Psst ! Faites passer le mot en Algérie… et en français

La semaine dernière, j’ai reçu quelques courriels de visiteurs réguliers de mon site web me demandant pourquoi certains de mes articles sont désormais publiés en allemand en plus des textes originaux en anglais.  Permettez-moi d’expliquer ce que me dit ma lecture quotidienne des statistiques de fréquentation : quoi que l’on puisse dire du bilinguisme ou des talents linguistiques des personnes bien éduquées, les gens sont néanmoins plus attirés par la littérature dans leur langue maternelle et ont tendance à ignorer tout le reste.

À quelques exceptions près, chaque jour, les pays en tête de classement en termes de vues de mes articles sont tous des pays anglophones. Tous les autres pays pèsent dans la balance avec moins d’un dixième des chiffres des cinq ou six pays en tête. C’est pourquoi, un jour donné, un petit pays comme la Nouvelle-Zélande peut avoir plus de lecteurs de mes textes que l’Allemagne ou la France.  Dans les cas exceptionnels où un pays comme l’Allemagne, l’Italie ou le Japon se retrouve en tête de liste, c’est lorsqu’un portail de ces pays a rediffusé mon article dans sa propre langue.

C’est pourquoi, lorsqu’un lecteur allemand s’est proposé de traduire mes articles en allemand pour contribuer personnellement à contrer l’autocensure et le conformisme absolu des médias allemands, je me suis empressé d’accepter son offre généreuse. Les résultats sont à la hauteur des espérances : mon lectorat allemand se multiplie. Mes textes allemands sont désormais repris par les principaux portails allemands d’information, dont Nachdenkseiten et Net News Express, qui comptent eux-mêmes plus de 200 000 abonnés.  Étant donné le poids de l’Allemagne dans la politique européenne, la diffusion de nouvelles qui vont à l’encontre du courant dominant de propagande est potentiellement importante.

Pour ces mêmes raisons, lorsque le journaliste algérien Mohsen Abdelmoumen m’a proposé, il y a trois jours, de réaliser une interview sur la guerre en Ukraine et la politique européenne actuelle, qui serait publiée en français et en anglais, je me suis empressé d’accepter.  Le résultat est le suivant :

http://mohsenabdelmoumen.over-blog.com/2022/10/gilbert-doctorow-the-west-is-run-by-corrupt-cowards.html

Le titre que Mohsen Abdelmoumen a donné à notre entretien vise à attirer l’attention, ce qui est une bonne chose. Le contenu est plus nuancé et réfléchi.  Je m’empresse d’ajouter que M. Abdelmoumen n’a pas changé un mot de mes réponses, même lorsque j’ai contesté les hypothèses de plusieurs de ses questions. Voilà un niveau de professionnalisme que vous ne trouverez pas souvent dans le mainstream, qui est régi par la règle du “toutes les nouvelles qui correspondent” à ses lignes éditoriales.

Suite à la publication de l’interview, j’ai été invité hier à participer à l’émission d’analyse de l’actualité “Crisis” de la chaîne El Hayat TV en Algérie, diffusée en début de soirée à une heure de grande écoute.

Nous espérons que les interviews publiées et télévisées seront également reprises en France continentale et en Algérie.  Mais le point le plus important est que les informations sur la guerre en Ukraine provenant des “présentateurs alternatifs”, dont je fais partie, doivent être diffusées dans le monde entier dans autant de langues que possible par les portails et les diffuseurs locaux.  Comme je l’ai écrit, l’escalade en cours dans cette guerre se dirige vers un Armageddon nucléaire dans lequel non seulement la Russie et les États-Unis seront réduits en cendres, mais la majeure partie de l’humanité sera emmenée pour un bref voyage vers l’extinction. Il est grand temps que des pays vastes et peuplés comme l’Algérie, l’Iran, la Chine et l’Inde interviennent et disent aux deux parties que la guerre entre la Russie et l’OTAN est l’affaire du monde entier et qu’elles doivent s’asseoir à la table des négociations afin d’établir un modus vivendi, de préférence selon les lignes suggérées par la Russie en décembre 2021, à savoir la création d’une nouvelle architecture de sécurité internationale totalement inclusive.

Gilbert Doctorow est un analyste politique indépendant basé à Bruxelles. Il a choisi cette troisième carrière d'”intellectuel public” après avoir terminé une carrière de 25 ans en tant que dirigeant d’entreprise et consultant externe pour des multinationales actives en Russie et en Europe de l’Est, qui a culminé avec le poste de directeur général pour la Russie entre 1995 et 2000. Il a publié ses mémoires sur les 25 années passées à faire des affaires en Union soviétique/Russie et dans les environs, de 1975 à 2000. Mémoires d’un russophile, Volume I : From the Ground Up a été publié le 10 novembre 2020. Le volume II : Russia in the Roaring 1990s est sorti en février 2021. Une édition en langue russe en un seul volume de 780 pages a été publiée par Liki Rossii à Saint-Pétersbourg en novembre 2021 : Россия в бурные 1990е : Дневники, воспоминания, документы.

Le jour du jugement dernier approche à grands pas

Chers lecteurs, à mon grand regret, je me dois une fois de plus d’arpenter les rues en portant la pancarte “La fin du monde est proche”.

Hier, j’ai regardé l’émission de nouvelles condensées Sixty Minutes sur la plateforme smotrim.ru de la télévision d’État russe. Avant de passer le micro aux intervenants dans le format d’un talk-show, les 30 premières minutes de l’émission ont présenté un montage vidéo effrayant d’extraits de reportages américains, allemands, européens et britanniques sur les accusations de bombe sale, sur les exercices actuels du porte-avions George Bush Sr. en Méditerranée orientale et le message fort qu’il adresse à M. Poutine sur ses capacités d’attaque nucléaire, sur les 2 400 soldats des troupes d’assaut américains qui viennent d’être déployés en Roumanie et placés à la frontière avec la Moldavie, prêts à intervenir dans ce pays et, on peut le supposer sans risque, à poursuivre leur route vers l’Ukraine pour affronter les Russes autour d’Odessa-Nikolaïev à tout moment. L’impression qui se dégage de cette escalade imminente est que nous sommes à l’aube de la guerre qui mettra fin à toutes les guerres.  Les États-Unis sont prêts pour cela, quoi que Biden marmonne le contraire en lisant son téléprompteur. Les Russes sont prêts pour cela.  Et c’est parti !

Sur une note moins dramatique mais tirée de la même composition musicale, je viens de me sentir obligé d’ajouter un post-scriptum à mon dernier essai sur Rushi Sunak, en notant que je me suis trompé sur le type d’ordres qu’il reçoit de la City de Londres : s’il a remplacé la plupart des ministres de Truss, il a conservé Ben Wallace à la Défense. Notez que Wallace appelle à de fortes augmentations des dépenses de défense pour soutenir la contribution de la Grande-Bretagne aux forces armées ukrainiennes au moment même où Sunak s’apprête à manier le couteau sur les services sociaux au nom de l’équilibre budgétaire et de l’austérité en période d’inflation. Le premier ministre Sunak ne durera pas un an, en supposant que nous ayons un an devant nous avant que l’enfer ne se déchaîne. Il partage avec Macron un cursus de travail pour les banquiers internationaux américains et le fait d’être le plus jeune chef de gouvernement de son pays respectif depuis deux siècles.  Il partage aussi apparemment le statut de poids léger politique, mais contrairement à Macron, sa position est très fragile en raison des pratiques constitutionnelles britanniques. Je dis que ces développements s’inscrivent dans la composition musicale générale, car ils montrent que les ordres de marche qu’il a reçus de ceux qui l’ont installé au pouvoir, la City de Londres, sont aussi idéologiquement motivés que le journal qu’ils lisent tous quotidiennement, le Financial Times vicieusement antirusse. Et j’en conclus qu’au Royaume-Uni aussi, le Capital est aussi éloigné du monde réel que les politiciens frivoles et incompétents qui nous gouvernent sur le continent.

Ce que je n’arrive pas à comprendre, c’est comment l’Inde, la Chine et d’autres acteurs importants et sérieux de la scène mondiale ne prennent pas note du fait que l’escalade croissante de la confrontation entre la Russie et l’OTAN et la progression vers l’échange nucléaire signifieront la fin de la vie sur la planète, la leur comme la nôtre.  Pourquoi sont-ils tous silencieux ?  Et où sont les Nations unies devant l’Armageddon qui se profile ? Lorsque les votes de l’Assemblée générale sont dictés par un hégémon mondial et ses laquais, la pertinence de l’ONU pour le maintien de la paix est compromise.

La tragédie évitable de la Première Guerre mondiale est un sujet qui me vient à l’esprit chaque fois que je séjourne dans mon appartement Pouchkine, à l’extérieur de Pétersbourg.  Nous vivons à 200 mètres d’une entrée du parc du palais Catherine et à moins d’un kilomètre du palais séparé que Nicolas II utilisait comme maison familiale. Chaque fois que j’y suis, je me demande comment ils ont pu être aussi fous pour jeter la civilisation européenne aux orties et, en ce qui concerne la famille tsariste, pour jeter leur propre vie. Aujourd’hui, je vois la même bêtise tous les jours en regardant les nouvelles, qu’il s’agisse des nouvelles russes ou des principaux diffuseurs occidentaux. Je vois la probabilité croissante de notre suicide collectif dans les semaines, voire les mois, qui viennent.

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Parmi les Russes patriotes, la façon dont l'”opération militaire spéciale” en Ukraine a été menée suscite depuis longtemps de nombreuses critiques. On dit que Poutine a été trop tendre avec les Ukrainiens, qu’il aurait dû détruire l’infrastructure énergétique dès les premiers jours de mars, sans attendre sept mois et laisser l’escalade atteindre son point critique actuel.  Mais c’est ignorer la dimension politique de la guerre. Et c’est ignorer la réalité selon laquelle l’opinion publique est un frein majeur à ce que son président peut ou ne peut pas faire, quelles que soient les dispositions constitutionnelles et l’autoritarisme supposé au sommet.

L’opinion publique russe n’était pas prête à accepter une guerre totale contre l’Ukraine en février. Les liens personnels, familiaux et historiques qui unissent les peuples russe et ukrainien étaient tout simplement trop forts. Les Russes, y compris ceux qui sont au pouvoir, pouvaient garder l’espoir qu’une fois la campagne terminée, les deux parties s’embrasseraient et se réconcilieraient.  Il a fallu tout ce temps, il a fallu que toutes les lignes rouges russes soient franchies en termes d’attaques contre la patrie russe par l’artillerie et les roquettes depuis la frontière ukrainienne, il a fallu la destruction des pipelines Nord Stream et l’attaque terroriste sur le pont de Kertch pour que le peuple russe soit psychologiquement prêt à assassiner des Ukrainiens par dizaines de milliers de soldats sur le champ de bataille comme dans toute guerre normale et à infliger de grandes souffrances à la population civile.

Cependant, le Kremlin ne peut pas être déchargé aussi facilement de sa part de responsabilité alors que le monde vacille vers la guerre nucléaire.  Je trouve incroyable que l’analyste professionnel du renseignement Vladimir Poutine, que tous nos biographes ne décrivent que par rapport à sa carrière au KGB, ait pu se laisser tromper à ce point par ses propres conseillers du renseignement sur les capacités et les intentions de l’Ukraine avant de décider de dénazifier et de démilitariser l’Ukraine le 24 février. Il s’agissait d’une erreur de calcul aux proportions colossales qui a entraîné de graves revers militaires au cours des premières semaines de la guerre, ce qui a enhardi les décideurs des États-Unis et de l’OTAN à aller jusqu’au bout et à “éliminer” la Russie. Je n’en dirai pas plus.

Le hashtag #Maha_Amini sur la publicité de rue dans le centre-ville de Bruxelles !

Qu’est-ce que cela signifie ?

Jusqu’à présent, j’ai trouvé que la couverture omniprésente des manifestations antigouvernementales en Iran par nos principaux diffuseurs d’informations en Europe n’était qu’une nuisance mineure en ce qui concerne ma consommation d’informations.  La BBC, Euronews et d’autres chaînes grand public similaires ont simplement remplacé leurs scripts écrits par Kiev sur la guerre par des scripts écrits par Washington sur les troubles en Iran.  Ces deux scénarios de propagande sont ennuyeux et m’obligent à changer de chaîne pour passer à Mezzo, même si je ne suis pas particulièrement d’humeur à écouter de la musique classique à ce moment-là.

Mais cet après-midi, le déluge de propagande a atteint une nouvelle dimension. Alors que je me promenais sur l’avenue Louise en rentrant de mon club de natation, j’ai été frappé par un nouvel affichage publicitaire sur le trottoir qui remplaçait les habituelles annonces promotionnelles pour du vin ou des légumes à prix réduits par l’une ou l’autre des chaînes de supermarchés : il y avait le portrait de Mahsa Amini avec son hashtag ! Ma première pensée a été de savoir qui diable payait pour cette invasion de notre droit collectif à une promenade sans politique sur l’un des meilleurs boulevards de la ville.

Le site www.iranintl.com nous informe que le hashtag Mahsa Amini a battu des records historiques : “Le hashtag qui a fait l’objet d’une tendance en soutien à Mahsa Amini, la jeune femme dont la mort a déclenché des protestations à l’échelle nationale en Iran, a été retweeté plus de 40 millions de fois.” 

Et pour expliquer ce succès, qui serait environ 10 fois supérieur à celui des hashtags les plus populaires sur twitter :  “c’est un exploit réalisé grâce à la coopération de nombreuses célébrités et personnalités politiques, ainsi que de militants et d’organisations de défense des droits de l’homme.”

Ce qui manque dans cette explication, c’est la main invisible du gouvernement américain et de ses aides, qu’il s’agisse de George Soros ou d’autres bienfaiteurs, qui sont sûrement occupés à financer les manifestations en Iran et la vaste couverture médiatique de ces manifestations ici en Europe occidentale, voire dans le monde entier.

Pourquoi ces manifestations antigouvernementales en Iran qui appellent au renversement de la République islamique ?  Pourquoi maintenant ?

Eh bien, il y a quelques semaines, nous avons tous appris par les mégaphones de Washington que l’Iran fournit des drones, et/ou la technologie des drones à la Russie pour l’aider à détruire l’infrastructure électrique et de chauffage ukrainienne.  Le Capitole a appelé à imposer de nouvelles sanctions écrasantes à l’Iran pour le punir de sa participation à l’effort de guerre russe. Malheureusement, il s’est rapidement avéré que toutes les sanctions imaginables avaient déjà été imposées à l’Iran il y a longtemps, de sorte que cette voie s’est avérée sans issue.  D’où l’idée brillante de certains carriéristes ambitieux du département d’État ou de ses consultants rémunérés d’enflammer les forces d’opposition en Iran et de leur offrir une couverture promotionnelle illimitée dans le monde entier.

Cette manipulation cynique de l’opinion publique en Occident, qui consiste à “tourner le robinet”, pourrait sembler inventive si elle n’avait pas été si bien prévue et décrite par George Orwell dans 1984.

#Maha_Amini hashtag on street advertising in downtown Brussels! What can this mean?

Till now I have found the ubiquitous coverage of the anti-Government demonstrations in Iran on our key news broadcasters in Europe to be merely a minor nuisance as regards my news intake.  The BBC, Euronews and similar mainstream stations have merely replaced their Kiev-written scripts about the war as lead news items at the top of the hour with Washington-written scripts about the disturbances in Iran.  Both propaganda scripts are tedious and compel me to flip channels to Mezzo, even if I am not particularly in the mood for classical music at that moment.

But this afternoon the propaganda deluge has reached a new dimension. As I strolled down Avenue Louise on my way home from my swim club, I was struck by a new advertising display on the sidewalk which replaced the usual promotional ads for wine or veggies at discounted prices by one or another of the supermarket chains:  there was the portrait of Mahsa Amini with her hashtag! My first thought was who in hell is paying for this invasion of our collective right to a politics free promenade down one of the city’s best boulevards.

The website www.iranintl.com informs us that the Mahsa Amini hashtag has broken historic records:
“The hashtag that has been trending in support of Mahsa Amini, the young woman whose death has triggered nationwide protests in Iran, has been retweeted more than 40 million times.”  

And how do they explain this success, which is said to be about 10 times more than the trendiest hashtags on twitter:  “it is a feat achieved thanks to the cooperation of numerous celebrities and political figures as well as human rights activists and organizations.”

What is missing in this explanation is the unseen hand of the U.S. Government and its helpmates, whether George Soros or other do-gooders, who are surely busy financing both the demonstrations in Iran and the vast media coverage about the demos here in Western Europe if not around the world.

Why the anti-Government demos in Iran that are calling for the overthrow of the Islamic Republic?  Why now?

Well, a couple of weeks ago we all learned from the Washington megaphones that Iran is supplying drones, and/or drone technology to Russia to help with the destruction of the Ukrainian electricity and heating infrastructure.  The call went up on Capitol Hill to impose new, crushing sanctions on Iran as punishment for its joining the Russian war effort. Unfortunately, it soon emerged that every conceivable sanction had already been imposed on Iran ages ago, so that route proved to be a dead end.  Hence, the bright idea of some ambitious careerists in the State Department or its paid consultants to fire up the Opposition forces in Iran and to give them unlimited promotional coverage on global broadcasting. 

This ‘turn the tap’ kind of cynical manipulation of public opinion in the West might seem inventive if it had not been so well foreseen and described by George Orwell in 1984

©Gilbert Doctorow, 2022

Psst! Pass the word along in Algeria…and in French

In the past week, I received a couple of emails from regular visitors to my website asking why some of my articles are now being posted in German as well as in the English original texts.  Allow me to explain what my daily read-out of visitor statistics tells me:  whatever one may say about bilingualism or the linguistic talents of well educated folks, nonetheless people are most drawn to literature in their native language and tend to ignore everything else.

With few exceptions, each day the top ranking countries in terms of views of my posts are all English-speaking countries. All the other countries weigh in with less than a tenth of the numbers of the five or six at the top. That is why on any given day a tiny country like New Zealand may have more readers of my texts than Germany or France.  The exceptional cases of a country like Germany or Italy or Japan moving to the top of the list come when one portal or another from these countries has re-posted my article in their own language.

For these reasons, when a reader in Germany came forward and volunteered to translate my articles into German as his personal contribution to countering the self-censorship and absolute conformism of German media, I was quick to accept his kind offer. The results are as one might expect: my German readership is growing multifold. My German texts are now picked up by major German news digest portals including Nachdenkseiten and Net News Express, which themselves have subscriber rolls of 200,000 or more.  Given the weight of Germany in European politics, disseminating news that runs counter to the propagandistic mainstream is potentially important.

For all these same reasons, when the Algerian journalist Mohsen Abdelmoumen approached me three days ago to do an interview with him about the war in Ukraine and present-day European politics which would be published in French as well as in English I was quick to agree.  The results are as follows:

http://mohsenabdelmoumen.over-blog.com/2022/10/gilbert-doctorow-the-west-is-run-by-corrupt-cowards.html

The title Abdelmoumen has given to our interview aims to catch attention, which is all to the good. The contents are more nuanced and reflective.  I hasten to add that Mr. Abdelmounen did not change a word of my responses even when I challenged the assumptions of several of his questions. Now that is a level of professionalism you will not often find in mainstream, which is run by the rule “all the news that fits” their editorial policy lines.

Following on publication of the interview, I was yesterday invited to participate in the “Crisis” news analysis program of the El Hayat TV in Algeria which was broadcast in the early evening prime time.

Hopefully both the print and televised interviews will also be picked up in continental France as well as in Algeria.  But the broader point is that news about the Ukraine war from the ‘alternative newsmakers,’ myself included, must be spread around the world in as many languages as possible by local portals and broadcasters.  As I have written, the ongoing escalation in this war is headed to a nuclear Armageddon in which not only Russia and the United States will be burned to ashes, but most of humanity will be taken along for the brief ride to extinction.  It is high time for large, populous countries like Algeria, Iran, China and India to weigh in and tell both sides that the Russia-NATO war is the business of the whole world and that the sides must be brought to a negotiating table so that a modus vivendi can be established, preferably along the lines suggested by Russia back in December 2021, namely creation of a new international security architecture that is all inclusive.

©Gilbert Doctorow, 2022

Der Jüngste Tag naht schnell heran

Liebe Leser, leider bin ich zu meinem größten Bedauern wieder einmal gezwungen, mit einem Schild mit der Aufschrift „Das Ende der Welt ist nahe“ durch die Straßen zu laufen.

Gestern habe ich die Nachrichtenzusammenfassung des Programms „Sechzig Minuten“ des russischen Staatsfernsehens auf der Plattform smotrim.ru gesehen. Bevor das Mikrophon an die Diskussionsteilnehmern übergeben wurde, lief 30 Minuten lang eine haarsträubende Videomontage von Auszügen aus amerikanischen, deutschen, europäischen und britischen Nachrichten über die Anschuldigungen wegen einer schmutzigen Bombe, über die derzeitigen Manöver des Flugzeugträgers George Bush Sr. im östlichen Mittelmeer und dessen lautstarke Botschaft an Herrn Putin über ihre Fähigkeit, nukleare Angriffe zu lancieren, über die gerade nach Rumänien verlegten und an der Grenze zu Moldawien stationierten 2.400 Mann starken amerikanischen Angriffs-Bodentruppen, die bereit sind, nach Moldawien einzumarschieren, und man darf mit Sicherheit annehmen, dass sie sich weiter in die Ukraine bewegen werden, um sich dort jederzeit um Odessa – Nikolaev den Russen entgegenzustellen. Nun, der Eindruck über diese laufende Eskalation war überwiegend, dass wir am Wendepunkt zum Krieg zur Beendigung aller Kriege angekommen sind. Die USA sind bereit dazu, was immer auch Biden Abweichendes von seinem Teleprompter herab brummelt. Die Russen sind bereit dazu. Also, jetzt geht es los!

In einer weniger dramatischen Note aus demselben Musikstück habe ich mich gerade verpflichtet gefühlt, meinem letzten Essay über Rushi Sunak ein Postscript hinzuzufügen, wonach ich mich hinsichtlich seines Marschbefehls von der Londoner City geirrt habe: während er die meisten Minister aus dem Truss-Kabinett ersetzt hat, hat er Ben Wallace als Verteidigungsminister behalten. Bemerkenswert ist, dass Wallace große Steigerungen bei Rüstungsausgaben für den britischen Beitrag für die ukrainischen Streitkräfte verlangt, während Sunak gleichzeitig die Ausgaben für die Sozialfürsorge beschneidet, um das Haushaltsdefizit zu verringern, einen Sparkurs durchzusetzen und die Inflation zu bekämpfen. Sunak wird nicht einmal ein Jahr Premierminister sein, wenn wir annehmen, dass es ein Jahr dauert, bis die Hölle losbricht. Er hat einen ähnlichen Hintergrund wie Macron, der auch für amerikanische internationale Banker gearbeitet hat und der jüngste Regierungschef seines Landes ist. Auch er ist offensichtlich ein politisches Leichtgewicht, aber anders als bei Macron ist seine Position aufgrund der britischen verfassungsrechtlichen Situation sehr fragil. Ich sage, dass diese Entwicklungen der Melodie des generellen Musikstücks entsprechen, weil sie zeigen, dass die Marschbefehle, die er von denen, die ihn eingesetzt haben, erhalten hat, der Londoner City, genauso ideologisch beeinflusst sind wie die Zeitung, die sie alle täglich lesen, die bösartig Russland-feindliche Financial Times. Und so komme ich zu dem Schluss, dass sich auch im Vereinigten Königreich das Kapital von der realen Welt entfernt hat, genauso, wie uns auf dem Kontinent leichtgewichtige und inkompetente Politiker regieren.

Was ich nicht verstehe ist, warum Indien, China und andere große und ernsthafte Player auf der Weltbühne die zunehmende Eskalation in der Konfrontation zwischen Russland und der NATO und das Torkeln hinein in einen Atomkrieg nicht zur Kenntnis nehmen, der das Ende des Lebens auf dem Planeten, ihr eigenes Leben ebenso wie das unseres, bedeutet. Warum schweigen sie alle? Und wo sind die Vereinten Nationen angesichts des drohenden Armageddon? Wenn die Stimmen in der Generalversammlung von einem globalen Hegemon und seinen Lakaien diktiert werden, ist die Bedeutung der U.N. für die Friedenssicherung zunichte gemacht.

Die vermeidbare Tragödie des Ersten Weltkrieges habe ich immer zuvorderst im Kopf, wenn ich in meinem Pushkin Apartment außerhalb von Petersburg bin. Wir leben 200 Meter entfernt vom Eingang des Katharinenparks und weniger als einen Kilometer von dem separaten Palast, den Nikolaus II als Wohnung für seine Familie genutzt hat. Jedes Mal frage ich mich, wie sie so dumm sein konnten, die europäische Zivilisation in den Wind schlagen konnten und im Hinblick auf die Zarenfamilie, wie sie ihr eigenes Leben wegwerfen konnten. Heute sehe ich jeden Tag eine ähnliche Dummheit, wenn ich mir die Nachrichten ansehe, gleich, ob es russische Nachrichten oder westliche Mainstream-Sender sind. Ich sehe die zunehmende Wahrscheinlichkeit unseres kollektiven Selbstmords in den nächsten Wochen oder Monaten kommen.

                                                                                                                                                             *****

Von Seiten patriotischer Russen kam seit längerem eine Menge Kritik über die Art, wie die „Spezialoperation“ in der Ukraine geführt wurde. Die Leute sagen, dass Putin zu weich mit den Ukrainern umgegangen ist, dass er die Energie-Infrastruktur in den ersten Märztagen hätte zerstören sollen und nicht sieben Monate warten sollen, in denen die Eskalation ihren gegenwärtigen kritischen Punkt erreicht hat. Aber das übersieht die politische Dimension der Kriegsführung. Und es übersieht die Realität, dass die öffentliche Meinung eine wesentliche Einschränkung hinsichtlich dessen ist, was ein Präsident tun kann oder nicht tun kann, unabhängig von verfassungsrechtlichen Vorschriften oder angeblichem Autoritarismus an der Spitze.

Die russische Öffentlichkeit war im Februar nicht bereit, einen umfassenden Krieg gegen die Ukraine zu akzeptieren. Die jeweiligen persönlichen, familiären und historischen Bindungen der russischen und der ukrainischen Bevölkerungen waren einfach zu stark. Russen, einschließlich derjenigen an der Macht, konnten die Hoffnung hegen, dass sich beide Seiten nach dem Ende des Feldzuges küssen und Frieden schließen würden. Es hat so lange gedauert und es brauchte das Überschreiten aller russischen roten Linien im Sinne der Artillerie- und Raketenangriffe auf das russische Stammland über die ukrainische Grenze hinaus, es brauchte die Zerstörung der Nord Stream Pipelines und den terroristischen Angriff auf die Kerch-Brücke, damit die Russen psychologisch bereit waren, Ukrainer zu Zehntausenden als Soldaten auf dem Schlachtfeld zu ermorden, wie man das in einem normalen Krieg macht und der Zivilbevölkerung große Härten zuzufügen.

Trotzdem kann man den Kreml nicht so einfach von seinem Anteil der Schuld entlasten, den er daran trägt, dass die Welt jetzt in Richtung eines Atomkriegs taumelt. Ich finde es unglaublich, dass der professionelle Geheimdienstanalytiker Vladimir Putin, den alle seine Biographen nur im Hinblick auf seine KGB-Karriere darstellen, es sich erlaubt hat, sich derart von seinen eigenen Geheimdienstberatern im Hinblick auf die ukrainischen Fähigkeiten und Intentionen täuschen zu lassen, bevor er am 24. Februar einmarschiert ist um die Ukraine zu entnazifizieren und zu demilitarisieren. Das war eine Fehlkalkulation von kolossalen Dimensionen, die zu ernsthaften militärischen Fehlschlägen in den ersten Wochen des Krieges geführt hat, die im Gegenzug die Entscheidungsträger der Vereinigten Staaten und der NATO dazu verleitet hat, zu versuchen, Russland zu erdrosseln und schließlich „aus dem Spiel zu nehmen“. Mehr habe ich dazu nicht zu sagen.

Der Jüngste Tag naht schnell heran

Liebe Leser, leider bin ich zu meinem größten Bedauern wieder einmal gezwungen, mit einem Schild mit der Aufschrift „Das Ende der Welt ist nahe“ durch die Straßen zu laufen.

Gestern habe ich die Nachrichtenzusammenfassung des Programms „Sechzig Minuten“ des russischen Staatsfernsehens auf der Plattform smotrim.ru gesehen. Bevor das Mikrophon an die Diskussionsteilnehmern übergeben wurde, lief 30 Minuten lang eine haarsträubende Videomontage von Auszügen aus amerikanischen, deutschen, europäischen und britischen Nachrichten über die Anschuldigungen wegen einer schmutzigen Bombe, über die derzeitigen Manöver des Flugzeugträgers George Bush Sr. im östlichen Mittelmeer und dessen lautstarke Botschaft an Herrn Putin über ihre Fähigkeit, nukleare Angriffe zu lancieren, über die gerade nach Rumänien verlegten und an der Grenze zu Moldawien stationierten 2.400 Mann starken amerikanischen Angriffs-Bodentruppen, die bereit sind, nach Moldawien einzumarschieren, und man darf mit Sicherheit annehmen, dass sie sich weiter in die Ukraine bewegen werden, um sich dort jederzeit um Odessa – Nikolaev den Russen entgegenzustellen. Nun, der Eindruck über diese laufende Eskalation war überwiegend, dass wir am Wendepunkt zum Krieg zur Beendigung aller Kriege angekommen sind. Die USA sind bereit dazu, was immer auch Biden Abweichendes von seinem Teleprompter herab brummelt. Die Russen sind bereit dazu. Also, jetzt geht es los!

In einer weniger dramatischen Note aus demselben Musikstück habe ich mich gerade verpflichtet gefühlt, meinem letzten Essay über Rushi Sunak ein Postscript hinzuzufügen, wonach ich mich hinsichtlich seines Marschbefehls von der Londoner City geirrt habe: während er die meisten Minister aus dem Truss-Kabinett ersetzt hat, hat er Ben Wallace als Verteidigungsminister behalten. Bemerkenswert ist, dass Wallace große Steigerungen bei Rüstungsausgaben für den britischen Beitrag für die ukrainischen Streitkräfte verlangt, während Sunak gleichzeitig die Ausgaben für die Sozialfürsorge beschneidet, um das Haushaltsdefizit zu verringern, einen Sparkurs durchzusetzen und die Inflation zu bekämpfen. Sunak wird nicht einmal ein Jahr Premierminister sein, wenn wir annehmen, dass es ein Jahr dauert, bis die Hölle losbricht. Er hat einen ähnlichen Hintergrund wie Macron, der auch für amerikanische internationale Banker gearbeitet hat und der jüngste Regierungschef seines Landes ist. Auch er ist offensichtlich ein politisches Leichtgewicht, aber anders als bei Macron ist seine Position aufgrund der britischen verfassungsrechtlichen Situation sehr fragil. Ich sage, dass diese Entwicklungen der Melodie des generellen Musikstücks entsprechen, weil sie zeigen, dass die Marschbefehle, die er von denen, die ihn eingesetzt haben, erhalten hat, der Londoner City, genauso ideologisch beeinflusst sind wie die Zeitung, die sie alle täglich lesen, die bösartig Russland-feindliche Financial Times. Und so komme ich zu dem Schluss, dass sich auch im Vereinigten Königreich das Kapital von der realen Welt entfernt hat, genauso, wie uns auf dem Kontinent leichtgewichtige und inkompetente Politiker regieren.

Was ich nicht verstehe ist, warum Indien, China und andere große und ernsthafte Player auf der Weltbühne die zunehmende Eskalation in der Konfrontation zwischen Russland und der NATO und das Torkeln hinein in einen Atomkrieg nicht zur Kenntnis nehmen, der das Ende des Lebens auf dem Planeten, ihr eigenes Leben ebenso wie das unseres, bedeutet. Warum schweigen sie alle? Und wo sind die Vereinten Nationen angesichts des drohenden Armageddon? Wenn die Stimmen in der Generalversammlung von einem globalen Hegemon und seinen Lakaien diktiert werden, ist die Bedeutung der U.N. für die Friedenssicherung zunichte gemacht.

Die vermeidbare Tragödie des Ersten Weltkrieges habe ich immer zuvorderst im Kopf, wenn ich in meinem Pushkin Apartment außerhalb von Petersburg bin. Wir leben 200 Meter entfernt vom Eingang des Katharinenparks und weniger als einen Kilometer von dem separaten Palast, den Nikolaus II als Wohnung für seine Familie genutzt hat. Jedes Mal frage ich mich, wie sie so dumm sein konnten, die europäische Zivilisation in den Wind schlagen konnten und im Hinblick auf die Zarenfamilie, wie sie ihr eigenes Leben wegwerfen konnten. Heute sehe ich jeden Tag eine ähnliche Dummheit, wenn ich mir die Nachrichten ansehe, gleich, ob es russische Nachrichten oder westliche Mainstream-Sender sind. Ich sehe die zunehmende Wahrscheinlichkeit unseres kollektiven Selbstmords in den nächsten Wochen oder Monaten kommen.

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Von Seiten patriotischer Russen kam seit längerem eine Menge Kritik über die Art, wie die „Spezialoperation“ in der Ukraine geführt wurde. Die Leute sagen, dass Putin zu weich mit den Ukrainern umgegangen ist, dass er die Energie-Infrastruktur in den ersten Märztagen hätte zerstören sollen und nicht sieben Monate warten sollen, in denen die Eskalation ihren gegenwärtigen kritischen Punkt erreicht hat. Aber das übersieht die politische Dimension der Kriegsführung. Und es übersieht die Realität, dass die öffentliche Meinung eine wesentliche Einschränkung hinsichtlich dessen ist, was ein Präsident tun kann oder nicht tun kann, unabhängig von verfassungsrechtlichen Vorschriften oder angeblichem Autoritarismus an der Spitze.

Die russische Öffentlichkeit war im Februar nicht bereit, einen umfassenden Krieg gegen die Ukraine zu akzeptieren. Die jeweiligen persönlichen, familiären und historischen Bindungen der russischen und der ukrainischen Bevölkerungen waren einfach zu stark. Russen, einschließlich derjenigen an der Macht, konnten die Hoffnung hegen, dass sich beide Seiten nach dem Ende des Feldzuges küssen und Frieden schließen würden. Es hat so lange gedauert und es brauchte das Überschreiten aller russischen roten Linien im Sinne der Artillerie- und Raketenangriffe auf das russische Stammland über die ukrainische Grenze hinaus, es brauchte die Zerstörung der Nord Stream Pipelines und den terroristischen Angriff auf die Kerch-Brücke, damit die Russen psychologisch bereit waren, Ukrainer zu Zehntausenden als Soldaten auf dem Schlachtfeld zu ermorden, wie man das in einem normalen Krieg macht und der Zivilbevölkerung große Härten zuzufügen.

Trotzdem kann man den Kreml nicht so einfach von seinem Anteil der Schuld entlasten, den er daran trägt, dass die Welt jetzt in Richtung eines Atomkriegs taumelt. Ich finde es unglaublich, dass der professionelle Geheimdienstanalytiker Vladimir Putin, den alle seine Biographen nur im Hinblick auf seine KGB-Karriere darstellen, es sich erlaubt hat, sich derart von seinen eigenen Geheimdienstberatern im Hinblick auf die ukrainischen Fähigkeiten und Intentionen täuschen zu lassen, bevor er am 24. Februar einmarschiert ist um die Ukraine zu entnazifizieren und zu demilitarisieren. Das war eine Fehlkalkulation von kolossalen Dimensionen, die zu ernsthaften militärischen Fehlschlägen in den ersten Wochen des Krieges geführt hat, die im Gegenzug die Entscheidungsträger der Vereinigten Staaten und der NATO dazu verleitet hat, zu versuchen, Russland zu erdrosseln und schließlich „aus dem Spiel zu nehmen“. Mehr habe ich dazu nicht zu sagen.

Translation into German by Andreas Mylaeus

Judgment Day is fast approaching

Dear readers, to my great regret, I am once again duty bound to walk the streets bearing the sign ‘The End of the World is Nigh’.

I watched the news digest program Sixty Minutes yesterday on Russian state television’s smotrim.ru platform. Before turning the microphone over to the panelists in talk show format, the first 30 minutes of the show presented a hair-raising video montage of excerpts from US, German, European, British news  reporting about dirty bomb accusations, about the current exercises of the aircraft carrier George Bush Sr. in the Eastern Med and its loud message to Mr Putin about nuclear attack capabilities, about the 2400 American ground assault troops just delivered to Romania and placed at the border with Moldova, ready to move in there and, one may safely assume, to continue up into Ukraine to face off with Russians around Odessa – Nikolaev at a moment’s notice.    Well, the impression of this pending escalation was overwhelmingly that we are on the cusp of the war to end all wars.  The US is game for it, whatever Biden mutters to the contrary reading from his teleprompter. The Russians are game for it.  And so here we go!

On a less dramatic note but one from the same musical composition, I have just felt obliged to add a Postscript to my last essay on Rushi Sunak, noting that I was wrong about the kind of marching orders he has from the City of London:  while he replaced most of the Truss cabinet ministers, he has retained Ben Wallace at Defense. Note that  Wallace is calling for large increases in defense spending to support Britain’s contribution to the Ukrainian armed forces at the same time that Sunak is about to wield the knife on social services in the name of a balanced budget and austerity in times of inflation. The Sunak premiership will not last a year, assuming we have a year ahead of us before all hell breaks loose.  He shares with Macron a background in working for US international bankers and the fact of being the youngest head of government in his respective country in two centuries.  He also apparently shares the status of political lightweight, but unlike Macron, his position is very fragile because of British constitutional practices. I say that these developments fall in line with the general musical composition, because they show that the marching orders he had received from those who installed him in power, the City of London, are as ideologically driven as the newspaper they all read daily, the viciously anti-Russian Financial Times. And so I conclude that in the U.K., too, Capital is as removed from the real world as the lightweight and incompetent politicians who rule over us on the Continent.

What I cannot understand is how India, China and other big, serious players on the world stage do not take note that the rising escalation in the Russia-NATO confrontation and the lurch towards nuclear exchange will mean the end of life on the planet, their lives as well as ours.  Why are they all silent?  And where is the United Nations before the looming Armageddon? When General Assembly votes are dictated by one global hegemon and its lackeys, the U.N.’s relevance to keeping the peace is vitiated.

The avoidable tragedy of WWI is something that is foremost in my thoughts every time I stay in my Pushkin apartment outside Petersburg.  We live 200 meters away from an entrance to the Catherine Palace park and less than a kilometer from the separate palace which Nicholas II used as a family home. Each time there I wonder to myself  how they could have been so foolish as to throw European civilization to the winds, and, as regards the tsarist family, to throw away their own lives.    Now I see similar foolishness daily watching the news, whether it is Russian news or Western mainstream broadcasters. I see the growing likelihood of our collective suicide in the weeks if not months before us.

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Among patriotic Russians, there has long been a lot of criticism about the way the ‘special military operation’ in Ukraine has been waged. People say that Putin has been too soft on the Ukrainians, that he should have destroyed the energy infrastructure in the first days of March, without waiting seven months and allowing the escalation to reach its present critical point.  However, that is to ignore the political dimension of war making. And it is to ignore the reality that public opinion is a major restraint on what its President can or cannot do, irrespective of constitutional provisions and supposed authoritarianism at the top.

The Russian public was not ready to accept an all-out war on Ukraine in February. The personal, familial and historic ties binding the Russian and Ukrainian peoples together were simply too strong. Russians, including those in power, could hold out the hope that once the campaign ended, the sides would kiss and make up.  It took all this time, it took the crossing of all Russian red lines in terms of attacks on the Russian homeland by artillery and rockets from across the border with Ukraine, it took the destruction of the Nord Stream pipelines and the terrorist attack on the Kerch bridge for the Russian people to be psychologically prepared to murder Ukrainians by the tens of thousands of soldiers on the battlefield as you do in any normal war and to inflict great hardships on the civilian population.

However, the Kremlin cannot be let off so easily for its share of the blame as the world teeters towards nuclear war.  I find it incredible that the professional intelligence analyst Vladimir Putin, whom all of our biographers describe only in relation to his KGB career, could have allowed himself to be so misled by his own intelligence advisers about Ukrainian capabilities and intentions before he decided to go in and denazify, demilitarize Ukraine on 24 February. That was a miscalculation of colossal proportions that resulted in serious military setbacks in the opening weeks of the war, which in turn emboldened United States and NATO decision-makers to go for the jugular and finally ‘take out’ Russia. I will say no more.

©Gilbert Doctorow, 2022

Die Londoner City wählt Sunak als nächsten britischen Ministerpräsidenten!

Außerhalb des Vereinigten Königreichs nimmt wahrscheinlich kein anderes Land als Indien größeren Anteil an dem laufenden Wettstreit, wer Liz Truss als britische Ministerpräsidentin ersetzt. Immerhin ist der führende Bewerber für den Posten, Rishi Sunak, indischer Herkunft und er ist mit der Tochter eines der reichsten Männer Indiens verheiratet.

Vor diesem Hintergrund war ich erfreut, vor einigen Stunden neben einem halben Dutzend anderer Teilnehmer in einer hervorragenden live Sendung des Republic TV of India teilnehmen zu können. Die übrigen Gesprächsteilnehmer, die meisten Inder und ein Brite, untersuchten die Zukunftsaussichten für eine Ministerpräsidentschaft von Sunak aus verschiedenen Blickwinkeln: Was bedeutet dies für die Beziehungen zwischen Indien und dem Vereinigten Königreich? Ob ein Inder nicht nur in dem geschlossenen Kreis der Tory Parlamentarier, sondern auch in den in zwei Jahren stattfindenden allgemeinen Wahlen gewinnen kann, wenn die Menschen in Großbritannien an der Wahlurne entscheiden, ob sie damit einverstanden sind, von einem farbigen Mann regiert zu werden? Was bedeutet eine Ministerpräsidentschaft von Sunak für das Pfund Sterling? Was bedeutet eine Ministerpräsidentschaft von Sunak für die britische Außenpolitik im Allgemeinen?

Als der letzte Gesprächspartner gab man mir die Möglichkeit, das Spielfeld auf den Kopf zu stellen und aufzuzeigen, dass Mr. Sunak, wenn er gewinnt, seinen Wahlsieg der … Londoner City zu verdanken habe. Dies nicht nur deshalb, weil er, bevor er vor sechs Jahren in das Unterhaus gewählt wurde, bei Goldman Sachs gearbeitet hat. Sondern weil die Londoner City alias „das Kapital“ oder „die Märkte“ gewissermaßen Liz Truss aus dem Amt gejagt hat, indem sie den dramatischen Sturz der Staatsanleihen und die Talfahrt des Pfunds hervorgerufen hat. Die Märkte haben auf einen einzelnen Impuls reagiert: die offensichtliche Inkompetenz, insbesondere die Ignoranz hinsichtlich der ökonomischen Gesetze, die die Ministerpräsidentin und ihr Finanzminister gezeigt hatten, als sie kurz nach ihrer Amtsübernahme ihr Mini-Budget vorgestellt haben. Die City war nicht an den ideologischen Überzeugungen der Ministerpräsidentin interessiert; sie waren daran interessiert, was funktioniert und was nicht funktioniert in der realen Welt.

Vielleicht fragen Sie, was daran außergewöhnlich sein soll? Außergewöhnlich daran ist, dass in dem Vereinigten Königreich noch immer das Kapital sagt und entscheidet, wer das Land regiert und wie. Diese ungeschminkte Tatsache allein mag die beste Rechtfertigung für den Brexit sein, denn sie hebt Großbritannien von allen anderen Ländern auf dem Kontinent ab. Hier in Europa sehen wir Inkompetenz bei den Premiers, in den Kabinetten bei einem Land nach dem anderen. Meist liegt das nicht daran, dass die Personen in den Machtpositionen dumm wären, sondern weil sie Ressorts übernommen haben, für die sie in ihrer Ausbildung oder in ihren beruflichen Laufbahnen keine Grundlagen dafür erworben haben. Sie bekommen ihre Ressorts oder ihre Führungspositionen ausschließlich durch politischen Kuhhandel mit Koalitionspartnern, die unterschiedliche Agenden haben und nur darauf aus sind, im Rahmen des gegebenen Repräsentationsspielraums einen Teil der Kriegsbeute aus einem Wahlsieg zu ergattern. Dasselbe gilt für die Europäische Kommission, die an der Spitze aller Mitgliedsstaaten sitzt und von dort aus ihre Befehle bellt. Welche Art von Qualität von wirtschaftlichen oder verteidigungspolitischen Entscheidungen kann man von einer Ursula von der Leyen erwarten, die von ihrer Berufsausbildung her Gynäkologin ist und die nach Brüssel die Treppe hinaufgefallen ist, nachdem sie als Ministerin daran gescheitert ist, das deutsche Verteidigungsministerium von Korruptionsskandalen zu säubern.

Hier in ganz Europa und insbesondere in Deutschland, das als die Lokomotive der europäischen Wirtschaft betrachtet wird, schweigt das Kapital. Es schweigt angesichts der Inkompetenz an höchster Stelle, die nicht weniger ungeheuerlich ist als diejenige, die Liz Truss gezeigt hat. Der deutsche Bundeskanzler Olaf Scholz zerstört die deutsche Wirtschaft durch sein stures, blödsinniges Beharren darauf, den deutschen und den EU Märkten den Zugang zu russischen Kohlenwasserstoffen zu verweigern.

Deutsche Unternehmen kündigen an, ihre Produktionsstätten in die Vereinigten Staaten oder in asiatische Länder zu verlegen, wo die Energiekosten erheblich niedriger und deren Endprodukte auf den globalen Märkten wettbewerbsfähig sind. Die Düngemittel-, Glas- und Metallindustrien fahren ihre Kapazitäten aufgrund der exzessiven Energiekosten schon herunter, während Herr Scholz vor den Fernsehkameras prahlt, dass Deutschland im kommenden Winter keinen Gasmangel haben werde, weil Deutschland von jedem nur denkbaren Verkäufer außer Russland Gas kaufen werde – ganz gleich zu welchem Preis. Trotzdem schweigen hier die Industrie und das Kapital zu der politischen Führerschaft, die für die sich abspielenden Katastrophe verantwortlich ist. Nur die Arbeiter gehen auf die Straße um sich über die Inflation und die untragbaren Energiekosten auf Haushaltsebene zu beschweren.

Die Frage, die mir der Moderator im Republic TV gestellt hat, war, welche Außenpolitik von einer Sunak Ministerpräsidentschaft zu erwarten sei. Für meine Antwort habe ich nicht lange gebraucht: es wird vermutlich eine von der Londoner City diktierte Politik sein. Ich erwarte, dass diese Politik moderater, weniger scharf und feindlich gegenüber Russland und China sein wird als die Politik von Boris Johnson oder Liz Truss. Nicht freundlich, verständlicherweise, aber auch nicht boshaft. Es ist unwahrscheinlich, dass Sunak davon sprechen wird, dass er bereits sei, auf den Atom-Knopf zu drücken. Irgendwann muss Realismus über Ideologie und die Blase triumphieren

Translated into German by Andreas Mylaeus

The City of London elects Sunak as next British Prime Minister!

Aside from the United Kingdom itself, there may be no single country taking a greater interest in the ongoing competition to replace Liz Truss as British Prime Minister than in India. After all, the leading contender for the post, Rishi Sunak, is of Indian descent and is married to the daughter of one of India’s richest men.

Against this background, a couple of hours ago I was delighted to participate alongside a half dozen other talking heads on a featured live broadcast hosted by Republic TV of India.  My fellow panelists, mostly Indians plus one Brit, examined the prospects of a Sunak premiership from various angles:  What will this mean for Indian-UK relations?  Whether an Indian can win not merely within the closed circle of Tory parliamentarians but in the next general election in two years time, when the people of Britain decide at the ballot box if they are content to be led by a man of color? What will a Sunak premiership mean for the pound sterling?  What does a Sunak premiership imply for British foreign policy generally?

As the last speaker, I was given the opportunity to upend the playing board and to suggest that Mr. Sunak, if he wins, will have been elected by ….the City of London.  This is not merely because he worked for Goldman Sachs before entering the House of Commons six years ago. It is because the City of London, aka Capital or The Markets effectively removed Liz Truss from office by facilitating the dramatic crash of gilts and the slide of the pound. The markets were responding to one stimulus: the evident incompetence, particularly the ignorance of economic laws demonstrated by the PM and her Chancellor of the Exchequer when they rolled out their mini-Budget shortly after taking office. The City was not interested in ideological convictions of the PM; they were interested in what works and what does not work in the real world.

Now what is extraordinary about that, you may ask? It is extraordinary that in the UK Capital still speaks, still decides who runs the country and how.  That raw fact alone may be the best justification for Brexit, because it sets Britain apart from every country on the Continent. Here in Europe we see incompetence in the premiers, in the cabinets of country after country. For the most part, it is not because the individuals in power are stupid, but because they have assumed portfolios for which they have had no grounding in their education or in their professional careers.  They receive their portfolios or leadership batons strictly through political horse-trading among coalition partners who have different agendas and agree only on the desirability of sharing out the spoils of electoral victory within the proportional representation schemes in place. And the same applies to the European Commission which sits atop all of the member states and barks orders. What is the quality of economic or defense decisions that you can expect to come from the desk of one Ursula von der Leyen, whose professional education was as a gynecologist and who was kicked upstairs to Brussels after she failed, as minister, to keep the German Defense Ministry free of corruption scandals.

 Here across Europe, and particularly in what is considered to be the locomotive of the European Union’s economy, Germany, Capital is silent.  Silent in the face of economic incompetence in high places no less egregious than that displayed by Liz Truss.  German Chancellor Olaf Scholz is destroying the German economy by his stubborn, asinine insistence on denying Russian hydrocarbons access to the German and EU markets.

German companies are announcing their transfer of production to the United States and Asian countries where the cost of energy is vastly lower and where their end products can be competitive on global markets.  In fertilizers and glass and metals, industry is already shutting down capacity due to excessive energy costs, while Mr. Scholz beams before the television cameras as he announces that Germany will not run short of gas this winter because of his purchases from every imaginable supplier except Russia, damn the price.  Nonetheless, Industry and Capital are silent here about the political leadership responsible for the pending catastrophe. Only workers come out on the streets to complain about inflation and unsupportable energy costs at the household level.

The question which the moderator on Republic TV tossed to me was what to expect by way of foreign policy from a Sunak premiership.  My answer took no time to formulate:  it is likely to be a foreign policy dictated by The City of London. I expect this policy to be more moderate, less strident and hostile towards Russia and China than the policy of Boris Johnson or Liz Truss.  Not friendly, you understand, but not vicious either. Sunak is unlikely to speak about his readiness to press the nuclear button. At some point Realism has to trump Ideology and the Bubble.

©Gilbert Doctorow, 2022

Postscript, 26 October 2022: Regrettably, it now appears that my expectations of a more Realist approach to foreign policy from a Prime Minister effectively installed by the City of London may have been unfounded, as we see from Sunak’s announcement of his new cabinet line-up. Though he has replaced many ministers from the Truss cabinet, he has changed nothing with respect to leadership of the critically important foreign and defense ministries, which will be led by James Cleverly and Ben Wallace, respectively. The real test of his intentions will be whether he accedes to the urgings of Wallace that defense spending be raised significantly at the same time that he wields the knife on social welfare in yet another round of Tory ‘austerity’ to reduce the overall budget deficit and to deal with rampant inflation. I reluctantly conclude that the viciously anti-Russian Financial Times may better reflect the mood of The City than I had assumed possible.

Russlands Nutzung von iranischen Drohnen in ihrem Ukraine Feldzug

Manchmal laufen Fernsehinterviews gut ab und ich kann in den paar Minuten Sendezeit ein vorbereitetes Manuskript, das ich auf der Grundlage der zuvor vorgelegten Fragen erstellt hatte, ohne Unterbrechungen vortragen. In der Regel gehen meine Antworten weit über die Intentionen des Fragestellers hinaus. Ich strebe danach, einen Gesichtspunkt herauszustellen, von dem ich weiß, dass er von den Medien übersehen wird, gleich ob Mainstream- oder alternative Medien. Meine Medien-Mediatoren sehen dies dankenswerterweise als einen freundlichen Kompromiss an, der viele neue Zuschauer bringt.

Manchmal, so wie letzte Nacht, wird das Interview von Journalisten gehandhabt, die mit mir und unseren kleinen Kompromissen nicht vertraut sind, sodass meine geplante programmatische Stellungnahme nicht gesendet wird. Sei’s drum. In dem vorliegenden Fall nutze ich diesen Raum, um die fehlende Nachricht über die Nutzung von Drohnen durch die Russen im laufenden Feldzug in der Ukraine zu übermitteln.

Mein Fragesteller war insbesondere interessiert an meiner Sicht über die Rechtmäßigkeit des Einsatzes iranischer Drohnen durch Russland, die sie angesichts der bestehenden UN-Verbote gar nicht erwerben dürften. Darüber hinaus werden diese illegalen Geschäfte noch durch Berichte verschlimmert, dass sich iranisches technisches Personal auf der Krim aufhält, um den Russen dabei zu helfen, diese ihnen unbekannten Waffen zu beherrschen. Meine Antwort war und ist: die Frage der „Rechtmäßigkeit“ oder „Unrechtmäßigkeit“ ist irrelevant in der gegenwärtigen Situation eines schmutzigen Krieges, in dem die Vereinigten Staaten und seine NATO-Alliierten jede nur denkbare Grundregel für „Stellvertreterkriege“ verletzen und de facto Kriegsparteien sind, weil sie militärisches Führungspersonal entsenden, die die ukrainischen Bodentruppen führt und den ukrainischen Militäreinheiten zeitgenaue Geheimdienstinformationen übermitteln, ganz zu schweigen von der Lieferung ihrer modernsten tödlichen Waffen an eine Seite des Konflikts.

Unter diesen Umständen von „Verletzungen des Völkerrechts“ zu sprechen bedeutet eine Rückkehr zu der hölzernen Sprache von John Foster Dulles in seiner Zeit als Außenminister auf dem Höhepunkt des Ersten Kalten Krieges. Dieser Ansatz war damals schon unproduktiv und ist es auch heute. Wenn sich Staaten im Krieg befinden, und sei es auch nur in einem Stellvertreterkrieg, gilt nur das Gesetz „die Macht hat Recht“. Die Vereinigten Staaten haben ihre weltweite Hegemonie in den vergangenen dreißig Jahren genau auf dieser Grundlage aufrechterhalten und es ist keinerlei Grund ersichtlich, den Russen den Zugang zu dieser Vorgehensweise zu verweigern.

Ja, die Russen lügen, wenn sie leugnen, wie sie dies in den Vereinten Nationen während der vergangenen Woche getan haben, dass sie iranische Drohnen beschafft und auf dem Schlachtfeld eingesetzt haben. Ja, die Iraner lügen, wenn sie dasselbe sagen. Aber Notlügen wie diese sind Schlüsselelemente der Kunst der Diplomatie, ebenso wie der Gebrauch von Doppelmoral, wenn die Aktionen des Feindes bewertet und die eigene selbstgerechte Scheinheiligkeit herausgestellt werden. Diesbezüglich somit nichts Neues unter der Sonne.

Damit komme ich zu dem, was ich für die relevantere Frage halte: Warum verwenden die Russen diese Drohnen? Bedeutet dies, dass ihre eigenen Waffenlager sich geleert haben? Weist dies auf Defizite bei der Waffenproduktion des russischen militärisch-industriellen Komplexes hin? Dies sind die Unterstellungen der westlichen Medienkommentatoren, wenn sie nicht gerade damit beschäftigt sind, die Russen wegen der Verletzung des Völkerrechts wegen der Geschäfte mit dem Iran zu beschimpfen.

Ich denke, es gibt hier zwei operative Prinzipien auf der russischen Seite. Das erste ist, ihre am weitesten entwickelten Waffensysteme aufzusparen, wie etwa ihre Überschallraketen, die jedes Luftabwehrsystem überwinden können, aber naturgemäß hohe Herstellungskosten verursachen und die nur für die wertvollsten Ziele verwendet werden sollten. Zudem müssen diese tödlichsten Waffen im russischen Arsenal soweit wie möglich zurückgehalten werden, um sie gegen die NATO-Streitkräfte in Europa einsetzen zu können, falls der Krieg weiter eskalieren sollte.

Aus diesen Gründen haben die Russen in ihrer jüngsten Aktion zur Zerstörung der ukrainischen Infrastruktur zur Stromversorgung ihre verletzbareren Hochpräzisionsraketen einschließlich insbesondere der Iskander und Kalibr eingesetzt. Wie wir in den letzten paar Tagen gesehen haben, hat das ukrainische Militär behauptet, 50% oder mehr dieser einfliegenden Raketen abgeschossen zu haben, abhängig von der Dichte der lokalen Luftabwehrsysteme. Gleichzeitig haben die Russen für die kleineren Ziele wie Untersysteme der Stromversorgung erfolgreich iranische Drohnen eingesetzt, die naturgemäß von den traditionellen Luftabwehrsystemen schwerer abzuschießen sind. Wenn die Russen noch größere und stärkere Drohnen aus dem Iran bekommen, die sie kürzlich bestellt haben, können wir annehmen, dass diese auch auf noch anspruchsvollere Ziele gerichtet sein werden. Die Kosten-Nutzen-Analyse spricht zu deren Gunsten.

Weil einige Leser die Relevanz dessen in Frage gestellt haben, was ich über die Bedeutung der russischen politischen Talk-Shows für die Entscheidungsfindung im Kreml gesagt habe, weise ich darauf hin, dass auf die Beschaffung von Drohnen und von Boden-Boden-Raketen aus Iran in der Sendung „Der Abend mit Vladimir Solovyov“ von vor etwa zwei Monaten hingewiesen wurde und dass ich darüber zeitnah berichtet hatte. Gesprächsteilnehmer in jener Sendung hatten auch empfohlen, Artilleriemunition, Raketen und weitere Ausrüstung aus Nordkorea zu beschaffen. Dieses Material ist für die Russen leicht nutzbar, weil es weitgehend aus Kopien dessen besteht, was die Russen und die Chinesen in der Vergangenheit produziert haben. Ich erwarte, dass die britische und die amerikanische Presse in dem kommenden Monat oder so den Vorwurf erheben wird, es seien nordkoreanische Waffen in der Ukraine aufgetaucht. Ja, dies verletzt das „Völkerrecht“. Ja und? Es ist offenkundig absurd zu erwarten, dass Länder, die unter drakonischen internationalen Sanktionen stehen, keinen Handel miteinander treiben werden, wenn dies ihrer eigenen Selbstverteidigung dient.

Am Schluss nehme ich noch zu dem russischen Ziel der Zerstörung der Energie-Infrastruktur der Ukraine Stellung. Unsere westliche Medienpropaganda sieht hier nur ein Motiv: die ukrainische Bevölkerung erfrieren zu lassen um so Rache zu nehmen für die russischen Rückschläge auf dem Schlachtfeld im Osten und im Süden des Landes. Ich leugne nicht, dass die Demoralisierung der ukrainischen Zivilbevölkerung ein Faktor bei den laufenden russischen Angriffen ist. Auch diesbezüglich verweise ich auf die Solovyov Talk-Shows, wo ich gehört habe, dass erwähnt wurde, dass sich die Härten, die sich im Winter entwickeln, weitere neun Millionen Ukrainer dazu bringen könnten, auszuwandern und sich nach Westeuropa auf den Weg zu machen, wo sie ja so sehr geliebt werden. Jeder Vergleich zukünftiger Kälte in den ukrainischen Städten mit den Zuständen während der Kämpfe um Stalingrad, die westliche Medien heraufbeschworen haben, um in unseren rechtschaffenen Bürgern Horrorvorstellungen hervorzurufen, sind Unsinn: die Ukrainer haben Autos, sie haben Zugang zu internationalen Reisebussen und Zügen und sie können ihre Sachen nehmen und gehen, wann immer sie wollen.

Abgesehen von dem Ziel, die ukrainische Zivilbevölkerung aus dem Kriegsschauplatz zu vertreiben und so dem russischen Militär mehr Freiraum für den Sturm auf Städte zu schaffen, hat der laufende Angriff auf das ukrainische Stromversorgungsnetz einen übergeordneten Zweck: die Logistikkette zu unterbrechen, die westliche Rüstungsgüter zu den ukrainischen Streitkräften im Osten und im Süden des Landes über das weitgehend elektrifizierte ukrainische Schienennetz bringen. Wenn dies unterbrochen ist und der regelmäßige Zufluss von Ausrüstung und Munition gestoppt ist, dann wird die ukrainische Kampfkraft lahmgelegt und der Krieg wird, endlich, mit einer bedingungslosen Kapitulation an die Russen enden.

Translation into German by Andreas Mylaeus