Translations of “Western leaders are all fighting for their survival in power”

Translations below into French (Youri) and German (Andreas Mylaeus)

Les dirigeants occidentaux luttent tous pour se maintenir au pouvoir.

Où cela nous mène-t-il ? À la guerre !

Je suis les émissions Evening with Vladimir Solovyov par devoir professionnel, pas pour le plaisir. L’animateur est très souvent hâbleur et les panélistes sont de qualité variable, avec trop de nullités parmi eux. Cependant, tous les deux ou trois jours, je suis agréablement surpris par les talents d’analyse de l’un ou l’autre des intervenants qui nous apportent une compréhension nouvelle et souvent convaincante des ressorts de l’actualité mondiale.

C’est ce qui s’est passé hier soir, lorsqu’un expert du MGIMO, l’établissement d’enseignement supérieur qui forme le corps diplomatique russe depuis des décennies, nous a donné son point de vue sur le danger d’une nouvelle guerre mondiale, c’est-à-dire d’un holocauste nucléaire, auquel nous sommes actuellement confrontés. Tout cela parce que les dirigeants politiques des États-Unis et de l’Europe jouissent d’une très faible cote de popularité sur le plan national, qu’ils sont confrontés à des élections dans l’année à venir et qu’ils sont prêts à tout pour conserver le pouvoir. Pour certains, perdre le pouvoir peut signifier être traduit devant les tribunaux pour les divers crimes qu’ils ont commis dans l’exercice de leurs fonctions. La guerre est la solution qu’ils adoptent dans l’espoir de détourner l’attention de leurs échecs personnels et de leurs malheurs économiques, ainsi que pour réprimer la libre expression de l’opposition aux pouvoirs en place.

Il en va de même pour Joe Biden. Tucker Carlson et Donald Trump l’ont dit publiquement ces derniers jours. Mais c’est tout aussi vrai pour les présidents et premiers ministres européens. Ils sont tous secoués par des vents économiques contraires, par l’inflation galopante, la désindustrialisation et la baisse du niveau de vie qu’ils ont déclenchées en imposant de manière irréfléchie des sanctions à la Russie. Ils sont tous très impopulaires. Nous savons, par exemple, que le chancelier allemand Scholz est désormais l’un des hommes politiques les moins appréciés de son pays. Macron rivalise désormais avec l’ancien président Hollande, qui n’était qu’à un chiffre dans les sondages avant d’abandonner ses espoirs de réélection. Et quel est le résultat ? Scholz est devenu un faucon de guerre et a accepté à plusieurs reprises de fournir du matériel toujours plus meurtrier à Kiev. Macron est devenu non seulement un faucon concernant l’Ukraine, mais aussi une caricature de colonialiste sur la question de la participation aux opérations militaires contre le Niger pour réinstaller le gouvernement compradore soutenu par la France. 

En Pologne, où des élections sont imminentes, le gouvernement du Premier ministre Mateusz Morawiecki se bat pour survivre face à la résurgence du parti de la Plate-forme civique. Il a mis en place une loi visant à mettre sur la touche l’ancien premier ministre et leader du parti de la Plate-forme civique, Donald Tusk, accusé d’être laxiste à l’égard des Russes. La perte du pouvoir pourrait entraîner le renvoi en jugement du président du parti Droit et Justice, Jaroslaw Kaczynski, comme le réclame désormais Lech Walesa. Résultat ? La Pologne renforce ses forces militaires à la frontière avec la Biélorussie et prépare l’opinion publique à une guerre imminente.

Et puis, il y a l’exemple le plus récent qui étaye cette ligne d’analyse : ce qui se passe en Estonie. Rappelons que la semaine dernière, une tempête politique s’est abattue sur l’Estonie lorsqu’il est apparu que le mari de la première ministre violemment anti-russe, Kaja Kallas, avait réalisé des millions d’euros de bénéfices grâce à son entreprise de logistique qui aidait une société estonienne ayant des activités de production en Russie. Confrontée à cette violation scandaleuse de la rupture des relations avec la Russie qu’elle a exigée de ses concitoyens depuis le début de la guerre en Ukraine, Kallas s’est contentée de répondre qu’elle n’était pas au courant. On notera toutefois que l’attaque de drone qui a détruit il y a un jour un avion militaire russe à l’aéroport de Pskov, dans le nord-ouest de la Russie, aurait été lancée depuis le territoire estonien.

Jusqu’à présent, Moscou n’a pas réagi à ce qui pourrait et devrait être un casus belli avec un État membre de l’OTAN. Mais combien de temps encore Poutine fera-t-il preuve d’indulgence ?

Nous vivons une époque très dangereuse et la faiblesse des dirigeants occidentaux laisse présager une intensification, et non une réduction, de la guerre.

Die westlichen Führer kämpfen alle um ihr Überleben an der Macht.

Wo führt das hin? In den Krieg!

Ich verfolge die Sendungen Abend mit Vladimir Solovyov aus beruflicher Verpflichtung, nicht zum Spaß. Der Moderator ist oft rüpelhaft, und die Diskussionsteilnehmer sind von unterschiedlicher Qualität, mit zu vielen Blindgängern. Alle paar Tage bin ich jedoch angenehm überrascht von der analytischen Begabung des einen oder anderen Diskussionsteilnehmers, der uns ein frisches und oft überzeugendes Verständnis der Triebkräfte des globalen Geschehens vermittelt.

Ein solcher Fall war gestern Abend, als ein Diskussionsteilnehmer von MGIMO, der Hochschuleinrichtung, die seit Jahrzehnten das diplomatische Korps Russlands ausbildet, uns seine Meinung über die Gefahr eines neuen Weltkriegs, d.h. eines nuklearen Holocausts, mit der wir derzeit konfrontiert sind, mitteilte. All dies ist darauf zurückzuführen, dass die politischen Führer in den Vereinigten Staaten und in Europa sehr niedrige Einschaltquoten haben, dass im nächsten Jahr Wahlen anstehen und dass sie verzweifelt versuchen, an der Macht zu bleiben. Für einige kann der Verlust der Macht bedeuten, dass sie wegen verschiedener Verbrechen, die sie im Amt begangen haben, vor Gericht gestellt werden. Krieg ist die Lösung, zu der sie greifen, in der Hoffnung, die Aufmerksamkeit von ihrem persönlichen Versagen und ihrer wirtschaftlichen Misere abzulenken und die freie Meinungsäußerung gegen die Machthaber zu unterbinden.

So ist es auch bei Joe Biden. Tucker Carlson und Donald Trump haben dies in den letzten Tagen öffentlich gesagt. Aber das gilt auch für die europäischen Präsidenten und Premierminister. Sie alle leiden unter dem wirtschaftlichen Gegenwind, der grassierenden Inflation, der Deindustrialisierung und dem sinkenden Lebensstandard, den sie mit der unüberlegten Verhängung von Sanktionen gegen Russland ausgelöst haben. Sie alle sind höchst unpopulär. Wir wissen zum Beispiel, dass der deutsche Bundeskanzler Scholz inzwischen zu den unbeliebtesten Politikern seines Landes gehört. Macron konkurriert jetzt mit dem ehemaligen Präsidenten Hollande, der in den Umfragen einstellige Werte erreichte, bevor er seine Hoffnungen auf Wiederwahl aufgab. Und was ist das Ergebnis? Scholz ist zum Kriegsfanatiker geworden und hat wiederholt zugestimmt, immer mehr tödliches Material an Kiew zu liefern. Macron hat sich nicht nur in Bezug auf die Ukraine als Falke geoutet, sondern ist jetzt auch eine Karikatur des Kolonialismus, wenn es darum geht, sich an militärischen Operationen gegen Niger zu beteiligen, um die von Frankreich unterstützte Kompradorenregierung wieder einzusetzen.

Drüben in Polen, wo bald Wahlen anstehen, kämpft die Regierung von Ministerpräsident Mateusz Morawiecki um ihr Überleben gegen die wiedererstarkte Partei der Bürgerplattform. Sie hat ein Gesetz auf den Weg gebracht, das darauf abzielt, den ehemaligen Premierminister und KP-Vorsitzenden Donald Tusk aus dem Amt zu drängen, weil ihm vorgeworfen wird, er sei gegenüber den Russen nachgiebig. Ein Machtverlust könnte dazu führen, dass der Vorsitzende der Partei Recht und Gerechtigkeit, Jaroslaw Kaczynski, vor Gericht gestellt wird, wie es jetzt von Lech Walesa gefordert wird. Das Ergebnis? Polen hat seine Streitkräfte an der Grenze zu Weißrussland aufgestockt und bereitet die Öffentlichkeit auf einen baldigen Kriegsausbruch vor.

Und dann gibt es noch das jüngste Beispiel, das die gegebene Analyse unterstützt: Was passiert in Estland? Erinnern wir uns daran, dass es in der vergangenen Woche einen politischen Sturm in Estland gegeben hat, als bekannt wurde, dass der Ehemann der erbittert antirussischen Ministerpräsidentin Kaja Kallas mit seinem Logistikgeschäft, das einem estnischen Unternehmen mit Produktion in Russland hilft, Millionen Euro verdient hat. Als sie mit dieser empörenden Verletzung der seit Beginn des Krieges in der Ukraine von ihren Mitbürgern geforderten Unterbrechung der Beziehungen zu Russland konfrontiert wurde, tat Kallas diese einfach als etwas ab, von dem sie nichts wusste. Wir stellen jedoch fest, dass der Drohnenangriff, bei dem vor einem Tag russische Militärflugzeuge auf dem Flughafen Pskow in der nordwestlichen Region Russlands zerstört wurden, von estnischem Gebiet aus gestartet worden sein soll.

Bisher hat Moskau nicht auf etwas reagiert, das ein Casus Belli mit einem NATO-Mitgliedstaat sein könnte und sollte. Doch wie lange wird Putin noch Nachsicht zeigen?

Dies sind sehr gefährliche Zeiten, und die Schwäche der westlichen Führungen deutet auf mehr und nicht auf weniger Krieg hin.

Western leaders are all fighting for their survival in power.

Where does this lead? To war!

I follow the Evening with Vladimir Solovyov shows as a professional duty, not for fun. The host is very often boorish and the panelists are variable in quality, with too many duds among them.  However, every several days I am pleasantly surprised by the analytical talents of one or another panelist who gives us a fresh and often persuasive understanding of the drivers of global events. 

One such case was last night when a panelist from MGIMO, the higher educational institution that has educated Russia’s diplomatic corps for decades, gave us his take on the danger of a new world war, meaning a nuclear holocaust, that we presently face. It is all because the political leaders in the United States and in Europe enjoy very low domestic ratings, face elections in the coming year or so and are desperate to hold onto power. For some losing power can mean being sent before courts for various crimes they have committed in office. War is the solution they seize upon in the hope of diverting attention from their personal failings and economic woes, as well as to clamp down on free expression of opposition to the powers that be.

So it is for Joe Biden. Tucker Carlson and Donald Trump have said as much in public over the past several days.  But it is just as true of the European presidents and prime ministers. They are all buffeted by economic head winds, by rampant inflation, deindustrialization and falling living standards that they unleashed with their ill-considered imposition of sanctions on Russia. They all are highly unpopular.  We know, for example, that German Chancellor Scholz is now among the least regarded politicians in his country. Macron is now rivaling former president Hollande, who came in at single digit numbers in polls before he abandoned his hopes of reelection.  And what is the result?  Scholz has become a war hawk and repeatedly has agreed to supply ever more deadly materiel to Kiev.  Macron has come out as a hawk not only on Ukraine but now is a caricature colonialist on the question of participating in military operations against Niger to reinstall the French-backed comprador government.

Over in Poland, where an election is looming, the government of Prime Minister Mateusz Morawiecki is fighting for its life against a resurgent Civic Platform party. It has put in place a law aimed at sidelining the former prime minister and CP leader Donald Tusk over charges that he was soft on the Russians. Losing power might result in the chairman of the Law and Justice party, Jaroslaw Kaczynski being sent to trial, as is now demanded by Lech Walesa. The result?  Poland has been building up its military forces on the border with Belarus and is preparing the public for an imminent outbreak of war.

And then there is the most recent example supporting the given line of analysis:  what is going on in Estonia. Let us recall that in the past week there has been a political storm in Estonia when it became known that the husband of the viciously anti-Russian prime minister, Kaja Kallas, has been making millions of euros of profit from his logistics business assisting an Estonian company that has production in Russia. When confronted with this outrageous violation of the cut-off of relations with Russia that she has demanded of her fellow citizens since the war in Ukraine began, Kallas just shrugged it off as something she knew nothing about.  However, we note that the drone attack that destroyed Russian military aircraft at the Pskov airport in Russia’s northwest region a day ago is said to have been launched from Estonian territory.

So far, Moscow has not reacted to what could and should be a casus belli with a NATO Member State. But how much longer will Putin show forbearance?

These are very dangerous times and the weakness of Western leadership points to more, not less war.

©Gilbert Doctorow, 2023

Translations of “New Russia-baiting provocations”

Translations below into French (Youri), German (Andreas Mylaeus) and Italian (Weber Potsie)

Nouvelles provocations contre la Russie provenant de Lettonie

Dans des articles antérieurs qui remontent à 2014, lorsque j’ai visité Riga à l’occasion de ses célébrations en tant que capitale culturelle de l’Europe, j’ai dénoncé la violation par la Lettonie des dispositions relatives aux droits de l’homme figurant dans l’acquis de l’UE (NDLT : ensemble du corpus juridique de l’UE), ce qui en fait l’État d’apartheid du continent européen. La question portait sur le retrait de la citoyenneté lettone à la plupart des russophones lorsque la Lettonie est devenue un État souverain en 1991.

Le principe invoqué dans la loi sur la citoyenneté était d’exclure tous ceux qui n’étaient pas Lettons avant le début de la Seconde Guerre mondiale. Il était dirigé contre les nombreux russophones qui se sont installés en Lettonie après la guerre, lorsque la RSS de Lettonie a attiré des travailleurs dans ses usines industrielles et ses installations portuaires en plein essor, ainsi que de nombreuses familles de militaires affectées aux installations navales de la région.

Au fil des décennies, les russophones ont été intégrés dans la société lettone et, lorsque l’URSS était sur le point d’éclater, nombre d’entre eux ont soutenu leurs concitoyens lettons dans la lutte pour l’indépendance vis-à-vis de Moscou, y compris dans la lutte armée. C’est ce qui m’a été ouvertement avoué en 2014 lors d’une conversation avec l’adjoint au maire de Riga chargé des événements de la capitale culturelle, qui a déclaré que les décisions de 1991 en matière de citoyenneté étaient une erreur, mais une erreur qui ne pouvait pas être corrigée maintenant, car ce serait perçu comme une concession à Poutine.

L’effet des lois sur la citoyenneté datant de l’indépendance de la Lettonie signifiait, en pratique, que plus de 300 000 russophones qui étaient officiellement enregistrés comme Lettons dans leurs passeports soviétiques devenaient apatrides. Les apatrides représentaient environ 15 % de la population totale, et un pourcentage considérablement plus élevé dans la capitale, Riga. L’intention était clairement de procéder à un nettoyage ethnique.

En tant que non-citoyens, les russophones ont été soumis à de sévères restrictions économiques et sociales. Leur droit à la propriété a été limité. L’accès à certaines professions telles que la banque leur était interdit. Leur accession à des postes de responsabilité dans le monde des affaires était restreinte. Cette situation d’apartheid a été comprise par les membres du comité de l’Union européenne qui ont étudié la candidature de la Lettonie à l’admission dans l’Union en 2004, mais dans les tractations politiques qui ont permis l’invitation de 10 nouveaux États membres cette année-là, la violation flagrante de l’acquis par la Lettonie a été ignorée.

Les mesures de nettoyage ethnique prises par les législateurs lettons n’ont pas produit les résultats escomptés. La grande majorité des russophones de Lettonie sont restés dans le pays. La destination logique de l’émigration, la Fédération de Russie, était, dans les années 1990, en pleine désintégration économique, sociale et politique et n’avait pas de ressources à octroyer pour faciliter l’arrivée des Lettons. Même les soldats et officiers russes de retour d’Allemagne de l’Est n’ont pas été logés convenablement ou n’ont pas reçu d’aide financière. Les russophones apatrides de Lettonie sont donc restés sur place. Année après année, au cours du nouveau millénaire, les autorités ont multiplié les nouvelles lois discriminatoires pour rendre leur situation encore plus intolérable. De nouvelles lois linguistiques ont progressivement limité, puis interdit l’utilisation du russe dans les écoles et les établissements d’enseignement supérieur. Diverses organisations d’apatrides ont manifesté contre ces changements, mais en vain.

C’est dans ce contexte que s’inscrit ce que je vais décrire : l’expulsion forcée de Lettonie de certains russophones par les autorités lettones, qui commence demain, le 1er septembre.

Jusqu’à présent, le nombre absolu de personnes sur le point d’être expulsées n’est que de 5 000 à      6 000, car la dernière mesure en date vise les détenteurs de cartes de séjour qui possèdent également des passeports de la Fédération de Russie et qui n’ont pas réussi les examens prouvant leur maîtrise de la langue lettone. Comme condition secondaire pour ne pas être expulsé, le groupe ciblé est obligé de soumettre par écrit sa condamnation des politiques de la Fédération de Russie en ce qui concerne la guerre en Ukraine. En vertu de la législation lettone en vigueur, les lettres seront envoyées demain pour ordonner aux destinataires de quitter le pays dans un délai de trois mois.

En pratique, les autorités russes affirment que les expulsions visent principalement les retraités qui ont passé des décennies en tant que citoyens, puis en tant que résidents officiellement enregistrés en Lettonie.

Il est juste de dire que ce dernier tour de vis contre la population russophone de Lettonie laisse présager de nouveaux outrages russophobes dans le pays.

Je porte cette question à votre attention, car votre voix de protestation est sollicitée. Un appel à diverses organisations internationales chargées de la protection des droits de l’homme attend de nouveaux signataires. L’appel est adressé au Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, F. Türk, au Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, D. Mijatović, et au Haut-Commissaire de l’OSCE pour les minorités nationales, K. Abdrakhmanov. Toute personne intéressée à se joindre à cet appel peut m’envoyer un message via la fonction Contact de ce site et je la mettrai en contact avec les organisateurs de l’appel.

Neue russlandfeindliche Provokationen aus Lettland

In früheren Artikeln, die auf das Jahr 2014 zurückgehen, als ich Riga anlässlich der Feierlichkeiten zur Kulturhauptstadt Europas besuchte, habe ich mich gegen die Missachtung der Menschenrechtsbestimmungen des Bestands an Rechtsvorschriften der Europäischen Union durch Lettland ausgesprochen, die das Land zum Apartheidstaat des europäischen Kontinents machen. Dabei ging es um die Aberkennung der lettischen Staatsbürgerschaft für die meisten russischsprachigen Bürger, als Lettland 1991 ein souveräner Staat wurde.

Das im Staatsbürgerschaftsgesetz verankerte Prinzip bestand darin, all diejenigen auszuschließen, die vor Ausbruch des Zweiten Weltkriegs keine Letten waren. Es richtete sich gegen die große Zahl russischsprachiger Menschen, die sich nach dem Krieg in Lettland niedergelassen hatten, als die lettische SSR Arbeiter für ihre aufblühenden Industrieanlagen und Hafeneinrichtungen anlockte, sowie gegen viele Militärfamilien, die in den dortigen Marineeinrichtungen stationiert waren.

Im Laufe der Jahrzehnte wurden die russischsprachigen Menschen in die lettische Gesellschaft integriert, und als die UdSSR kurz vor dem Zusammenbruch stand, standen viele von ihnen ihren ethnisch lettischen Mitbürgern im Kampf für die Unabhängigkeit von Moskau zur Seite, auch im bewaffneten Kampf. Dies wurde mir 2014 in einem Gespräch mit dem stellvertretenden Bürgermeister von Riga, der für die Veranstaltungen der Kulturhauptstadt zuständig ist, offen zugegeben. Er sagte, dass die Entscheidungen über die Staatsbürgerschaft von 1991 ein Fehler waren, der jetzt aber nicht mehr korrigiert werden könne, da dies als Zugeständnis an Putin gesehen würde.

Die aus der Zeit der Unabhängigkeit Lettlands stammenden Staatsbürgerschaftsgesetze hatten in der Praxis zur Folge, dass mehr als 300.000 russischsprachige Menschen, die in ihren sowjetischen Pässen offiziell als Letten eingetragen waren, nun staatenlos wurden. Die Staatenlosen machten etwa 15 % der Gesamtbevölkerung aus, in der Hauptstadt Riga war ihr Anteil wesentlich höher. Die Absicht war eindeutig, eine ethnische Säuberung zu erzwingen.

Als Nicht-Staatsbürger waren die Russischsprachigen harten wirtschaftlichen und sozialen Einschränkungen unterworfen. Ihr Recht, Eigentum zu besitzen, wurde beschnitten. Der Zugang zu bestimmten Berufen wie dem Bankwesen war ihnen verwehrt. Ihre Möglichkeiten, in verantwortungsvolle Positionen in der Wirtschaft aufzusteigen, wurden eingeschränkt. Diese Apartheid-Situation wurde von den Mitgliedern des EU-Ausschusses, der die lettische Kandidatur für die Aufnahme in die Union im Jahr 2004 prüfte, erkannt, aber im politischen Kuhhandel, der die Einladung von zehn neuen Mitgliedstaaten in jenem Jahr ermöglichte, wurde die eklatante Verletzung des Bestands an Rechtsvorschriften der Europäischen Union durch Lettland übergangen.

Die ethnischen Säuberungsmaßnahmen des lettischen Gesetzgebers haben nicht zu den gewünschten Ergebnissen geführt. Die große Mehrheit der russischsprachigen Bevölkerung Lettlands hat das Land nicht verlassen. Das logische Ziel für die Auswanderung, die Russische Föderation, befand sich in den 1990er Jahren inmitten des wirtschaftlichen, sozialen und politischen Zerfalls und hatte keine Mittel zur Verfügung, um die einreisenden Letten aufzunehmen. Selbst die aus Ostdeutschland zurückkehrenden russischen Soldaten und Offiziere erhielten keine angemessene Unterkunft oder finanzielle Unterstützung. Und so blieben die staatenlosen russischsprachigen Letten an Ort und Stelle. Im neuen Jahrtausend fügten die Behörden Jahr für Jahr neue diskriminierende Gesetze hinzu, um ihre Situation noch unerträglicher zu machen. Neue Sprachgesetze schränkten den Gebrauch des Russischen in Schulen und Hochschulen immer weiter ein und verboten ihn schließlich. Verschiedene Organisationen der Staatenlosen demonstrierten gegen diese Änderungen, jedoch ohne Erfolg.

Das ist der Hintergrund für das, was ich jetzt beschreiben werde: die Zwangsausweisung eines Teils der russischsprachigen Bevölkerung aus Lettland durch die lettischen Behörden, die morgen, am 1. September, beginnt.

Bisher beläuft sich die absolute Zahl derjenigen, die ausgewiesen werden sollen, auf nur 5.000 bis 6.000, da sich die jüngste Maßnahme gegen Inhaber von Aufenthaltskarten richtet, die auch Pässe der Russischen Föderation besitzen und die keine Prüfungen zum Nachweis ihrer Lettisch-Kenntnisse bestanden haben. Als Nebenbedingung, um von der Abschiebung verschont zu bleiben, müssen die Betroffenen schriftlich ihre Verurteilung der Politik der Russischen Föderation in Bezug auf den Krieg in der Ukraine darlegen. Gemäß den einschlägigen lettischen Rechtsvorschriften werden morgen Briefe verschickt, in denen die Empfänger aufgefordert werden, das Land innerhalb von drei Monaten zu verlassen.

In der Praxis richten sich die Ausweisungen nach Angaben der russischen Behörden vor allem gegen Rentner, die jahrzehntelang als Staatsbürger und dann als offiziell anerkannte Einwohner Lettlands gelebt haben.

Man kann mit Fug und Recht behaupten, dass dieser jüngste Druck auf die russischsprachige Bevölkerung in Lettland weitere russophobe Ausschreitungen im Lande fördert.

Ich mache Sie auf dieses Problem aufmerksam, denn wir bitten Sie um Ihre Stimme des Protests. Ein Appell an verschiedene internationale Organisationen, die für den Schutz der Menschenrechte zuständig sind, wartet auf weitere Unterzeichner. Der Appell richtet sich an den Hohen Kommissar der Vereinten Nationen für Menschenrechte F. Türk, den Menschenrechtskommissar des Europarates D. Mijatović und den Hohen Kommissar der OSZE für nationale Minderheiten K. Abdrakhmanov. Wer sich diesem Appell anschließen möchte, sollte mir über die Kontaktfunktion dieser Website eine Nachricht schicken, und ich werde ihn mit den Organisatoren des Appells in Verbindung setzen.

Nuove provocazioni contro la minoranza russofona in Lettonia

In alcuni articoli del 2014, scritti quando andai a Riga per le celebrazioni della città allora designata come Capitale culturale d’Europa, denunciai la violazione da parte della Lettonia delle norme sui diritti umani contenute nella legislazione dell’Unione Europea. Violazioni che fecero e danno ancora della Lettonia uno Stato “apartheid”, l’unico in Europa.  

La questione ora come allora era incentrata sulle leggi introdotte nel 1991, quando la Lettoni divento indipendente, e che privarono la minoranza russofona nel paese della cittadinanza lettone. 

La legge lettone introdusse il principio che tutti coloro che non erano lettoni prima dell’inizio della Seconda guerra mondiale avrebbero perso il diritto di cittadinanza. Il principio era chiaramente diretto contro il consistente gruppo di russofoni che si erano stabiliti in Lettonia nel dopoguerra, quando la repubblica socialista sovietica lettone aveva attratto lavoratori per i suoi fiorenti impianti industriali e portuali, oltre a molte famiglie di militari distaccate presso le installazioni navali.

Nel corso dei decenni, i russofoni si integrarono nella società lettone e, quando l’URSS fu sul punto di sciogliersi, molti di questi si schierarono al fianco dei loro concittadini di etnia lettone nella lotta per l’indipendenza da Mosca, anche con le armi. Questo fu apertamente riconosciuto dall’allora vicesindaco di Riga in una conversazione che ebbi con lui nel 2014. Allora era responsabile degli eventi della Capitale della Cultura, e mi disse che le decisioni sulla cittadinanza prese nel 1991 furono un errore, ma un errore che non poteva essere corretto perché sarebbe stato visto come una concessione a Putin.

L’effetto delle leggi sulla cittadinanza risalenti all’indipendenza della Lettonia fu quello di rendere apolidi più di 300.000 russofoni che fino a quel momento erano ufficialmente registrati come lettoni nei loro passaporti sovietici. Questi apolidi rappresentavano circa il 15% della popolazione lettone e una percentuale parecchio più alta nella capitale, Riga. L’intento era chiaramente quello di fare pulizia etnica.  

I russofoni furono sottoposti a dure restrizioni economiche e sociali. I loro diritti di proprietà furono limitati. Fu impedito loro l’accesso ad alcune professioni, come quella bancaria. Fu posto un limite alla loro capacità di accedere a posizioni di responsabilità negli affari.  Questo stato di Apartheid fu riconosciuto dai membri di un comitato dell’Unione Europea che esamino’ la candidatura della Lettonia per entrare nell’ Unione nel 2004, ma nelle contrattazione politiche che seguirono, e che resero possibile l’entrata di 10 nuovi Stati membri, la flagrante violazione dell’acquis da parte della Lettonia venne messa da parte e dimenticata.

Ma le misure di pulizia etnica dei legislatori lettoni non hanno prodotto i risultati sperati. La stragrande maggioranza dei lettoni di lingua russa non ha lasciato il Paese. La destinazione logica per l’emigrazione, la Federazione Russa, negli anni ’90 era in piena disintegrazione economica, sociale e politica e non aveva risorse da stanziare per agevolare i lettoni in arrivo. Persino i soldati e gli ufficiali russi rientrati dalla Germania dell’Est non ricevettero ne alloggi adeguati ne sostegni finanziari. E così i lettoni apolidi di lingua russa se ne rimasero a casa. E anno dopo anno, nel nuovo millennio, le autorità hanno accumulato nuove leggi discriminatorie per rendere la loro situazione ancora più intollerabile. Nuove leggi linguistiche hanno progressivamente limitato e poi vietato l’uso del russo nelle scuole e negli istituti di istruzione superiore. Diverse organizzazioni di apolidi hanno protestato, ma senza successo.

Questo è la premessa storica per quello di cui vorrei parlare oggi: l’espulsione forzata dalla Lettonia di una parte della minoranza di lingua russa da parte delle autorità lettoni che avrà inizio domani, 1° settembre.

Finora i numeri assoluti di coloro che stanno per essere espulsi sono “solo” 5.000-6.000, perché le misure in questione sono dirette (per ora) solo contro i titolari di permessi di soggiorno che hanno anche passaporti della Federazione Russa e che non hanno superato esami che dimostrino la padronanza della lingua lettone. Non solo, gli interessati devono anche presentare per iscritto la loro condanna delle politiche della Federazione Russa in relazione alla guerra in Ucraina. Secondo i termini di legge, domani partiranno le lettere che ordinano ai destinatari di lasciare il Paese entro tre mesi.

Le autorità russe dicono che le espulsioni sono dirette principalmente ai pensionati che hanno passato decenni in Lettonia, prima come cittadini a tutti gli effetti e poi come residenti legali.

È lecito quindi pensare che quest’ultimo giro di vite contro la popolazione di lingua russa in Lettonia lascia presagire ulteriori esternazioni russofobe nel Paese.

Porto la questione alla vostra attenzione, perché è richiesta la vostra voce di protesta. Un appello a varie organizzazioni internazionali incaricate di tutelare i diritti umani attende altre firme. L’appello è rivolto all’Alto Commissario delle Nazioni Unite per i diritti umani F. Türk, al Commissario per i diritti umani del Consiglio d’Europa D. Mijatović e all’Alto Commissario dell’OSCE per le minoranze nazionali K. Abdrakhmanov. Chiunque sia interessato ad aderire a questo appello può inviarmi un messaggio tramite la funzione Contatti di questo sito.

New Russia-baiting provocations from Latvia

In past articles going back to 2014 when I visited Riga for its celebrations as Cultural Capital of Europe, I spoke out against Latvia’s defiance of the human rights provisions of the EU’s acquis making it the Apartheid State of the European Continent. The issue centered on the stripping of Latvian citizenship of most of its Russian speakers when Latvia became a sovereign state in 1991.

 The principle invoked in the citizenship law was to exclude all those who had not been Latvians before the outbreak of WWII. It was directed against the large numbers of Russian speakers who settled in Latvia after the war when the Latvian SSR attracted workers to its burgeoning industrial plants and port facilities, as well as many military families posted to naval installations there.

Over the course of decades, the Russian speakers were integrated into Latvian society and when the USSR was at the point of break-up, many stood by their ethnic Latvian co-citizens in the struggle for independence from Moscow, including in armed struggle. This much was openly admitted to me in 2014 in a conversation I had with the deputy mayor of Riga in charge of the Cultural Capital events, who said that the citizenship decisions of 1991 were a mistake, but a mistake that could not now be corrected since it would be seen as a concession to Putin.

The effect of the citizenship laws dating from the independence of Latvia meant, in practice, that more than 300,000 Russian speakers who were officially registered as Latvians in their Soviet passports now became stateless.  The stateless numbered about 15% of the overall population, and a considerably higher percentage of the capital, Riga. The intent was clearly to force an ethnic cleansing.  

As non-citizens, the Russian speakers were subjected to harsh economic and social restrictions. Their rights to own property were circumscribed. Their access to certain professions such as banking was barred. A ceiling was put in place on their ability to rise into positions of responsibility in business.  This Apartheid situation was understood by members of the European Union committee who studied Latvia’s candidacy for admission to the Union in 2004, but in the political horse-trading that made possible the invitation of 10 new Member States in that year, the flagrant violation of the acquis by Latvia was overlooked.

The ethnic cleansing measures of the Latvian lawmakers did not produce the results intended. The vast majority of Latvia’s Russian speakers did not leave the country. The logical destination for emigration, the Russian Federation, was during the 1990s in the midst of economic, social and political disintegration and had no resources to allocate to facilitate inbound Latvians. Even Russia’s own returning soldiers and officers from East Germany were given no proper lodgings or financial support. And so Latvia’s stateless Russian speakers stayed put. And year after year, in the new millennium the authorities piled on new discriminatory legislation to make their situation more intolerable. New language laws progressively restricted and then banned the use of Russian in the schools and institutions of higher learning. Various organizations of the stateless demonstrated against these changes but to no avail.

That is the background for what I am about to describe: the forced expulsion from Latvia of some of the  Russian speakers by the Latvian authorities that begins tomorrow, 1 September. 

So far, the absolute numbers of those about to be expelled are only 5,000 – 6,000 because the latest measure is directed against residence card holders who also hold passports of the Russian Federation and who have not passed exams proving their mastery of the Latvian language. As a secondary condition to be spared deportation, the targeted group is obliged to submit in writing their condemnation of the policies of the Russian Federation with respect to the war in Ukraine. Under the terms of the relevant Latvian legislation, letters will go out tomorrow ordering the recipients to leave the country within three months.

As a practical matter, Russian authorities say that the expulsions are directed primarily at pensioners who have spent decades as citizens, then as officially documented residents of Latvia.

It is fair to say that this latest turning of the screws against the Russian speaking population in Latvia portends further Russophobic outrages in the country.

I bring the issue to your attention, because your voice of protest is solicited. An appeal to various international organizations charged with protecting human rights awaits further signatories. The appeal is directed to the High Commissioner of the United Nations for Human Rights F. Türk, the Commissioner for Human Rights of the Council of Europe D. Mijatović and the High Commissioner of the OSCE for national minorities, K. Abdrakhmanov. Anyone interested in joining this appeal should send me a message via the Contact function of this site and I will put them in touch with the Appeal’s organizers.

©Gilbert Doctorow, 2023

Translations of “Tucker Carlson goes global”

Translations below into French (Youri), Italian (Weber Potsie) and German (Andreas Mylaeus)

Tucker Carlson s’internationalise : interview spectaculaire en Hongrie.

Moscou est-elle la prochaine étape de son programme ?

Fox News regrette sans doute d’avoir licencié Tucker Carlson il y a quelques mois, car le journaliste n’est plus lié aux directives de censure des entreprises employeurs, si tant est qu’il l’ait jamais été. Il tire habilement parti de son audience extraordinaire aux États-Unis, qu’il a en grande partie transférée sur son propre compte Twitter (X), pour assurer une visibilité mondiale au service d’un programme politique ciblé : mettre fin au soutien militaire et financier des États-Unis à la guerre en Ukraine et, ce faisant, faire tomber Joe Biden et son administration corrompue, hypocrite et incompétente.

Ceux qui ont regardé l’interview de Tucker Carlson avec l’ancien président Donald Trump mardi dernier, qui avait pour but – et qui a largement réussi – de détourner l’attention du débat présidentiel télévisé des collègues républicains de Trump, peuvent, à juste titre, remettre en question ma description des réalisations de Tucker à l’antenne ces derniers temps. L’interview était insipide, ennuyeuse, remplie uniquement des déclarations vantardes de Donald qui prétendait faire des merveilles pour ramener l’Amérique du bord du désastre s’il remportait l’élection de 2024. Mais Carlson n’a pas pu obtenir de Trump plus que ce que l’homme est prêt à donner, et c’est très peu à la lumière des nombreuses procédures judiciaires auxquelles Trump est confronté.

D’autre part, lors des voyages européens de Carlson, ses hôtes sont désireux d’utiliser leurs interviews avec Carlson pour transmettre leurs messages directement à un vaste public américain qui, autrement, leur est inaccessible. Ces messages critiquent vivement les dirigeants de Washington et de l’Union européenne, qu’ils accusent de ruiner l’économie du Vieux Continent par leurs sanctions ineptes à l’encontre de la Russie. Dans le même temps, ces hôtes permettent à Carlson de s’adresser à leur public et de démontrer ainsi à leur électorat que tous les Américains n’ont pas perdu la tête ou n’ont pas peur de s’exprimer contre l’équipe Biden.

J’attire en particulier l’attention sur l’interview récemment diffusée par Carlson avec le Premier ministre hongrois Viktor Orban, qui a déjà été visionnée 50 millions de fois et dont le nombre augmente de minute en minute.

À cet égard, on peut affirmer sans risque de se tromper que les débats et les interviews de Tucker Carlson, révélant qui est responsable du déclenchement de la guerre entre la Russie et l’Ukraine et des pertes humaines et matérielles horribles subies par la partie ukrainienne en raison de sa prolongation sous les ordres de Washington, toutes ses activités médiatiques dépassent de loin les réalisations des universitaires et des intellectuels les plus écoutés, notamment les professeurs John Mearsheimer et Jeffrey Sachs, sans parler des activistes anti-guerre comme Scott Ritter et le colonel Macgregor, dans la catégorie des experts militaires.

L’interview de Viktor Orban par Carlson a couvert l’ensemble des questions relatives aux relations entre la Hongrie et les États-Unis, entre la Hongrie et l’Union européenne. Le rôle de la guerre idéologique menée par les libéraux à l’étranger contre Orban pour sa défense de la souveraineté nationale et des valeurs chrétiennes traditionnelles centrées sur la famille est longuement exploré.

Je tire mon chapeau au dirigeant hongrois pour sa force intellectuelle et le courage dont il fait preuve en allant à l’encontre du courant dominant en Occident, le tout étant magistralement mis en lumière par Carlson. Bien sûr, comme le dit Orban lui-même dans l’interview, « personne n’est parfait » et son estimation selon laquelle l’OTAN est bien plus puissante que la Russie en termes d’armes conventionnelles semble être contredite sur le champ de bataille en Ukraine à l’heure actuelle. Néanmoins, Orban tire de ses observations l’argument irréfutable que les Ukrainiens ne peuvent pas être victorieux dans ce conflit, qu’il faut y mettre fin immédiatement et qu’une nouvelle architecture de sécurité pour l’Europe doit maintenant être élaborée, une architecture qui inclut la Russie.

Parmi les nombreux points abordés dans cette interview, les portails d’information russes ont aujourd’hui choisi les suivants pour en faire des articles de fond : l’affirmation d’Orban selon laquelle la Serbie et la Hongrie considéreraient comme un casus belli toute attaque contre le gazoduc South Stream, qui approvisionne leurs pays en gaz russe via la mer Noire et la Turquie. Orban n’a pas précisé contre qui cette mise en garde était faite, mais dans le contexte de l’interview, elle pourrait être interprétée comme visant les États-Unis et/ou l’Ukraine.

Voir ici : https://life.ru/p/1603956?utm_source=yxnews&utm_medium

D’une manière générale, Tucker Carlson bénéficie d’un temps d’antenne important à la télévision publique russe. Lorsqu’il travaillait encore pour Fox News, des extraits de ses émissions quotidiennes étaient souvent diffusés à l’écran dans les programmes Sixty Minutes, Evening with Vladimir Solovyov, News of the Week et Vesti. Dimanche dernier, dans l’émission de Solovyov, la rédactrice en chef de RT, Margarita Simonyan, a déclaré que Carlson l’avait contactée pour lui demander de l’aider à organiser une interview avec Vladimir Poutine. Je pense qu’il est très probable que l’autorisation soit accordée dans un avenir proche. Cette émission vaudra la peine d’être regardée.

Tucker Carlson diventa globale: drammatica intervista in Ungheria.

Fox News potrebbe rimpiangere il licenziamento di Tucker Carlson avvenuto alcuni mesi fa, perché il giornalista non è più legato alle direttive di censura dei padroni delle aziende, se mai lo è stato. Sta abilmente sfruttando il suo straordinario pubblico negli Stati Uniti, che ha in gran parte trasferito sul suo account Twitter (X), in una presenza globale al servizio di un’agenda politica con finalita’ ben precise: porre fine al sostegno militare e finanziario degli Stati Uniti per la guerra in Ucraina e, contemporaneamente, far cadere Joe Biden e la sua amministrazione corrotta, bugiarda e incompetente.

Chi ha assistito all’intervista di Tucker Carlson all’ex presidente Donald Trump martedì scorso, che aveva lo scopo ed è in gran parte riuscita a distogliere l’audience dal dibattito presidenziale televisivo dei colleghi repubblicani di Trump, potrebbero, a ragione, mettere in dubbio la mia descrizione dei risultati ottenuti da Tucker negli ultimi tempi. La sua intervista è risultata insipida, noiosa, piena solo di affermazioni da parte di The Donald che dice di pronto a qualsiasi cosa per fare allontanare l’America dall’orlo del baratro su cui ora si trova se vincerà le elezioni del 2024. Ma Carlson non ha potuto estrarre da Trump più di quanto l’uomo sia disposto a dare, e questo è molto poco alla luce dei numerosi procedimenti legali che Trump deve affrontare.

D’altra parte, nei viaggi europei di Carlson, i suoi ospiti sono desiderosi di utilizzare queste interviste per parlare direttamente al  vasto pubblico americano, altrimenti inaccessibile per loro. E questi messaggi sono profondamente critici nei confronti della leadership di Washington e dell’Unione Europea, che accusano di aver distrutto l’economia del Vecchio Continente con le loro insensate sanzioni alla Russia. Allo stesso tempo, Carlson riesce in queste interviste a parlare al pubblico europeo, facendogli capire che non tutti gli americani sono impazziti o hanno paura di esprimere opinioni diverse da quelle del team di Biden.

Tra queste interviste, segnalo quella recente tra Carlson e il Primo Ministro ungherese Viktor Orban, che ha già ricevuto 50 milioni di visualizzazioni, in crescita di minuto in minuto: pic.twitter.com/LOzpMrQNIz

A questo proposito, è da notare che le interviste di Tucker Carlson stanno ricevendo attenzione ben maggiore di quella ricevuta dagli intellettuali americani più seguiti, tra cui i professori John Mearsheimer e Jeffrey Sachs, per non parlare degli attivisti Scott Ritter e il colonnello Macgregor tra gli esperti di cose militari.

L’intervista di Carlson a Viktor Orban verteva sulle relazioni tra Ungheria e Stati Uniti, tra Ungheria e Unione Europea., e sulla guerra ideologica contro Orban portata avanti dai liberali occidentali.

Tanto di cappello al leader ungherese per la sua forza intellettuale e il suo coraggio nell’andare contro la corrente prevalente in Occidente, cosa che è stata molto ben evidenziata da Carlson.

Ma come dice lo stesso Orban nell’intervista, “nessuno è perfetto”. La sua affermazione che NATO sia molto più potente della Russia in termini di armi convenzionali sembra essere per il momento contraddetta sul campo di battaglia in Ucraina. In modo più realistico Orban dice anche che gli ucraini non possono vincere, e che il conflitto dovrebbe essere fermato immediatamente, e che ora è necessario elaborare una nuova architettura di sicurezza per l’Europa, e che questa finalmente includa anche la Russia.

Tra i diversi temi dell’intervista, oggi i portali di informazione russi hanno scelto i seguenti per gli articoli di approfondimento: L’affermazione di Orban secondo cui sia la Serbia che l’Ungheria considererebbero un casus belli qualsiasi attacco al gasdotto South Stream, che fornisce gas russo ai loro Paesi attraverso il Mar Nero e la Turchia. Orban non ha detto contro chi è stato lanciato questo avvertimento, ma nel contesto dell’intervista potrebbe essere interpretato come diretto agli Stati Uniti e/o all’Ucraina.

Cfr. https://life.ru/p/1603956?utm_source=yxnews&utm_medium

Carlson è molto seguito dalla televisione di Stato russa. Quando lavorava ancora a Fox News, estratti delle sue trasmissioni quotidiane venivano spesso messi sullo schermo nei programmi Sixty Minutes, Evening with Vladimir Solovyov, News of the Week e Vesti. Domenica scorsa, nel programma di Solovyov, il caporedattore di RT Margarita Simonyan ha detto che Carlson l’aveva contattata chiedendole aiuto per organizzare un’intervista con Vladimir Putin.  Credo sia molto probabile che l’autorizzazione venga concessa nel prossimo futuro. E sarà uno spettacolo.

Tucker Carlson goes global: dramatisches Interview in Ungarn.

Steht als nächstes Moskau auf seiner Agenda?

Fox News könnte die Entlassung von Tucker Carlson vor einigen Monaten bereuen, denn der Journalist ist nicht mehr an die Zensurrichtlinien der Zahlmeister des Unternehmens gebunden, falls er das jemals war. Er nutzt sein außergewöhnliches Publikum in den Vereinigten Staaten, das er größtenteils auf seinen eigenen Twitter-Account (X) übertragen hat, sehr geschickt zu einer globalen Präsenz, die einer gezielten politischen Agenda dient: die militärische und finanzielle Unterstützung der USA für den Krieg in der Ukraine zu beenden und dabei Joe Biden und dessen korrupte, verlogene und inkompetente Regierung zu stürzen.

Diejenigen, die Tucker Carlsons Interview mit dem ehemaligen Präsidenten Donald Trump am vergangenen Dienstag gesehen haben, das die Zuschauer von der im Fernsehen übertragenen Präsidentschaftsdebatte von Trumps republikanischen Mitstreitern ablenken sollte und dies auch weitgehend geschafft hat, werden vielleicht zu Recht meine Beschreibung von Tuckers Leistungen in letzter Zeit in Frage stellen. Das Interview war fade, langweilig und bestand nur aus den prahlerischen Behauptungen von The Donald, er werde Wunder vollbringen, um Amerika vom Rande der Katastrophe zurückzuholen, wenn er die Wahl 2024 gewinnt. Aber Carlson konnte aus Trump nicht mehr herausholen, als der Mann bereit ist zu geben, und das ist sehr wenig in Anbetracht der verschiedenen Gerichtsverfahren, denen Trump gegenübersteht.

Auf der anderen Seite sind seine Gastgeber auf Carlsons Europareisen bestrebt, ihre Interviews mit Carlson zu nutzen, um ihre Botschaften direkt an ein großes amerikanisches Publikum zu übermitteln, das ansonsten für sie unzugänglich ist. Diese Botschaften sind sehr kritisch gegenüber der Führung in Washington und in der Europäischen Union, die sie beschuldigen, die Wirtschaft des Alten Kontinents durch ihre unsinnigen Sanktionen gegen Russland zu ruinieren. Gleichzeitig erlauben diese Gastgeber Carlson, vor ihrem heimischen Publikum zu sprechen und zeigen damit ihren Wählern, dass nicht jeder Amerikaner den Verstand verloren hat oder Angst hat, sich gegen das Biden-Team auszusprechen.

Ich möchte insbesondere auf Carlsons kürzlich ausgestrahltes Interview mit dem ungarischen Premierminister Viktor Orban hinweisen, das bereits 50 Millionen Mal aufgerufen wurde und dessen Zahl von Minute zu Minute steigt.

In diesem Zusammenhang kann man sagen, dass Tucker Carlsons Vorträge und Interviews, in denen er die Schuld am Ausbruch des russisch-ukrainischen Krieges und an den schrecklichen menschlichen und materiellen Verlusten der ukrainischen Seite und an der Verlängerung des Krieges auf Befehl Washingtons aufdeckt, die Leistungen der meistbeachteten Akademiker und Intellektuellen, darunter die Professoren John Mearsheimer und Jeffrey Sachs, bei weitem übertreffen, ganz zu schweigen von Anti-Kriegs-Aktivisten wie Scott Ritter und Colonel Macgregor in der Kategorie der Militärexperten.

In dem Carlson-Interview mit Viktor Orban ging es um das Spannungsfeld der Beziehungen zwischen Ungarn und den Vereinigten Staaten sowie zwischen Ungarn und der Europäischen Union. Die Rolle der ideologischen Kriegsführung gegen Orban, die von den Liberalen im Ausland wegen seiner Verteidigung der nationalen Souveränität und der traditionellen christlichen Werte, in deren Mittelpunkt die Familie steht, betrieben wird, wird ausführlich erörtert.

Ich ziehe meinen Hut vor dem ungarischen Regierungschef für seine intellektuelle Stärke und seinen Mut, sich gegen die vorherrschende Strömung im Westen zu stellen, was von Carlson meisterhaft herausgestellt wird. Natürlich ist, wie Orban selbst in dem Interview sagt, “niemand perfekt”, und seine Einschätzung, dass die NATO mit konventionellen Waffen weitaus stärker sei als Russland, scheint auf dem Schlachtfeld in der Ukraine derzeit widerlegt zu sein. Nichtsdestotrotz zieht Orban aus seinen Beobachtungen das zwingende Argument, dass die Ukrainer in diesem Konflikt unmöglich siegreich sein können, dass er sofort beendet werden sollte und dass jetzt eine neue Sicherheitsarchitektur für Europa geschaffen werden muss, die Russland einschließt.

Von den vielen verschiedenen Punkten in diesem Interview haben russische Nachrichtenportale heute die folgenden für Leitartikel ausgewählt: Orbans Aussage, dass sowohl Serbien als auch Ungarn jeden Angriff auf die South-Stream-Gaspipeline, die russisches Gas über das Schwarze Meer und durch die Türkei in ihre Länder liefert, als Casus Belli betrachten würden. Orban sagte nicht, gegen wen sich diese Warnung richtete, aber im Kontext des Interviews könnte sie als an die Vereinigten Staaten und/oder die Ukraine gerichtet verstanden werden.

Siehe https://life.ru/p/1603956?utm_source=yxnews&utm_medium

Im Allgemeinen erhält Tucker Carlson viel Sendezeit im russischen Staatsfernsehen. Als er noch bei Fox News arbeitete, wurden in den Sendungen “Sechzig Minuten“, “Abend mit Vladimir Solovyov“, “Nachrichten der Woche” und “Vesti” häufig Auszüge aus seinen täglichen Sendungen gezeigt. Am vergangenen Sonntag sagte die Chefredakteurin von RT, Margarita Simonyan, in der Solovyov-Sendung, dass Carlson an sie herangetreten sei und sie um Hilfe bei der Vermittlung eines Interviews mit Wladimir Putin gebeten habe. Ich halte es für sehr wahrscheinlich, dass die Erlaubnis in naher Zukunft erteilt werden wird. Das wird eine Sendung sein, die es wert ist, gesehen zu werden.

Tucker Carlson goes global: dramatic interview in Hungary.

 Is Moscow next on his agenda?

Fox News may be regretting its firing of Tucker Carlson several months ago, because the journalist is no longer tethered to the censorship guidelines of corporate paymasters if ever he was. He is very skillfully leveraging his extraordinary audience in the United States, which he largely carried over onto his own Twitter (X) account, into a global presence which serves a focused political agenda: to end U.S. military and financial support for the war in Ukraine and, in the process, to bring down Joe Biden and his corrupt, lying and incompetent administration.

Those who watched Tucker Carlson’s interview with former president Donald Trump last Tuesday, which was intended and largely succeeded in draining audience away from the televised presidential debate of Trump’s fellow Republicans, may, with reason, question my description of Tucker’s on-air achievements of late. The interview was insipid, a bore, filled only with the boastful claims of The Donald to work wonders in bringing America back from the brink of disaster if he wins the 2024 election. But Carlson could extract from Trump no more than the man is willing to give, and that is very little in light of the several legal proceedings that Trump faces.

On the other hand, in Carlson’s European travels his hosts are keen to use their interviews with Carlson to bring their messages directly to a vast American audience that otherwise is inaccessible to them. These messages are deeply critical of leadership in Washington and within the European Union, whom they accuse of wrecking the economy of the Old Continent by their inane sanctions on Russia. At the same time, these hosts allow Carlson to speak to their home audiences and thereby demonstrate to their electorate that not every American has lost his mind or is afraid to speak out against the Biden team.

I direct attention in particular to Carlson’s recently aired interview with Hungarian Prime Minister Viktor Orban which has already received 50 million views and is growing by the minute.

In this connection, it is safe to say that Tucker Carlson’s talks and interviews exposing  who is to blame for the outbreak of the Russia-Ukraine war and over the horrific human and material losses of the Ukrainian side thanks to its prolongation under orders from Washington – all of his media activities by far exceed the achievements of the most watched academics and intellectuals including Professors John Mearsheimer and Jeffrey Sachs, not to mention anti-war activists like Scott Ritter and Colonel Macgregor in the military expert category.

The Carlson interview with Viktor Orban covered the waterfront of issues in relations between Hungary and the United States, between Hungary and the European Union. The role of ideological warfare against Orban being pursued by Liberals abroad for his defense of national sovereignty and traditional Christian values centered on the family is explored at length.

I take my hat off to the Hungarian leader for his intellectual strength and courage in going against the prevailing current in the West, all of which is masterfully highlighted by Carlson. Of course, as Orban himself says in the interview “no one is perfect” and his estimation that NATO is far more powerful than Russia in conventional arms appears to be contradicted on the battlefield in Ukraine at the moment. Nonetheless, Orban draws from his observations the compelling argument that the Ukrainians cannot possibly be victorious in this conflict, that it should be ended at once and that a new security architecture for Europe must now be drawn up, one that includes Russia.

Out of the many different points in this interview, today Russian news portals have chosen the following for feature articles: Orban’s assertion that both Serbia and Hungary would consider as a casus belli any attack on the South Stream gas pipeline which supplies Russian gas via the Black Sea and through Turkey to their countries. Orban did not say against whom this warning was made, but in the context of the interview it could be construed to be directed at the United States and/or Ukraine.

See https://life.ru/p/1603956?utm_source=yxnews&utm_medium

In general, Tucker Carlson gets a lot of air time on Russian state television. When he was still working at Fox News, excerpts from his daily broadcasts were often put up on the screen in Sixty Minutes, Evening with Vladimir Solovyov, News of the Week and Vesti programs. This past Sunday, on the Solovyov show, editor-in-chief of RT Margarita Simonyan said that Carlson had approached her asking for assistance in arranging an interview with Vladimir Putin.  I believe it is highly likely that permission will be granted in the near future.  That will be a show well worth watching.

©Gilbert Doctorow, 2023

Translations of “U.S., Japan, Korea strengthen military cooperation”

Translations below into German (Andreas Mylaeus) and French (Youri)

USA, Japan, Korea verstärken militärische Zusammenarbeit: Wohin wird sie führen?

Nordkoreas Feier zum Tag der Marine wurde heute in Euro News mit einer Minute unter der Überschrift “Kein Kommentar” vorgestellt. Tatsächlich kann der Fernsehzuschauer nicht viel sagen, da das Video des nordkoreanischen Führers, der zusammen mit seinen Töchtern das Marinehauptquartier besuchte, von Euronews ohne Übersetzung ausgestrahlt wurde.

https://www.euronews.com/video/2023/08/29/watch-north-korean-leader-kim-jong-un-visits-navy-headquarters-with-his-daughter

Unterdessen versorgte das russische Staatsfernsehen (Sechzig Minuten) seine Zuschauer nicht nur mit Videos, sondern auch mit ausführlicher Berichterstattung darüber, was Kim Jong Un tatsächlich sagte. Seine Worte könnten einen Schauer über den Rücken der US-Seeleute an Bord der Marineschiffe aussenden, die jetzt Übungen vor der Küste der koreanischen Halbinsel machen. Kim bemerkte, dass die Schiffe der USA, Koreas und Japans, die jetzt Übungen in den benachbarten Gewässern durchführen, die größte Konzentration von Marineausrüstung auf der Erde darstellen. Nordkorea bereite seine Reaktion darauf vor: die nukleare Kapazität seiner eigenen Marine zu erhöhen und sich auf einen möglichen Atomkrieg vorzubereiten.

Diese Entwicklungen blieben auch dem iranischen Fernsehsender Press TV nicht verborgen, der am frühen Nachmittag eine On-Air-Diskussion über die militärischen und geopolitischen Entwicklungen in und um Korea organisierte.

http://www.urmedium.net/c/presstv/125916

Ich war erfreut, mich dem in Korea ansässigen Pressefernsehkorrespondenten anzuschließen, der die örtliche Geschichte und aktuelle Politik in der Region fest im Griff hat. Mein eigener Beitrag bestand in dem Versuch, zwischen dem Alarmton von Kim wegen der seiner Ansicht nach direkten Bedrohungen für Pjöngjang und dem wahren Ziel der Vereinigten Staaten, die Spannungen in der Region zu erhöhen, zu unterscheiden: nämlich Südkorea und Japan, Länder, die keine besondere Vorliebe füreinander hegen, unter dem Vorwand nordkoreanischer Drohungen zusammenzubringen, um gemeinsame Anstrengungen zu unternehmen, die eigentlich gegen China gerichtet sind. Diese Dreiecksbeziehung ist ebenso wie das Schmieden des AUKUS-Bündnisses und der Zusammenschluss der NATO mit den Verbündeten der Vereinigten Staaten im Fernen Osten Teil einer strategischen Vorbereitung auf bewaffnete Konflikte mit der VR China in den kommenden Jahren.

Allerdings wird dieses neue Dreieck meiner Ansicht nach wahrscheinlich zur Bildung einer Gegen-Dreieck-Kraft führen, nämlich Russland-China-Nordkorea. Diese strategische Ausrichtung beginnt gerade, indem Russland seine bisherige Zurückhaltung aufgibt und eine ernsthafte militärische Zusammenarbeit mit Pongjang einleitet. China hält sich bisher zurück, aber wir sollten in dieser Hinsicht keine Illusionen haben, wenn die USA mit der Schaffung ihrer anti-chinesischen Koalition fortfahren.

Les États-Unis, le Japon et la Corée renforcent leur coopération militaire : quelle en sera l’issue ?

La célébration par la Corée du Nord du Jour de la Marine a fait l’objet d’une minute de couverture sur Euro News aujourd’hui, sous le titre « No Comment ».  En effet, le téléspectateur ne peut pas dire grand-chose, étant donné que la vidéo du dirigeant nord-coréen visitant le quartier général de la marine avec sa fille a été diffusée par Euronews sans aucune traduction.

https://www.euronews.com/video/2023/08/29/watch-north-korean-leader-kim-jong-un-visits-navy-headquarters-with-his-daughter

Pendant ce temps, la télévision d’État russe (Sixty Minutes) a fourni aux téléspectateurs non seulement des vidéos, mais aussi des reportages détaillés sur ce que Kim Jong Un a réellement dit. Ses paroles pourraient faire frémir les marins américains à bord des navires qui effectuent actuellement des exercices au large des côtes de la péninsule coréenne.  Kim a fait remarquer que les navires américains, coréens et japonais qui effectuent actuellement des exercices dans les eaux voisines constituent la plus grande concentration de matériel naval au monde. Il a ajouté que la Corée du Nord préparait maintenant sa réponse : augmenter la capacité nucléaire de sa propre marine et se préparer à une éventuelle guerre nucléaire.

Ces développements n’ont pas échappé à l’attention de la chaîne iranienne Press TV, qui a organisé en début d’après-midi une discussion à l’antenne sur les développements militaires et géopolitiques en Corée et aux alentours.

http://www.urmedium.net/c/presstv/125916

J’ai eu le plaisir de rejoindre le correspondant de Press TV basé en Corée, qui maîtrise parfaitement l’histoire locale et la politique actuelle de la région. Ma propre contribution a été d’essayer de faire la distinction entre le cri d’alarme lancé par Kim sur ce qu’il perçoit comme des menaces directes à l’encontre de Pyongyang et le véritable objectif des États-Unis dans l’augmentation des tensions dans la région : à savoir unir la Corée du Sud et le Japon, des pays qui ne s’apprécient pas particulièrement, sous le prétexte des menaces nord-coréennes, au nom d’un effort commun en réalité dirigé contre la Chine. Cette relation triangulaire, tout comme la création de l’alliance AUKUS et l’ouverture de l’OTAN aux alliés des États-Unis en Extrême-Orient, fait partie d’une préparation stratégique à un conflit armé avec la RPC dans les années à venir.

Toutefois, selon moi, ce nouveau triangle donnera probablement lieu à la formation d’un contre-triangle, Russie-Chine-Corée du Nord. Cet alignement stratégique ne fait que commencer à émerger depuis que la Russie a récemment abandonné ses réticences et entamé une coopération militaire sérieuse avec Pyongyang. Jusqu’à présent, la Chine reste en retrait, mais nous ne devrions pas nous faire d’illusions à ce sujet si les États-Unis poursuivent la création de leur coalition anti-chinoise.

U.S., Japan, Korea strengthen military cooperation: where will it lead?

North Korea’s celebration of Navy Day received a minute’s coverage on Euro News today under the heading “No Comment.”  Indeed there is not much the television viewer can say, given that the video of the North Korean leader visiting naval headquarter together with his daughters was broadcast by Euronews without any translation. https://www.euronews.com/video/2023/08/29/watch-north-korean-leader-kim-jong-un-visits-navy-headquarters-with-his-daughter

Meanwhile, Russian state television (Sixty Minutes) provided viewers not only with video but with extensive reporting on what Kim Jong Un was actually saying. His words might send a shiver up the spine of U.S. sailors on board any the naval vessels now doing exercises off the coast of the Korean peninsula.  Kim remarked that the U.S., Korean and Japanese ships now performing exercises in the neighboring waters constitute the greatest concentration of naval hardware on earth. He went on to say that North Korea is now preparing its response: to raise the nuclear capability of its own navy and to prepare for a possible nuclear war.

These developments did not escape the attention of Iran’s Press TV, which early this afternoon organized an on-air discussion of military and geopolitical developments in and around Korea.

http://www.urmedium.net/c/presstv/125916

 I was pleased to join the Press TV correspondent based in Korea who has a firm command of local history and current politics in the region. My own contribution was to try to distinguish between the sound of alarm sounded by Kim over what he perceives as direct threats to Pyongyang and the real objective of the United States in raising tensions in the region: namely to bring together South Korea and Japan, countries which have no particular liking for one another, under the pretext of North Korean threats, for the sake of common effort actually directed against China.  This triangular relationship, like the forging of the AUKUS alliance and the NATO outreach to the Far East allies of the United States, is part of a strategic preparation for armed conflict with the PRC in the coming several years.

However, as I see it, this new triangle will likely give rise to formation of a counter-triangle  force, Russia-China-North Korea. This strategic alignment is as yet only beginning to emerge from Russia’s recent casting aside inhibitions and opening serious military cooperation with Pongyang. China is so far holding back, but we should have no illusions on that score if the U.S. proceeds with creation of its anti-Chinese coalition.

©Gilbert Doctorow, 2023

Translations of “Who killed Yevgeny Prigozhin?”

Translations below into French (Youri) and German (Andreas Mylaeus)

Qui a tué Evgueni Prigojine ?

Hier, j’ai fait partie d’une demi-douzaine d’experts de la Russie et des affaires internationales qui ont été interviewés en direct sur la chaîne de télévision indienne WION, dans le cadre de la vaste couverture par la chaîne de la mort dans un accident d’avion du propriétaire du groupe Wagner, Evgueni Prigojine. Un grand nombre de ces entretiens ont été publiés sur Internet. On m’informe maintenant que cette interview sera diffusée plus tard dans la journée et sera disponible sur Internet demain. Lorsqu’elle sera diffusée, je joindrai le lien ci-dessous.

Si j’écris aujourd’hui, c’est pour attirer l’attention sur le raisonnement qui a guidé le reportage de WION sur Prigojine, à savoir l’hypothèse selon laquelle le président russe Vladimir Poutine était derrière l’assassinat de Prigojine. Cela découle de la logique (?) exprimée brièvement par le président américain Joe Biden lorsque des journalistes lui ont demandé sa réaction à la mort de Prigojine. Joe a déclaré : « Il ne se passe pas grand-chose en Russie sans que Vladimir Poutine n’y soit impliqué ». Il ressort également de la logique du présentateur de WION que tous ceux qui ont croisé Poutine ont connu une fin malheureuse.

En attribuant à Poutine la responsabilité de l’assassinat, WION s’est aligné sur l’écrasante majorité des grands médias occidentaux. Les tabloïds du Royaume-Uni, d’Allemagne et d’ailleurs ont publié en première page des titres racoleurs attribuant l’assassinat à Poutine.

Les médias russes, quant à eux, ont une tout autre histoire à raconter. L’enquête ouverte par la justice pénale russe est prise au sérieux. Les condoléances présentées par Poutine aux familles des victimes de l’avion sont considérées comme sincères. Et comme je l’ai vu dans le talk-show de Vladimir Solovyov il y a deux jours, le doigt accusateur est dirigé vers l’Occident, c’est-à-dire en fait vers les États-Unis, qui sont supposés avoir comploté l’assassinat et l’avoir exécuté soit directement, soit par l’intermédiaire de mandataires.

Qui a donc raison quant aux auteurs de l’assassinat ?

Le principe romain du cui bono qui guide les enquêteurs, n’est pas particulièrement utile dans l’affaire Prigojine. L’homme était un auto-promoteur téméraire qui s’est fait des ennemis partout où il est intervenu. Il a dénoncé publiquement la direction de l’armée russe et l’a ridiculisée. Sa mutinerie d’il y a deux mois et sa marche sur Moscou n’ont pas été une parade : elles ont coûté la vie à 13 militaires russes dont les avions et les hélicoptères ont été abattus par les troupes de Prigojine. Quelles que soient les dispositions du président russe, ces faits assureront l’émergence de patriotes russes décidés à éliminer le chef Wagner de leur propre initiative et à régler leurs comptes personnels avec lui.

Et que dire des ennemis que Prigojine s’est fait à l’étranger ? Il a amassé une immense fortune dans les opérations du groupe Wagner en Afrique, où il a déplacé la présence française au Mali, au grand dam des anciens maîtres coloniaux de Paris, et il devait maintenant profiter de l’expulsion des Français du Niger, et peut-être aussi de celle des Américains. Rappelons que les États-Unis ont investi un demi-milliard de dollars dans des installations militaires et des formations au Niger, et que ces investissements peuvent être annulés à tout moment par les nouveaux dirigeants anticoloniaux du pays.

Pour compléter ces considérations, j’ajoute ici ce que j’ai dit à l’antenne à l’animateur de l’interview de WION en réponse à sa liste des nombreuses figures de l’opposition en Russie qui ont connu une mauvaise fin, y compris bien sûr la journaliste Anna Politkovskaïa, l’homme politique Boris Nemtsov, l’ancien agent du FSB Alexander Litvinenko et bien d’autres encore. Premièrement, il est simpliste de penser qu’un seul homme, Vladimir Poutine, contrôle tout ce qui se passe dans un pays de 145 millions d’habitants qui ont leurs propres intérêts, rancunes, ambitions, etc. Deuxièmement, la liste des « victimes » de la vengeance imaginée par Poutine pour l’avoir croisé ne tient pas compte du sort des nombreux ennemis de Poutine, très visibles et actifs, qu’il n’a touchés en aucune façon, en raison de la parole d’honneur qu’il a donnée à Boris Eltsine lorsqu’il a été nommé comme successeur de ne faire aucun mal à l’entourage d’Eltsine. À titre d’exemple, je peux citer Naina, la veuve d’Eltsine, et le Centre Eltsine d’Ekaterinbourg foncièrement anti-Poutine qu’elle dirige. Il y a aussi la fille de l’ancien maire de Pétersbourg, Sobchak, et la veuve de Sobchak, Ludmilla Narusova, qui sont farouchement anti-Poutine ; toutes deux ont été accusées d’activités criminelles pour lesquelles elles devraient à juste titre purger des peines de prison, mais aucune n’a souffert de quelque manière que ce soit grâce à la protection de Poutine. Il existe de nombreux autres saboteurs notoires, comme Anatoly Chubais, aujourd’hui en exil, qui n’ont été épargnés que parce que Poutine a honoré les promesses faites à son ancien patron. Pourquoi Vladimir Poutine violerait-il aujourd’hui l’engagement qu’il a pris envers le président biélorusse Loukachenko de ne pas toucher à Prigojine lorsqu’ils ont conclu un accord de paix pour mettre fin à la mutinerie ?

Par ailleurs, la liste des « victimes » de la prétendue vengeance de Poutine fournie par l’animateur de WION mérite également d’être remise en question. Je pense en particulier à l’oligarque Boris Berezovsky, une « victime » qui a été retrouvé pendu dans son manoir londonien il y a quelques années. La presse occidentale a accusé Poutine d’avoir ordonné ce « suicide ».  Cependant, il est beaucoup plus probable que le crime ait été commis par le MI6 puisque Berezovsky était connu pour négocier un retour en toute sécurité en Russie avec le FSB lorsqu’il s’est « suicidé ».

Je conclurai en mentionnant un détail qui a été repris par les médias occidentaux sans en explorer la signification au-delà de la valeur apparente qu’ils lui accordent, à savoir le fait que la seule source à ce jour pour expliquer comment l’avion de Prigojine s’est écrasé est… les agences de renseignement américaines dans des divulgations anonymes à la presse. Elles nous disent que l’avion n’a pas été abattu par des missiles sol-air et qu’il a très probablement été détruit par une bombe à bord ou par un autre acte de sabotage. Curieusement, personne n’a pris la peine de demander pourquoi les États-Unis s’intéressaient tant aux détails de l’assassinat.

Wer hat Jewgeni Prigoschin getötet?

Gestern war ich einer von einem halben Dutzend Experten für Russland und internationale Angelegenheiten, die in Live-Übertragungen des indischen Fernsehens WION im Rahmen der ausführlichen Berichterstattung des Senders über den Tod des Eigentümers der Wagner-Gruppe Jewgeni Prigoschin bei einem Flugzeugabsturz interviewt wurden. Viele dieser Interviews sind im Internet veröffentlicht worden. Meines ist hier verfügbar: https://www.youtube.com/watch?v=1xhkw9m2zvc

Ich schreibe jetzt, um auf die Argumentation aufmerksam zu machen, die der WION-Reportage über Prigoschin zugrunde liegt, nämlich die Annahme, dass der russische Präsident Wladimir Putin hinter der Ermordung Prigoschins steckt. Dies ergibt sich aus der Logik (?), die US-Präsident Joe Biden kurz zum Ausdruck brachte, als er von Reportern nach seiner Reaktion auf das Ableben von Prigoschin gefragt wurde. Er sagte: “Es gibt nicht viel, was in Russland ohne die Beteiligung von Wladimir Putin vor sich geht.” Aus der Logik des WION-Nachrichtensprechers ergibt sich auch, dass alle, die Putin über den Weg gelaufen sind, ein jämmerliches Ende gefunden haben.

Mit dieser Annahme, dass Putin für die Ermordung verantwortlich sei, lag WION ganz auf der Linie der überwältigenden Mehrheit der westlichen Mainstream-Medien. Boulevardzeitungen in Großbritannien, Deutschland und anderswo haben mit reißerischen Schlagzeilen den Mord Putin in die Schuhe geschoben.

Die russischen Medien berichten jedoch eine ganz andere Geschichte. Die Ermittlungen, die die russischen Strafverfolgungsbehörden in diesem Fall eingeleitet haben, werden ernst genommen. Die Beileidsbekundungen Putins gegenüber den Familien der Todesopfer im Flugzeug werden als aufrichtig empfunden. Und wie ich vor zwei Tagen in der Talkshow von Wladimir Solowjow gesehen habe, richtet sich der anklagende Finger auf den Westen, d.h. auf die Vereinigten Staaten, von denen man annimmt, dass sie das Attentat geplant und entweder direkt oder über Mittelsmänner ausgeführt haben.

Wer hat also Recht mit den Urhebern des Attentats?

Der römische Grundsatz cui bono, von dem sich die Ermittler leiten lassen, ist im Fall Prigoschin nicht besonders hilfreich. Der Mann war ein aufbrausender Selbstdarsteller, der sich überall, wo er auftrat, Feinde machte. Er prangerte die russische Armeeführung öffentlich an und machte sie lächerlich. Seine Meuterei vor zwei Monaten und sein Marsch auf Moskau waren keine Parade: Sie kosteten 13 russischen Soldaten das Leben, deren Flugzeuge und Hubschrauber Prigoschins Truppen abgeschossen hatten. Wie auch immer der russische Präsident dazu stehen mag, diese Tatsachen würden dafür sorgen, dass russische Patrioten auftauchen, die den Wagner-Chef aus eigenem Antrieb beseitigen und ihre persönliche Rechnung mit ihm begleichen wollen.

Und was ist mit den Feinden, die sich Prigoschin im Ausland gemacht hat? Er hat ein riesiges Vermögen bei den Operationen der Wagner-Gruppe in Afrika angehäuft, wo er zum Leidwesen der alten Kolonialherren in Paris die französische Präsenz in Mali verdrängt hat, und nun sollte er von der Vertreibung der Franzosen aus Niger profitieren, und möglicherweise auch von der Vertreibung der Amerikaner. Es sei daran erinnert, dass die Vereinigten Staaten eine halbe Milliarde Dollar in Militäreinrichtungen und Ausbildungsmaßnahmen in Niger investiert haben, die nun jeden Moment von den neuen antikolonialen Herren des Landes gekippt werden können.

Zu diesen Überlegungen füge ich hier hinzu, was ich dem Moderator des WION-Interviews in der Sendung als Antwort auf seine Aufzählung der vielen Oppositionellen in Russland gesagt habe, die ein böses Ende genommen haben, darunter natürlich die Journalistin Anna Politkowskaja, der Politiker Boris Nemzow, der ehemalige FSB-Agent Alexander Litwinenko und andere. Erstens ist es zu einfach zu glauben, dass ein einziger Mann, Wladimir Putin, die volle Kontrolle über alles hat, was in einem Land mit 145 Millionen Einwohnern passiert, die ihre eigenen Interessen, ihren eigenen Groll, ihre eigenen Ambitionen usw. haben. Zweitens berücksichtigt die Liste der “Opfer” von Putins imaginärer Rache dafür, dass sie sich quer gestellt haben, nicht das Schicksal der vielen sehr sichtbaren und aktiven Putin-Hasser, die er in keiner Weise angetastet hat, weil er Boris Jelzin bei seiner Ernennung zum Nachfolger das Ehrenwort gegeben hat, der Jelzin-Entourage keinen Schaden zuzufügen. Als Beispiel kann ich Jelzins Witwe Naina und das von ihr geleitete, bösartig gegen Putin gerichtete Jelzin-Zentrum in Jekaterinburg nennen. Dann gibt es noch die bösartige Anti-Putin-Tochter des ehemaligen Petersburger Bürgermeisters Sobtschak und Sobtschaks Witwe, Ljudmila Narusowa; beide wurden krimineller Handlungen beschuldigt, für die sie eigentlich Gefängnisstrafen verbüßen müssten, aber dank Putins Schutz hat keine von ihnen in irgendeiner Weise gelitten. Es gibt viele andere auffällige Saboteure, wie den inzwischen ins Exil gegangenen Anatoli Tschubais, die nur dank Putins Einhalten seiner Versprechen gegenüber seinem früheren Chef verschont wurden. Warum sollte Wladimir Putin jetzt das Versprechen brechen, das er dem belarussischen Präsidenten Lukaschenko gegeben hatte, Prigoschin nicht anzurühren, als sie ein Friedensabkommen zur Beendigung der Meuterei schlossen?

Aber auch die Liste der “Opfer” von Putins angeblichen Rachegelüsten, die der WION-Moderator aufzählt, muss in Frage gestellt werden. Ich denke dabei insbesondere an das “Opfer”, den Oligarchen Boris Beresowski, der vor einigen Jahren erhängt in seiner Londoner Villa aufgefunden wurde. Die westliche Presse wies und weist auf Putin als Auftraggeber des “Selbstmords” hin. Es ist jedoch viel wahrscheinlicher, dass das Verbrechen vom MI6 begangen wurde, da bekannt war, dass Beresowski mit dem FSB über eine sichere Rückkehr nach Russland verhandelte, als er “Selbstmord” beging.

Ich schließe mit der Erwähnung eines Details, das von den westlichen Medien übernommen wurde, ohne zu untersuchen, was es über den Nennwert hinaus bedeutet, den sie ihm geben: nämlich die Tatsache, dass die einzige Quelle für die Erklärung des Absturzes von Prigoschins Flugzeug bisher … US-Geheimdienste in anonymen Mitteilungen an die Presse sind. Sie sagen uns, dass das Flugzeug nicht durch Boden-Luft-Raketen abgeschossen wurde und dass es sehr wahrscheinlich durch eine Bombe an Bord oder andere Sabotageakte zerstört wurde. Seltsamerweise hat sich niemand die Mühe gemacht zu fragen, warum die Vereinigten Staaten so sehr an den Details des Attentats interessiert waren.

Who killed Yevgeny Prigozhin?

Yesterday I was one of a half dozen Russia and international affairs experts who were interviewed in live broadcasts of WION Indian television as part of the station’s extensive coverage of the death in a plane crash of Wagner Group owner Yevgeny Prigozhin. Many of those interviews have been posted on the internet. Mine is accessible here: https://www.youtube.com/watch?v=1xhkw9m2zvc

My point in writing is to call attention to the line of reasoning that guided the WION reportage on Prigozhin, namely the assumption that Russian President Vladimir Putin was behind the assassination of Prigozhin. This follows from the logic (?) expressed briefly by U.S. President Joe Biden when he was asked by reporters for his response to the demise of Prigozhin. Said Joe, “There is not much that goes on in Russia without the involvement of Vladimir Putin.” It also follows from the logic of the WION news presenter that all those who have crossed Putin have come to miserable ends.

In this assumption of Putin’s responsibility for the assassination, WION was entirely in line with the overwhelming majority of mainstream media outlets in the West. Tabloids in the U.K., in Germany and elsewhere have carried lurid front page headlines pinning the murder on Putin.

Meanwhile, Russian media have a very different story to tell. The investigation which Russian criminal justice authorities have opened in the case is being taken seriously. The expressions of condolences offered by Putin to the families of those who died on the plane are taken as sincere. And as I saw on the Vladimir Solovyov talk show two days ago, the accusatory finger is being directed at the West, meaning in fact the United States, which is assumed to have plotted the assassination and carried it out either directly or via proxies.

So who is right about the authors of the assassination?

The Roman principle of cui bono to guide investigators is not particularly helpful in the Prigozhin case. The man was a swashbuckling self-promoter who made enemies wherever he operated. He publicly denounced Russia’s army leadership and held it up to ridicule. His mutiny two months ago and march on Moscow was not a parade: it cost the lives of 13 Russian servicemen whose planes and helicopters Prigozhin’s troops shot down. Whatever the disposition of the Russian President, these facts would ensure the emergence of Russian patriots set on eliminating the Wagner chief on their own initiative and to settle their personal scores with him.

And what about the enemies Prigozhin made abroad? He amassed a vast fortune in the Wagner Group operations in Africa, where he displaced the French presence in Mali, to the chagrin of the old colonial masters in Paris, and now he was expected to profit from the eviction of the French from Niger, and the expulsion possibly of the Americans as well. Remember that the United States has invested half a billion dollars in military installations and training in Niger, which may now be overturned at any moment by the anti-colonial new masters of the country.

To these considerations, I add here what I said on air to the WION interview host in answer to his listing the many Opposition figures in Russia who have come to nasty ends, including of course the journalist Anna Politkovskaya, the politician Boris Nemtsov, the former FSB operative Alexander Litvinenko and more.  Firstly, it is simplistic to think that one man, Vladimir Putin, is in full control of everything happening in a country of 145 million inhabitants who have their own interests, grudges, ambitions, etc. Secondly, the list of “victims” of Putin’s imagined revenge for crossing him does not take into account the fate of the many highly visible and active Putin-haters whom he has not touched in any way, because of the word of honor he gave to Boris Yeltsin when he was named as successor not to do any harm to the Yeltsin entourage.  By way of example, I can name Yeltsin’s widow Naina and the viciously anti-Putin Yeltsin Center in Yekaterinburg, which she heads. Then there are the viciously anti-Putin daughter of former Petersburg mayor Sobchak and Sobchak’s widow, Lyudmila Narusova; both have been accused of criminal activities for which they should properly be serving prison terms, but neither has suffered in any way thanks to Putin’s protection.  There are many other conspicuous wreckers, like the now self-exiled Anatoly Chubais, who were spared only thanks to Putin’s honoring his promises to his former boss.  Why would Vladimir Putin now violate the pledge he gave to Belarus President Lukashenko not to touch Prigozhin when they concluded a peace deal to end the mutiny?

Then again, the list of “victims” of Putin’s alleged vengeful ways given by the WION host also demands to be challenged. I think in particular of the “victim,” oligarch Boris Berezovsky who was found hanged in his London mansion some years ago. The Western press pointed and points to Putin as ordering the “suicide.”  However, it is far more likely that the crime was committed by MI6 since Berezovsky was known to be negotiating a safe return to Russia with the FSB when he was “suicided.”

I conclude with mention of one detail that has been carried by Western media without exploring what it means beyond the face value they give it: namely the fact that the only source so far for the explanation of how Prigozhin’s plane went down is…U.S. intelligence agencies in anonymous disclosures to the press. They tell us that the plane was not shot down by ground to air missiles and that very likely it was destroyed by a bomb on board or other sabotage.  Curiously, no one has bothered to ask why the United States was so interested in the details of the assassination.

©Gilbert Doctorow, 2023