamiento de Julian Assange. Cohen comparó los cuatro años que Assange ha pasado en confinamiento solitario esperando la extradición a los Estados Unidos con tortura.

Que Ben Cohen sea un ejemplo para nosotros: las bellas palabras son un comienzo, las contribuciones financieras son un paso adelante y la protesta no violenta contra la grave injusticia es la prueba más alta de decencia.

Ben Cohen, Man of Peace, Defender of Julian Assange

In vernacular English, we speak admiringly of people who “put their money where their mouth is.” Translation into proper English: we tend to admire people who not only support a cause with fine words but dip into their pocket book to support the cause financially.

In this day and age when millionaires are, as they say, “a dime a dozen,” and you have to be a billionaire to stand out, it is highly regrettable that the billionaires among us, many of them Silicon Valley genius entrepreneurs, tend to be Neanderthals when it comes to social justice in domestic affairs and Neoconservatives when it comes to foreign policy and perpetuation of the American global hegemony. 

Amazon owner Jeff Bezos confirms that generalization as owner of The Washington Post, which is familiarly known as “Pravda on the Potomac” in the American freethinking community. Meta owner Marc Zuckerberg is another proof. I heard him live when he received his honorary doctorate at Harvard. I was there for my 50th Class Reunion and Zuckerberg gave us plenty of material for the cocktail parties that followed. He delivered what he must have thought of as his maiden speech for a run at the U.S. presidency. His glowing confidence in the power of technology to solve political issues and ‘bring us all together’ is not just the delusion of this one man, but of the whole cohort of technology geniuses who are flush with money that they tend to donate to all the wrong causes.

Accordingly, to find a billionaire with a wholly different political profile you have to look in the homely domain of ice cream vendors. Ben Cohen, co-founder of Ben & Jerry’s, now owned by Unilever, fits the description to a tee.  He is the generous financier behind the think tank, The Eisenhower Media Network, which a month ago bought a full page advertisement in the print edition of The New York Times to call for an immediate cessation of hostilities in Ukraine and start of peace negotiations. Now he has outdone himself by going one big step further and put his body on the line on behalf of his political, legal and ethical convictions. Yesterday he was arrested outside the Department of Justice building in Washington, D.C. while protesting the imprisonment of Julian Assange. Cohen likened the four years that Assange has spent in solitary confinement awaiting extradition to the United States to torture.

May Ben Cohen be an example to us: fine words are a start, financial contributions are a step forward, and nonviolent protest against grievous injustice is the highest proof of decency. ©Gilbert Doctorow

Translations of “Fake News”

Translations below into French (Youri), Spanish (Hugo Guido) and German (Andreas Mylaeus)

« Fake News » de NBC sur les discussions américano-russes concernant une « voie de sortie » de la guerre en Ukraine en avril 2023 qui n’a jamais eu lieu.

Les portails d’information en Ukraine et ailleurs en Europe ont rapidement repris un article de NBCNews.com intitulé « D’anciens responsables américains ont tenu des discussions secrètes sur l’Ukraine avec des Russes importants ». Le sous-titre poursuit : « L’objectif des discussions est de jeter les bases d’éventuelles négociations pour mettre fin à la guerre », ont déclaré à NBC News des personnes informées des discussions.

L’idée même que de telles discussions aient pu avoir lieu a suscité des commentaires désobligeants de la part des suspects habituels qui ne manqueraient pas une occasion de se faire remarquer : l’ancien ambassadeur des États-Unis en Russie, Michael McFaul, et Matt Dimmick, ancien directeur pour la Russie et l’Europe de l’Est au sein du Conseil de sécurité nationale. Ces commentaires font partie du rapport de NBC.

Cette information a également été diffusée par la télévision publique russe dans l’émission Sixty Minutes, en début de soirée, sous le titre « Fake News » (fausses nouvelles). Le débat s’est ouvert sur une annonce du ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, en réponse à ce qui est dit dans le deuxième paragraphe de l’article de la NBC, qui se lit comme suit :

« Dans un exemple de haut niveau illustrant la diplomatie qui se déroule en coulisses, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a rencontré des membres du groupe pendant plusieurs heures en avril à New York, ont déclaré quatre anciens fonctionnaires et deux fonctionnaires actuels à NBC News ».

Selon M. Lavrov, aucune réunion de ce type n’a jamais eu lieu et il n’y a pas de canaux de communication en coulisses.

Le panel de Sixty Minutes s’est ensuite mis en branle, comme on dit.

Ils ont énuméré les anciens responsables américains qui auraient participé à la réunion – Charles Kupchan, Richard Haass et Thomas Graham, tous membres du Conseil des relations étrangères et, comme ils l’ont souligné avec un humour grinçant, tous sont décidément très anciens. Leur apogée remonte à plusieurs décennies et aujourd’hui, aucun d’entre eux n’occupe un rang qui justifierait que Lavrov passe du temps avec eux, et encore moins qu’il discute des principes de base d’un règlement négocié de la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Il s’agit simplement d’une bande de vieux universitaires qui se réunissent pour se remémorer les négociations sur le contrôle des armements d’un passé lointain et d’autres questions similaires depuis longtemps oubliées.

Après avoir publié sa fausse nouvelle, NBC a consacré la majeure partie de son article à expliquer le fonctionnement et l’utilité générale des communications par canal détourné, appelées « Track Two talks » (discussions de deuxième niveau).

Il est certain que les canaux détournés ont joué un rôle constructif dans les relations entre les États-Unis et la Russie dans un passé pas si lointain, mais je doute que le journaliste Josh Lederman en ait la moindre idée. L’ancien mentor et associé de Thomas Graham, Henry Kissinger, a été l’un des principaux initiateurs d’une telle démarche à l’été et au début de l’automne 2008, alors qu’il était lui aussi un ancien acteur politique inactif. Mais Kissinger était et reste Kissinger, et non un quelconque larbin. C’était juste après la guerre entre la Russie et la Géorgie, lorsque les relations entre les deux pays étaient très tendues, presque aussi graves qu’aujourd’hui. Et surtout, à l’époque, le canal de Kissinger n’était pas le seul à fonctionner. Parallèlement, il existait un autre canal dirigé par quelques membres du Sénat américain. Le résultat final a été un document sur les mesures à prendre pour améliorer les relations bilatérales, connu sous le nom de « re-set » dans les premiers jours de la première administration Obama. La question de savoir si cette initiative était suffisamment créative pour aller au-delà des discours d’ambiance et jeter les bases d’un véritable changement dans les relations est une autre affaire. La réponse à cette question est bien sûr « non ».

Kupchan, Haass et Graham ne peuvent être comparés aux acteurs du canal de communication de 2008 et il n’est pas étonnant que le panel de Sixty Minutes leur ait fait un pied de nez. Pour ma part, j’ai dans le passé pris la mesure de deux de ces trois penseurs et j’ai trouvé que Haass et Kupchan ont la tête embrouillée et que leurs écrits sont bourrés de contradictions. Ce qu’ils écrivent et publient dans le magazine interne Foreign Affairs est soi-disant contrôlé par leurs pairs, mais cela ne sert à rien. Lorsque tout le monde est aligné et que personne n’est en désaccord, lorsqu’il n’y a pas de débats, mais uniquement des petites tapes dans le dos, la qualité de la pensée s’en ressent.

Voir ma critique de l’article de Kupchan « Nato’s final frontier : Pourquoi la Russie devrait rejoindre l’Alliance atlantique » dans Stepping out of Line (2012) pp. 199 -208 et mon article « Richard Haass : the Absent Voice at Valdai-Sochi » dans Does Russia Have a Future (2015) pp 259-262.

Noticias falsas” de NBC sobre las conversaciones entre Estados Unidos y Rusia sobre una “rampa de salida” para la guerra de Ucrania en abril de 2023 que nunca tuvo lugar

Los portales de noticias en Ucrania y en otras partes de Europa se apresuraron a recoger un artículo destacado hoy en NBCNews.com titulado “Ex funcionarios estadounidenses han mantenido conversaciones secretas sobre Ucrania con rusos prominentes”. El subtítulo continúa: “El objetivo de las discusiones es sentar las bases para posibles negociaciones para poner fin a la guerra, dijeron personas informadas sobre las conversaciones a NBC News”.

La sola idea de que tales conversaciones podrían haber tenido lugar provocó comentarios despectivos de los sospechosos habituales que no perderían la oportunidad de estar en el ojo público: el ex embajador de Estados Unidos en Rusia, Michael McFaul, y Matt Dimmick, ex director de Rusia y Europa del Este en el Consejo de Seguridad Nacional. Dichos comentarios forman parte del informe de NBC.

Esta noticia también apareció en la televisión estatal rusa en la edición vespertina de Sixty Minutes bajo el título “Noticias Falsas”. Su panel de discusión comenzó con un anuncio del Ministerio de Relaciones Exteriores de la FR, respondiendo a lo que se dice en el segundo párrafo del artículo de NBC:

“En un ejemplo de alto nivel de la diplomacia de canal secundario que tiene lugar detrás de escena, el ministro de Relaciones Exteriores de Rusia, Sergey Lavrov, se reunió con miembros del grupo durante varias horas en abril en Nueva York, dijeron cuatro ex funcionarios y dos funcionarios actuales a NBC News.

Según Lavrov, nunca se llevó a cabo tal reunión y no hay canales secundarios.

Y luego el panel de Sixty Minutes comenzó a darse gusto, como decimos.

Enumeraron a los ex funcionarios estadounidenses que se dice participaron en la reunión: Charles Kupchan, Richard Haass y Thomas Graham, todos miembros del Consejo de Relaciones Exteriores y, como enfatizaron con humor truculento, todos son decididamente muy antiguos. Su apogeo fue hace décadas y hoy ninguno de ellos tiene un rango que justifique que Lavrov pase tiempo con ellos, y mucho menos discuta los principios básicos para algún acuerdo negociado de la guerra entre Rusia y Ucrania. Son solo un grupo de viejos académicos que se reúnen para recordar las negociaciones de control de armas de un pasado lejano y cuestiones similares que hace mucho tiempo quedaron de lado.

Después de publicar su historia de noticias falsas, NBC pasó la mayor parte de su artículo hablando sobre cómo funcionan las comunicaciones de canal secundario, denominadas Track Two talks, y qué utilidad tienen en general.

Sin duda, los canales secundarios han servido a un propósito constructivo en las relaciones entre Estados Unidos y Rusia en un pasado no muy lejano, aunque dudo que el periodista Josh Lederman tenga idea de esto. El antiguo mentor y asociado de Thomas Graham, Henry Kissinger, había sido un importante iniciador de tal alcance en el verano-principios del otoño de 2008, cuando él también era un ex actor político no activo. Pero entonces Kissinger era y es Kissinger, no un lacayo. Eso fue justo después de la guerra entre Rusia y Georgia, cuando las relaciones entre los dos países eran muy tensas, casi tan seriamente como lo son hoy. Y, lo más importante, en ese momento Kissinger no era el único canal secundario operando. Paralelamente había otro canal encabezado por un par de miembros del Senado de los Estados Unidos. El resultado final fue un documento sobre los pasos para mejorar las relaciones bilaterales que se conoció como el “reinicio” en los días iniciales de la primera administración Obama. Si esa iniciativa fue lo suficientemente creativa como para ir más allá de las apariencias y sentar las bases para un cambio real en la relación es un asunto diferente. La respuesta a eso, por supuesto, es “no”.

Los Kupchan, Haass y Graham no se pueden comparar con los operadores del canal secundario de 2008 y no fue de extrañar que el panel de Sixty Minutes les diera la espalda. Yo, por mi parte, en el pasado he tomado la medida de dos de estos tres y descubrí que como pensadores Haass y Kupchan son confusos y sus escritos están sumidos en contradicciones. Supuestamente, lo que escriben y publican en la revista Foreign Affairs del órgano de la casa es examinado por sus pares, pero no ayuda ni un ápice. Cuando todos están alineados y nadie está en desacuerdo, cuando no hay debates, solo palmadas en la espalda, entonces la calidad del pensamiento se hunde.

Ver mi crítica al artículo de Kupchan ‘Nato’s final frontier: Why Russia should join the Atlantic Alliance’ en Stepping out of Line (2012) pp  . 199 -208 y mi artículo “Richard Haass: the Absent Voice at Valdai-Sochi” en Does Russia Have a Future (2015) pp 259-262

“Fake News” von NBC über US-amerikanisch-russische Gespräche über einen “Ausweg” zum Ukraine-Krieg im April 2023, die nie stattgefunden haben

Nachrichtenportale in der Ukraine und anderswo in Europa griffen heute schnell einen Artikel von NBCNews.com auf mit dem Titel “Ehemalige US-Beamte haben geheime Ukraine-Gespräche mit prominenten Russen geführt”. Im Untertitel heißt es weiter: “Ziel der Gespräche ist es, die Grundlage für mögliche Verhandlungen zur Beendigung des Krieges zu schaffen, so Personen, die mit den Gesprächen vertraut sind, gegenüber NBC News.”

Allein die Vorstellung, dass solche Gespräche stattgefunden haben könnten, rief abfällige Kommentare von den üblichen Verdächtigen hervor, die keine Gelegenheit auslassen, sich in der Öffentlichkeit zu profilieren: der ehemalige US-Botschafter in Russland, Michael McFaul, und Matt Dimmick, ein ehemaliger Direktor für Russland und Osteuropa beim Nationalen Sicherheitsrat. Diese Kommentare sind Teil des NBC-Berichts.

Diese Nachricht wurde auch im russischen Staatsfernsehen in der Vorabendausgabe von Sechzig Minuten unter dem Titel “Fake News” ausgestrahlt. Die Podiumsdiskussion wurde mit einer Ankündigung des Außenministeriums der Russischen Föderation eröffnet, in der auf den zweiten Absatz des NBC-Artikels eingegangen wird, in dem es heißt:

“In einem hochrangigen Beispiel für die Diplomatie, die hinter den Kulissen stattfindet, traf sich der russische Außenminister Sergej Lawrow im April in New York mehrere Stunden lang mit Mitgliedern der Gruppe, wie vier ehemalige und zwei aktuelle Beamte gegenüber NBC News erklärten.”

Laut Lawrow hat ein solches Treffen nie stattgefunden, und es gibt keine Hintertürchen.

Und dann legte das “Sechzig Minuten“-Gremium los.

Sie zählten die ehemaligen US-Beamten auf, die an dem Treffen teilgenommen haben sollen – Charles Kupchan, Richard Haass und Thomas Graham, allesamt Mitglieder des Rates für Auswärtige Beziehungen (Foreign Relations Council) und, wie sie mit boshaftem Humor betonten, allesamt ausgesprochene Ex-Mitglieder. Ihre Glanzzeit liegt Jahrzehnte zurück, und heute hat keiner von ihnen einen Rang inne, der es rechtfertigen würde, dass Lawrow überhaupt Zeit mit ihnen verbringt, geschweige denn, dass er die Grundlagen für eine Verhandlungslösung im russisch-ukrainischen Krieg erörtert. Sie sind nur ein Haufen alter Akademiker, die sich treffen, um in Erinnerungen an die Rüstungskontrollverhandlungen der fernen Vergangenheit und ähnliche, längst beendete Themen zu schwelgen.

Nachdem NBC seine Fake-News-Story veröffentlicht hatte, verbrachte der Sender den größten Teil seines Artikels damit, darüber zu sprechen, wie die als “Track Two”-Gespräche bezeichnete Rückkanal-Kommunikation (backchannel-communication) funktioniert und welchen Nutzen sie im Allgemeinen hat.

Sicherlich haben Rückkanäle in der nicht allzu fernen Vergangenheit einen konstruktiven Zweck in den amerikanisch-russischen Beziehungen erfüllt, obwohl ich bezweifle, dass der Journalist Josh Lederman davon eine Ahnung hat. Thomas Grahams ehemaliger Mentor und Mitarbeiter, Henry Kissinger, war ein wichtiger Initiator eines solchen Kontakts im Sommer/Frühherbst 2008, als auch er ein ehemaliger, nicht aktiver politischer Akteur war. Aber Kissinger war und ist Kissinger und nicht irgendein Lakai. Das war in der Zeit kurz nach dem Krieg zwischen Russland und Georgien, als die Beziehungen zwischen den beiden Ländern sehr angespannt waren, fast so ernst wie heute. Und, was am wichtigsten ist, Kissingers Kanal war damals nicht der einzige Rückkanal. Parallel dazu gab es einen weiteren Kanal, der von einigen Mitgliedern des US-Senats geführt wurde. Das Endergebnis war ein Papier über Schritte zur Verbesserung der bilateralen Beziehungen, das in den ersten Tagen der ersten Obama-Regierung als “re-set” bekannt wurde. Ob diese Initiative kreativ genug war, um über eine atmosphärische Verbesserung hinauszugehen und den Grundstein für eine echte Veränderung der Beziehungen zu legen, ist eine andere Frage. Die Antwort darauf lautet natürlich “Nein”.

Leute wie Kupchan, Haass und Graham sind nicht mit den Betreibern des Rückkanals von 2008 zu vergleichen, und es war kein Wunder, dass das Sechzig-Minuten-Panel die Nase über sie gerümpft hat. Ich für meinen Teil habe in der Vergangenheit zwei dieser drei als Denker beurteilt und fand, dass Haass und Kupchan wirr im Kopf und ihre Schriften voller Widersprüche sind. Angeblich wird das, was sie schreiben und im hauseigenen Magazin Foreign Affairs veröffentlichen, von Fachleuten überprüft, aber das hilft nicht im Geringsten. Wenn alle einer Meinung sind und keiner widerspricht, wenn es keine Debatten gibt, sondern nur noch Schulterklopfen stattfindet, dann sinkt die Qualität des Denkens.

Siehe meine Kritik an Kupchans Artikel “Nato’s final frontier: Why Russia should join the Atlantic Alliance” (“Die letzte Grenze der Nato: Warum Russland dem Atlantischen Bündnis beitreten sollte”) in Stepping out of Line (2012) S. 199-208 und meinen Artikel “Richard Haass: the Absent Voice at Valdai-Sochi” (“Richard Haass: die abwesende Stimme bei Valdai-Sochi”) in Does Russia Have a Future (2015) S. 259-262.

“Fake News” from NBC on US-Russian talks about an ‘off ramp’ to the Ukraine war in April 2023 that never took place

News portals in Ukraine and elsewhere in Europe were quick to pick up a feature item today on NBCNews.com entitled “Former U.S. officials have held secret Ukraine talks with prominent Russians.” The subtitle goes on: “The aim of the discussions is to lay the groundwork for potential negotiations to end the war, people briefed on the talks tell NBC News.”

  The very notion that such talks could have taken place elicited disparaging comments from the usual suspects who would not miss a chance to be in the public eye: former U,S. ambassador to Russia, Michael McFaul, and Matt Dimmick, a former Russia and Eastern Europe director at the National Security Council. Said comments form part of the NBC report.

This news item also surfaced on Russian state television in the early evening edition of Sixty Minutes under the heading “Fake News.” Their panel discussion opened with an announcement from the RF Ministry of Foreign Affairs, responding to what is said in the second paragraph in the NBC article, which reads:

“In a high-level example of the back-channel diplomacy taking place behind the scenes, Russian Foreign Minister Sergey Lavrov met with members of the group for several hours in April in New York, four former officials and two current officials told NBC News.”

Per Lavrov, no such meeting ever took place and there are no back channels.

And then the Sixty Minutes panel was off to the races, as we say.

They listed the former U.S. officials who were said to have taken part in the meeting – Charles Kupchan, Richard Haass, and Thomas Graham, all members of the Foreign Relations Council and, as they stressed with truculent humor, all are decidedly very former. Their heyday was decades ago and today none of them holds a rank that would justify Lavrov’s spending any time with them, let alone discussing the basic principles for some negotiated settlement of the Russia-Ukraine war. They are just a bunch of old academics who get together to reminisce about the arms control negotiations of the distant past and similar issues long ago laid to rest.

After breaking its fake news story, NBC spent the greater part of its article talking about how back channel communications, dubbed Track Two talks, function and what utility they have in general.

To be sure, backchannels have served a constructive purpose in U.S. – Russian relations in the not too distant past, though I doubt that journalist Josh Lederman has a clue about this. Thomas Graham’s former mentor and associate, Henry Kissinger, had been an important initiator of such an outreach back in the summer-early autumn of 2008 when he, too was a former, not active political actor. But then Kissinger was and is Kissinger, not some flunky. That was in the time just after the Russia-Georgia war, when relations between the two countries were very tense, almost as seriously as today.  And, most importantly, at the time Kissinger’s was not the only backchannel operating. In parallel there was another channel headed by a couple of members of the U.S. Senate. The end result was a paper on steps to improve bilateral relations that became known as the ‘re-set’ in the early days of the first Obama administration. Whether that initiative was creative enough to go beyond atmospherics and set the groundwork for a real change in the relationship is a different matter. The answer to that, of course, is ‘no.’

The likes of Kupchan, Haass and Graham cannot be compared to the operators of the 2008 backchannel and it was no wonder that the Sixty Minutes panel thumbed its noses at them. I, for one, have in the past taken the measure of two of these three as thinkers and found that Haass and Kupchan are muddle headed and their writings are mired in contradictions. Supposedly what they write and publish in the house organ Foreign Affairs magazine is peer vetted, but it helps not a whit. When everyone is aligned and no one disagrees, when there are no debates, only back slappers, then the quality of thinking sinks.

See my critique of Kupchan’s article ‘Nato’s final frontier: Why Russia should join the Atlantic Alliance” in Stepping out of Line (2012) pp. 199 -208  and my piece “Richard Haass: the Absent Voice at Valdai-Sochi” in Does Russia Have a Future (2015) pp 259-262

©Gilbert Doctorow, 2023

Coming events

Dear subscribers,

I inform you that tomorrow, 7 July, I will be traveling to Russia, where I will spend the coming three weeks.

 I will be in Petersburg for a few days.  Several more days will be spent visiting Veliky Novgorod, which lies along the main highway connecting Petersburg with Moscow.  Veliky Novgorod is one of Russia’s most ancient cities, a one-time outpost of the Hanseatic League, the cradle of Russian democracy and a town that attracts significant tourist flows, especially these days when domestic tourism has grown in proportion to the closing down of travel to Western Europe.

Otherwise one week will be on the beach at Repino, a resort on the Gulf of Finland that is highly rated for weekend getaways by Petersburgers. And another week will be in Staraya Russa, an old and established resort where Russians have for generations “taken the waters” and sought cures for a variety of ailments through mud pack treatments.

These are all middle class Russian tourist destinations. I will be staying in hotels and will be traveling with kids, our grandsons. I mention these facts because they should facilitate mingling and conversing  with a great many local folks. I will pass along in my blog essays my reading of their emotional and intellectual pulse during this time of war.

Should there be any significant developments on the field of battle or in international relations, I will, of course, report on that as well. I will be keeping an eye on smotrim.ru on my computer and will also have access to many other Russian channels on the hotel televisions.

G. Doctorow

Translations below into German (Andreas Mylaeus), French (Youri) and Spanish (Hugo Guido)

Bevorstehende Ereignisse

Liebe Abonnenten,

ich teile Ihnen mit, dass ich morgen, am 7. Juli, nach Russland reisen werde, wo ich die nächsten drei Wochen verbringen werde.

Ich werde mich einige Tage in Petersburg aufhalten. Einige weitere Tage werde ich in Welikij Nowgorod verbringen, das an der Hauptverkehrsstraße liegt, die Petersburg mit Moskau verbindet. Welikij Nowgorod ist eine der ältesten Städte Russlands, ein ehemaliger Außenposten der Hanse, die Wiege der russischen Demokratie und eine Stadt, die bedeutende Touristenströme anzieht, insbesondere in diesen Tagen, in denen der Inlandstourismus im Verhältnis zur Einstellung der Reisen nach Westeuropa zugenommen hat.

Ansonsten werden wir eine Woche am Strand von Repino verbringen, einem Ferienort am Finnischen Meerbusen, der bei den Petersburgern für Wochenendausflüge sehr beliebt ist. Und eine weitere Woche werden wir in Staraya Russa verbringen, einem alten und etablierten Kurort, in dem die Russen seit Generationen “das Wasser nehmen” und durch Schlammpackungen Heilung für eine Vielzahl von Beschwerden suchen.

Das sind alles Reiseziele der russischen Mittelklasse. Ich werde in Hotels übernachten und mit Kindern, unseren Enkeln, unterwegs sein. Ich erwähne diese Tatsachen, weil sie es erleichtern dürften, sich unter viele Einheimische zu mischen und mit ihnen ins Gespräch zu kommen. Ich werde in meinen Blog-Essays weitergeben, wie ich ihren emotionalen und intellektuellen Puls in dieser Zeit des Krieges lese.

Sollte es wichtige Entwicklungen auf dem Schlachtfeld oder in den internationalen Beziehungen geben, werde ich natürlich auch darüber berichten. Ich werde smotrim.ru auf meinem Computer im Auge behalten und habe auch Zugang zu vielen anderen russischen Kanälen auf den Hotelfernsehern.

Événements à venir

Chers abonnés,

Je vous informe que demain, 7 juillet, je me rendrai en Russie, où je passerai les trois prochaines semaines.

Je passerai quelques jours à Pétersbourg. Plusieurs autres jours seront consacrés à la visite de Veliky Novgorod, qui se trouve le long de l’autoroute principale reliant Pétersbourg à Moscou. Veliky Novgorod est l’une des plus anciennes villes de Russie, un ancien avant-poste de la Ligue hanséatique, le berceau de la démocratie russe et une ville qui attire d’importants flux touristiques, en particulier ces jours-ci où le tourisme intérieur a augmenté proportionnellement à la fermeture des voyages vers l’Europe de l’Ouest.

En outre, une semaine sera consacrée à la plage de Repino, une station balnéaire du golfe de Finlande très prisée par les Pétersbourgeois pour leurs escapades de fin de semaine. Une autre semaine se déroulera à Staraya Russa, une station balnéaire ancienne et bien connue où, depuis des générations, les Russes « prennent les eaux » et cherchent à guérir divers maux grâce à des traitements à base de boue.

Il s’agit de destinations touristiques russes de classe moyenne. Je logerai dans des hôtels et je voyagerai avec des enfants, nos petits-fils. Je mentionne ces faits parce qu’ils devraient faciliter la rencontre et la conversation avec un grand nombre de personnes locales. Je ferai part dans mon blog de ma vision de l’état émotionnel et intellectuel de la population en cette période de guerre.

S’il y a des développements significatifs sur le champ de bataille ou dans les relations internationales, j’en ferai bien sûr état également. Je garderai un œil sur smotrim.ru sur mon ordinateur et j’aurai également accès à de nombreuses autres chaînes russes sur les télévisions de l’hôtel.

Próximos eventos

Estimados suscriptores,

Les informo que mañana, 7 de julio, viajaré a Rusia, donde pasaré las próximas tres semanas.

Estaré en Petersburgo por unos días. Dedicaré varios días más a visitar Veliky Novgorod, que se encuentra a lo largo de la carretera principal que conecta Petersburgo con Moscú. Veliky Novgorod es una de las ciudades más antiguas de Rusia, un puesto de avanzada de la Liga Hanseática, la cuna de la democracia rusa y una ciudad que atrae importantes flujos turísticos, especialmente en estos días en que el turismo interno ha crecido en proporción al cierre de los viajes a Europa occidental.

Asimismo, una semana estaré en la playa de Repino, un complejo en el Golfo de Finlandia que es altamente apreciado para escapadas de fin de semana por los petersburgulenses. Y otra semana estaré en Staraya Russa, un antiguo y prestigioso centro turístico donde los rusos durante generaciones han “tomado las aguas” y buscado curas para una variedad de dolencias a través de tratamientos de barro.

Todos estos son destinos turísticos rusos de clase media. Me alojaré en hoteles y viajaré con niños, nuestros nietos. Menciono estos hechos porque deberían facilitar el contacto y la conversación con una gran cantidad de personas locales. Transmitiré en mi blog de ensayos mi lectura de su pulso emocional e intelectual durante este tiempo de guerra.

En caso de que se produzcan acontecimientos significativos en el ámbito de la guerra o en las relaciones internacionales, por supuesto, también informaré al respecto. Estaré vigilando smotrim.ru en mi computadora y también tendré acceso a muchos otros canales rusos en los televisores del hotel.

Translations of “Where may the Lindsey Graham-Richard Blumenthal resolution in the U.S. Senate ‘on Russian Nuclear Threats’ lead us?

Translations below into German (Andreas Mylaeus), French (Youri) and Spanish (Hugo Guido)

Wohin könnte die Resolution von Lindsey Graham und Richard Blumenthal im US-Senat “über russische nukleare Bedrohungen” führen?

Antwort: zu einem präemptiven russischen strategischen Nuklearangriff auf das Festland der Vereinigten Staaten

Sobald meine Fernsehinterviews von den Moderatoren auf ihren Websites und Twitter-Konten gepostet werden, werfe ich oft einen Blick auf die Kommentare der Zuschauer, um das Publikum und seine Stimmung besser zu verstehen. Nach meinem ersten Auftritt bei einem der auflagenstärksten englischsprachigen Nachrichtensender Indiens mit globaler Reichweite war ich amüsiert über die Bemerkung: “Hey, der alte Mann sagt nicht das, was man von ihm erwartet!” Etwas weiter unten in der Kommentarspalte stand die Bemerkung, dass der Zuschauer erfreut war, eine ungewöhnliche Sichtweise auf dem Kanal präsentiert zu sehen. Vielleicht liest die Geschäftsleitung auch die Kommentare, denn seitdem wurde ich immer wieder in ihre verschiedenen Programme eingeladen.

Bedauerlicherweise sagt nicht jeder “alte Mann” in der Öffentlichkeit das, was man nicht von ihm erwartet. Ein Beispiel dafür ist die sehr falkenhafte und rücksichtslose Haltung der Senatoren Lindsey Graham (R-SC) und Richard Blumenthal (D-CT) auf ihrer Pressekonferenz vor einigen Tagen, als sie die Resolution erläuterten, die sie im Oberhaus auf parteiübergreifender Basis eingebracht haben.

Ich sage, dass diese ihre Position von ihnen erwartet wurde, weil sie als langjährige Stützen der neokonservativen Mehrheit im Kongress für eine Außenpolitik eintreten, die ‘so amerikanisch wie Apfelkuchen’ ist. Das heißt, sie basiert vollständig und ausschließlich auf innenpolitischen Erwägungen. Sie sagen in der Resolution, dass sie wollen, dass die Warnung die Ohren von Putin und seinen Militärgenerälen erreicht, aber in Wirklichkeit konzentrieren sie sich darauf, ihre Kollegen auf dem Capitol Hill für weitere Militärhilfe für die Ukraine zu gewinnen, was weitere Milliarden für den militärisch-industriellen Komplex bedeutet, der diese Hardware baut oder ersetzt.

Ihre Botschaft wird natürlich an Putin weitergeleitet werden. In der Tat ist sie bereits das Thema des Tages im russischen Staatsfernsehen und in den sozialen Medien. Aber die guten Senatoren schätzen die russische Reaktion völlig falsch ein, und sie schätzen sie falsch ein, weil sie nicht auf die russischen Meinungen und die Militärdoktrin hören, die im Laufe des letzten Jahres im Zuge der Entwicklung des Krieges überarbeitet und präzisiert worden ist. Sie begreifen auch nicht ansatzweise die Stärke der russischen Streitkräfte sowohl bei den konventionellen als auch bei den nuklearen Waffen, die Stärke der russischen Wirtschaft und die Bedeutung der Tatsache, dass Russland mit mehr als der Hälfte der Weltbevölkerung verbündet ist und deren Produzenten einen größeren Anteil am globalen BIP haben als die USA und ihre G7-Verbündeten heute.

Leider ist die virtuelle Realität, in der sich Blumenthal und Graham offenbar aufhalten, nicht nur ein Marketing-Gag von Zuckerberg und seinen Kollegen aus der Unterhaltungsindustrie. Die virtuelle Realität ist die einzige Realität, die das amerikanische politische Establishment kennt. Die äußere, objektive Realität existiert für diese Leute einfach nicht. Dies gilt umso mehr, als wir in einer Post-Wahrheits-Welt leben, die von Donald Trump eingeläutet wurde.

Ich interessiere mich besonders für den “alten Mann” Richard Blumenthal, weil er einer meiner Klassenkameraden in Harvard ’67 war, einer von mindestens vier Klassenkameraden, die in ihren jeweiligen Berufsfeldern in der Regierung oder in den Nachrichtenmedien hoch aufgestiegen sind und im Laufe mehrerer Jahrzehnte ihr Bestes getan haben, um die Vereinigten Staaten in einen kinetischen Krieg mit Russland zu führen.

Über meine “Gang of Four” (Viererbande)-Klassenkameraden werde ich weiter unten schreiben, aber lassen Sie uns jetzt einen Blick auf die anstehende Resolution im Senat werfen.

In der Resolution wird dargelegt, wie die Vereinigten Staaten auf den möglichen Einsatz taktischer Atomwaffen durch Russland auf dem ukrainischen Kriegsschauplatz oder auf ein anderes nukleares Szenario reagieren sollten. Natürlich ist die Wahrscheinlichkeit, dass die Russen in der Ukraine auf taktische Atomwaffen zurückgreifen, gleich null, da sie die ukrainische Gegenoffensive derzeit mit konventionellen Waffen hervorragend abwehren und eine Verlustrate von 10:1 aufweisen, während sie die neuesten westlichen Panzer, gepanzerten Mannschaftstransporter und Artillerieeinheiten fast so schnell zerstören, wie sie von den NATO-Ländern an die Ukraine geliefert werden. Die Verfasser der Resolution wissen das sicherlich. Das Gerede über taktische Nuklearwaffen ist nur der Deckmantel für die eigentliche Stoßrichtung der Resolution: einen erwarteten russischen Angriff auf das Kernkraftwerk Saporoschje zum casus belli zu machen.

Wenn die Russen eine dieser heimtückischen Taten begehen würden, würde sich eine nukleare Wolke bis in die benachbarten NATO-Staaten und noch weiter ausbreiten. Nach den Bestimmungen der Resolution könnten sie damit die Anwendung des berühmten Artikels 5 des Nordatlantikvertrags auslösen.

Das Problem mit der letztgenannten roten Linie ist, dass ein Angriff auf das Kernkraftwerk jetzt geplant ist und in den kommenden Tagen vom Kiewer Regime unter “falscher Flagge” durchgeführt werden könnte, ein Szenario, das die Vereinigten Staaten und ihre Vasallen im Laufe der Jahre bei Operationen perfektioniert haben, die von den angeblichen Angriffen mit Chemiewaffen auf die Zivilbevölkerung, für die Bashar al Assad in Syrien verantwortlich gemacht wird, über den MH-17-Absturz über der Ukraine bis hin zu dem inszenierten Massaker von Bucha in der Ukraine reichen, das Russland verübt haben soll. Da Graham vor einigen Wochen in Kiew mit Zelensky und seinem Kreis von Kriegsverbrechern zusammengearbeitet hat, gibt es guten Grund zu der Annahme, dass er ein Mitverfasser des Plans zum Angriff auf das Kernkraftwerk ist.

In russischen sozialen Medien und sogar in den Nachrichten des russischen Staatsfernsehens ist heute von einem ukrainischen Angriff auf das Kraftwerk zu einem beliebigen Zeitpunkt zwischen heute Abend, dem 5. Juli, und dem 9. Juli die Rede. Der Stichtag würde genügend Zeit lassen, um eine gemeinsame Antwort auf das angebliche russische Verbrechen zu entwerfen und unter den NATO-Mitgliedern vorabzustimmen, über die dann auf der Versammlung am 12. Juli offiziell abgestimmt werden könnte.

In russischen sozialen Netzwerken ist zu lesen, dass die Ukrainer eine oder mehrere sowjetische Tochka-V-Raketen einsetzen werden, um das Kraftwerk zu treffen. Wir haben diese gleich zu Beginn des Ukraine-Krieges in Aktion gesehen, als die Kiewer Streitkräfte die Innenstadt von Donezk mit solchen Raketen beschossen haben. Es ist zweifelhaft, dass eine normal konfigurierte Tochka-Rakete die Kraft hätte, die Reaktoren ernsthaft zu beschädigen. Es wird jedoch davon ausgegangen, dass die Raketen mit Sprengköpfen bestückt werden, die radioaktive abgebrannte Brennelemente enthalten, von denen es in der Ukraine eine große Menge gibt. In diesem Fall würde eine Rakete, die die Stahlbetonhülle der Reaktoren trifft, bei der Explosion radioaktiven Staub freisetzen, der sich für eine Operation unter falscher Flagge gegen Russland eignet.

Die Pressekonferenz von Blumenthal und Graham war reich an Material, das beide als Kriegshetzer belastet. Hier ist ein kurzer Auszug aus dem von C-Span gedruckten Protokoll:

Zitat

Ich lobe Präsident Biden dafür, dass er auf den Tisch gelegt hat, dass die Drohung, Putin könne in der Ukraine eine Atomwaffe einsetzen, real ist, und unsere Botschaft an die Menschen in Putins Umfeld lautet: Wenn ihr das tut, wenn ihr seinem Befehl folgt, wenn er ihn jemals erteilt, könnt ihr mit einer massiven Reaktion der NATO rechnen, und ihr werdet euch im Krieg mit der NATO befinden.

Ich weise alle Mitglieder dieses Gremiums und dieses Kongresses darauf hin, dass die Gefahr des Einsatzes von Atomwaffen durch Russland real ist und die beste Abschreckung darin besteht, ihnen Klarheit darüber zu verschaffen……dass sie sich mit der NATO im Krieg befinden, wenn sie das tun.

Dies basiert auf Fakten und Wissenschaft und soll eine Botschaft an Wladimir Putin und noch direkter an sein Militär senden: Sie werden vernichtet, sie werden ausgeweidet, wenn sie taktische Nuklearwaffen einsetzen oder ein Kernkraftwerk in einer Weise zerstören, die die umliegenden NATO-Staaten bedroht.

[Putin] hat Kriegsverbrechen auf industriellem Niveau begangen, weil er dachte, er käme damit durch. Sein Ziel ist es nun, den Westen zu zermürben. Die Gegenoffensive zu verlangsamen. Bringen Sie die Leute in Washington und anderen Hauptstädten der Welt dazu, einfach zu brechen und ihm irgendeinen gesichtswahrenden Deal anzubieten… Wenn er, Putin, damit durchkommt, dann fällt Taiwan.

Wenn Sie glauben, dass Putin in der Ukraine aufhören wird, dann hören Sie nicht zu, was er sagt. Dies ist ein Moment in der Weltgeschichte, um einen der aggressivsten und brutalsten Menschen auf dem Planeten zu stoppen und ein Signal an China zu senden.

Zitat Ende

Die völlige Gleichgültigkeit dieser Senatoren gegenüber der Situation vor Ort in der Ukraine, ganz zu schweigen von der realen Person und dem öffentlichen Auftreten von Wladimir Putin, spricht für sich selbst. Ihr Verständnis für den russischen Staatschef bewegt sich auf dem Niveau einer jugendlichen Karikatur oder – um es mit Worten zu sagen, die den Amerikanern nur allzu vertraut sind – auf dem Niveau eines der letzten Trottel im Weißen Haus, George W. Bush, der einst versuchte, Wladimir Wladimirowitsch zu bestrafen, indem er ihn von einer Hotdog-Party am 4. Juli auf dem Rasen des Weißen Hauses ausgeschlossen hat. Jetzt ist der Einsatz für diese Art von Staatskunst auf Kindergartenniveau so hoch geworden, dass man Russland den Krieg für Verbrechen erklären will, die unser Vasall in Kiew möglicherweise begeht.

Die jüngsten Überlegungen der russischen Führung zum Einsatz von Atomwaffen, wie sie in ihren öffentlichen Verlautbarungen zum Ausdruck kommen, gehen dahin, dass ein Präventivschlag ins Auge gefasst werden kann, wenn ein nuklearer Angriff aus dem Ausland unmittelbar droht. Dabei geht es nicht um den Einsatz einiger taktischer Waffen gegen Truppenkonzentrationen in der Ukraine oder gar um den Einsatz gegen den Luftwaffenstützpunkt Ramstein in Deutschland, falls von dort aus F-16-Kampfflugzeuge gegen die russischen Streitkräfte in der Ukraine entsandt werden. Nein, es geht darum, den Puppenspieler hinter der ganzen Show zu treffen, nämlich Washington und die kontinentalen USA, wenn so etwas wie die Blumenthal-Graham-Resolution verabschiedet und nach der oben beschriebenen Operation unter falscher Flagge in die Tat umgesetzt wird.

Der Himmel helfe uns allen!

                                                                        *****

Wie ich bereits eingangs erwähnte, ist Richard Blumenthal seit langem eine Stimme gegen die Koexistenz mit Russland auf dem Capitol Hill. Er ist ein Beispiel dafür, wie die Ideologie der Neokonservativen, die in den 1970er und 80er Jahren von unzufriedenen Linken ins Leben gerufen wurde und mit der Unterstützung eines der Theoretiker der Bewegung, Robert Kagan, republikanische Anhänger wie Senator John McCain für sich gewinnen konnte, schließlich auch in der Demokratischen Partei Fuß fasste, einschließlich ihres gesamten progressiven Flügels.

Andere Porträts aus meiner Harvard-Klasse von 1967, die in meiner Galerie der Schurken und Möchtegern-Kriegsverbrecher hängen, sind die von Richard Morningstar, Tom Ridge und Serge Schmemann.

Morningstar gelangte während der Clinton-Regierung dank seiner großen finanziellen Zuwendungen an die Partei in die Regierung. Er erhielt von Madeleine Albright wichtige Aufträge zur Sabotage des russischen Netzes aktiver und geplanter Gas- und Ölpipelines nach Europa mit dem Ziel, die russische Wirtschaft zu zerstören. Es war ein knappes Rennen, aber der Preis in diesen Wettbewerben ging an den besseren Mann, Wladimir Putin, und Morningstars Bemühungen gegen South Stream und andere Projekte scheiterten durchweg. Er beendete seine öffentliche Karriere als Botschafter in einem der Länder, in denen er von Anfang an aktiv war, nämlich Aserbaidschan.

Tom Ridge wechselte von der einzelstaatlichen Politik auf die Bundesebene, nachdem George W. Bush ihn zum ersten Heimatschutzminister des Landes ernannt hatte. In dieser Funktion war Ridge für die Umsetzung des Freedom Act verantwortlich, der Teil der Unterdrückung aller bürgerlichen Freiheiten in den USA war, um den Krieg gegen den Terror zu fördern. Auf diese Weise war Ridge persönlich dafür verantwortlich, dass die Rede- und Denkfreiheit in den USA abgewürgt wurde, und bereitete damit das Land auf die hirntote Hälfte der Bevölkerung vor, die Biden und den Krieg unterstützt.

Abschließend möchte ich noch einmal meinen Klassenkameraden Serge Schmemann erwähnen, Mitglied der Chefredaktion der New York Times, der im Laufe der Jahrzehnte in verschiedenen journalistischen Positionen giftig gegen Putin und im Wesentlichen gegen Russland eingestellt war.

Und wer sagt, dass “alte Männer” aus Harvard in der amerikanischen Politik nicht zählen?

Où peut nous mener la résolution Lindsey Graham-Richard Blumenthal du Sénat américain « sur les menaces nucléaires russes » ?

Réponse : à une attaque nucléaire stratégique préventive de la Russie contre les États-Unis continentaux.

Une fois que mes interviews télévisées sont publiées par les animateurs sur leurs sites web et leurs comptes Twitter, je jette souvent un coup d’œil aux commentaires des téléspectateurs pour mieux comprendre le public et son état d’esprit. Après ma première apparition sur l’une des chaînes d’information anglophones les plus diffusées en Inde et à portée mondiale, j’ai été amusé de voir la remarque suivante : « Hé, le vieux Monsieur ne dit pas ce qu’on attendait de lui ! ». Un peu plus bas dans la colonne des commentaires, on pouvait lire que le téléspectateur était ravi de voir un point de vue inhabituel présenté sur la chaîne. Peut-être que la direction générale lit aussi les commentaires, car depuis, j’ai été réinvité à plusieurs reprises dans leurs différents programmes.

Malheureusement, tous les « vieux Messieurs » ne disent pas toujours ce que l’on n’attend pas d’eux. C’est le cas, par exemple, de la position très dure et imprudente exprimée par les sénateurs Lindsey Graham (R-SC) et Richard Blumenthal (D-CT) lors de leur conférence de presse d’il y a quelques jours, lorsqu’ils ont expliqué la résolution qu’ils ont introduite à la Chambre haute sur une base bipartisane.

Je dis que leur position était attendue d’eux parce qu’en tant que piliers de longue date de la majorité néoconservatrice au Congrès, ils défendent une politique étrangère qui est « aussi américaine que la tarte aux pommes ». C’est-à-dire qu’elle repose entièrement et exclusivement sur des considérations de politique intérieure… Ils disent dans la résolution qu’ils veulent que l’avertissement parvienne aux oreilles de Poutine et de ses généraux militaires, mais ils se concentrent en réalité sur le ralliement de leurs pairs au Capitole en faveur d’une aide militaire supplémentaire à l’Ukraine, ce qui signifie des milliards supplémentaires pour le complexe militaro-industriel qui construit ou remplace ce matériel.

Leur message sera bien entendu transmis à Poutine. En effet, il est déjà le sujet du jour à la télévision d’État russe et dans les médias sociaux. Mais les bons sénateurs se trompent complètement sur la réaction russe, et ils se trompent parce qu’ils n’écoutent pas les opinions et la doctrine militaire russes qui ont été révisées et clarifiées au cours de l’année écoulée au fur et à mesure de l’évolution de la guerre. Ils n’arrivent pas non plus à comprendre la puissance des forces militaires russes, tant conventionnelles que nucléaires, la force de l’économie russe et la pertinence du fait que la Russie est alignée sur plus de la moitié de la population mondiale et que ses producteurs bénéficient d’une plus grande part du PIB mondial que les États-Unis et leurs alliés du G7 à l’heure actuelle.

Malheureusement, la réalité virtuelle, qui est l’espace dans lequel Blumenthal et Graham résident apparemment, n’est pas seulement un gadget marketing de Zuckerberg et de ses pairs de l’industrie du divertissement. La réalité virtuelle est la seule réalité que connaît l’establishment politique américain. La réalité externe et objective n’existe tout simplement pas pour ces personnes. D’autant plus que nous vivons dans un monde de post-vérité inauguré par Donald Trump.

Je m’intéresse tout particulièrement au « vieux » Richard Blumenthal, parce qu’il était l’un de mes camarades de classe à Harvard en 1967, l’un des quatre camarades de classe qui se sont élevés dans leurs domaines professionnels respectifs auprès du gouvernement ou des médias d’information et qui, depuis plusieurs décennies, ont fait de leur mieux pour entraîner les États-Unis dans une guerre cinétique avec la Russie.

Je reviendrai plus loin sur ma bande de quatre camarades de classe, mais examinons à présent la résolution en cours au Sénat.

La résolution indique comment les États-Unis doivent réagir à l’utilisation éventuelle par la Russie d’armes nucléaires tactiques sur le théâtre de guerre ukrainien, ainsi qu’à un autre scénario nucléaire. Bien entendu, la probabilité que les Russes recourent à des armes nucléaires tactiques en Ukraine est nulle, étant donné qu’ils se débrouillent actuellement à merveille pour repousser la contre-offensive ukrainienne avec des armes conventionnelles et qu’ils bénéficient d’un taux de mortalité de 10 : 1 tout en détruisant les derniers chars, véhicules blindés de transport de troupes et unités d’artillerie occidentaux presque aussi rapidement qu’ils sont livrés à l’Ukraine par les pays de l’OTAN. Les auteurs de la résolution le savent certainement. Parler d’armes nucléaires tactiques n’est qu’une couverture pour l’objectif réel de la résolution : faire d’une attaque russe sur la centrale nucléaire de Zaporojie un casus belli.

L’exécution de l’un ou l’autre de ces actes ignobles par les Russes répandrait des nuages nucléaires dans les pays voisins de l’OTAN et plus loin encore. Selon les termes de la résolution, ils pourraient ainsi déclencher le fameux article 5 du traité de l’Alliance de l’Atlantique Nord.

Le problème avec cette dernière ligne rouge est qu’une attaque contre la centrale nucléaire est actuellement planifiée et pourrait être mise en œuvre dans les prochains jours par le régime de Kiev dans le cadre du scénario « fausse bannière » que les États-Unis et leurs vassaux ont perfectionné au fil des ans dans des opérations allant des attaques chimiques présumées contre des populations civiles imputées à Bachar al Assad en Syrie, à l’écrasement du MH-17 au-dessus de l’Ukraine et à la mise en scène du massacre de Bucha en Ukraine, que la Russie aurait perpétrées. Étant donné que Graham était à Kiev pour collaborer avec Zelensky et son cercle de criminels de guerre il y a quelques semaines, il y a de bonnes raisons de supposer qu’il est l’un des coauteurs du plan d’attaque de la centrale nucléaire.

Les médias sociaux et même la télévision d’État russes parlent aujourd’hui d’une attaque ukrainienne sur la centrale électrique à tout moment à partir de ce soir, 5 juillet, jusqu’au 9 juillet. Cette date butoir laisserait suffisamment de temps pour rédiger et soumettre à l’approbation préalable des membres de l’OTAN leur réponse collective au prétendu crime russe, en vue d’un vote officiel lors de la réunion du 12 juillet.

Les réseaux sociaux russes nous indiquent que les Ukrainiens utiliseront un ou plusieurs missiles soviétiques Tochka-V pour frapper la centrale électrique. Nous les avons vus à l’œuvre au tout début de la guerre en Ukraine, lorsque les forces de Kiev ont frappé le centre-ville de Donetsk avec de tels missiles. Il est douteux qu’un missile Tochka normalement configuré ait la puissance nécessaire pour endommager sérieusement les réacteurs. Mais on suppose que les missiles seront équipés d’ogives contenant du combustible usé radioactif, dont une grande quantité est disponible en Ukraine. Dans ce cas, un missile frappant la coque en béton armé recouvrant les réacteurs libérerait, lors de l’explosion, des poussières radioactives pouvant servir à une opération sous fausse bannière contre la Russie.

La conférence de presse de Blumenthal et Graham était riche en éléments les incriminant tous deux comme des va-t-en guerre. Voici un bref échantillon du compte rendu imprimé par C-Span :

Citation :

Je félicite le président Biden d’avoir mis sur la table la menace de l’utilisation par Poutine d’une arme nucléaire en Ukraine, et notre message s’adresse à ceux qui entourent Poutine : si vous faites cela, si vous suivez son ordre, s’il le donne un jour, vous pouvez vous attendre à une réponse massive de l’OTAN et vous serez en guerre avec l’OTAN.

Je fais savoir à tous les membres de cette assemblée et du Congrès que la menace d’utilisation d’un engin nucléaire par la Russie est réelle et que le meilleur moyen de la dissuader est de lui donner de la clarté… s’ils le font, ils entreront en guerre avec l’OTAN.

C’est basé sur les faits et la science et cela a pour but d’envoyer un message à Vladimir Poutine et encore plus directement à ses militaires : ils seront détruits, ils seront éviscérés s’ils utilisent des armes nucléaires tactiques ou s’ils détruisent une centrale nucléaire d’une manière qui menace les nations de l’OTAN environnantes.

{Poutine] a commis des crimes de guerre de niveau industriel en pensant qu’il finirait par s’en tirer. Son objectif est désormais d’épuiser l’Occident. Ralentir la contre-offensive. Faire en sorte que les gens à Washington et dans les autres capitales du monde craquent et lui proposent un accord pour sauver la face… Si Poutine s’en sort, Taïwan sera en danger.

Si vous pensez que Poutine va s’arrêter en Ukraine, vous n’écoutez pas ce qu’il dit. C’est le moment, dans l’histoire du monde, d’arrêter l’une des personnes les plus agressives et les plus brutales de la planète, et d’envoyer un signal à la Chine.

Fin de citation

L’indifférence totale de ces sénateurs à l’égard de la situation sur le terrain en Ukraine, sans parler de la personnalité réelle et des déclarations publiques de Vladimir Poutine, se passe de commentaires. Leur compréhension du dirigeant russe relève de la caricature juvénile ou, pour le dire en des termes familiers aux Américains, du niveau de l’un des derniers cancres de la Maison Blanche, George W. Bush, qui a cherché un jour à punir Vladimir Vladimirovitch en le privant d’une soirée hot-dog pour le 4 juillet sur la pelouse de la Maison Blanche. Aujourd’hui, les enjeux de ce type de stratégie de jardin d’enfants ont augmenté au point de déclarer la guerre à la Russie pour les crimes que notre vassal de Kiev pourrait commettre.

La dernière réflexion des dirigeants russes sur l’utilisation des armes nucléaires, telle qu’elle ressort de leurs déclarations publiques, est qu’une frappe préventive peut être envisagée en cas de menace imminente d’attaque nucléaire venant de l’étranger. Il ne s’agit pas d’utiliser quelques armes tactiques contre des concentrations de troupes en Ukraine, ni même de les utiliser contre la base aérienne de Ramstein, en Allemagne, au cas où elle serait le point de départ des F-16 envoyés contre les forces russes en Ukraine. Non, il s’agit de frapper le maître des marionnettes derrière tout ce spectacle, à savoir Washington et les États Unis continentaux, si une chose comme la résolution Blumenthal-Graham est adoptée et mise en œuvre à la suite de l’opération sous fausse bannière décrite ci-dessus.

Que le ciel nous vienne en aide !

*****

Comme je l’ai indiqué au début, Richard Blumenthal est depuis longtemps une voix qui s’oppose à la coexistence avec la Russie au sein du Capitole. Il illustre la manière dont l’idéologie néoconservatrice, née dans les années 1970 et 1980 de la désaffection des gauchistes et qui a gagné des adhérents républicains comme le sénateur John McCain, avec l’aide et le soutien de l’un des théoriciens du mouvement, Robert Kagan, a fini par s’implanter dans le parti démocrate, y compris dans toute son aile progressiste.

D’autres portraits de ma classe de Harvard de 1967 qui figurent dans ma galerie de voyous et de criminels de guerre en puissance sont ceux de Richard Morningstar, de Tom Ridge et de Serge Schmemann.

Morningstar a accédé au gouvernement sous l’administration Clinton grâce à ses importantes contributions financières au parti. Madeleine Albright lui a confié d’importantes missions de sabotage du réseau russe de gazoducs et d’oléoducs, en activité ou en projet, vers l’Europe, dans le but de détruire l’économie russe. Ce fut une course serrée, mais le prix dans ces compétitions est allé au meilleur homme, Vladimir Poutine, et les efforts de Morningstar contre le South Stream et d’autres projets ont systématiquement échoué. Il a terminé sa carrière publique en tant qu’ambassadeur dans l’un des pays où il était actif depuis le début, l’Azerbaïdjan.

Tom Ridge est passé de la politique d’État à la politique fédérale lorsque George W. Bush l’a nommé premier secrétaire à la Sécurité intérieure du pays. À ce titre, il a été chargé de mettre en œuvre le Freedom Act, qui faisait partie intégrante de la suppression de toutes les libertés civiles aux États-Unis dans le cadre de la guerre contre le terrorisme. Ridge a ainsi été personnellement responsable de l’étouffement de la liberté d’expression et de la liberté de pensée aux États-Unis, préparant ainsi le pays à la mort cérébrale de la moitié actuelle de la population qui soutient Biden et la guerre.

Enfin, je mentionne à nouveau mon camarade de classe Serge Schmemann, membre du comité éditorial du New York Times, qui, au fil des décennies et à divers postes journalistiques, s’est montré violemment anti-Poutine et foncièrement anti-russe.

Et qui a dit que les « vieux Messieurs » de Harvard ne comptaient pas dans la politique américaine ?

¿A dónde puede llevarnos la resolución Lindsey Graham-Richard Blumenthal en el Senado de los Estados Unidos sobre las amenazas nucleares rusas?

Respuesta: a un ataque nuclear estratégico ruso preventivo contra los Estados Unidos continentales

Una vez que mis entrevistas televisadas son publicadas por los anfitriones en sus sitios web y cuentas de Twitter, a menudo echo un vistazo a los comentarios de los asistentes para comprender mejor a la audiencia y su estado de ánimo. Después de mi primera aparición en uno de los canales de noticias de habla inglesa de mayor circulación de la India con alcance global, me divirtió ver el comentario: “¡oye, el viejo no está diciendo lo que esperaban que dijera!” Un poco más abajo en la columna de comentarios estaba la observación de que el espectador estaba encantado de ver un punto de vista inusual presentado en el canal. Tal vez la dirección general también lea los comentarios, porque he sido invitado a volver a sus diversos programas repetidamente desde entonces.

Lamentablemente, no todos los “viejos” a la vista del público dicen lo que no se  espera de ellos. Un ejemplo de ello es la posición muy dura e imprudente expresada por los senadores Lindsey Graham (R-SC) y Richard Blumenthal (D-CT) en su conferencia de prensa hace unos días cuando explicaron la Resolución que han presentado en la Cámara Alta sobre una base bipartidista.

Digo que se esperaba de ellos su posición porque, como pilares de larga data de la mayoría neoconservadora en el Congreso, abogan por una política exterior que es “tan estadounidense como el pastel de manzana”. Es decir, se basa entera y exclusivamente en consideraciones políticas internas. Dicen en la Resolución que quieren que la advertencia llegue a oídos de Putin y sus generales militares, pero realmente están enfocados en reunir a sus pares en el Capitolio para obtener más ayuda militar para Ucrania, lo que significa más miles de millones para el complejo industrial militar que está construyendo o reemplazando ese armamento.

Su mensaje, por supuesto, será transmitido a Putin. De hecho, ya es el tema del día en la televisión estatal rusa y en las redes sociales. Pero los buenos senadores juzgan equivocadamente cuál será la reacción rusa, y juzgan mal porque no escuchan las opiniones rusas y la doctrina militar que ha sido revisada y aclarada durante el año pasado a medida que evolucionaba la guerra. Tampoco comienzan a entender la fortaleza del poderío militar ruso tanto en armas convencionales como nucleares, la resistencia de la economía rusa y la relevancia de que Rusia esté alineada con más de la mitad de la población mundial y con productores que disfrutan de una mayor proporción del PIB mundial que los Estados Unidos y sus aliados del G7 en la actualidad.

Desafortunadamente, la realidad virtual, que es el espacio en el que Blumenthal y Graham aparentemente residen, no es solo un truco de marketing de Zuckerberg y sus compañeros en la industria del entretenimiento. La realidad virtual es la única realidad que el establishment político estadounidense conoce. La realidad externa y objetiva simplemente no existe para estas personas. Tanto más cuanto que estamos viviendo en un mundo de posverdad introducido por Donald Trump.

Me interesa especialmente el “viejo” Richard Blumenthal, porque fue un compañero mío en Harvard ’67, uno de al menos cuatro compañeros de clase que ascendieron en sus respectivos campos profesionales de gobierno o medios de comunicación y, en el transcurso de varias décadas, han hecho todo lo posible para llevar a los Estados Unidos a una guerra cinética con Rusia.

Sobre mis compañeros de clase de la Banda de los Cuatro escribiré a continuación, pero ahora veamos la Resolución pendiente en el Senado.

La Resolución establece cómo los Estados Unidos deben responder al posible uso de armas nucleares tácticas por parte de Rusia en el teatro de guerra ucraniano más otro escenario nuclear. Por supuesto, la posibilidad de que los rusos recurran a armas nucleares tácticas en Ucrania es nula, dado que actualmente están luchando espléndidamente contra la contraofensiva ucraniana con armas convencionales y disfrutan de una proporción de muertes de 10: 1 mientras destruyen los últimos tanques occidentales, vehículos blindados de transporte de personal y unidades de artillería casi tan rápido como son entregados a Ucrania por los países de la OTAN. Los autores de la Resolución seguramente lo saben. Hablar de armas nucleares tácticas no es más que la tapadera de la verdadera idea central de la Resolución: hacer que un esperado ataque ruso contra la central nuclear de Zaporozhie sea un casus belli (motivo de guerra).

La implementación de cualquiera de estos actos cobardes por parte de los rusos extendería nubes nucleares a las naciones vecinas de la OTAN y aún más lejos. Según los términos de la Resolución, podrían desencadenar la aplicación del famoso artículo 5 del Tratado de la Alianza del Atlántico Norte.

El problema con la llamada última línea roja es que ahora se está planeando un ataque a la planta nuclear y puede ser implementado en los próximos días por el régimen de Kiev bajo el escenario de “bandera falsa” que Estados Unidos y sus vasallos han perfeccionado a lo largo de los años en operaciones que van desde los supuestos ataques químicos contra poblaciones civiles atribuidos a Bashar al Assad en Siria, al derribo del MH-17 sobre Ucrania y a la masacre escenificada de Bucha en Ucrania que se dice Rusia perpetró. Dado que Graham estuvo en Kiev en connivencia con Zelensky y su círculo de criminales de guerra hace un par de semanas, hay buenas razones para suponer que es coautor del plan para atacar la central nuclear.

Las redes sociales rusas e incluso las noticias de la televisión estatal rusa hablan hoy de un ataque ucraniano contra la central en cualquier momento a partir de esta noche, 5 de julio hasta el 9 de julio. La fecha límite dejaría tiempo suficiente para redactar y pre-aprobar entre los miembros de la OTAN su respuesta colectiva al presunto crimen ruso durante una votación oficial en la reunión del día 12.

Las redes sociales rusas nos dicen que los ucranianos usarán uno o más misiles soviéticos antiguos Tochka-V para estallar la planta de energía. Los vimos en acción al comienzo de la guerra de Ucrania cuando las fuerzas de Kiev atacaron el centro de Donetsk con tales misiles. Es dudoso que un misil Tochka configurado normalmente tenga la fuerza para dañar seriamente los reactores. Pero se supone que los misiles estarán equipados con ojivas que contienen combustible nuclear gastado, del cual hay una gran cantidad disponible en Ucrania. En ese caso, un misil que golpee la cubierta de hormigón armado que cubre los reactores liberaría al explotar polvo radiactivo adecuado para los fines de una operación de bandera falsa contra Rusia.

La conferencia de prensa de Blumenthal y Graham fue rica en material que los incriminaba a ambos como belicistas. Aquí hay una breve muestra del registro impreso de C-Span:

Cita

Aplaudo al presidente Biden por poner sobre la mesa que la amenaza de que Putin use un arma nuclear en Ucrania es real y nuestro mensaje es para quienes rodean a Putin que si hacen esto, si siguen su orden, si alguna vez la dan, pueden esperar una respuesta masiva de la OTAN y estarán en guerra con la OTAN.

Pongo a todos en este organismo y en este Congreso sobre aviso de que la amenaza del uso de un dispositivo nuclear por parte de Rusia es real y la mejor manera de disuadirla es darles claridad… si lo hacen, estarán en guerra con la OTAN.

Se basa en hechos y ciencia y está destinado a enviar un mensaje a Vladimir Putin y aún más directamente a sus militares, serán destruidos, serán eviscerados si usan armas nucleares tácticas o si destruyen una planta nuclear de tal manera que amenace a las naciones circundantes de la OTAN.

[Putin] ha cometido crímenes de guerra a nivel industrial pensando que eventualmente se saldrá con la suya. Su objetivo ahora es desgastar a Occidente. Ralentiza la contraofensiva. Hace que la gente en Washington y otras capitales del mundo simplemente se quiebren y le ofrezcan algún trato para ahorrarles la vergüenza … Si se sale con la suya, Putin, ahí va Taiwán.

Si crees que Putin se detendrá en Ucrania, no estás escuchando lo que está diciendo. Este es un momento en la historia mundial para detener a una de las personas más agresivas y brutales del planeta, enviar una señal a China.

Fin de Cita

La total indiferencia de estos senadores a la situación sobre el terreno en Ucrania, por no mencionar a la personalidad real y el historial de oratoria de Vladimir Putin habla por sí mismo. Su comprensión del líder ruso está en el nivel de la caricatura juvenil, o para decirlo en términos demasiado familiares para los estadounidenses, al nivel de uno de los últimos tontos en la Casa Blanca, George W. Bush, quien una vez trató de castigar a Vladimir Vladimirovich desinvitándolo a una fiesta de hotdogs un Cuatro de Julio en el césped de la Casa Blanca. Ahora lo que está en juego para este tipo de arte de gobernar a nivel jardín de infantes se ha encumbrado hasta el punto de declarar la guerra a Rusia por los crímenes que nuestro vasallo en Kiev pueda cometer.

Las últimas reflexiones de los líderes rusos sobre el uso de armas nucleares, como se establece en sus pronunciamientos públicos, es que se puede contemplar un ataque preventivo si existe una amenaza inminente de ataque nuclear desde el extranjero. No se trata de que algunas armas tácticas se utilicen contra concentraciones de tropas en Ucrania, o incluso de que se utilicen contra la base de la fuerza aérea Ramstein en Alemania si es el punto de partida de los F-16 enviados contra las fuerzas rusas en Ucrania. No, se trata de golpear al titiritero detrás de todo el espectáculo, es decir, Washington y los Estados Unidos continentales si algo como la Resolución Blumenthal-Graham se aprueba y se pone en acción después de la operación de bandera falsa descrita anteriormente.

¡Que Dios nos ayude a todos!

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Como señalé al principio, Richard Blumenthal ha sido durante mucho tiempo una voz contra la coexistencia con Rusia en el Capitolio. Ejemplifica cómo la ideología neoconservadora que fue engendrada por izquierdistas descontentos en los años 1970 y 80 y ganó a los adherentes republicanos como el senador John McCain, ayudado e instigado por uno de los teóricos del movimiento, Robert Kagan, finalmente se afianzó en el Partido Demócrata, incluida toda su ala progresista.

Otros retratos de mi clase de Harvard de 1967 que cuelgan en mi galería de pícaros y aspirantes a criminales de guerra son los de Richard Morningstar, Tom Ridge y Serge Schmemann.

Morningstar se metió en el gobierno durante la Administración Clinton gracias a sus grandes contribuciones financieras al partido. Madeleine Albright le encargó importantes tareas para sabotear la red rusa de gasoductos y oleoductos activos y planificados en Europa con el objetivo de destruir la economía rusa. Fue una carrera cerrada, pero el premio en esas disputas fue para el mejor hombre, Vladimir Putin, y los esfuerzos de Morningstar contra South Stream y otros proyectos fracasaron constantemente. Terminó su carrera pública como embajador en uno de los países en los que estuvo activo desde el principio, Azerbaiyán.

Tom Ridge pasó de la política a nivel estatal al nivel federal después de que George W. Bush lo nombró como el primer Secretario de Seguridad Nacional del país. En esa capacidad, Ridge fue responsable de implementar The Freedom Act, que era parte integrante de la supresión de todas las libertades civiles en los Estados Unidos con el propósito de promover la Guerra contra el Terrorismo. De esta manera, Ridge tenía la responsabilidad personal de asfixiar la libertad de expresión y el libre pensamiento en los Estados Unidos, preparando así al país para la actual muerte cerebral de la mitad de la población que apoya a Biden y la guerra.

Finalmente, menciono una vez más al compañero de clase Serge Schmemann, miembro del consejo editorial de The New York Times, quien a lo largo de décadas en varios puestos periodísticos ha sido venenosamente anti-Putin y esencialmente anti-ruso.

¿Y quién dice que los “viejos” de Harvard no cuentan en la política estadounidense?

Where may the Lindsey Graham-Richard Blumenthal resolution in the U.S. Senate ‘on Russian Nuclear Threats’ lead us?

Answer: to a pre-emptive Russian Strategic Nuclear attack on the Continental United States

Once my televised interviews are posted by the hosts on their websites and Twitter accounts, I often take a look at the Comments from viewers to better understand the audience and its mood.  After my first appearance on one of India’s largest circulation English-speaking news channels with global reach, I was amused to see the remark: “hey, the old guy isn’t saying what they expected him to say!”  A bit further down the Comments column was the remark that the viewer was delighted to see an unusual point of view presented on the channel.  Perhaps the general management also reads the Comments, because I have been invited back on their various programs repeatedly since then.

Regrettably, not every “old guy” in public view says what is not expected of him. A case in point is the very hawkish and reckless position aired by Senators Lindsey Graham (R-SC) and Richard Blumenthal (D-CT) at their news conference a few days ago when they explained the Resolution they have introduced in the Upper House on a bipartisan basis.

I say that their position was expected of them because as longstanding pillars of the Neoconservative majority in Congress they advocate a foreign policy that is ‘as American as apple pie.’ That is to say it is based entirely and exclusively on domestic political considerations.. They say in the Resolution that they want the warning to reach the ears of Putin and his military generals, but they are really focused on rallying their peers on Capitol Hill for further military aid to Ukraine, meaning further billions to the military industrial complex that is building or replacing that hardware.

Their message will, of course, be reported to Putin. Indeed it is already the subject of the day on Russian state television and social media. But the good Senators misjudge entirely what the Russian reaction will be, and they misjudge because they do not listen to Russian opinions and military doctrine that has been revised and clarified over the past year as the war evolved. Nor do they begin to understand the strength of Russian military forces at both conventional and nuclear arms, the strength of the Russian economy and the relevance of Russia’s being aligned with more than half of the world’s population and with producers enjoying a greater share of global GDP than the USA and its G7 allies today.

Unfortunately virtual reality, which is the space in which Blumenthal and Graham apparently reside, is not just a marketing gimmick of Zuckerberg and his peers in the entertainment industry. Virtual reality is the only reality that the American political Establishment knows. External, objective reality simply does not exist for these people. All the more so that we are living in a post-truth world ushered in by Donald Trump.

I take a special interest in the ‘old guy’ Richard Blumenthal, because he was a classmate of mine in Harvard ’67, one of at least four classmates who rose high in their respective professional fields of government or news media and have, over the course of several decades, done their absolute best to bring the United States into a kinetic war with Russia.

About my Gang of Four classmates I will write below, but now let us look at the pending Resolution in the Senate.

 The Resolution states how the United States should respond to Russia’s possible use of tactical nuclear weapons in the Ukrainian war theater plus one other nuclear scenario. Of course, the chance of the Russians resorting to tactical nuclear weapons in Ukraine is nil, given they are doing splendidly at present batting away the Ukrainian counter-offensive with conventional weapons and are enjoying a 10:1 kill ratio while destroying the latest Western tanks, armored personnel carriers and artillery units almost as quickly as they are delivered to Ukraine by the NATO countries.  The authors of the Resolution surely know this.  Talk about tactical nuclear weapons is merely the cover for the real thrust of the Resolution: to make an awaited Russian attack on the Zaporozhie nuclear power plant a casus belli.

Implementation of any of these dastardly acts by the Russians would spread nuclear clouds into neighboring NATO nations and still further afield. Under the terms of the Resolution they could thereby trigger implementation of the famous Article 5 of the North Atlantic Alliance treaty.

The problem with the last named red line is that an attack on the nuclear plant is now being planned and may be implemented in the coming days by the Kiev regime under the “false flag” scenario that the United States and its vassals have perfected over the years in operations ranging from the alleged chemical attacks on civilian populations blamed on Bashar al Assad in Syria, to the MH-17 downing over Ukraine and on to the staged Bucha massacre in Ukraine that Russia is said to have perpetrated. Since Graham was in Kiev colluding with Zelensky and his circle of war criminals a couple of weeks ago, there is good reason to suppose that he is a co-author of the plan to attack the nuclear power station.

Russian social media and even Russian state television news today speak of a Ukrainian strike on the power station at any time from tonight, 5th July through 9th July. The cut-off date would leave sufficient time to draft and pre-approve among NATO members their collective response to the alleged Russian crime for an official vote at the gathering on the 12th.  

Russian social networks tell us that the Ukrainians will use one or more Soviet vintage Tochka-V missiles to hit the power plant. We saw them in action at the very start of the Ukraine war when the Kiev forces struck downtown Donetsk with such missiles.  It is doubtful that a normally configured Tochka missile would have the force to seriously damage the reactors. But it is assumed that the missiles will be fitted with warheads containing radioactive spent fuel, of which there is a vast quantity available in Ukraine.  In that case, a missile striking the reinforced concrete shell covering the reactors would upon explosion release radioactive dust suitable for the purposes of a false flag operation against Russia.

The news conference of Blumenthal and Graham was rich in material incriminating them both as war mongers. Here is a brief sampling from the C-Span printed record:

Quote

I applaud President Biden for putting on the table that the threat of Putin using a nuclear weapon in Ukraine is real and our message is to those around Putin that if you do this, if you follow his order, if he ever gives it, you can expect a massive response from NATO and you will be at war with NATO.

I put everybody in this body and this Congress on notice that the threat of use of a nuclear device by Russia is real and the best way to deter it is to give them clarity…..if they do that, they will be in a war with NATO.

It’s based on fact and science and it is meant to send a message to Vladimir Putin and even more directly to his military, they will be destroyed, they will be eviscerated if they use tactical nuclear weapons or if they destroy a nuclear plant in a way that threatens surrounding NATO nations.

{Putin] has committed industrial level war crimes thinking he will eventually get away with it. His goal now is to wear the west out. Slow down the counter offensive. Get people in Washington and other capitals of the world to just break and offer and offer him some face saving deal…If he gets away with this, Putin, there goes Taiwan.

If you think Putin will stop in Ukraine, you’re not listening to what he’s saying. This is a moment in world history to stop one of the most aggressive, brutal people on the planet, send a signal to China.

Unquote

The total indifference of these Senators to the situation on the ground in Ukraine, not to mention to the real persona and public speaking record of Vladimir Putin speaks for itself. Their understanding of the Russian leader is at the level of juvenile caricature, or to put it in terms all too familiar to Americans – at the level of one of the last dunces in the White House, George W. Bush, who once upon a time sought to punish Vladimir Vladimirovich by disinviting him to a Fourth of July hotdog party on the White House lawn. Now the stakes for this kind of kindergarten level statecraft have risen to the point of declaring war on Russia for crimes that our vassal in Kiev may commit. 

The latest thinking of the Russian leadership on the use of nuclear weapons as set out in its public pronouncements is that a pre-emptive strike can be envisioned if there is an imminent threat of nuclear attack from abroad.  This is not about some tactical weapons being used against troop concentrations in Ukraine, or even about their being used against the Ramstein air force base in Germany should it be the starting point of F-16s sent against Russian forces in Ukraine.  No, it is about striking the puppet master behind the entire show, namely Washington and the Continental USA if anything like the Blumenthal-Graham Resolution is passed and put into action following the false flag operation described above.

Heaven help us all!

                                                                        *****

As I noted at the outset, Richard Blumenthal has long been a voice against coexistence with Russia on Capitol Hill. He exemplifies how the Neocon ideology that was spawned by disaffected Leftists in the 1970s and ‘80s and won over Republican adherents like Senator John McCain, aided and abetted by one of the movement’s theoreticians, Robert Kagan, eventually took hold in the Democratic Party, including its entire Progressive wing.

Other portraits from my Harvard Class of 1967 which hang in my gallery of rogues and would-be war criminals are those of Richard Morningstar, Tom Ridge and Serge Schmemann.

Morningstar made his move into government during the Clinton Administration thanks to his big financial contributions to the party. He was given important assignments by Madeleine Albright to sabotage the Russian network of active and planned gas and oil pipelines to Europe with the objective of destroying the Russian economy. It was a close race, but the prize in those contests went to the better man, Vladimir Putin, and Morningstar’s efforts against the South Stream and other projects uniformly failed. He ended his public career as ambassador to one of the countries in which he was active from the beginning, Azerbaijan.

Tom Ridge moved from state level politics to the federal level after George W. Bush appointed him as the country’s first Secretary of Homeland Security. In that capacity, Ridge was responsible for implementing the Freedom Act which was part and parcel of the suppression of all civil liberties in the USA for purposes of furthering the War on Terror. In this way, Ridge had personal responsibility for choking off free speech and free thinking in the USA, thereby preparing the country for the brain dead present half of the population that supports Biden and the war. 

Finally, I mention once again classmate Serge Schmemann, member of the editorial board of the New York Times, who over the course of decades in various journalistic positions has been venomously anti-Putin and essentially anti-Russian.

And who says that ‘old guys’ from Harvard do not count in American politics?

©Gilbert Doctorow, 2023

Translations of “What are the Russians saying?”

Translations below into French (Youri) and Spanish (Hugo Guido)

Que disent les Russes ?

Ce que vous ne lirez pas dans le New York Times d’aujourd’hui mais que vous devez savoir avant de vous rendre dans un abri antiatomique

Hier, j’ai eu le plaisir de discuter pendant une vingtaine de minutes avec Natali Morris, qui anime un programme d’interviews intitulé « Redacted », largement diffusé sur youtube.com. Le point de départ de notre rencontre virtuelle a été sa récente découverte de mon livre de 2015, Does Russia Have a Future ? (La Russie a-t-elle un avenir ?), qui l’a surprise par la prescience de certains des passages du livre mettant en garde contre une confrontation des États-Unis et de l’OTAN avec la Russie telle qu’elle se déroule actuellement sous nos yeux.

J’ai expliqué à Natali, et maintenant à vous, que je n’ai jamais cherché à endosser le rôle de Cassandre, qu’au cours des huit dernières années, je n’ai pas arpenté les rues en arborant une pancarte déclarant que « la fin du monde est proche ». Cependant, à des moments que j’ai jugés critiques, j’ai périodiquement tiré la sonnette d’alarme. Comme vous le savez, nous sommes au beau milieu d’un tel moment critique.

Lorsque l’interview sera publiée, j’ajouterai un lien au bas de cet article.

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La télévision d’État russe ne diffuse pas tous les jours sur cette plateforme des informations qui méritent d’être mentionnées. C’est pourquoi je ne prends pas le temps de mes lecteurs, sauf s’il y a quelque chose qu’ils devraient savoir. C’est le cas aujourd’hui. Ce que je m’apprête à partager, ce sont des informations et des analyses que j’ai recueillies dans l’édition matinale de Sixty Minutes (il y a aussi une édition en début de soirée) et dans le programme de 14 heures de Vesti.

L’un des sujets abordés était les dernières nouvelles en provenance des lignes de front concernant l’état de la contre-offensive ukrainienne, qui est devenue très active ces derniers jours et qui devrait encore gagner en intensité au cours de la semaine qui reste avant le début du rassemblement de l’OTAN à Vilnius le 12. L’obtention par Kiev d’une nouvelle aide militaire et financière substantielle de la part de ses sponsors occidentaux dépend directement de la capacité du régime à démontrer que l’investissement consenti jusqu’à présent a été largement rentabilisé et qu’il peut repousser les Russes hors du territoire qu’ils occupent s’il dispose de ressources suffisantes.

Comme indiqué aujourd’hui, les forces ukrainiennes continuent à ne pas gagner de terrain et à perdre énormément de soldats et de matériel militaire. Elles vont maintenant bien au-delà des mouvements exploratoires d’un petit nombre de troupes tels que ceux qui ont caractérisé les deux premières semaines de leur contre-offensive, et sont en train d’aligner, au moins à un endroit du front dans le sud du Donbass, une force de 6 000 hommes.

Les combattants russes interrogés par les correspondants de guerre de la télévision d’État, images vidéo à l’appui, expliquent qu’ils sont en mesure de repousser tous les efforts ukrainiens visant à réaliser une percée sur leurs lignes grâce à l’appui massif de l’artillerie et, désormais, des avions de combat. On nous a montré des clips de ces avions qui longent le terrain à une hauteur de 25 mètres tout en volant à 1 000 km à l’heure, assénant des coups mortels contre des véhicules blindés de transport de troupes, des chars et des tranchées occupées par l’infanterie ukrainienne. Les résultats de leur travail sont enregistrés par des drones de reconnaissance. En résumé, les Russes affirment que le taux des pertes pour l’Ukraine est d’un ordre de grandeur supérieur, c’est-à-dire dix fois plus élevé du côté ukrainien dans les combats actuels.

Ils affirment avoir détruit tous les chars Leopard-2 livrés ces dernières semaines à l’Ukraine par le Portugal et la Finlande. En outre, les journalistes russes font remarquer que les chars de remplacement en provenance d’Allemagne, annoncés hier par le ministre de la Défense Pistorius, seront d’une génération encore plus ancienne et moins performante, le Léopard 1. Ils seront des proies faciles pour l’artillerie et les chars russes sur le terrain.

Dans ces conditions, les Russes ne voient aucune possibilité pour les Ukrainiens de remporter quoi que ce soit qui puisse être décrit comme des gains militaires sur le champ de bataille pour les montrer à Vilnius la semaine prochaine ou dans les semaines qui suivront. Et c’est précisément la raison pour laquelle les choses pourraient rapidement devenir incontrôlables, Kiev essayant de réaliser par le terrorisme ce qu’il ne peut pas réaliser par la guerre conventionnelle.

Aujourd’hui encore, le « terrorisme » ukrainien a été dénoncé par la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova. Cinq drones ont été abattus ou désorientés par des moyens électroniques dans l’agglomération moscovite aujourd’hui. L’aéroport de Vnoukovo était clairement leur cible désignée et les opérations de l’aéroport ont dû être suspendues ce matin pour des raisons de sécurité. Je ne suis pas surpris : ce n’était qu’une question de temps avant que les Ukrainiens ne commencent à cibler de telles infrastructures et à mettre les passagers aériens en danger. Vnoukovo est la base aérienne utilisée par un certain nombre de transporteurs étrangers, dont Turkish Airlines et Egypt Air. Une attaque contre l’aéroport peut donc facilement devenir un scandale et/ou une catastrophe internationale.

Mais, bien sûr, la plus grande menace reste un tir de missile ukrainien sur la centrale nucléaire de Zaporozhie, dont Kiev affirmerait qu’il a été perpétré par les Russes. La logique d’une telle attaque serait de créer une menace de contamination nucléaire atteignant l’Europe occidentale et justifiant l’intervention de l’OTAN dans la guerre.

Les Russes ont publiquement et bruyamment dénoncé une telle opération sous fausse bannière, mais en cette heure de quasi-désespoir, on ne peut pas faire confiance aux autorités de Kiev pour jouer selon des règles ou une logique normales.

Si le régime de Zelensky commet cet acte ou un acte tout aussi ignoble dans les jours qui précèdent le sommet de l’OTAN, il faudra alors chercher un abri antiatomique. La réponse russe au risque d’une attaque imminente de l’OTAN « en représailles » à la tragédie sous fausse bannière pourrait être une escalade qui nous secouera tous.

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Heureusement, la moisson de nouvelles diffusées aujourd’hui par la télévision russe n’était pas entièrement sinistre. L’autre sujet d’actualité était la réunion au sommet des États membres de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) qui s’est tenue aujourd’hui. Cet événement périodique a été coordonné depuis New Delhi et s’est déroulé sous forme virtuelle.

Le Premier ministre indien Indira Modi est apparu en pleine forme et a manifestement apprécié sa position privilégiée en tant qu’« hôte ». En observant sa performance et sa proposition de renforcer l’OCS pour lutter contre le terrorisme, on peut conclure que l’espoir du secrétaire d’État américain Blinken d’arracher l’Inde à ses relations étroites avec la Russie, membre fondateur de l’OCS, est purement illusoire.

Vladimir Poutine a principalement utilisé son temps devant la caméra pour persuader les États membres que la Russie est solide comme un roc, que sa société s’est consolidée derrière l’ordre constitutionnel et que la menace posée par la rébellion armée du groupe Wagner a été entièrement neutralisée.

Le président chinois Xi avait quelques sujets d’intérêt plus général à mettre sur la table. Il a suggéré que les membres de l’OCS coopèrent pour soutenir un ordre mondial fondé sur le droit international, qu’ils s’opposent à l’imposition de sanctions unilatérales à l’encontre de tout État membre et qu’ils commercent dans leurs monnaies nationales. Si je peux me permettre de décoder ces points soulevés par le dirigeant chinois, ils sont tous dirigés contre les États-Unis et leur politique étrangère intimidante qui cherche à imposer un « ordre fondé sur des règles » qu’ils sont les seuls à dicter.

Ce sommet de l’OCS a été marqué par la présence, pour la première fois, de l’Iran en tant que membre à part entière. Entre-temps, nous apprenons que l’Égypte s’est portée candidate pour devenir un futur membre potentiel, ce qui marquerait la première expansion de l’OCS au-delà de la masse terrestre eurasienne, où ses membres représentent aujourd’hui plus des deux tiers du territoire et la moitié de la population totale du monde. Quatorze autres pays auraient inscrit leur nom sur la liste des candidats à une future admission dans le club.

En marge du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai, la télévision d’État russe nous apprend que les échanges russo-chinois se font désormais en yuans et en roubles à hauteur de 85 %.

Le délégué principal de la Russie auprès de l’OCS a déclaré dans l’émission « Sixty Minutes » qu’en attendant son expansion, l’Organisation a besoin de réformer sa charte. Celles-ci pourraient inclure le renforcement des pouvoirs et de la visibilité de son directeur général afin qu’il puisse interagir plus efficacement avec d’autres institutions de la gouvernance mondiale, ainsi que la création d’un organe permanent chargé de coordonner la lutte contre le trafic de stupéfiants.

Il y a une heure, j’ai eu l’occasion de discuter des aspects susmentionnés du sommet de l’OCS lors d’une brève interview sur la chaîne de télévision indienne WION. Dès que le lien sera disponible, je le publierai ci-dessous en post-scriptum.

https://www.wionews.com/videos/russias-growing-clout-in-sco-grouping-611959

¿Qué dicen los rusos?

Lo que no leerá en The New York Times de hoy, pero necesita saber antes de dirigirse a un refugio antiaéreo

Ayer tuve el placer de conversar durante unos 20 minutos con Natali Morris, que conduce un programa de entrevistas llamado “Redacted” que es ampliamente visto en youtube.com. El punto de partida de nuestra reunión virtual fue su reciente descubrimiento de mi libro de 2015 ¿Does Russia Have a Future?, que la sorprendió por la presciencia de algunos de los ensayos del libro que advierten sobre una confrontación entre Estados Unidos y la OTAN contra Rusia como la que ahora se está desarrollando ante nuestros ojos.

Le expliqué a Natali, y ahora a ustedes, que nunca busqué tomar el manto de Casandra, que en los últimos ocho años no he estado caminando por las calles con un letrero que declare que “el fin del mundo está cerca”. Sin embargo, en momentos que he considerado críticos, periódicamente he hecho sonar la alarma. Estamos en medio de un momento tan crítico, como saben.

Cuando se publique la entrevista, agregaré un enlace al final de este ensayo.

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La televisión estatal rusa no transmite noticias que valga la pena repetir en esta plataforma todos los días. Y por esa razón no me tomo el tiempo de los lectores hasta y a menos que haya algo que deban saber. Hoy es un día así.  Lo que estoy a punto de compartir son noticias y análisis que coseché en la edición matutina de Sixty Minutes (también hay una edición vespertina) y en el programa Vesti de las 14.00 horas.

Un elemento destacado fueron las últimas noticias de las líneas del frente sobre el estado de la contraofensiva ucraniana, que se ha vuelto muy activa en los últimos días y es probable que aumente aún más en intensidad en el transcurso de la semana restante antes del inicio de la reunión de la OTAN en Vilnius el día 12. El hecho de que Kiev reciba más ayuda militar y financiera de sus patrocinadores occidentales depende directamente de la capacidad del régimen para demostrar que la inversión realizada hasta ahora ha dado buenos resultados y que puede expulsar a los rusos del territorio que ocupan si se les dan recursos suficientes.

Como se informó hoy, las fuerzas ucranianas continúan sin ganar terreno y perdiendo enormes cantidades de personal y equipo militar. Ahora van mucho más allá de los movimientos exploratorios de un pequeño número de tropas, como los caracterizados en las dos primeras semanas de su contraofensiva, y están desplegando al menos en un lugar del frente en el sur de Donbass una fuerza de 6.000 efectivos.

Los combatientes rusos entrevistados por los corresponsales de guerra de la televisión estatal y respaldados por imágenes de video explican que son capaces de repeler todos los esfuerzos ucranianos para lograr un avance en sus líneas gracias al fuerte apoyo de la artillería y ahora de los aviones de combate. Nos mostraron clips de estos aviones sobrevolando el terreno a una altura de 25 metros del suelo mientras volaban a 1.000 km por hora, lanzando ataques letales contra vehículos blindados de transporte de personal, tanques y trincheras ocupadas por la infantería ucraniana. Los resultados de su trabajo son registrados por drones de reconocimiento. En resumen, los rusos sostienen que la tasa de pérdidas para Ucrania es en un orden de magnitud superior, lo que significa 10 veces mayor en el lado ucraniano en la lucha actual.

Afirman haber destruido todos los tanques Leopard 2 entregados en las últimas semanas a Ucrania por Portugal y Finlandia. Y, los periodistas rusos comentan que los tanques de reemplazo de Alemania, anunciados ayer por el Ministro de Defensa Pistorius, serán de una generación aún más antigua y menos capaz, el Leopard 1. Estos caerán presa fácil de la artillería rusa y los tanques en el campo.

Siendo este el caso, los rusos no ven ninguna posibilidad de que los ucranianos puedan mostrar algo remotamente descrito como ganancias militares en el campo de batalla para presumir en Vilnius la próxima semana o en las semanas siguientes. Y esta es precisamente la razón por la que las cosas pronto podrían salirse de control, ya que Kiev trataría de lograr mediante el terrorismo lo que no puede lograr mediante la guerra convencional.

Incluso hoy el “terrorismo” ucraniano fue denunciado por la portavoz del Ministerio de Asuntos Exteriores de Rusia, Maria Zakharova. Cinco drones fueron derribados o desorientados por medios electrónicos en el área metropolitana de Moscú. El aeropuerto de Vnukovo era claramente su objetivo designado y las operaciones del aeropuerto esta mañana tuvieron que suspenderse por razones de seguridad. No me sorprende: era solo cuestión de tiempo antes de que los ucranianos comenzaran a atacar dicha infraestructura y pusieran en peligro a los pasajeros aéreos. Vnukovo es la base aérea utilizada por varias aerolíneas extranjeras, incluidas Turkish Airlines y Egypt Air. Por lo tanto, un ataque al aeropuerto puede convertirse fácilmente en un escándalo internacional y / o una catástrofe.

Pero, por supuesto, la mayor amenaza sigue siendo un ataque con misiles ucranianos contra la central nuclear de Zaporozhie, que Kiev afirmaría haber sido perpetrado por los rusos. La lógica de tal ataque sería crear una amenaza de contaminación nuclear que llegara a Europa occidental y justificara la intervención de la OTAN en la guerra.

Los rusos han denunciado pública y ruidosamente una operación pendiente de bandera falsa, pero en esta hora de casi desesperación no se puede confiar en que las autoridades de Kiev jueguen con reglas o lógica normal.

Si esto o algo similarmente cobarde es perpetrado por el régimen de Zelensky en los próximos días antes de la cumbre de la OTAN, entonces de hecho deberían buscar un refugio antiaéreo. La respuesta rusa al riesgo de un ataque inminente de la OTAN “en represalia” por la tragedia de bandera falsa puede ser una escalada que nos conmocionará a todos.

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Afortunadamente, la cosecha de noticias de hoy en la televisión rusa no fue del todo sombría. La otra noticia destacada fue la reunión cumbre de hoy de los estados miembros de la Organización de Cooperación de Shanghai (OCS). Este evento periódico fue coordinado desde Nueva Delhi y se llevó a cabo en formato virtual.

La primera ministra india, Indira Modi, parecía estar en plena forma y claramente disfrutaba de su posición privilegiada como “anfitriona”. Viendo su actuación y su propuesta de que la OCS se fortalezca aún más para combatir el terrorismo, nos hace concluir que la esperanza del Secretario de Estado de los Estados Unidos, Blinken, de arrebatar a la India de sus estrechas relaciones con Rusia, miembro fundador de la OCS, es puramente delirante.

Vladimir Putin utilizó su tiempo ante la cámara principalmente para persuadir a los otros Estados miembros de que Rusia es sólida como una roca, que su sociedad se ha consolidado detrás del orden constitucional y que la amenaza planteada por la rebelión armada del Grupo Wagner ha sido completamente neutralizada.

El presidente Xi de China tenía algunos temas de interés más amplio para poner sobre la mesa. Sugirió que los miembros de la OCS deberían cooperar en apoyo de un orden mundial basado en el derecho internacional, que deberían oponerse a la imposición de sanciones unilaterales contra cualquier estado miembro y que deberían comerciar en sus monedas nacionales. Si el líder chino me permite decodificar estos puntos, todos están dirigidos contra los Estados Unidos y su política exterior intimidatoria que busca hacer cumplir un “orden basado en reglas” que solo él dicta.

Esta cumbre de la OCS fue notable por la presencia por primera vez de Irán como miembro plenamente calificado. Mientras tanto, se nos dice que Egipto ha solicitado su incorporación como un futuro miembro potencial, lo que marcaría la primera expansión de la OCS más allá de la masa terrestre euroasiática, donde sus miembros ahora representan más de dos tercios del territorio y la mitad de la población total del mundo. Se dice que otros 14 países han puesto sus nombres en la lista como candidatos para una futura admisión en el club.

Al margen de la cumbre de la Organización de Cooperación de Shanghai, la televisión estatal rusa nos dice que el comercio ruso-chino ahora se está llevando a cabo en yuanes y rublos en un 85%.

El delegado principal de Rusia ante la OCS, que apareció en Sixty Minutes, dijo que en espera de su expansión, la Organización necesita reformas a su carta constitutiva. Estas podrían incluir aumentar los poderes y la visibilidad de su director general para que pueda interactuar de manera más efectiva con otras instituciones de gobernanza global y también crear un organismo permanente para coordinar la lucha contra el narcotráfico.

Hace una hora, tuve la oportunidad de discutir los aspectos antes mencionados de la cumbre de la OCS durante una breve entrevista en el canal de televisión WION de la India. Cuando el enlace esté disponible, lo publicaré a continuación como posdata.

Enlace aquí:https://www.wionews.com/videos/russias-growing-clout-in-sco-grouping-611959

                                                                    

What are the Russians saying?

What you will not read in today’s New York Times but need to know before heading for a bomb shelter

Yesterday I had the pleasure of chatting for some 20 minutes with Natali Morris, who hosts an interview program  called “Redacted” that is widely viewed on youtube.com.  The starting point for our virtual meeting was her recent discovery of my 2015 book Does Russia Have a Future?, which surprised her for the prescience of some of the essays in the book warning about a U.S.-NATO confrontation with Russia such as is now playing out before our eyes.

I explained to Natali, and now to you, that I never sought to take the mantle of Cassandra, that over the past eight years I have not been walking the streets wearing a sign-board declaring that “the end of the world is nigh.”  However, at moments that I have considered critical, I have periodically sounded the alarm. We are in the midst of such a critical moment, as you know.

When the interview is posted, I will add a link to the bottom of this essay.

                                                                     *****                                                    

Russian state television does not broadcast news worth repeating on this platform every day.  And for that reason I do not take the time of readers until and unless there is something they should know. Today is such a day.  What I am about to share is news and analysis that I harvested on the morning edition of Sixty Minutes (there is also an early evening edition) and on the 14.00 o’clock Vesti program.

One featured item was the latest news from the front lines about the status of the Ukrainian counter-offensive, which has become very active in recent days and is likely to further increase in intensity in the course of the week remaining before the start of the NATO gathering in Vilnius on the 12th.  Kiev’s receiving further substantial military and financial aid from its Western sponsors depends directly on the regime’s ability to demonstrate that the investment made so far has paid off handsomely and that it can push the Russians out of the territory they occupy if given sufficient resources.

As reported today, the Ukrainian forces continue to gain no ground and to lose enormous numbers of personnel and military hardware. They are now going well beyond exploratory moves of small number of troops such as characterized the first two weeks of their counter-offensive and are fielding at least on one location of the front in the south of Donbas a force numbering 6,000. 

The Russian fighters interviewed by state television war correspondents and backed up by video footage explain that they are able to repel all Ukrainian efforts to achieve a breakthrough on their lines thanks to heavy support from artillery and now from fighter jets.  We were shown clips of these jets hugging the terrain at a height of 25 meters off the ground while flying at 1,000 km per hour, delivering lethal strikes against armored personnel carriers, tanks and trenches occupied by Ukrainian infantry.  The results of their work are recorded by reconnaissance drones.  In sum, the Russians maintain that the loss ratio for Ukraine is an order of magnitude higher, meaning 10 times higher on the Ukrainian side in the present fighting.

They claim to have destroyed all of the Leopard-2 tanks delivered in recent weeks to Ukraine by Portugal and Poland.  And, the Russian journalists comment that replacement tanks from Germany, announced yesterday by Minister of Defense Pistorius, will be of a still older and less capable generation, the Leopard 1. They will fall easy prey to Russian artillery and tanks in the field.

This being the case , the Russians see no possibility that the Ukrainians can win anything remotely described as military gains on the battlefield to show off in Vilnius next week or in the weeks that follow.  And this is precisely why things could soon get out of hand, as Kiev tries to achieve by terrorism what it cannot achieve by conventional warfare.

Even today Ukrainian “terrorism” was denounced by Russian Ministry of Foreign Affairs spokeswoman Maria Zakharova. Five drones were shot down or disoriented by electronic means in the greater Moscow metropolitan area today. Vnukovo airport was clearly their assigned target area and the airport’s operations this morning had to be suspended for security considerations.  I am not surprised: it was just a question of time before the Ukrainians would start targeting such infrastructure and putting air passengers in danger.  Vnukovo is the air base used by a number of foreign carriers, including Turkish Airlines and Egypt Air.  An attack on the airport can thus easily become an international scandal and/or catastrophe.

But, of course, the greater threat remains a Ukrainian missile strike on the Zaporozhie nuclear power plant, which Kiev would claim to have been perpetrated by the Russians.  The logic of such a strike would be to create a threat of nuclear contamination reaching into Western Europe and justifying NATO intervention in the war.

The Russians have publicly and loudly denounced such a pending false flag operation, but in this hour of near desperation the Kiev authorities cannot be trusted to play by normal rules or normal logic.

If this or something similarly dastardly is perpetrated by the Zelensky regime in the coming days before the NATO summit, then indeed you should look for a bomb shelter. The Russian response to risk of imminent NATO attack “in retaliation” for the false flag tragedy may be an escalation that will shock us all.

                                                                 *****

Happily, today’s harvest of news on Russian television was not entirely grim. The other featured news item was today’s summit meeting of member states of the Shanghai Cooperation Organization (SCO). This periodic event was coordinated from New Delhi and was held in virtual format.

Indian Prime Minister Indira Modi appeared to be in top form and clearly enjoyed his privileged position as “host.”  Watching his performance and his proposal that the SCO be further strengthened to combat terrorism we may conclude that the hope of US Secretary of State Blinken to wrest India away from its close relations with SCO founding member Russia is purely delusional.

Vladimir Putin used his time before the camera primarily to persuade fellow member states that Russia is rock solid, that its society has consolidated behind the constitutional order and that the threat posed by the armed rebellion of the Wagner Group has been entirely neutralized.

President Xi of China had some topics of broader interest to put on the table. He suggested that the SCO members should cooperate in support of a world order based on international law, that they should oppose imposition of unilateral sanctions against any member states and that they should trade in national currencies.  If I may be permitted to decode these points by the Chinese leader, they all are directed against the United States and its bullying foreign policy which seeks to enforce a ‘rules based order’ that it alone dictates.

This SCO summit was notable for the first time presence of Iran as a fully qualified member. Meanwhile we are told that Egypt has put its hat in the ring as a potential future member, which would mark the first expansion of the SCO beyond the Eurasian land mass, where its members now account for more than two-thirds of the territory and for one half of the world’s total population.  Another 14 countries are said to have put their names on the list as candidates for future admission to the club.

On the sidelines of the Shanghai Cooperation Organization summit, Russian state television tells us that Russian-Chinese trade is now being conducted in yuan and rubles at the level of 85%. 

Russia’s senior delegate to the SCO, appearing on Sixty Minutes, said that pending its expansion the Organization is in need of reforms to its charter. These might include raising the powers and the visibility of its general director so that he can interact more effectively with other institutions of global governance and also creating a permanent body to coordinate the fight against narcotics trafficking.

One hour ago, I had an opportunity to discuss the aforementioned aspects of the SCO summit during a brief interview on India’s WION television channel. When the link becomes available, I will post it below as s postscript.

©Gilbert Doctorow, 2023   

https://www.wionews.com/videos/russias-growing-clout-in-sco-grouping-611959 or https://www.youtube.com/watch?v=qf1NubGKbpQ                          

for the interview on Redacted with Natali Morris: https://www.youtube.com/watch?v=jUVftV1Hb2I