National sovereignty as a precondition for trust between nations
Continue reading “St Petersburg International Economic Forum, 24 – 26 May 2018”
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Blessed the peacemakers, for they shall be called sons of God…
Matthew 5:9
Continue reading “Blessed the Peacemakers: Donald Trump and Vladimir Putin”
par Dr. Gilbert Doctorow
Dans cet essai, j’offre une analyse textuelle détaillée du discours livré par le Président Emmanuel Macron devant une session unie du Congrès à Washington le 25 avril 2018. C’est une nouvelle application du genre d’analyse que j’ai pratiqué sur documents politiques de première importance du 2007 et 2009 signés par combattants pour la liberté très connus des pays de l’Europe de l’Est, mais en effet rédigés par agents secrets des services de renseignement américains. Ici, dans le discours Macron, j’insiste que les mêmes services de renseignement ont écrit et/ou assisté la création de ses textes pour exercer le maximum d’influence sur la politique interne des Etats-Unis par renforcement des prédispositions centristes américaines en moyennant les déclarations des acteurs étrangers respectés. Dans ce cas, c’est essential d’expliquer comment M. Macron est devenu Président de la France avec la complicité des mêmes services de renseignement. Je vais essayer de justifier ce raisonnement dans la seconde moitié de mon essai.
J’admets librement que Ie raisonnement proposé est circonstanciel et s’appuie sur pressentiments, une approche qu’on sagement appelle des hypothèses “very likely” aujourd’hui. Mais si le raisonnement dit “very likely” énoncé par Theresa May était instrumentalisé pour légitimer des attaques verbales inégalées envers la Russie ou attaques de missiles de croisières contre l’état souverain de Syrie, mon argument, si peu convainçant, n’a pour conséquence que la perte de loyauté de quelques lecteurs. D’autre part, si effectivement je suis allé au fond des choses, alors, la “relation spéciale” entre la France et les Etats-Unis célébré par Emmanuel Macron dans son discours à Washington assume un caractère de loin plus néfaste que personne dans nos médias “mainstream” ou “alternatives” imagine.
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Les documents politiques contrefaits aux lesquels je fais référence en sus étaient rédigés sur commande des services de renseignement américaines et disseminés au grand public américain par les médias traditionnels comme un cri de coeur des combatants pour la liberté. Dans le premier cas (2007) ils étaient destinés à sensibiliser le public au danger posé par la Russie suite à l’allocution bouleversante de Vladimir Poutine livrée à la Conférérence sur la Sécurité à Munich en février 2007 dans laquelle le Président russe a dénoncé la hégémonie globale des Etats-Unis et son traitement de la Russie depuis la chute de l’Union Soviétique. Dans le second cas (2009), l’objectif était de mobiliser opposition à la politique de “reset” de relations avec la Russie nouvellement lancée par l’administration Obama. J’ai discuté les deux fraudes en détail dans mon essai intitulé “Le cas étrange d’un article signé Yulia Tymoshenko dans le journal Foreign Affairs“ (http://usforeignpolicy.blogs.lalibre.be/archive/2009/11/09/the-strange-case-of-yulia-tymoshenko-s-2007-article-in-forei.html)
Le discours du Président Emmanuel Macron à la session unie de la Chambre de représentants et le Sénat le 25 avril était un événement de grande importance. Le Congrés n’Invite les dirigeants étrangers à faire allocution dans la Chambre que rarement et comme signe de grande déférence. La dernière fois qu’un chef d’état de la République française était si fêté par les américains c’était en 1960 quand l’intervenant était Charles De Gaulle. Les attentes des allocutions de ce genre sont très élevées, et M. Macron n’a pas deçu personne.
L’entrée du Président Macron dans la Chambre a évoqué des applaudissements enthousiastes par les représentants tous debout qui durait plus que dix minutes. Les pauses qui ponctuaient les 40 minutes du discours Macron pour soliciter applaudissements étaient bien recompensées et ont levé tous les membres de Congrés avec l’exception d’une instance que je vais discuter en sous. Après l’allocution, encore des applaudissements vifs et prolongés. Aux apparences, l’événement était mémorable. Maintenant, allons regarder de proche le contenu.
Le discours: qui sont les auteurs?
Comme j’ai remarqué dans mon introduction, l’allocution de M. Macron était très probablement un composite des textes qu’il a reçus de ses collaborateurs- dans le palais d’Elysée, des morceaux qu’il a écrit lui-même jusqu’au derniers moments avant la lecture, et une partie substantielle qu’il a reçu ou agréé avec des rédacteurs américains qui maîtrisent mieux les susceptibilités de ses compatriots et savaient comment faire appel au coeur des membres de Congrés, et aussi au grand public de téléspectateurs. J’ai fait ma détermination sur la base de processus de réflexion, choix de mots et connaissances évidentes dans les textes sous étude, où je vois beaucoup de variations dans parties différents du discours.
C’est un peu difficile à identifier avec certitude la paternité d’une inexactitude historique and de l’usage de terminologie assez curieuse dans la première partie du discours, mais je vais prendre le risqué de dire que cela appartient à Macron donné qu’ils sont idiosyncratiques et conforment aux interprétations étranges de l’histoire et patrimoine de la France qu’on trouve dans ses allocutions lors de sa campagne électorale. Je pense ici de sa description de la coopération des Etats-Unis et la France dans le 20eme siècle. Il disait que la cause commune entre les Etats-Unis et la France lors de la Première Guerre Mondiale était de combattre “l’impérialisme.” Mais sûrement Macron est bien conscient que l’mpérialisme française n’est terminé qu’après la Deuxième Guerre Mondiale suite aux défaites écrasantes dans l’Indochine (Dien Bien Phu, 1954) et la Guerre d’Algérie (1962). Plutôt Macron est simplement politiquement correct, et essaie d’éviter mention du vrais cri de ralliement des Alliés lors de la Grande Guerre: pour sauver le monde des ambitions politiques du Kaiser Wilhelm et de la menace Prussienne. Tout cela sonne mal aujourd’hui dans le contexte de l’amitié officielle entre les Etats-Membres de la Union Européenne. C’est aussi notable que Macron a choisi de décrire la Guerre Froide comme une résistance à Stalinisme. Mais Stalinisme a disparu déja après les premiers dix ans de la Guerre Froide. Normalement aux Etats-Unis on parle de résistance contre le Communisme. Macron reviens sur le narratif commun quand il parle de l’effort actuel de combattre le terrorisme.
La contribution américaine au discours Macron: la croisade anti-Trump
La substance du discours Macron est une dénonciation bien argumenté de tout ce que Donald Trump représente politiquement, de tout son nationalisme populiste. Ici nous voyons l’attaque que le parti Democrat doit adresser contre Trump tout le temps s’il était vraiment fonctionnel et non simplement démagogique C’est une attaque que les Democrats n’ont pas fait une seule fois, parce qu’ils sont totalement engagé dans la diffusion des fausses allégations de collusion avec les russes. Même la semaine passée le Democratic National Committee (DNC) portait plainte dans un cour contre la Russie, contre l’organisme de campagne Trump 2016 et contre Julian Assange. C’est un contentieux inutile et stupide.
Chacun membre gouverneur du Council of Foreign Relations est capable d’écrire le noyau cohérent et persuasive anti-Trump du discours Macron. C’est à dire, que ce noyau correspond pleinement au opinions du Centre Droit et Centre Gauche de l’Establisment américain concernant la politique étrangère. Ils ont rejeté Trump et populisme à partir du moment au milieu de la campagne présidentielle 2016 quand sa candidature improbable est devenue une réalité. Le texte du discours activement encourage l’idée d’un intérêt conjoint entre la France et les Etats-Unis pour préserver l’Ordre International dominé par l’Amérique inventé à Washington après la Deuxième Guerre Mondial et dévéloppé avec le support des alliés lors de plusieurs décennies pour fournir des biens publics, defendre la liberté et les droits de l’homme, c.à.d., nos valeurs partagées. Ici l’Ordre International menacé par les puissances montantes [la Chine et la Russie] et par les états parias [Iran et Corée du Nord]. Les Etats-Unis sont obligés à veiller l’Etat de Droit, duquel ils sont l’auteur, et non pas se retirer du monde pour propager un nationalisme extrème et poursuivre démarches unilatérales. C’est exactement ce que fait Donald Trump depuis son déménagement dans la Maison Blanche par ses tweets et décrets exécutifs.
Il faut souligner que toute cette démantèlement de la politique Trump ne fait mention de l’allégation d’ingérance russe dans les élections américaines 2016 et de la collusion avec le Kremlin.
Le refrain répété des textes-noyau fait appel à nos valeurs communes, la democratie, la liberté. Encore nous voyons ici l’identification des Etats-Unis comme auteur de l’ordre du monde multilatéral maintenant faisant face à défis nouveaux et en besoin d’actualisation pour être adéquat aux circonstances du 21ème siècle.
Quelles sont les politiques spécifiques recommandés?
Macron fustige contre guerres commerciales du genre qui lance Donald Trump dans toutes les directions maintenant. Il préconise la solution de déséquilibres en balance de commerce bilatérale par négociations et par appel aux services de l’Organisation Mondiale du Commerce pour maintenir commerce qui est libre et équitable. Les Etats-Unis ont rédigé les règles de jeu et doivent les garder. A son avis, dans les guerres commerciales tout le monde est perdant. Les guerres commerciales détruient les boulots, augmentent le prix de merchandise. Finalement, c’est les classes moyennes, l’ossature de notre démocratie, qui paient la note.
Macron demande de poursuivre la convention sur les armes nucléaires avec l’Iran. Il est prêt de considérer un élargement de la convention pour restreindre l’influence iranienne dans la région. Mais il insiste que la convention existante doit rester en place: “nous avons signé et nous gardons cette convention.”
En ce qui concerne le Changement Climatique, Macron a défendu la logique de l’Accord de Paris. Il admet qu’il y a des différends avec l’administration américaine actuelle, mais il exprime la confiance que les Etats-Unis vont nécessairement accepter à signer l’Accord. En attendant, il propose la même politique que les adhérents du parti Democrat: que les municipalités et grandes corporations continuent à remplir les obligations du pays volontairement jusqu’au changement en politique au niveau fédéral.
Le commentaire de Macron sur le Changement Climatique était le seul moment du discours quand le consensus bipartite dans la Chambre est brisé complètement. Les Democrats ont donné une standing ovation, les Republicans sont resté moroses, figés dans ses fauteuils.
Finalement, pour concluire notre observation des thèmes dans le discours Macron contribués , on peut dire “very likely” par les conseilleurs et rédacteurs américains, je rémarque son usage des trucs sentimentaux comme héros emblematiques et présentation des personnes honorées dans la salle, éléments des allocutions très répandus aux Etats-Unis dernièrement. Ainsi son éloge au poète américain qui a rejoignè la Légion étrangère française dans 1916, quand l’Amérique était encore neutre pour lutter pour la France et liberté. Le jeune homme est décédé le 4 juillet de la même année et le statue à son mémoire existe toujours à Amiens, proche de la ville natale de Macron. Voir aussi comment Macron a salué l’ancien vetéran du débarquement du Normandie présent dans la Chambre. C’était un beau geste emprunté directement de l’allocution Trump sur l’Etat de la Nation livrée au début de l’année.
La “Bromance” et le poignard dans le dos, l’essentiel du discours Macron
La rupture avec Trump dans son discours devant le Congrès américain était bien remarquée par beaucoup des analystes dans les médias. Mais personne n’a pas posé les questions frappantes qui découlent de cette constatation: comment et pourquoi est le Président français invité à faire allocution dans cette Chambre s’il est vraiment le grand ami d’un chef d’état si controversé sinon hainé comme Donald Trump? Ou comment est-ce possible de faire un discours en contradiction directe avec les positions du chef d’état, son hôte nominal? La question ne se posait pas ni dans les médias traditionnels, ni dans les médias soi-disant alternatifs.
C’est aussi remarquable, que tous les médias en Amerique, en France ont ignoré la substance incontestable de relation Macron-Trump. Tout le monde parle d’une “bromance,” faisant reférénce au comportement des deux hommes d’état devant les journalistes. Le dictionnaire Merriam-Webster défine une “bromance” comme “une proche amitié non-sexuel entre les hommes.” Mais le mot “non-sexuel” ne s’applique pas dans le cas Trump-Macron. En effet, le langage corporel entre Trump, qui est grand et gros, et Macron, qui est mince et de petit taille était certainement “sexuel,” avec la domination du mâle alpha américain très évidente
La silence, sinon le déni par les médias de ces faits bien evidents n’est pas un accident.
Il faut rappeller que lors de la campagne électorale présidentielle de 2017les élites dirigeantes françaises et le grand public aussi ont spéculé sur l’orientation sexuelle du candidat Macron en regardant l’écart d’âge scandaleux avec son épouse, son ancienne enseignante dans un mariage sans enfants. Maintenant, une fois le candidat consacré en Président de la République, tout le monde préfère à oublier ces aspects désagreables.
Je comprends bien, qu’il y aura des gens qui sont critique envers une pointe d’analyse ad hominem. Mais j’insiste, qu’un Président de la France qui est ouvertement homosexuel n’est pas un problème en soi. Ici en Belgique dans le passé récent nous avons eu un premier ministre homosexuel déclaré, M. Elio De Rupo, surnommé “le Papillon” à cause de ses préférences vestimentaires, sans dommage aux intérêts de la nation. En effet, il était politicien très capable. Ce que je voudrais noter appartient aux perspectives des relations au niveau intergouvernemental avec la France. Avec le fait d’un homosexuel caché en chef d’état il y a des risques de chantage politique. Cette question est toujours devant nos yeux dans la discussion des escapades eventuelles de Donald Trump avec des prostituées dans un hôtel sis à Moscou en 2013, une des allégations la plus licencieuse dans le dossier Steele.
Si nous mettons à côté la dimension sexuelle, le langage corporel de Trump envers Macron lors du temps qu’ils ont passé ensemble était trop intime et condescendant. Le geste le plus disseminé par les medias et le plus vulgaire, le plus injurieux pour le Président français était quand Trump a enlevé des pellicules sur le veste de Macron, en disant: “maintenant vous êtes de nouveau parfait.” Si le français a garde un tout petit peu de courage et respect de soi il a dû quitter la salle directement. Mais, comme nous avons vu en analysant son discours devant le Congrès, sa mission le lendemain était trop importante pour ce qui’il puisse la mettre en danger par une réponse au comportement insultant de Trump.
Néanmoins, on ne peut pas terminer toute exploration des rapports entre Trump et Macron sans noter l’enigme de bonhomie supposé et les résultats à zero des pourparlers officiels. Macron est parti de ses entretiens avec Trump les mains vides en ce qui concerne les deux dossiers qui ont motivé sa visite: la poursuite de la convention sur armes nucléaires iraniens et l’application dans les semaines à venir des tarifs écrasant sur les importations aux Etats-Unis d’aluminium et d’acier en provenance des pays de l’Union Européenne. Le tarif sur aluminium est encore aggravé par la suite des sanctions américaines envers Rusal, le deuxième producteur du metal dans le monde et le fournisseur de 40% d’aluminium consommé dans l’UE. Seules les sanctions menacent toute la chaîne d’approvisionnement en Europe.
Dans ce contexte, le discours Macron devant le Congrès et sa réjection de la politique étrangère extrème nationaliste préconisé par M. Trump était un entourloupette.
Comment est-ce possible? Comment va-t-il continuer à dialoguer avec Donald Trump après avoir administré un poignard dans le dos de son ami supposé?
Il faut chercher la réponse à toutes les question dans l’accompagnement que Macron a reçu et va recevoir de la part des forces politiques dans la capitale américaine ferocement opposées au Président Trump. Maintenant nous considérons la probabilité que les mêmes forces étaient influentielles sinon déterminantes dans l’ascension d’Emmanuel Macron au pouvoir en Paris il y a un ans.
L’ascension de Macron au pouvoir: l’ingérance américaine dans la vie politique française
Si nous regardons les élections présidentielles françaises de 2017 en isolation, il n’y a pas de raison de croire ma déclaration d’ingérance américaine parce qu’il n’y a pas des preuves d’une intervention de l’extérieur. L’année passée en Amérique et en France on disait que Macron était élévé à la présidence par les efforts et l’argent des banquiers internationaux, les même qui ont lui recruté, lui donné son boulot chez eux et finalement, après une carrière météorique non-justifié par aucune réalisation professionnelle pour lui ont trouvé une position dans le palais d’Elysée comme assistant au secretaire générale auprès de François Hollande, ensuite Ministre de l’Economie et Finance. Bien sur, ses amis, les banquiers internationaux ont des liens étroits avec la capitale de finance mondiale, New York. Mais personne n’a pas suggéré quelque rôle du gouvernement des Etats-Unis dans sa réussite. Jusqu’à maintenant.
L’argument en faveur d’un influence américaine devient beaucoup plus fort quand on regarde à l’arrière six ans et surveille la compétition pré-électorale pour le scrutin du printemps 2012. Seulement un aveugle ne voit pas comment la main des Etats-Unis a pesé sur les bascules pour assurer l’élection d’un esprit lent, le l’insignificant François Hollande au lieu du favorit du Parti Socialiste, Dominique Strauss-Kahn.
Dans le printemps 2011, DSK était encore Directeur Général du Fonds Monétaire International où il travaillait depuis 2007. Avant son arrivée à Washington, il faisait une bonne carrière politique en France y compris notamment comme Ministre de l’Economie et Finance. Il était considéré par beaucoup de monde très intelligent et un bon stratégiste pour son parti. Au même temps dans sa capacitè de Directeur Général du FMI il exposait des opinions ouvertement anti-américains. On parlait en particulier de sa recommandation de remplacer le dollar US comme devise internationale de réserve par les Special Drawing Rights, une devise abstraite non liée à un pays seul.
Quoi qu’il en soi, le 18 mai 2011 Strauss-Kahn était arrêté à New York accusé d’une aggression sexuelle contre une femme de chambre de son hôtel. L’arrête était dramatique: il fut retiré de son avion juste avant le décollage, mené sous garde à un commissariat de police et, menotté, presenté dans un alignement des suspects pour que son accusatrice peuve lui identifier. Tout cela est passé sous les yeux des journalistes. On lui a promis une incarcération du longue durée pour un délit que ses amis ont caracterisé comme piège politiquement motivé. L’affaire criminelle contre lui était finalement abandonné. Un règlement à l’amiable est arrangé avec la femme de chambre. Et la carrière de DSK est terminé dans la honte. Son parti en désordre, la candidature pour président passe à François Hollande, le conjoint du candidat pour les élections 2007 Ségolène Royal, son seul avantage étant son statut d’initié.
Le titulaire et candidat de Droite Nicolas Sarkozy est pénalisé pour machinations financières liées à sa première campagne électorale et par l’allégation qu’il a touché de l’argent libyen offert par le Colonel Muamar Ghaddafi. Ainsi l’insipide Hollande peut gagner une contestation au coude à coude et prendre charge du gouvernement français avec un programme qui consister finalement de doper le taux d’emploi par une augmentation énorme du nombre de personnel dans le secteur étatique.
La période du mandat d’Hollande était marqué par la stagnation économique et une France faible en Europe, qui trace timidement les sillons de la Chancelière allemande Angela Merkel dans l’alliance traditionnel franco-allemand à la tête de l’UE.
Au moment quand les élections 2017 s’approche, le taux de popularité de François Hollande déscende à cinque pourcent de la population, et le Président annonce qu’il retire sa candidature. La lutte pour pouvoir est concentré entre le parti conservateur, les Républicains, formé par Nicolas Sarkozy, mais un parti qu’il ne dirige plus vers le scrutin à cause des scandales autour de lui, et le Front National, le parti populiste, xénophobe, eurosceptique, mené par Marine Le Pen.
Parmi les Républicains, François Fillon, le premier ministre sous la présidence de Sarkozy, 2007 – 2012, est devenu assez rapidement le leader. Le 20 novembre 2016 il gagne la vote dans les primaires et il reste le favori tôt le printemps. Dans son faveur, Fillon est experimenté, compétent et reformateur économique.
De l’autre côté de l’Atlantique, le prospect d’une victoire de Le Pen ou Fillon est odieux. L’Establishment américaine déteste Le Pen, parce que sa victoire ajoutera encore du dynamism à la vague populiste. Cette vague a déjà gagné la Maison Blanche en novembre 2016 et travaille sur la déconstruction de l’Ordre International si bien aimé de Washington.
Pour sa part, Fillon reçoit le support du groupe médiatique Bloomberg, où il est considèré la seule personne qui peut prévenir l’eléction de Le Pen. Mais d’ailleurs, Fillon n’a pas plus d’amateurs en Amérique que Le Pen: tous les deux portent l’opprobre d’être des “amis” de Poutine.
François Fillon a rencontré avec Vladimir Poutine dans les couloirs du Forum International Economique de Saint-Pétersbourg en juin 2015. Invité aux débats sur la television d’état russe, Fillon a donné des commentaires favourables à la rétablissement des relations normales avec la Russie. A plusieurs reprises, il s’exprime contre les sanctions américaines. Si élu le Président de la République française, Fillon créera une paire transatlantique avec Trump pour contrer la direction actuelle stratégique des Etats-Unis: de nous en prendre à l’ours russe et de présenter l’image d’un enemi aggressif à l’Est de l’Europe pour rallier les alliés et consolider l’emprise hégémonique sur le Vieux Continent comme dans le monde entier.
Ainsi, pas de raison pour nous d’être surpris, si la candidature de Fillon est déraillé juste quelques semaines avant la premiêre tour des élections présidentielles. Fillon est accusé de détournement de fonds publics: “il a payé son épouse et ses enfants des centaines de milliers d’euros en remunération de l’état pour peu de travai sinon aucune service rendu.” Est-ce que Fillon était coupable? Sans doute, oui. Mais tel jugement ignore la réalité des habitudes dans la vie politique de la France depuis des décénnies, où telles pratiques etaient tres repandues à cause des fautes dans le système de financement des élections et de compensation des élus. La France, comme beaucoup des autres pays européens y compris son voisin Allemagne a connu une corruption institutionalisée.
Avec Fillon deshonoré et écarté, le flambeau de la lutte contre Marine Le Pen passe au candidat hors d’Establishment et sans appui d’un parti traditionnel, Emmanuel Macron, qui a monté une campagne sous le principe d’anti-corruption. Lui aussi un “populiste,” mais qui accepte l’Ordre International existant et la domination américaine des affaires globales. Macron est le candidat parfaitement adéquat aux besoins des possibles intervenants d’Outre Mer. Il n’a pas d’expérience de la politique électorale, n’a pas de méchanisme du parti pour lui accompagner et, comme nous avons remarqué en sus, possède des fautes de sa personnalité qui lui rendent assujeti à chantage.
Dans cet exposé, j’ai établi le motif et le moyen pour que le Deep State américain peuve influencer les élections présidentielles 2017 en France et place Emmanuel Macron sur le trône. Il me manqué l’épreuve que les agents des services de renseignement américaines ont saisi l’opportunité. Mais l’ingérance des Etats-Unis dans le cycle électoral précédant nous suggère qu’une telle intervention était “highly likely,” n’est-ce pas?
© Gilbert Doctorow, 2018
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Gilbert Doctorow is an independent political analyst based in Brussels. His latest book, Does the United States Have a Future? was published on 12 October 2017. Both paperback and e-book versions are available for purchase on http://www.amazon.com and all affiliated Amazon websites worldwide. See the recent professional review http://theduran.com/does-the-united-states-have-a-future-a-new-book-by-gilbert-doctorow-review/ For a video of the book presentation made at the National Press Club, Washington, D.C. on 7 December 2017 see https://www.youtube.com/watch?v=ciW4yod8upg
A study in the illegal intervention in US political life by our intelligence services
Continue reading “Emmanuel Macron’s Speech to the Joint Session of Congress, 25 April 2018”
Discours dans un cycle de conférences 2018 organisées par la Fondation pour la préservaton du patrimoine russe dans l’Union Européenne. Musee Couvreur, UCL-Woluwe-St-Lambert, le 23 avril 2018
Continue reading “Les élections présidentielles russes du 18 mars et la nouvelle guerre froide”
by Gilbert Doctorow, Ph.D.
The media reaction to the US-French-British strikes on Syria early in the morning of 14 April has been quite distinct in the USA versus Europe, and then still more differentiated from the reaction of Russian media. In this brief article, I will direct attention to the general contours marking each of these three areas of reporting, and also will share some of the particularly interesting observations that were presented on Russian television, which, as is self-evident, was the most interested party in making sense of the weekend to the general public, given that Russia was the central power in play over the weekend even if the geography said “Syria.”
In its coverage of the attack, the US mainstream, for which I take The New York Times and The Washington Post as markers, has been an uncritical platform for the Pentagon view of what it achieved. Secondly, they have been a platform for the usual critics of Donald Trump who have praised the attack in principal but asked where is the long term strategy (none by general consensus) while linking the timing to the President’s political travails following the FBI raid on his personal lawyer’s offices during the days preceding the attack.
The Pentagon post mortem of the attacks corresponds totally with the President’s tweet of “Mission Accomplished!” The generals claim that their missiles obliterated the core of Assad’s chemical weapon manufacturing capability and were thus on target and fully successful. They particularly praised the effectiveness of the newest “stealth” cruise missiles which, they say, eluded the Syrian air defenses, which launched their own interceptor missiles after the stealth attackers had already hit their targets.
On Continental Europe, specifically in Germany, France and Belgium, for the print media this Sunday the Syria attacks were yesterday’s news and the papers largely have picked up other, mainly local issues to feature on their front pages. In Le Figaro, there is virtually no mention of the attacks. In Le Monde, they follow the American example and what coverage they give is the Pentagon’s story of what it achieved. Meanwhile, in Germany leading newspapers seem to show more initiative in trying to find their own interpretation of what was accomplished by the attacks. The Die Welt online edition today discusses how the United States and Europe used the mission to test the battleground effectiveness of some of their latest weaponry.
Frankfurter Allgemeine has two feature articles, neither of which follow the American media agenda and might be said to show some independence of thought. One article presents and defends the notion that the weekend attacks showed the Pentagon is “the last bastion of Sense” in the Trump administration. What they think of the President is self evident. Meanwhile the other article tells us that despite the attacks Syrian President Bashar Assad will not give in and is holding to his chosen course, while the Russians are said to be counting on opening a strategic dialogue with the USA over arms control.
In the United Kingdom, coverage of Syria, the airstrikes, Russia receive much more coverage in the print media this weekend than on the Continent. From the perspective of Russian analysts, whom I will deal with in a moment, this surely reflects the great nervousness in the UK that their criminal role in the Skripal case and in stage directing the Douma chemical attack in Syria is going to be exposed and that there will be a political price for Theresa May and her government to pay.
The Opposition Guardian newspaper online features a number of articles today, taking up the Syria story from different perspectives. A commentary article tells us that James Mattis, not Trump “is calling the shots.” Another article is devoted to Labor leader Jeremy Corbyn’s call for a “check on military intervention” by insisting that Parliament vote on a War Powers act. From Damascus, we hear about Bashar Assad’s praise for Moscow and about Vladimir Putin’s criticism of the strikes.
The Times of London offers a much more restricted number of articles having a Russian-Syrian connection but what it features is sure to capture the attention of Britain’s chattering classes today. It leads with an article predicting that to punish the United Kingdom for its role in the Skripal case and in Syria, Moscow will unleash a barrage of hacked damaging confidential materials relating to government ministers, members of Parliament and other elite British personalities. In response, May’s cabinet is said to be considering a cyber-attack against Russia.
To be sure, the most remarkable departure from the US media track that I note in Europe yesterday and today is on the television, specifically on Euronews. The company’s motto is “Euronews. All Views.” Nice sounding and usually irrelevant, but not this weekend. To be sure, the US, UK, French government accounts of what they achieved are given full coverage in each hourly news bulletin. But at the same time, the Russians are given what appears to be equal time to set out their diametrically opposed positions: on whether any chemical attacks at all occurred in Douma, Eastern Goutha, on the violation of international law and of the UN Charter that the Allied attack on Syria represented, on its being “aggression,” on its link to the Skripal case.
In fact, on Saturday Euronews exceptionally gave nearly complete live coverage to Russian Foreign Minister Sergey Lavrov as he spoke in Moscow to the 26th Assembly of the Council of Foreign and Defense Policy. During this talk, Lavrov divulged the findings of the Swiss laboratory which had examined samples of the chemicals gathered in Salisbury in relation to the Skripal poisonings, findings which he said pointed not to Novichok, as was reported by Boris Johnson, but to a nerve agent developed by the United States and produced also in Britain. Lavrov likened the faked attack in Salisbury to the faked chemical attack in Douma.
Letting the Russians deliver extensively their views on what happened in Syria without commentary by their own journalists might be considered extraordinary by Euronews or any other European broadcaster’s standards, for which the public can only be grateful.
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In Western alternative media, there is a lively, one might say impassioned discussion of whether Vladimir Putin caved in to the USA by not striking back immediately and with force against the 14 April attack on Syria by US-FR-UK forces. Such an issue seems to be absent from Russian television, including its talk shows, yesterday and today. In part, this question is surely absent because of censorship of the airwaves. But I think in greater part it is absent because the information about what actually happened on the night – early morning of 14 April is both much greater and is skewed in a very different direction from what is being reported in Western media, so that the possibility that the boss may have flinched does not arise.
This begins with the effectiveness of the US Tomahawks and other “smart” cruise missiles which the Allies launched. As noted above, the Pentagon claims great success, and directs special attention to the latest “stealth” cruise missiles. However, Russian news stresses that Washington used for the most part old generation, amortized rockets. They encountered counter measures from very old Syrian air defense installations, themselves a mixed patch quilt, with some dating back 30 years, and never fully integrated. Nonetheless, the Russians report that the Syrian shot down 70 of the 103 or 105 missiles launched by the alliance.
On Saturday evening, the Russian news channel Rossiya-1 broadcast a special edition of the country’s leading political talk show hosted by Vladimir Solovyov. His expert panelists explained that the Syrian kill rate was in fact variable. In Damascus, where the most recent and effective air defense equipment is installed, including late date BUK series, the Syrians shot down 100% of the incoming missiles. Elsewhere in the country, the older the air defenses, the lower the hit rate.
Those who ask what “grave consequences” the Russians will impose on the Western coalition following the air strikes of 14 April should consider the following: Moscow apparently has now decided to supply to the Syrian army their next to latest generation of air defense, the S300. We are told that due to the civil war, there was a great shortage of trained technicians on the Syrian side so that shipment of such equipment previously would have made no sense. However, now that the military situation of the Assad government has stabilized, the personnel problems are no longer so acute and the Russians can proceed with delivering materiel and training the Syrians to defend themselves. This will substantially change the equation with respect to Syrian defense capability should the US and its Allies think of coming back again a year hence.
One other still more Important observation on the way the US carried out its attack which fully justifies the restrained response of the Russian leader also emerges from expert testimony given on the Solovyov show last night. From the first moment the scope of the attack was so constrained as to be mission impossible.
Normally the US and others beginning a military operation against Country X start their operation with a massive attack on its air defense systems and command and control centers. Only when they are neutralized does the attacker carry out air strikes on specific targets of military value. The US had to forego all that when it decided it would not touch the Russians, whose officers are embedded with the Syrian command and control and air defense. Hence, the exclusive use of missiles as opposed to aircraft bombing raids, it being a given that all manned aircraft would be shot down even by the antiquated Syrian materiel. In a word, the US-FR-UK attack on Syria was a charade, a political and not a military attack. Its description by the Americans and their Allies as a “precision attack” to remove chemical weapons facilities is a fig leaf of deception that the unquestioning Western media alone accept. This, given the near certainty that Assad had no chemical weapons manufacturing or storage facilities following their complete removal and destruction four years ago in performance of an agreement negotiated between the United States and Russia under President Barack Obama and later certified by the US side.
The overriding conclusion of this and other reporting on Russian television is that Russian lives, Russian interests and Russian military potential figured at every turn when the Pentagon devised its attack plan on Syria. Under these circumstances, the Russians had no reason to respond emotionally and in irresponsible manner to the US provocation.
What further actions the Russians may take to exact a price from the Western coalition for its violation of international law over Syria remains to be seen. But it is a safe guess that Britain will take the first hit.
© Gilbert Doctorow, 2018
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Gilbert Doctorow is an independent political analyst based in Brussels. His latest book, Does the United States Have a Future? was published on 12 October 2017. Both paperback and e-book versions are available for purchase on http://www.amazon.com and all affiliated Amazon websites worldwide. See the recent professional review http://theduran.com/does-the-united-states-have-a-future-a-new-book-by-gilbert-doctorow-review/ For a video of the book presentation made at the National Press Club, Washington, D.C. on 7 December 2017 see https://www.youtube.com/watch?v=ciW4yod8upg
The U.S.-French-British air strike on Syria, 14 April 2018
Last Days of Pompey
by Gilbert Doctorow, Ph.D.
What follows here will surely surprise my loyal readers, who expect detailed argumentation and are not put off by 3,000 or even 5,000 words to get to a conclusion. For the same reason, detractors who complain of my long-winded style may take heart.
However that may be, I do not offer a bed-time story today but a shock to the system.
The overriding issue of war or peace, survival of mankind or its utter destruction, is now being decided in Washington and NYC without so much as a ‘by your leave’ for the rest of us.
Will Chairman of the Joint Chiefs of Staff General Dunford prevail in warning Trump against any action that will bring a kinetic response from the world’s other nuclear super power. Or will ‘Mad Dog’ Secretary of Defense Matthis win out in pressing Donald Trump to test the Russians’ bluff on their red lines in Syria? Will the US launch missiles against Damascus or against Iran, as I suggested yesterday as an alternative scenario? Or will it support Poroshenko in launching a massive attack on Donetsk, as the Russians appear to expect judging by their just putting their entire military on war alert?
Donald Trump has announced very clearly that he will be authorizing some kind of retribution to the CIA-faked chemical attack in Douma, Eastern Goutha in the coming 24 to 48 hours.
So, here we are at Judgment Day, and there surely will not be one soul out on Pennsylvania Avenue to raise an anti-war placard. The tattered remains of the American peace movement is rotten to the core. Even Daniel Ellsberg has been suckered into joining the buffoon Noam Chomsky in a cake-walk demo in NYC under the sponsorship of the American Friends Service Committee, once the paragon of pacificism and today just another social action group promoting racial equality. Uncle Joe Gerson sent out invitations to participate in that theater of the absurd last night.
The anti-war movement was a Leftist movement, and we all know where the Left is today, along with the Progressives. In denial and Russia-bashing.
To anyone watching the UN Security Council “debate” last night it is crystal clear we are in the last days before all hell breaks out. The wall of mutual contempt between Russian Ambassador Vasily Nebenzya and US Ambassador Nikki Haley was on full display. Nebenzya took to pieces the entire argumentation of the US side regarding Douma and the ‘chemical attack.’ He detailed the rebel caches of chemical weapons and equipment for their manufacture that Russian troops have found in recently liberated territory of Eastern Ghouta and elsewhere. He spoke about the past provocations of faked chemical attacks including the one used to justify the US cruise missile launches on the Syrian air base at Sheirat a year ago. He linked the US training and support for terrorists in fabrication of chemical arms to the faked nerve agent attack on the Skripals in the UK, which he described as a vaudeville act. He heaped scorn on Haley for her denying Russia the status of “friend,” saying that the US has no friends, only sycophants, whereas Russia has genuine friends, and seeks nothing more in relations with the United States than civilized discourse. In response to this unprecedented denunciation of the USA and its policies of global hegemony, we heard from Nikki Haley the familiar story of how the UN Security Council could now either adopt a US resolution condemning the Assad regime, in effect, or admit its total irrelevance while the US continued on its own unilateral path to resolving the Syrian question.
So, ladies and gents, open the champagne. Last days of Pompey? I was just there last week and I saw the future, not the past.
© Gilbert Doctorow, 2018
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Gilbert Doctorow is an independent political analyst based in Brussels. His latest book, Does the United States Have a Future? was published on 12 October 2017. Both paperback and e-book versions are available for purchase on http://www.amazon.com and all affiliated Amazon websites worldwide. See the recent professional review http://theduran.com/does-the-united-states-have-a-future-a-new-book-by-gilbert-doctorow-review/ For a video of the book presentation made at the National Press Club, Washington, D.C. on 7 December 2017 see https://www.youtube.com/watch?v=ciW4yod8upg
The Saker’s “Grim View”
by Gilbert Doctorow, Ph.D.
In an article posted on this morning’s Russia Insider entitled “Russia is Ready for War. Mood on Prime-time TV is Grim,” the Saker sets out a list of conclusions he found watching Russian television, presumably last night (https://russia-insider.com/en/russia-ready-war-mood-prime-time-tv-grim/ri23019).
The program he watched seems not to be cited, though it is a safe guess it was Sunday Evening with Vladimir Solovyov.
I salute The Saker for being one of the mighty few colleagues in alternative news, not to mention mainstream news, who actually follows what the Russians are saying at the source: on their television programs directed at the domestic audience
At the same time, while acknowledging the airing of the views he sets out in his essay, he has intentionally skewed his article to promote the negativism he brought with him to the write-up. My own take-away from that program was diametrically opposite: to find great encouragement that the US generals, especially Chairman of the Joint Chiefs of Staff Dunford, are not the OK Corral shoot-out boys some of us would like to paint them, even if one, Secretary of Defense Matthis, may be clueless.
What I heard on the Solovyov program is that the US military know precisely the positions of Russian cruisers, submarines, aircraft and missiles in the Middle East region, that is to say, they understand that the Russians are on a war footing and fully prepared to execute the deadly counter strike promised by General Gerasimov several weeks ago if the US dares to cross the Russian red lines and launch a strike against Damascus or other locations where Russia has its armed forces embedded with the Syrians. The US generals, unlike the US politicians and media and US administration, is risk-averse if the outcome may be catastrophic. Accordingly, the strike Trump has promised to “avenge” the utterly phony chemical attack in Douma, Eastern Ghouta, will have another vector, most likely to strike against Iran, which Trump held up as the co-supporters of “Animal” Assad.
Why Iran? Well, that falls entirely in line with Trump’s anti-Iranian stance in general and it will test the alliance between Russia, Turkey and Iran whose presidents last week reconfirmed their commitment to a jointly managed final political and military settlement in Syria. Indeed, there is no alliance between Russia and Iran, and the US can proceed as it sees fit in attacking Iran, subject of course, to Teheran’s ability and readiness attack US bases and armed detachments in its region in response.
I do not say that this alternative reading of the likely evolution of the Great Power confrontation in the Middle East is a happy one. But it remains at the level of proxies and does not take us over the precipice to WWIII, as Saker’s and most other Western commentators in alternative media would have us believe.
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© Gilbert Doctorow, 2018
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Gilbert Doctorow is an independent political analyst based in Brussels. His latest book, Does the United States Have a Future? was published on 12 October 2017. Both paperback and e-book versions are available for purchase on http://www.amazon.com and all affiliated Amazon websites worldwide. See the recent professional review http://theduran.com/does-the-united-states-have-a-future-a-new-book-by-gilbert-doctorow-review/ For a video of the book presentation made at the National Press Club, Washington, D.C. on 7 December 2017 see https://www.youtube.com/watch?v=ciW4yod8upg
The relationship between Sarkozy and Gaddafi fits the pattern of the old mafia joke: “You’re my friend. I kill you for nothing.”