Translations of “More lies and spin…”

Translations below into German (Andreas Mylaeus) and French (Youri)

Noch mehr Lügen und “Spin” in den westlichen Medien, während die russischen Medien einige interessante Berichte über den Angriff auf Odessa in der vergangenen Nacht liefern

Ich habe meinen gestrigen Aufsatz mit der Frage abgeschlossen, ob die wichtigste Nachrichtensendung des russischen Staatsfernsehens, Vesti Nedeli mit Dmitri Kisseljow, in der Nacht vom 22. zum 23. September über die dramatische Zerstörung des Flughafens, der Flugzeuge und der Piloten in Krementschug durch Russland berichten würde. Dabei handelte es sich um den Flughafen, die Ausrüstung und das Personal, die Stunden zuvor in einen ukrainischen Raketenangriff verwickelt waren, bei dem das Stabsgebäude der russischen Schwarzmeerflotte in Sewastopol auf der Krim zerstört wurde. Darüber wurde im russischen Fernsehen kein Wort gesagt. Alles, was wir von russischer Seite wissen, ist das, was in inoffiziellen, man könnte sagen “unterirdischen”, privaten Portalen veröffentlicht wird.

In der vergangenen Nacht und am frühen Morgen gab es eine weitere Welle dramatischer russischer Luftangriffe auf die Ukraine, insbesondere auf die Hafenstadt Odessa. Einigen Hinweisen zufolge, die von der tatsächlichen Nutzung des von russischen Raketen getroffenen “Hotels” abhängen, scheint dieser Angriff die perfekte Revanche für den Verlust des russischen Schwarzmeer-Stabsgebäudes in Sewastopol zu sein. In westlichen Berichten ist die Rede davon, dass das Hotel “seit Jahren nicht mehr benutzt” oder für militärische Ausbildungszwecke verwendet wurde. Das russische Staatsfernsehen Sechzig Minuten berichtet heute Abend, dass bei dem Angriff auf das Hotel ukrainische Offiziere und ausländische Söldner, die dort arbeiteten, ums Leben kamen. In der Schattenwelt der inoffiziellen russischen Internetseiten wird die Ansicht vertreten, dass das Gebäude tatsächlich als Stabshauptquartier für die Reste der ukrainischen Flotte genutzt wurde. Die Financial Times bezeichnete das Hotel als “Wahrzeichen… das am Fuße der berühmten Potemkinschen Treppe in Odessa stand”. Das hilft Kinofans sicher, den Ort zu finden.

Außerdem zerstörten russische Raketen den Passagierhafen von Odessa. Vor allem aber zerstörten die Russen Silos und andere für den Getreideexport wichtige Hafeninfrastrukturen. Es gab Explosionen und Brände, die den Himmel stundenlang erhellten. Selbst der Artikel der Financial Times von heute Morgen verstand und erklärte seinen Lesern, dass die Russen “ihre monatelange Kampagne von Luftangriffen fortsetzen, die darauf abzielen, die Getreideexporte der Ukraine zu behindern”.

Die FT stellte dies in einen Zusammenhang mit Russlands scheinbarer Unfähigkeit, eine Blockade der ukrainischen Schifffahrt durchzusetzen, und stellte fest, dass mehrere Schiffe erfolgreich einen improvisierten Korridor entlang der rumänischen und bulgarischen Küste genutzt haben, “um mit Getreideladungen sicher abzulegen”. Das nenne ich kreativen Spin.

Anders ausgedrückt: Die Russen haben beschlossen, dass es im Hinblick auf Konflikte mit den NATO-Mitgliedstaaten am Schwarzen Meer und im Hinblick auf die Beziehungen zur Türkei einfacher und weniger riskant ist, den ukrainischen Getreideschiffsverkehr an der Quelle, also innerhalb der Ukraine, zu stoppen, als auf hoher See.

Während die FT, wie auch die offiziellen russischen Medien, eher zurückhaltend über die russischen Raketenangriffe auf Odessa berichtet hat, haben andere britische Massenmedien sich ausgetobt. Vor mir liegt der Bericht der Daily Mail Online, der die auffällige Schlagzeile trägt: “Putin lässt in der Nacht zum jüdischen Feiertag Jom Kippur die Hölle auf das ukrainische Odessa niederregnen – die gesetzlose Invasion des russischen Kriegstreibers geht in den 20. Monat.” Es ist sehr interessant, dass die Daily Mail den Akzent auf Jom Kippur legt. In einer Bildunterschrift unter einem Foto des brennenden Hotels Odessa heißt es, dass der starke Raketenangriff “gerade dann erfolgte, als die große jüdische Bevölkerung der Stadt die heiligen Tage des Jom Kippur feierte.” Es ist schon erstaunlich, was diese Zeitung tut, um von den wirklichen Nachrichten abzulenken. Soviel ich weiß, leben in Odessa 12.000 Juden bei einer Gesamtbevölkerung von etwas mehr als einer Million. Odessa ist nicht Tel Aviv.

Les médias occidentaux multiplient les mensonges, tandis que les médias russes offrent une couverture intéressante de l’attaque  de la nuit dernière à Odessa.

J’ai terminé mon essai hier en demandant si le premier programme d’information de la télévision publique russe de la semaine, Vesti Nedeli avec Dmitry Kiselyov, rendrait compte de la destruction spectaculaire par la Russie, dans la nuit du 22 au 23 septembre, de l’aéroport de Krementchouk, de ses avions et des pilotes. Il s’agit de l’aéroport, de l’équipement et du personnel impliqués dans une attaque de missiles ukrainiens quelques heures plus tôt, qui a détruit le bâtiment du quartier général de la flotte russe de la mer Noire à Sébastopol, en Crimée.  Non, pas un mot à ce sujet n’a été dit à la télévision russe. Tout ce que nous savons du côté russe, c’est ce qui est publié dans des portails privés non officiels, que l’on pourrait qualifier de « clandestins ».

La nuit dernière et tôt le matin, une nouvelle vague d’attaques aériennes russes spectaculaires a eu lieu sur l’Ukraine, en particulier sur la ville portuaire d’Odessa. Selon certaines indications, et en fonction de l’utilisation réelle de l’« hôtel » touché par les missiles russes, cette attaque semblerait être la parfaite revanche de la perte du bâtiment de l’état-major russe de la mer Noire à Sébastopol. Les rapports occidentaux parlent d’un hôtel « inutilisé depuis des années » ou d’un hôtel utilisé à des fins d’entraînement militaire. La télévision d’État russe, Sixty Minutes, affirme ce soir que l’attaque de l’hôtel a entraîné la mort d’officiers ukrainiens et de mercenaires étrangers qui y travaillaient. Dans le monde obscur des sites Internet russes non officiels, certains pensent que le bâtiment était effectivement utilisé comme quartier général pour ce qui reste de la flotte ukrainienne. Pour ce que cela vaut, le Financial Times a identifié l’hôtel comme un « point de repère… qui se trouvait au pied du célèbre escalier Potemkine d’Odessa ». Voilà qui devrait aider les cinéphiles à localiser le site.

En outre, les missiles russes ont détruit le terminal maritime d’Odessa. Plus important encore, les Russes ont détruit des silos et d’autres infrastructures portuaires essentielles à l’exportation des céréales. Des explosions et des incendies ont illuminé le ciel pendant des heures. Même l’article du Financial Times de ce matin a compris et expliqué à ses lecteurs que les Russes poursuivaient « leur campagne de frappes aériennes qui dure depuis des mois et qui vise à entraver les exportations de céréales de l’Ukraine ».

Le FT a replacé cette information dans le contexte de l’incapacité apparente de la Russie à imposer un blocus au transport maritime ukrainien, notant que plusieurs navires ont emprunté avec succès un couloir improvisé longeant la côte de la Roumanie et de la Bulgarie « pour transporter des cargaisons de céréales en toute sécurité ».  C’est ce que j’appellerais une interprétation créative.

En d’autres termes, les Russes ont décidé qu’il était plus facile et moins risqué, en termes de conflit avec les États membres de l’OTAN sur la mer Noire et en termes de relations avec la Turquie, d’arrêter le transport des céréales ukrainiennes à la source, à l’intérieur de l’Ukraine, plutôt qu’en mer.

Si le FT a été, à l’instar des médias russes officiels, plutôt modéré dans sa couverture des frappes de missiles russes sur Odessa, d’autres médias britanniques ont fait preuve d’une grande liberté. J’ai sous les yeux le rapport du Daily Mail Online, dont le titre attire l’attention : « Poutine fait pleuvoir l’enfer sur Odessa, en Ukraine, dans un blitz nocturne terrifiant le jour saint juif de Yom Kippour – alors que l’invasion illégale du belliciste russe entre dans son vingtième mois ».

Il est très intéressant que le Daily Mail mette l’accent sur le Yom Kippour. La légende d’une photo de l’hôtel Odessa en feu nous apprend que le puissant tir de missile a eu lieu « juste au moment où l’importante population juive de la ville marque les jours sacrés du Yom Kippour ».  Il est étonnant de voir ce que ce journal est prêt à faire pour détourner l’attention des vraies nouvelles. À ma connaissance, la population juive d’Odessa compte 12 000 personnes sur une population urbaine globale d’un peu plus d’un million d’habitants. Odessa n’est pas Tel Aviv.