Debates with Moscow bureau chief Fred Weir: Round Three

In the past few months I have put online the links to a couple of my encounters, or shall we call them ‘debates’ with Fred Weir, a Canadian journalist who has served numerous news agencies and newspapers but is probably best known for his long service as Moscow bureau chief of the Boston-based Christian Science Monitor.

 Our encounters have been ‘virtual,’ in arranged discussions hosted by Iran’s Press TV. Today I present the link to our latest debate, in which our different perspectives on the war ongoing in Ukraine are sufficiently differentiated for the viewer to benefit from contrast as well as agreement about the misery and death it is bringing to both sides in the conflict.

You don’t work for mainstream print media and get to say what you think much of the time. In the present situation, Weir has complemented his censored work for his paymasters with more nuanced and informative statements on his social media accounts. What he says on Press TV is situated somewhere on a sliding scale between these two positions.  The question is not about distortion of information but about information and personal judgments held back, about stories that he is not encouraged to cover for the mainstream news channels.

For my part, I dared in this discussion to step back a bit from the ‘dissident’ or ‘anti-war’ folks who have been reposting my essays and who have brought 10,000 or more readers to any one of my recent articles. What I say in this video is that the side of the angels also often lives in its own bell jar.  They largely do not speak Russian, cannot monitor what the Russians are saying among themselves in their domestic oriented media and so may be cheerleading the Russian war effort without being aware of the Russians’ own circumspection about their chances of success and of success in what time frame.

Let me be specific.  The Scott Ritters and Douglas Macgregors of this world are speaking as if the war is just about over and the Ukrainian capitulation may be expected in a couple of weeks.   Of course, anything is possible:  the new and accelerating Russian offensive may bring the Ukrainian army to its knees.  However, at the same time, in Russian news agency postings, I read that the boss of the swashbuckling Wagner Group Yevgeny Prigozhin has just been quoted as saying that it may take two years more of fighting for Russian forces to completely conquer the Donbas. Where does the truth lie?

In closing, I use this opportunity to bring to the attention of readers several key points from a private correspondence I have been conducting with a Lt Colonel in the U.S. army who is busy working in a think tank following the action on the ground very closely day to day.  The question was whether time is on the side of the Russians or on the side of the Ukrainians.

We both came to the same conclusion: that the end result of the Special Military Operation is likely to be the strengthening of the Russian armed forces and not the weakening that Pentagon boss Austin has declared to be the principal American objective of refusing peace talks and drawing out the war by dispatching ever more lethal equipment to the Ukrainian side. 

My argument for strengthening is based on the way the Russian army is now projected to grow from 600,000 men at arms to 1.5 million, and possibly to as many as 3 million. This expansion of the armed forces requires the active support of the Russian population, whose boys and men will be subject to what may become universal conscription. The escalation of the threat to their nation posed by the American led forces in Ukraine has brought to the Kremlin the full patriotic support that it needs for the changeover in the structure and scale of the army as well as the changeover in the economy to a war footing.

 The Lt. Colonel’s matching conclusion is based on the way he has seen the operational capabilities of the Russian armed forces grow immensely from the incompetent, bungling performance of the opening weeks and months of this war to the very impressive performance he has witnessed since the changes in command back in September of last year.

https://www.urmedium.com/c/presstv/121871

©Gilbert Doctorow, 2023

Translations below into French (Youri) and Brazilian Portuguese (Evandro Menezes)

Débat avec le chef du bureau de Moscou, Fred Weir : Troisième round

Au cours des derniers mois, j’ai mis en ligne les liens de plusieurs de mes rencontres, ou plutôt de mes « débats », avec Fred Weir, un journaliste canadien qui a travaillé pour de nombreuses agences de presse et de nombreux journaux, mais qui est probablement plus connu pour avoir été longtemps le chef du bureau de Moscou du Christian Science Monitor, basé à Boston.

Nos rencontres ont été « virtuelles », dans le cadre de discussions organisées par la chaîne iranienne Press TV. Aujourd’hui, je vous présente le lien vers notre dernier débat, dans lequel nos perspectives différentes sur la guerre en cours en Ukraine sont suffisamment différenciées pour que le téléspectateur puisse bénéficier d’un contraste ainsi que d’un accord sur la misère et la mort qu’elle entraîne pour les deux parties au conflit.

On ne travaille pas pour la presse écrite grand public en disant ce que l’on pense la plupart du temps. Dans la situation actuelle, Weir a complété son travail censuré pour ses maîtres payeurs par des déclarations plus nuancées et informatives sur ses comptes de médias sociaux. Ce qu’il dit sur Press TV se situe quelque part sur une échelle mobile entre ces deux positions. La question n’est pas de savoir si l’information est déformée, mais si l’information et les jugements personnels sont refoulés sur des sujets qu’il n’est pas encouragé à couvrir pour les chaînes d’information grand public.

Pour ma part, j’ai osé, dans cette discussion, prendre un peu de recul par rapport aux « détracteurs » ou aux « anti-guerre » qui ont repris mes essais et qui ont apporté 10 000 lecteurs ou plus à chacun de mes articles récents. Ce que je dis dans cette vidéo, c’est que le côté des anges vit aussi sous sa propre cloche de verre. La plupart d’entre eux ne parlent pas le russe, ne peuvent pas surveiller ce que les Russes disent entre eux dans leurs médias nationaux et peuvent donc encourager l’effort de guerre russe sans être conscients de la circonspection des Russes quant à leurs chances de succès et à quel moment.

Permettez-moi d’être précis.  Les Scott Ritter et Douglas Macgregor de ce monde parlent comme si la guerre était sur le point de se terminer et que l’on pouvait s’attendre à une capitulation ukrainienne dans quelques semaines. Bien sûr, tout est possible : la nouvelle offensive russe, qui s’accélère, pourrait mettre l’armée ukrainienne à genoux. Cependant, dans le même temps, j’ai lu dans des dépêches d’agences de presse russes que le patron du groupe Wagner, Evgueni Prigojine, aurait déclaré qu’il faudrait encore deux ans de combat aux forces russes pour conquérir complètement le Donbass. Où se trouve la vérité ?

Pour conclure, je profite de cette occasion pour porter à l’attention des lecteurs plusieurs points clés d’une correspondance privée que j’ai entretenue avec un lieutenant-colonel de l’armée américaine qui travaille dans un groupe de réflexion et suit de très près l’action sur le terrain au jour le jour.  La question était de savoir si le temps est du côté des Russes ou du côté des Ukrainiens.

Nous sommes tous deux arrivés à la même conclusion : le résultat final de l’opération militaire spéciale sera probablement le renforcement des forces armées russes et non l’affaiblissement que le patron du Pentagone, M. Austin, a déclaré être le principal objectif américain, à savoir refuser les pourparlers de paix et prolonger la guerre en envoyant des équipements toujours plus meurtriers du côté ukrainien.

Mon argument en faveur de ce renforcement est fondé sur la manière dont on prévoit maintenant que l’armée russe passera de 600 000 hommes en armes à 1,5 million, voire à 3 millions. Cette expansion des forces armées nécessite le soutien actif de la population russe, dont les jeunes gens et les hommes seront soumis à ce qui pourrait devenir la conscription universelle. L’escalade de la menace que les forces dirigées par les Américains en Ukraine font peser sur leur nation a apporté au Kremlin le soutien patriotique total dont il a besoin pour modifier la structure et l’ampleur de l’armée ainsi que l’économie sur un pied de guerre.

La conclusion analogue du lieutenant-colonel est fondée sur son observation des capacités opérationnelles des forces armées russes qui ont considérablement augmenté depuis les résultats maladroits et bâclés des premières semaines et des premiers mois de cette guerre jusqu’aux performances très impressionnantes dont il a été témoin depuis les changements de commandement en septembre de l’année dernière.

Debates com o editor chefe em Moscou, Fred Weir: Terceiro Assalto

Nos últimos meses, coloquei aqui os enlaces para alguns de meus encontros, ou devemos chamá-los de ‘debates’, com Fred Weir, um jornalista canadense que trabalhou em várias agências de notícias e jornais, mas provavelmente é mais conhecido por seu longo trabalho como chefe do escritório de Moscou do Christian Science Monitor, com sede em Boston.

Nossos encontros foram “virtuais”, em discussões organizadas pela Press TV iraniana. Hoje, apresento o enlace para nosso último debate, no qual nossas diferentes perspectivas sobre a guerra em curso na Ucrânia são suficientemente diferenciadas para que o espectador se beneficie do contraste e também da concordância sobre a miséria e a morte que ela está trazendo para ambos os lados do conflito.

Não se trabalha para a grande mídia impressa podendo dizer o que se pensa na maior parte do tempo. Na situação atual, Weir complementou seu trabalho censurado por seus empregadores com declarações mais sutis e informativas em suas contas de mídia social. O que ele diz na Press TV situa-se em algum ponto numa escala móvel entre estas duas posições. A questão não é sobre distorção de informações, mas sobre informações e julgamentos pessoais contidos, sobre histórias que ele não é incentivado a cobrir para os principais canais de notícias.

De minha parte, nesta discussão ousei me afastar um pouco das pessoas ‘dissidentes’ ou ‘anti-guerra’ que têm republicado meus ensaios e que trouxeram 10.000 ou mais leitores para qualquer um dos meus artigos recentes. O que eu digo nesse vídeo é que o lado dos anjos muitas vezes também vive em sua própria redoma. Eles em grande parte não falam russo, não podem monitorar o que os russos estão dizendo entre si em sua mídia doméstica e, portanto, podem estar torcendo pelo esforço de guerra russo sem estar ciente da circunspecção dos próprios russos sobre suas chances de sucesso e quando.

Sendo mais específico, os vários Scott Ritter e Douglas Macgregor deste mundo estão falando como se a guerra estivesse prestes a terminar e a capitulação ucraniana pudesse ser esperada em algumas semanas. Claro, tudo é possível: a nova e acelerada ofensiva russa pode colocar o exército ucraniano de joelhos. No entanto, ao mesmo tempo, em artigos de agências de notícias russas, li que o chefe do intrépido Wagner Group, Yevgeny Prigozhin, acabou de ser citado como tendo dito que pode levar mais dois anos de luta para que as forças russas conquistem completamente o Donbas. Onde está a verdade?

Encerrando, aproveito esta oportunidade para chamar a atenção dos leitores para vários pontos chaves de uma correspondência privada que tenho mantido com um tenente-coronel do exército dos EUA que está trabalhando em um grupo de pesquisa acompanhando de perto o dia a dia das ações em campo. A questão era se o tempo estava do lado dos russos ou dos ucranianos.

Ambos chegamos à mesma conclusão de que o resultado final da Operação Militar Especial provavelmente será o fortalecimento das forças armadas russas e não seu enfraquecimento, que o chefe do Pentágono, Austin, declarou ser o principal objetivo dos EUA recusarem negociações de paz e prolongarem a guerra enviando equipamentos cada vez mais letais para o lado ucraniano.

Meu argumento a favor do fortalecimento baseia-se na forma como o exército russo está agora projetado para crescer de 600.000 homens armados para 1,5 milhão, e possivelmente para até 3 milhões. Esta expansão das forças armadas requer o apoio ativo da população russa, cujos rapazes e homens estarão sujeitos ao que pode se tornar o recrutamento universal. A escalada da ameaça à sua nação representada pelas forças lideradas pelos estadunidenses na Ucrânia trouxe ao Kremlin todo o apoio patriótico de que necessita para a mudança na estrutura e escala do exército, bem como a mudança na economia para uma de guerra.

A conclusão correspondente do tenente-coronel baseia-se na maneira como ele viu as capacidades operacionais das forças armadas russas crescerem imensamente, desde o desempenho incompetente e desajeitado das primeiras semanas e meses desta guerra até o desempenho impressionante que ele testemunhou desde as mudanças no comando em setembro do ano passado.

The best of RT English language programming: “Cross Talk,” 10 February 2023 edition

In my last essay, I remarked on the pleasure of once again being invited onto Russian language state media yesterday addressing the domestic audience of the Russian Federation.  That said, I remain highly appreciative of several programs in English that RT produces for the world audience to which I have been invited from time to time. The defining moment in each case is the high journalistic professionalism of the presenters and the high quality of fellow panelists, all of which result in output that deserves the attention of news and analysis connoisseurs everywhere.

At the end of November 2022, I wrote about and provided links to the premier interview program on RT hosted by Oksana Boyko, Worlds Apart. My experience as interviewee was very positive and I am hopeful that the audience was similarly delighted with the results of this Russian counter point to the BBC’s Hard Talk.

Today I turn attention to Peter Lavelle’s Cross Talk, a program on which I have been a panelist periodically over the course of more than 7 years.  Television shows come and go, but Lavelle has established a valuable place of encounter for an extensive pool of interesting and informed panelists, and this injects freshness into each broadcast.

The show which RT put online earlier today opened with discussion of Seymour Hersh’s widely heralded article explaining how the Biden administration pulled off the most brazen industrial sabotage and war crime in recent decades when it blew up the Nord Stream pipelines with the connivance of the Danes and other NATO members. Discussion then moved on to the featured topic, the so-called “Korean Solution” that some foreign policy analysts in the United States have been promoting as a potential way to end the war in Ukraine without ceding victory or defeat to either side.

I was particularly pleased to be joined on this panel by my friend in the Greater Washington area, Ray McGovern, former CIA daily intelligence briefer to American presidents. Ray is a widely known activist for peace. I say here publicly what I have long said privately: in his standing up to the hypocrisy and lies of successive American administrations in the domains of foreign policy and defense, Ray is the bravest man I know.  Our third panel member, from Tampa, added another complementary perspective on the present situation in the war zone and prospects for Russian victory drawing on his experience and analytical skills from work in that same Agency in Langley.

Here is the embedded recording:

I trust that viewers will profit from following this discussion.

©Gilbert Doctorow, 2023

Translations below into French (Youri), German (Andreas Mylaeus( and Brazilian Portuguese (Evandro Menezes)

Le meilleur des programmes de langue anglaise de RT :

« Cross Talk », édition du 10 février 2023

Dans mon dernier article, j’ai fait part du plaisir que j’ai eu à être invité une fois de plus sur les médias d’État de langue russe, hier, pour m’adresser au public national de la Fédération de Russie.  Cela dit, j’apprécie toujours autant plusieurs programmes en anglais que RT produit pour le public mondial et auxquels j’ai été invité de temps en temps. Dans chaque cas, l’élément déterminant est le grand professionnalisme journalistique des présentateurs et la grande qualité des autres intervenants, ce qui donne un résultat qui mérite l’attention des amateurs d’informations et d’analyses du monde entier.

Fin novembre 2022, j’ai écrit un article et fourni des liens vers la première émission d’entretiens sur RT animée par Oksana Boyko, Worlds Apart. Mon expérience en tant qu’interviewé a été très positive et j’espère que le public a été également ravi des résultats de ce contrepoint russe à l’émission Hard Talk de la BBC.

Aujourd’hui, je me penche sur Cross Talk de Peter Lavelle, une émission à laquelle j’ai participé périodiquement pendant plus de sept ans.  Les émissions de télévision vont et viennent, mais Lavelle a créé un lieu de rencontre précieux pour un vaste réseau de spécialistes intéressants et informés, ce qui apporte de la fraîcheur à chaque émission.

L’émission, que RT a mise en ligne plus tôt dans la journée, a débuté par une discussion sur l’article de Seymour Hersh, qui a été largement diffusé et qui explique comment l’administration Biden a réalisé le sabotage industriel et le crime de guerre le plus éhonté de ces dernières décennies en faisant sauter les pipelines Nord Stream avec la complicité des Danois et d’autres membres de l’OTAN. La discussion s’est ensuite orientée vers le sujet principal, la soi-disant « solution coréenne » que certains analystes de la politique étrangère des États-Unis ont présentée comme un moyen potentiel de mettre fin à la guerre en Ukraine sans céder la victoire ou la défaite à l’une ou l’autre des parties.

J’ai été particulièrement heureux d’être rejoint dans ce débat par mon ami de la région du Grand Washington, Ray McGovern, ancien responsable du renseignement quotidien de la CIA auprès des présidents américains. Ray est un militant pour la paix largement connu. Je dis ici publiquement ce que je dis depuis longtemps en privé : en s’opposant à l’hypocrisie et aux mensonges des administrations américaines successives dans les domaines de la politique étrangère et de la défense, Ray est l’homme le plus courageux que je connaisse.  Notre troisième membre du groupe, originaire de Tampa, a ajouté une autre perspective complémentaire sur la situation actuelle dans la zone de guerre et les perspectives de victoire de la Russie, en s’appuyant sur son expérience et ses compétences analytiques acquises dans le cadre de son travail dans cette même agence à Langley.

Voici l’enregistrement vidéo :

Das Beste aus dem englischsprachigen RT-Program: “Cross Talk”, Ausgabe vom 10. Februar 2023

In meinem letzten Aufsatz habe ich mich darüber gefreut, dass ich gestern wieder einmal in die russischen Staatsmedien eingeladen wurde, um mich an das heimische Publikum in der Russischen Föderation zu wenden.  Dennoch schätze ich nach wie vor mehrere englischsprachige Sendungen, die RT für das weltweite Publikum produziert und zu denen ich von Zeit zu Zeit eingeladen wurde. Der entscheidende Punkt ist hier die hohe journalistische Professionalität der Moderatoren und die hohe Qualität der anderen Diskussionsteilnehmer, die alle zu einem Ergebnis führen, das die Aufmerksamkeit der Kenner von Nachrichten und Analysen überall verdient.

Ende November 2022 habe ich über die von Oksana Boyko moderierte erste Interview-Sendung auf RT, Worlds Apart, geschrieben und Links dazu bereitgestellt. Meine Erfahrungen als Interviewpartner waren sehr positiv, und ich hoffe, dass das Publikum von den Ergebnissen dieses russischen Gegenentwurfs zu BBCs Hard Talk ähnlich begeistert war.

Heute wende ich mich Peter Lavelles Cross Talk zu, einer Sendung, in der ich im Laufe von mehr als sieben Jahren regelmäßig als Diskussionsteilnehmer aufgetreten bin.  Fernsehsendungen kommen und gehen, aber Lavelle hat eine wertvolle Begegnungsstätte für einen umfangreichen Pool interessanter und sachkundiger Diskussionsteilnehmer geschaffen, was jeder Sendung eine gewisse Frische verleiht.

Die Sendung, die RT heute online gestellt hat, begann mit einer Diskussion über den viel beachteten Artikel von Seymour Hersh, in dem erklärt wird, wie die Biden-Regierung das dreisteste Industriesabotage- und Kriegsverbrechen der letzten Jahrzehnte begangen hat, als sie die Nord-Stream-Pipelines mit dem Einverständnis der Dänen und anderer NATO-Mitglieder in die Luft sprengte. Die Diskussion ging dann zum Hauptthema über, der so genannten “koreanischen Lösung”, die einige außenpolitische Analysten in den Vereinigten Staaten als einen möglichen Weg zur Beendigung des Krieges in der Ukraine propagieren, ohne einer der beiden Seiten Sieg oder Niederlage zuzugestehen.

Ich habe mich besonders gefreut, dass mein Freund aus dem Großraum Washington, Ray McGovern, ehemaliger CIA-Berichterstatter der amerikanischen Präsidenten, an diesem Panel teilnimmt. Ray ist ein weithin bekannter Aktivist für den Frieden. Ich sage hier öffentlich, was ich privat schon lange sage: Ray ist der mutigste Mann, den ich kenne, weil er der Heuchelei und den Lügen aufeinander folgender amerikanischer Regierungen in den Bereichen Außenpolitik und Verteidigung die Stirn bietet.  Unser drittes Podiumsmitglied aus Tampa fügte eine weitere ergänzende Perspektive auf die gegenwärtige Situation im Kriegsgebiet und die Aussichten auf einen russischen Sieg hinzu, wobei er sich auf seine Erfahrungen und analytischen Fähigkeiten aus seiner Arbeit in derselben Agentur in Langley stützte.

Hier ist der link zu der Sendung:

Ich gehe davon aus, dass die Zuschauer von dieser Diskussion profitieren werden.

O melhor da programação da Russia Today em língua inglesa: “Cross Talk“, edição de 10 de fevereiro de 2023

Em meu último ensaio, comentei sobre o prazer de mais uma vez ter sido convidado para a mídia estatal de língua russa ontem, falando para o público da Federação Russa. Dito isto, continuo apreciando muito os vários programas em inglês que a Russia Today produz para o público mundial, para os quais fui convidado algumas vezes. Os marcos decisivos em cada caso é o alto profissionalismo jornalístico dos apresentadores e a alta qualidade dos colegas entrevistados, cujo resultado merece a atenção dos connoisseurs de notícias e de análises no mundo todo.

No final de novembro de 2022, escrevi sobre o principal programa de entrevistas no Russia Today, apresentado por Oksana Boyko, Worlds Apart. Minha experiência como entrevistado foi muito positiva e espero que o público tenha ficado igualmente contente com os resultados deste contraponto russo ao Hard Talk da BBC.

Hoje, chamo a atenção para Cross Talk, de Peter Lavelle, um programa no qual fui entrevistado frequentemente ao longo de mais de 7 anos. Programas de televisão vêm e vão, mas Lavelle estabeleceu um valioso ponto de encontro para um extenso grupo de entrevistados interessantes e informados, e isto traz certo frescor em cada transmissão.

O programa que a Russia Today levou ao ar hoje cedo começou com a discussão do artigo amplamente divulgado de Seymour Hersh, explicando como o governo Biden realizou a mais descarada sabotagem industrial e crime de guerra nas últimas décadas, quando explodiu os gasodutos Nord Stream, com a conivência dos dinamarqueses e doutros membros da OTAN. A discussão então passou para o tópico em destaque, a chamada “Solução Coreana” que alguns analistas de política externa nos Estados Unidos vêm promovendo como uma forma potencial de acabar com a guerra na Ucrânia, sem ceder vitória ou derrota para quaisquer dos lados.

Fiquei particularmente satisfeito por estar acompanhado neste programa por meu amigo na área metropolitana de Washington, Ray McGovern, ex-agente da CIA que informava diariamente presidentes americanos. Ray é um amplamente conhecido ativista pela paz. Digo aqui publicamente o que há muito tempo digo em particular: ao enfrentar a hipocrisia e as mentiras de sucessivas administrações americanas, nos domínios da política externa e da defesa, Ray é o homem mais corajoso que conheço. Nosso terceiro entrevistado, de Tampa, acrescentou outra perspectiva complementar sobre a situação atual na zona de guerra e as perspectivas de vitória russa, baseada em sua experiência e habilidade analítica trabalhando na mesma agência em Langley.

Acredito que os telespectadores tirarão proveito acompanhando esta discussão.

Getting back on air in Russian domestic television

Those who have read my essay “Travel notes of a talking head” published in Does the United States Have a Future? (2017) know that during the period just before and in the several months after the presidential elections of 2016 I enjoyed a sort of stardom on Russia’s several state and commercial television channels through appearances on their various political talk shows. The producers of these shows were keen to have a Russian speaking political analyst carrying an American passport to add some salt and pepper to their on-air debates.

My first television appearance there in a Moscow studio was at the invitation of journalist-presenter Yevgeny Popov, who is best known today as host of the very popular program “Sixty Minutes,” which I cite from time to time as an important source of information on the latest thinking of Russian political and academic elites.

In the time since 2016, my appearances on Russian domestic television came to an end and my only link to the medium has been via RT in English-language programs directed at an international audience. These interviews and panel discussions are interesting and maybe even useful for broadening the offering of opinions on current events to a world audience which is very often, especially in our days of hybrid war, living in a bell jar given the restrictions Western governments have placed on Russian sources of information.

However, I have missed participating in the shows in the Russian language directed at their domestic audience because by definition that audience is one or two orders of magnitude greater and because they provide a rare opportunity to bring to Russian officials and to the public views from outside their bell jar.

And so I was delighted yesterday to be invited to join an on air talk show based in Moscow and, apparently, using the internet to disseminate both live and taped formats. This was all the more attractive to me since the presenter was the very same fellow who hosted the Vremya Pokazhet (Time Will Tell) shows in which I participated back in 2016 a number of times.

Here are two alternative links to my participation in last night’s show:

https://vk.com/wall-211860672_22217

https://rutube.ru/video/273e82ca07ab9020b1def0dba525a520/

 Part of what I said is set out in a text above the frame of the video. 

The question I was asked pertained to the very important article put on the internet the day before by veteran American journalist Seymour Hersh, an article in which he set out in great detail who was responsible for the sabotage bombing of the Nord Stream pipelines and how it was accomplished.  See https://seymourhersh.substack.com/p/how-america-took-out-the-nord-stream

For those of you not fluent in Russian, allow me both to summarize my points in the interview and to take them a bit further than time allowed on air. First, that the Hersh article is a piece of superb journalism: logical and very detailed while remaining easy to read to the end. My first question is how, where he gathered his material. However, I quickly came to the conclusion that this 85-year-old journalist did not have to travel the world to get his story. Rather it is more likely that the story came to him, that his source was from within the Biden administration, from someone who disagreed with the state terrorism which was carried out under personal direction of the American President in what could have, indeed should have been construed as an act of war against the Russian Federation, in violation of the constitutionally directed limitations on the President’s ability to act without Senate approval. The source of the information could rest assured that no U.S. or other state entities would dare to challenge Seymour Hersh to reveal his sources and that his imprimatur on the story would ensure a wide audience.

My second point was that this very day I had received from one of my associates in Germany a full corroboration of the essence of Hersh’s narrative from a sailor who happened to be on board the ship participating in August naval exercises in the Baltic Sea from which the U.S. Navy divers carried out their dirty deeds of planting the explosives on the Nord Stream pipelines for later detonation. Consequently I am satisfied that the story Seymour Hersh has set out on his website is absolutely true.

My third point delivered on air yesterday but not carried in the video fragment published above is valuable because it demonstrates how being given the microphone on Russian state television can be an opportunity to penetrate the Russians’ own bell jar and offer to them some potentially useful insights.

I had been asked whether the Hersh article would die a silent death, not being carried by major media and described as false by the Administration.  The part of my answer that you will find in the video is that it is too early to say, that the ‘dissidents’ in the USA and Europe will take up the cause of Hersh’s article and ensure its promotion to as broad an audience as possible.  The part of my answer which has not been recorded in the fragment is the following:  that I had heard one panelist on a Russian television talk show Thursday night say that the case as set out in the Hersh article should be placed before the UN Security Council by the Russians for scrutiny, and that Russia should set up an international tribunal in Moscow to hear charges against Biden, Sullivan, Nuland, Blinken and the other conspirators of the sabotage bombing  calling for their being brought to justice for state terrorism.

Indeed, if the Russian authorities do not pursue this golden opportunity to hold the Biden administration to account for its crimes then they have no one to blame but themselves that the Information War is being won hands down by Washington.

©Gilbert Doctorow, 2023

Translations below into French (Youri), German (Andreas Mylaeus) and Brazilian Portuguese (Evandro Menezes)

Retour à l’antenne de la télévision nationale russe

Ceux qui ont lu mon essai « Travel notes of a talking head » (Notes de voyage d’une tête parlante) publié dans Does the United States Have a Future ? (2017) (Les Etats-Unis ont-ils un avenir ?) savent que pendant la période juste avant et dans les quelques mois qui ont suivi les élections présidentielles de 2016, j’ai joui d’une sorte de célébrité sur plusieurs chaînes de télévision publiques et commerciales de Russie grâce à des apparitions dans leurs divers talk-shows politiques. Les producteurs de ces émissions étaient désireux d’avoir un analyste politique russophone porteur d’un passeport américain pour ajouter un peu de sel et de poivre à leurs débats à l’antenne.

Ma première apparition à la télévision, dans un studio de Moscou, s’est faite à l’invitation du journaliste-présentateur Evgueni Popov, qui est surtout connu aujourd’hui comme animateur de la très populaire émission « Sixty Minutes », que je cite de temps en temps comme une source importante d’informations sur les dernières réflexions des élites politiques et universitaires russes.

Depuis 2016, mes apparitions à la télévision nationale russe ont cessé et mon seul lien avec ce média s’est fait via RT dans des émissions en anglais destinées à un public international. Ces interviews et tables rondes sont intéressantes et peut-être même utiles pour élargir la palette des opinions sur les événements actuels à un public mondial qui, très souvent, surtout en nos jours de guerre hybride, vit sous cloche étant donné les restrictions que les gouvernements occidentaux ont imposées aux sources d’information russes.

Néanmoins, j’ai manqué de participer aux shows en langue russe destinés à leur public national parce que, par définition, ce public est plus important et parce qu’ils offrent une très rare occasion de présenter aux responsables russes et au public des points de vue extérieurs à leur propre son de cloche.

J’ai donc été ravi hier d’être invité à participer à un talk-show en direct de Moscou qui, apparemment, utilise Internet pour présenter des émissions en direct ou enregistrées. C’était d’autant plus intéressant pour moi que le présentateur était le même type qui animait les émissions Vremya Pokazhet (L’Avenir nous le dira) auxquelles j’ai participé en 2016 à plusieurs reprises.

Voici deux liens différents vers ma participation à l’émission d’hier soir :

Une partie de ce que j’ai dit est présentée dans un texte au-dessus du cadre de la vidéo.

La question qui m’a été posée concernait l’article très important mis sur Internet la veille par le célèbre journaliste américain Seymour Hersh, un article dans lequel il explique en détail qui est responsable du sabotage des pipelines Nord Stream et comment il a été réalisé.  Voir

Pour ceux d’entre vous qui ne parlent pas couramment le russe, permettez-moi à la fois de résumer les points que j’ai soulevés dans l’interview et de les approfondir un peu plus que le temps imparti à l’antenne. Tout d’abord, l’article de Hersh est un superbe travail journalistique : logique et très détaillé tout en restant facile à lire jusqu’au bout. Ma première question est de savoir comment, où il a rassemblé son matériel. Cependant, je suis rapidement arrivé à la conclusion que ce journaliste de 85 ans n’a pas eu à parcourir le monde pour obtenir son histoire. Il est plus probable que l’histoire soit venue à lui, que sa source provienne de l’administration Biden, de quelqu’un qui n’était pas d’accord avec le terrorisme d’État mené sous la direction personnelle du président américain dans ce qui aurait pu, voire dû, être considéré comme un acte de guerre contre la Fédération de Russie, en violation des limitations constitutionnelles de la capacité du président à agir sans l’approbation du Sénat. La source de l’information pouvait être assurée qu’aucune entité américaine ou autre entité étatique n’oserait mettre Seymour Hersh au défi de révéler ses sources et que son imprimatur sur l’histoire lui assurerait une large audience.

Deuxièmement, j’ai reçu aujourd’hui même de l’un de mes associés en Allemagne une confirmation complète de la teneur du récit de Hersh, de la part d’un marin qui se trouvait à bord du navire participant aux exercices navals du mois d’août en mer Baltique, à partir duquel les plongeurs de la marine américaine ont accompli leur sale besogne en plaçant les explosifs sur les pipelines du Nord Stream pour les faire exploser plus tard. Par conséquent, je suis convaincu que l’histoire que Seymour Hersh a exposée sur son site web est absolument vraie.

La troisième remarque que j’ai faite hier à l’antenne, mais qui n’est pas reprise dans le fragment vidéo publié ci-dessus, est précieuse car elle montre comment le fait d’avoir le micro à la télévision d’État russe peut être l’occasion de pénétrer dans la bulle des Russes et de leur offrir des idées potentiellement utiles.

On m’avait demandé si l’article de Hersh allait mourir en silence, n’étant pas repris par les grands médias et qualifié de faux par l’administration.  La partie de ma réponse que vous trouverez dans la vidéo est qu’il est trop tôt pour dire que les “dissidents” aux États-Unis et en Europe prendront fait et cause pour l’article de Hersh et assureront sa promotion auprès d’un public aussi large que possible.  La partie de ma réponse qui n’a pas été enregistrée dans le fragment est la suivante : j’ai entendu un intervenant dans un talk-show de la télévision russe jeudi soir dire que l’affaire telle qu’elle est exposée dans l’article de Hersh devrait être soumise à l’examen du Conseil de sécurité de l’ONU par les Russes, et que la Russie devrait créer un tribunal international à Moscou pour entendre les accusations portées contre Biden, Sullivan, Nuland, Blinken et les autres conspirateurs de l’attentat-sabotage, et demander qu’ils soient traduits en justice pour terrorisme d’État.

En effet, si les autorités russes ne saisissent pas cette occasion en or de demander à l’administration Biden de rendre compte de ses crimes, elles ne pourront s’en prendre qu’à elles-mêmes, car la guerre de l’information est remportée haut la main par Washington.

Zurück im heimischen russischen Fernsehen

Diejenigen, die meinen Essay “Reisenotizen eines Sprechers” (“Travel notes of a talking head”) in dem Buch Does the United States Have a Future? (2017) gelesen haben, wissen, dass ich in der Zeit kurz vor und in den Monaten nach den Präsidentschaftswahlen 2016 durch Auftritte in verschiedenen politischen Talkshows auf mehreren staatlichen und kommerziellen Fernsehkanälen Russlands eine Art Starstatus genoss. Die Produzenten dieser Sendungen waren sehr daran interessiert, einen russischsprachigen politischen Analysten mit amerikanischem Pass zu haben, um ihre Debatten im Fernsehen zu würzen.

Mein erster Fernsehauftritt dort in einem Moskauer Studio erfolgte auf Einladung des Journalisten und Moderators Jewgeni Popow, der heute vor allem als Moderator der sehr populären Sendung “Sixty Minutes” bekannt ist, die ich von Zeit zu Zeit als wichtige Informationsquelle über die neuesten Überlegungen der russischen politischen und akademischen Eliten anführe.

Seit 2016 sind meine Auftritte im russischen Fernsehen beendet und meine einzige Verbindung zu diesem Medium besteht in englischsprachigen Sendungen, die sich an ein internationales Publikum richten, über RT. Diese Interviews und Podiumsdiskussionen sind interessant und vielleicht sogar nützlich, um das Angebot an Meinungen zu aktuellen Ereignissen für ein Weltpublikum zu erweitern, das angesichts der Beschränkungen, die westliche Regierungen russischen Informationsquellen auferlegt haben, sehr oft – insbesondere in Zeiten des hybriden Krieges – wie in einer Glasglocke lebt.

Ich habe es jedoch vermisst, an den Sendungen in russischer Sprache teilzunehmen, die sich an das einheimische Publikum richten, weil dieses Publikum per definitionem um ein oder zwei Größenordnungen größer ist und weil sie eine seltene Gelegenheit bieten, den russischen Beamten und der Öffentlichkeit Ansichten von außerhalb ihrer Glocke zu vermitteln.

Und so war ich gestern hocherfreut, als ich eingeladen wurde, an einer On-Air-Talkshow in Moskau teilzunehmen, die offenbar das Internet nutzt, um sowohl Live- als auch aufgezeichnete Formate zu verbreiten. Das war für mich umso reizvoller, als der Moderator derselbe war, der die Sendungen von Vremya Pokazhet (Die Zeit wird es zeigen) moderierte, an denen ich 2016 mehrmals teilgenommen habe.

Hier sind zwei verschiedene Links zu meiner Teilnahme an der Sendung von gestern Abend:

https://vk.com/wall-211860672_22217

https://rutube.ru/video/273e82ca07ab9020b1def0dba525a520/

Ein Teil dessen, was ich gesagt habe, ist in einem Text über dem Rahmen des Videos wiedergegeben.

Die Frage, die mir gestellt wurde, bezog sich auf den sehr wichtigen Artikel, den der erfahrene amerikanische Journalist Seymour Hersh am Vortag ins Internet gestellt hatte. In diesem Artikel legte er sehr detailliert dar, wer für den Sabotageanschlag auf die Nord-Stream-Pipelines verantwortlich war und wie er durchgeführt wurde.

Siehe: https://seymourhersh.substack.com/p/how-america-took-out-the-nord-stream

Für diejenigen unter Ihnen, die der russischen Sprache nicht mächtig sind, möchte ich meine Punkte aus dem Interview zusammenfassen und sie ein wenig weiter ausführen, als es die Sendezeit zuließ. Erstens ist der Hersh-Artikel ein Stück hervorragender Journalismus: logisch und sehr detailliert, aber dennoch bis zum Ende leicht zu lesen. Meine erste Frage ist, wie und wo er sein Material zusammengetragen hat. Ich bin jedoch schnell zu dem Schluss gekommen, dass dieser 85-jährige Journalist nicht um die ganze Welt reisen musste, um seine Geschichte zu bekommen. Vielmehr ist es wahrscheinlich, dass die Geschichte zu ihm kam, dass seine Quelle aus der Biden-Administration stammte, von jemandem, der mit dem Staatsterrorismus nicht einverstanden war, der auf persönliche Anweisung des amerikanischen Präsidenten in einer Weise durchgeführt wurde, die als Kriegshandlung gegen die Russische Föderation hätte ausgelegt werden können, ja müssen, unter Verletzung der verfassungsmäßigen Beschränkungen der Handlungsfähigkeit des Präsidenten ohne Zustimmung des Senats. Die Quelle der Informationen konnte sicher sein, dass keine US-amerikanische oder andere staatliche Stelle es wagen würde, Seymour Hersh zur Offenlegung seiner Quellen aufzufordern, und dass seine Unterschrift unter der Geschichte eine breite Öffentlichkeit sicherstellen würde.

Mein zweiter Punkt war, dass ich noch am selben Tag von einem meiner Mitarbeiter in Deutschland eine vollständige Bestätigung des Kerns von Hershs Erzählung von einem Matrosen erhalten habe, der zufällig an Bord des Schiffes war, das im August an den Marineübungen in der Ostsee teilnahm, von dem aus die Taucher der US-Marine ihre schmutzigen Taten ausführten, indem sie den Sprengstoff an den Nord-Stream-Pipelines zur späteren Detonation anbrachten. Daher bin ich davon überzeugt, dass die Geschichte, die Seymour Hersh auf seiner Website veröffentlicht hat, absolut wahr ist.

Mein dritter Punkt, den ich gestern in der Sendung geäußert habe, der aber in dem oben veröffentlichten Videofragment nicht enthalten ist, ist wertvoll, weil er zeigt, wie man, wenn man im russischen Staatsfernsehen das Mikrofon in die Hand bekommt, die Gelegenheit hat, in die eigene Glocke der Russen einzudringen und ihnen einige potenziell nützliche Einsichten anzubieten.

Ich war gefragt worden, ob der Hersh-Artikel einen stillen Tod sterben würde, da er von den großen Medien nicht übernommen und von der Regierung als falsch bezeichnet würde.  Der Teil meiner Antwort, den Sie in dem Video finden, lautet, dass es zu früh ist, um zu sagen, dass die “Dissidenten” in den USA und Europa die Sache des Hersh-Artikels aufgreifen und dafür sorgen werden, dass er einem möglichst breiten Publikum bekannt gemacht wird.  Der Teil meiner Antwort, der nicht in das Fragment aufgenommen wurde, ist der folgende: Ich hatte einen Diskussionsteilnehmer in einer russischen Fernseh-Talkshow am Donnerstagabend sagen hören, dass der Fall, wie er in dem Hersh-Artikel dargelegt wird, von den Russen dem UN-Sicherheitsrat zur Prüfung vorgelegt werden sollte und dass Russland ein internationales Tribunal in Moskau einrichten sollte, um Anklage gegen Biden, Sullivan, Nuland, Blinken und die anderen Verschwörer des Sabotageattentats zu erheben und zu fordern, dass sie wegen Staatsterrorismus vor Gericht gestellt werden.

Wenn die russischen Behörden diese einmalige Gelegenheit, die Regierung Biden für ihre Verbrechen zur Rechenschaft zu ziehen, nicht nutzen, können sie nur sich selbst dafür verantwortlich machen, dass der Informationskrieg von Washington haushoch gewonnen wird.

Voltando para o ar na televisão russa

Quem lera meu ensaio “Notas de viagem de um comentarista”, publicado em “Os Estados Unidos têm um futuro?” (2017), sabe que, durante o período imediatamente anterior e nos vários meses após as eleições presidenciais de 2016, desfrutei de certo estrelato em vários canais de televisão estatais e comerciais na Rússia, por meio de aparições em seus vários programas políticos. Os produtores destes programas estavam ansiosos por ter um analista político que falasse russo e com passaporte americano para adicionar um pouco de sal e pimenta aos seus debates no ar.

Minha primeira aparição na televisão, lá em um estúdio em Moscou, foi a convite do jornalista e apresentador Yevgeny Popov, que é mais conhecido hoje como apresentador do popular programa “Sessenta Minutos”, que cito de vez em quando como uma importante fonte de informação sobre o pensamento mais recente das elites políticas e acadêmicas russas.

Desde 2016, minhas aparições na televisão doméstica russa chegaram ao fim e meu único contato com o meio tem sido através da Russia Today em programas em inglês dirigidos a um público internacional. Estas entrevistas e debates são interessantes, e talvez até sejam úteis para ampliar a oferta de opiniões sobre os eventos atuais para um público mundial que, com muita frequência, especialmente em nossos dias de guerra híbrida, vive em uma redoma de vidro devido às restrições impostas pelos governos ocidentais a fontes russas de informação.

No entanto, senti falta de participar dos programas em língua russa dirigidos ao público doméstico porque, por definição, este público é uma ou duas ordens de grandeza maior e porque eles fornecem uma rara oportunidade de se trazerem para as autoridades e para o público russos opiniões de fora sua redoma.

E assim, ontem fiquei contente por ter sido convidado para participar de um programa de entrevistas ao vivo baseado em Moscou e, aparentemente, usando a internet para divulgar os formatos ao vivo e gravado. Isto foi ainda mais interessante para mim porque o apresentador era o mesmo sujeito que apresentava os programas “O Tempo Dirá” (Время Покажет), dos quais participei várias vezes em 2016.

A pergunta que me fizeram dizia respeito a um artigo muito importante publicado na internet no dia anterior pelo veterano jornalista americano Seymour Hersh, um artigo no qual ele expôs em detalhes quem foi o responsável pela sabotagem com explosivos dos gasodutos Nord Stream e como isto foi realizado. Veja: https://seymourhersh.substack.com/p/how-america-took-out-the-nord-stream

Para aqueles que não são fluentes em russo, permitam-me resumir meus pontos na entrevista e levá-los um pouco além do tempo permitido no ar. Primeiro, que o artigo de Hersh é um excelente jornalismo: lógico e muito detalhado, embora seja fácil de se ler até o fim. Minhas primeiras perguntas são como e onde ele reuniu seu material. No entanto, rapidamente cheguei à conclusão de que este jornalista de 85 anos não precisava viajar pelo mundo para conseguir sua história. Em vez disto, é mais provável que a história tenha chegado a ele, que sua fonte era de dentro do governo Biden, de alguém que discordava do terrorismo de estado que foi realizado sob a direção pessoal do presidente estadunidense, no que poderia, de fato deveria, ter sido interpretada como um ato de guerra contra a Federação Russa, em violação das limitações constitucionais à capacidade do presidente de agir sem a aprovação do Senado. A fonte da informação pode ter certeza de que nenhuma entidade dos EUA ou de outros estados ousaria desafiar Seymour Hersh a revelar suas fontes e que seu imprimatur sobre a estória garantiria uma ampla audiência.

Meu segundo ponto foi que neste mesmo dia recebi de um de meus associados na Alemanha uma corroboração completa da essência da narrativa de Hersh por um marinheiro alemão que estava a bordo do navio participando dos exercícios navais de agosto no mar Báltico, de onde os mergulhadores da Marinha dos EUA realizaram seus atos sujos de plantar os explosivos nos gasodutos Nord Stream para sua posterior detonação. Consequentemente, estou convencido de que a história que Seymour Hersh contou em seu sítio é absolutamente verdadeira.

Meu terceiro ponto apresentado no ar ontem, mas não veiculado no vídeo publicado acima, é importante porque demonstra como receber o microfone na televisão estatal russa pode ser uma oportunidade de penetrar na própria redoma dos russos e oferecer a eles alguns insights potencialmente úteis.

Perguntaram se o artigo de Hersh teria uma morte silenciosa, não sendo divulgado pela grande mídia e descrito como falso pelo governo. A parte da minha resposta que você encontrará no vídeo é que é muito cedo para se dizer que os ‘dissidentes’ nos EUA e na Europa vão defender a causa do artigo de Hersh e garantir sua promoção para o maior público possível. A parte da minha resposta que não foi registrada no vídeo é a seguinte: eu ouvi um entrevistado em um programa da televisão russa na quinta-feira à noite dizer que o caso exposto no artigo de Hersh deveria ser apresentado ao Conselho de Segurança da ONU pelos russos para escrutínio e que a Rússia deveria estabelecer um tribunal internacional em Moscou para ouvir as acusações contra Biden, Sullivan, Nuland, Blinken e os outros conspiradores do atentado de sabotagem, pedindo que fossem levados à justiça por terrorismo de estado.

De fato, se as autoridades russas não aproveitarem esta oportunidade de ouro para se responsabilizar o governo Biden por seus crimes, elas não terão ninguém para culpar, exceto a si mesmas, de que a Guerra da Informação está sendo vencida facilmente por Washington.

Spotlight: US-China tensions

I am pleased to offer the link to last night’s half-hour program on Iran’s Press TV devoted to US-China relations. The subject is highly topical given the war of words between the countries over the shooting down of a Chinese hot air balloon that allegedly was performing military reconnaissance over sensitive U.S. bases in the center of the country.

This particular show recommends itself because my fellow panelist and I differ in our interpretations of Chinese behavior and intentions, so that there was a certain clash of ideas that viewers may find refreshing.

http://www.urmedium.com/c/presstv/121852

Translations below into French (Youri) and German (Andreas Mylaeus)

Gros plan : Tensions entre les États-Unis et la Chine

J’ai le plaisir de vous proposer le lien vers l’émission d’une demi-heure diffusée hier soir sur la chaîne iranienne Press TV, consacrée aux relations entre les États-Unis et la Chine. Le sujet est d’une grande actualité compte tenu de la guerre des mots entre les pays à propos de l’abattage d’une montgolfière chinoise qui aurait effectué une reconnaissance militaire au-dessus de bases américaines sensibles dans le centre du pays.

Cette émission se recommande par le fait que mon collègue intervenant et moi-même avons des interprétations différentes du comportement et des intentions des Chinois, de sorte qu’il y a une certaine confrontation d’idées que les téléspectateurs peuvent trouver rafraîchissante.

Schlaglicht: Spannungen zwischen den USA und China

Ich freue mich, den Link zu dem halbstündigen Programm des iranischen Senders Press TV von gestern Abend anbieten zu können, das den Beziehungen zwischen den USA und China gewidmet war. Das Thema ist angesichts des Krieges zwischen den beiden Ländern über den Abschuss eines chinesischen Heißluftballons, der angeblich militärische Aufklärungsflüge über sensible US-Stützpunkte im Zentrum des Landes unternahm, hochaktuell.

Diese Sendung empfiehlt sich deshalb, weil mein Gesprächspartner und ich unterschiedliche Auffassungen über das Verhalten und die Absichten der Chinesen haben, so dass es zu einem gewissen Widerstreit der Meinungen kommt, den die Zuschauer vielleicht erfrischend finden.

The coming existential threat: do we act in common or is it going to be every man for himself?

I returned to Brussels on Sunday after a month of travels in exotic and warm lands south of the equator. The re-entry shock upon arrival in Belgium was a lot greater than the 27 degree Centigrade drop in outdoor air temperature.  After a month of only very limited reception of Russian news, due to satellite issues and hotel service issues, last night I switched on Russian state television’s news and talk show “Sixty Minutes” on www.smotrim.ru and got a full blast of the current state of relations with the US, which are very close to Doomsday.

Allow me to share with you the key point, namely the soon to be announced changes to the Russian doctrine on first use of nuclear weapons and their new more precise red lines that have come about from the plans for Russia’s partition and destruction that seem to be aired daily on US television.

As usual, Yevgeny Popov, State Duma member and host of “Sixty Minutes,” put a lot of video segments from Western television up on the screen, including a lengthy statement by Lieutenant General Ben Hodges, former commander of all U.S. forces in Europe from 2014 to 2017, on how the Ukrainians must be given long range precision missiles for them to attack Russian Crimea and also further into the Russian heartland. The interview from which this declaration was made does not yet appear in Google search, but from interviews posted in 2022 it is clear that Hodges is no madman, and his statements must, as Popov said, be taken with utmost seriousness.

The context, of course, for the radical escalation now being discussed in the United States is the expectation of a massive Russian offensive to begin shortly as the anniversary of the Special Military Operation approaches. The imminent defeat of Ukrainian forces has focused minds in Washington.

 One of the regular panelists on “Sixty Minutes” then faced the cameras directly and said that Russia’s nuclear doctrine is under revision in light of these aggressive plans being aired in the United States, so that Russia is headed towards a policy of ‘preventive’ tactical nuclear strikes, similar to what the United States has.  Moreover, if Ukraine targets Crimea and heartland Russia, then Russia will respond according to plans now being laid down. These plans foresee counter strikes against U.S military installations in Europe and in the Continental United States using hypersonic missiles.  The panelist calls for this threat of counter strikes in Europe and the US to be made public and explicit, so that no one is in doubt about what to expect from the Kremlin.

So here we are. The Russians are stripping away the fiction of a proxy war and revealing the co-belligerent status of the US and its NATO allies in preparation for a kinetic war with NATO. As our illustrious former President, a man of few words, would say:  “Not good!”

Allow me also to share with my readership the bitter medicine that I just shared with our daughter:  look for an escape hatch!  

Either, as I fervently hope, there will be an anti-war movement in the USA, in Europe arising from the shock therapy news now developing with respect to the coming kinetic war between NATO and Russia, OR failing that, it will be every man for himself.

Back in 1937 there were Jews in Berlin who decided they could ride out the storm and stay put.  There were others who took the first boats out, to England, to the US, to South America.   All of us in the Northern Hemisphere now may be facing the same existential choice. 

©Gilbert Doctorow, 2023

Translations below into German (Andreas Mylaeus), French (Youri) and Brazilian Portuguese (Evandro Menezes)

Die kommende existenzielle Bedrohung: Handeln wir gemeinsam oder ist jeder auf sich allein gestellt?

Nach einem Monat in exotischen und warmen Ländern südlich des Äquators bin ich am Sonntag nach Brüssel zurückgekehrt. Der Schock bei der Ankunft in Belgien war weitaus größer als die um 27 Grad Celsius niedrigere Außentemperatur.  Nachdem ich einen Monat lang aufgrund von Satellitenproblemen und Problemen mit dem Hotelservice nur sehr eingeschränkt russische Nachrichten empfangen konnte, schaltete ich gestern Abend die Nachrichten- und Talkshow “Sixty Minutes” des russischen Staatsfernsehens auf http://www.smotrim.ru ein und bekam einen umfassenden Überblick über den aktuellen Stand der Beziehungen zu den USA, die kurz vor dem Jüngsten Tag stehen.

Erlauben Sie mir, Ihnen den wichtigsten Punkt mitzuteilen, nämlich die bald angekündigten Änderungen der russischen Doktrin über den Ersteinsatz von Atomwaffen und ihre neuen, präziseren roten Linien, die sich aus den Plänen zur Teilung und Zerstörung Russlands ergeben haben, die anscheinend täglich im US-Fernsehen ausgestrahlt werden.

Wie üblich brachte Jewgeni Popow, Mitglied der Staatsduma und Moderator von “Sixty Minutes”, eine Reihe von Videoausschnitten aus dem westlichen Fernsehen auf den Bildschirm, darunter eine längere Erklärung von Generalleutnant Ben Hodges, dem ehemaligen Befehlshaber aller US-Streitkräfte in Europa von 2014 bis 2017, wie die Ukrainer mit Langstrecken-Präzisionsraketen ausgestattet werden müssen, damit sie die russische Krim und auch weiter ins russische Kernland hinein angreifen können. Das Interview, aus dem diese Erklärung stammt, ist in der Google-Suche noch nicht aufgetaucht, aber aus den Interviews, die 2022 veröffentlicht wurden, geht hervor, dass Hodges kein Verrückter ist und seine Aussagen, wie Popov sagte, mit größter Ernsthaftigkeit zu betrachten sind.

Der Hintergrund für die radikale Eskalation, die jetzt in den Vereinigten Staaten diskutiert wird, ist natürlich die Erwartung einer massiven russischen Offensive, die in Kürze beginnen soll, wenn der Jahrestag der militärischen Sonderoperation näher rückt. Die bevorstehende Niederlage der ukrainischen Streitkräfte hat die Gemüter in Washington erregt.

Einer der regelmäßigen Podiumsteilnehmer von “Sixty Minutes” wandte sich dann direkt an die Kameras und sagte, dass die russische Nukleardoktrin angesichts dieser aggressiven Pläne, die in den Vereinigten Staaten verbreitet werden, überarbeitet wird, so dass Russland auf eine Politik der “präventiven” taktischen Nuklearschläge zusteuert, ähnlich wie die Vereinigten Staaten es tun.  Wenn die Ukraine die Krim und das russische Kernland angreift, wird Russland nach den jetzt ausgearbeiteten Plänen reagieren. Diese Pläne sehen Gegenschläge gegen militärische Einrichtungen der USA in Europa und auf dem amerikanischen Festland mit Hyperschallraketen vor.  Der Podiumsteilnehmer fordert, dass diese Drohung mit Gegenschlägen in Europa und den USA öffentlich und ausdrücklich gemacht wird, damit niemand im Zweifel darüber ist, was vom Kreml zu erwarten ist.

So sieht es also aus. Die Russen räumen mit der Fiktion eines Stellvertreterkriegs auf und enthüllen den Status der USA und ihrer NATO-Verbündeten als Mitkriegspartei, um einen kinetischen Krieg mit der NATO vorzubereiten. Wie unser berühmter ehemaliger Präsident, ein Mann der wenigen Worte, sagen würde:  “Nicht gut!”

Erlauben Sie mir, meinen Lesern die bittere Medizin mitzuteilen, die ich gerade mit unserer Tochter besprochen habe: Suchen Sie nach einer Ausstiegsluke!

Entweder wird es, wie ich inständig hoffe, eine Antikriegsbewegung in den USA und in Europa geben, die sich aus den schockierenden Nachrichten über den bevorstehenden kinetischen Krieg zwischen der NATO und Russland entwickelt, ODER, wenn das nicht der Fall ist, wird jeder für sich selbst kämpfen.

Damals, 1937, gab es Juden in Berlin, die beschlossen, den Sturm zu überstehen und hier zu bleiben.  Andere nahmen die ersten Boote nach England, in die USA und nach Südamerika.   Wir alle in der nördlichen Hemisphäre stehen jetzt vielleicht vor der gleichen existenziellen Entscheidung.

La menace existentielle à venir : agissons-nous en commun ou est-ce que ça va être chacun pour soi ?

Je suis rentré à Bruxelles dimanche dernier après un mois de voyages dans des contrées exotiques et chaudes au sud de l’équateur. Le choc de rentrée à l’arrivée en Belgique a été bien plus important que la chute de 27 degrés centigrades de la température extérieure.  Après un mois de réception très limitée des nouvelles russes, en raison de problèmes de satellite et de services hôteliers, j’ai allumé hier soir l’émission d’information et de débat « Sixty Minutes » de la télévision d’État russe sur http://www.smotrim.ru et j’ai eu droit à une explosion de l’état actuel des relations avec les États-Unis, qui sont très proches de l’apocalypse.

Permettez-moi de partager avec vous le point essentiel, à savoir les changements qui seront bientôt annoncés dans la doctrine russe sur le premier usage des armes nucléaires et leurs nouvelles lignes rouges plus précises, qui découlent des plans de partition et de destruction de la Russie qui semblent être diffusés quotidiennement à la télévision américaine.

Comme d’habitude, Evgueni Popov, membre de la Douma d’État et animateur de l’émission « Sixty Minutes », a mis à l’écran de nombreuses séquences vidéo de la télévision occidentale, dont une longue déclaration du général de corps d’armée Ben Hodges, ancien commandant de toutes les forces américaines en Europe de 2014 à 2017, sur la façon dont il faut donner aux Ukrainiens des missiles de précision à longue portée pour qu’ils puissent attaquer la Crimée russe et aussi plus loin dans le cœur de la Russie. L’interview à partir de laquelle cette déclaration a été faite n’apparaît pas encore dans la recherche Google, mais d’après les interviews postées en 2022, il est clair que Hodges n’est pas un fou, et ses déclarations doivent, comme l’a dit Popov, être prises avec le plus grand sérieux.

Le contexte, bien sûr, de l’escalade radicale dont on discute actuellement aux États-Unis est l’attente d’une offensive russe massive qui débutera sous peu à l’approche de l’anniversaire de l’opération militaire spéciale. La défaite imminente des forces ukrainiennes a focalisé les esprits à Washington.

L’un des intervenants réguliers de l’émission « Sixty Minutes » a ensuite fait face aux caméras et a déclaré que la doctrine nucléaire russe était en cours de révision à la lumière de ces plans agressifs diffusés aux États-Unis, de sorte que la Russie se dirige vers une politique de frappes nucléaires tactiques « préventives », similaire à celle des États-Unis.  En outre, si l’Ukraine prend pour cible la Crimée et le cœur de la Russie, celle-ci répondra selon les plans en cours d’élaboration. Ces plans prévoient des contre-attaques contre les installations militaires américaines en Europe et dans la partie continentale des États-Unis à l’aide de missiles hypersoniques.  Le participant demande que cette menace de contre-attaque en Europe et aux États-Unis soit rendue publique et explicite, afin que personne ne doute de ce qu’il faut attendre du Kremlin.

Nous y voilà donc. Les Russes sont en train de dévoiler la fiction d’une guerre par procuration et de révéler le statut de co-belligérant des États-Unis et de leurs alliés de l’OTAN en vue d’une guerre cinétique avec l’OTAN. Comme notre illustre ancien président, un homme de peu de mots, dirait :  « Pas bon ! »

Permettez-moi également de partager avec mon lectorat le remède amer que je viens de partager avec notre fille : cherchez une issue de secours ! 

Soit, comme je l’espère ardemment, il y aura un mouvement anti-guerre aux Etats-Unis, en Europe, suite à la thérapie de choc qui se développe actuellement concernant la guerre cinétique à venir entre l’OTAN et la Russie, OU à défaut, ce sera chacun pour soi.

En 1937, certains Juifs de Berlin ont décidé de ne pas quitter la ville pendant la tempête.  D’autres ont pris les premiers bateaux, vers l’Angleterre, les États-Unis, l’Amérique du Sud.  Nous tous, dans l’hémisphère nord, sommes peut-être confrontés au même choix existentiel.

A próxima ameaça existencial: agimos juntos ou vai ser cada um por si?

Voltei a Bruxelas no domingo, depois de um mês de viagens em terras exóticas e quentes ao sul do equador. O choque do retorno ao chegar à Bélgica foi muito maior do que a queda de 27 graus centígrados na temperatura ao ar livre. Depois de um mês de recepção muito limitada de notícias russas, devido a problemas de satélite e do serviço hoteleiro, ontem à noite eu assisti as notícias e o programa de entrevistas da televisão estatal russa “Sessenta Minutos” em http://www.smotrim.ru e tive uma enorme surpresa com o estado atual das relações com os EUA, que estão muito próximas do Dia do Juízo Final.

Permita-me compartilhar a questão mais importante, a saber, as mudanças que serão anunciadas em breve na doutrina russa sobre o primeiro uso de armas nucleares e suas novas linhas vermelhas mais precisas, decorrentes dos planos para a partição e destruição da Rússia que aparecem diariamente na televisão dos EUA.

Como de costume, Yevgeny Popov, membro da Duma e apresentador de “Sessenta Minutos”, colocou vários trechos de vídeo da televisão ocidental no ar, incluindo uma longa declaração do tenente-general Ben Hodges, ex-comandante de todas as forças dos EUA na Europa de 2014 a 2017, sobre como os ucranianos devem receber mísseis de longo alcance de precisão, para que eles ataquem a Criméia e até o coração da Rússia. A entrevista a partir da qual esta declaração foi feita ainda não aparece  em procuras na internet, mas, das entrevistas publicadas em 2022, fica claro que Hodges não é um louco, e suas declarações devem, como disse Popov, ser tomadas com a máxima seriedade.

O contexto, é claro, para a escalada radical que está sendo discutida nos Estados Unidos é a expectativa de que uma ofensiva russa maciça comece em breve, à medida que o aniversário da Operação Militar Especial se aproxima. A derrota iminente das forças ucranianas aguçou as mentes em Washington.

Um dos entrevistados frequentes em “Sessenta Minutos” então encarou as câmeras diretamente e disse que a doutrina nuclear da Rússia está sob revisão à luz desses planos agressivos sendo exibidos nos Estados Unidos, de modo que a Rússia está caminhando para uma política de ataques nucleares táticos ‘preventivos’, semelhante ao que os Estados Unidos têm. Além disso, se a Ucrânia tiver como alvo a Criméia e o coração da Rússia, esta responderá de acordo com os planos que estão sendo estabelecidos. Estes planos prevêem contra-ataques a instalações militares dos EUA, na Europa e nos próprios Estados Unidos, usando-se mísseis hipersônicos. O entrevistado pede que esta ameaça de contra-ataques na Europa e nos EUA seja tornada pública e explícita, para que ninguém fique em dúvida sobre o que se esperar do Kremlin.

Então, cá estamos. Os russos estão acabando com a ficção de uma guerra por procuração e revelando a condição de co-beligerente dos EUA e de seus aliados da OTAN, em preparação para uma guerra cinética com ela. Como nosso ilustre ex-presidente, um homem de poucas palavras, diria: “Não é bom”!

Permita-me também compartilhar com meus leitores o remédio amargo que acabei de compartilhar com nossa filha: procure uma rota de fuga!

Ou, como espero fervorosamente, haverá um movimento anti-guerra nos EUA e na Europa, decorrente das notícias de terapia de choque agora em andamento, em relação à próxima guerra cinética entre a OTAN e a Rússia, ou, se não se conseguir isto, será cada um por si.

Em 1937, havia judeus em Berlim que decidiram que poderiam sobreviver a tempestade ficando parados. Houve outros que embarcaram nos primeiros barcos, para a Inglaterra, para os EUA, para a América do Sul. Todos nós no Hemisfério Norte agora podemos estar enfrentando a mesma escolha existencial.

Russian tourist flows to Seychelles and the New World Order

Seychelles may now rival Thailand as the preferred winter resort destination in the tropics for middle and upper class Russians. Tourist statistics published by the Seychelles authorities two weeks ago show that Russians have now become the single largest contingent of arrivals, displacing the French and Germans.

How are we to understand this phenomenon?  There are some obvious and also some less evident reasons.

Among the most obvious reasons is the visa-free regime that Seychelles offer to Rusians. Less obvious but equally important is the excellent logistical solution put in place by Emirates Airlines and other carriers based on the Arabian peninsula.

Back in December, I was surprised that Emirates opened daily flights of their Boeing 777s from Petersburg to Dubai.  They had previously been flying daily from Moscow, where there is greater wealth and a much larger population concentrated.  How many Petersburgers would be won over by “Shop Dubai!” advertising, I wondered.

However, the Emirates were busy positioning themselves as a key transportation hub for Russians keen to travel the world in these times when European air space and carriers are closed to them. Dubai is safer than Istanbul, given that Turkish Airlines apparently persist in flying the short route home over Ukraine (whereas Aeroflot flies way to the East incurring greater time in the air and costs reflected in ticket prices). From Dubai, it is a short 4 hour hop to Seychelles.

Meanwhile, the economy class airport at Sharjah, just outside the Dubai city line, brings in Russian flights from provincial cities across the Federation. I know: I saw the arrivals/departures notices there when I made my own side trip to Oman three weeks ago. These arrivals will likely continue their international voyages from Dubai Interntional.

It pays to mention that the owners of Emirates Airlines also have multiple interests in the travel of their passengers.  Most of the international luxury hotels in Seychelles are owned by the investment funds of the Emirates. The one big exception on Mahe, Hotel Savoy, is said to be owned by Russians. 

The most visible symbol of the Arab presence in Seychelles is the vacation palace complex atop the hills overlooking the capital city of Victoria on Mahe. This was built in 2010 by Sheikh Khalifa Bin Zayed of Abu Dhabi. As I have been told, it sits where there once was a U.S. listening base for the Indian Ocean region. I surmise that the big Russian ‘yacht’ now parked permanently outside the port of Victoria performs that very same function.  Times change…

If I may tie up the Russian-Emirates knot, since the start of the Special Military Operation in Ukraine in February 2022, the Emirates have been among the greatest beneficiaries of the spike in oil and gas prices that resulted from Western sanctions on Russia. And along with other Opec members they have drawn significantly closer to Russia and more distant from the USA in their foreign policy orientation The sheikhs are a keen-eyed, realistic bunch. I take this to mean that they are siding with the ones they expect to win the war.. Meanwhile in a related development, Russia has added the UAE dirham to its foreign currency reserves.

I close this entry  by offering the link to a panel discussion of latest developments in international diplomacy surrounding the Russia-Ukraine war. Our hosts were Iran’s Press TV.

http://www.urmedium.com/c/presstv/121646

©Gilbert Doctorow, 2023

Postscript, 11.02.23

As I now understand, Aeroflot also operates a direct flight from Moscow to Seychelles. And, as a side proof that the Russian presence in Seychelles reaches to the very top of Kremlin elites, I note that when enjoying my final lunch in Mahe before my departure for Dubai, I was looking out from our marina-side restaurant at the beautiful luxury yacht tied up 50 meters away from us said to belong to VTB Bank chief Andrei Kostin. Finally, as regards Dubai as ‘staging ground’ for travel to Seychelles, the Financial Times in the past week has said that tens of thousands of well-to-do Russians have settled there in the past year of the Special Military Operation.

Translation below into German (Andreas Mylaeus), French (Youri) and Brazilian Portuguese (Evandro Menezes)

Russische Touristenströme auf die Seychellen und die Neue Weltordnung

Die Seychellen könnten nun Thailand als bevorzugtes Winterurlaubsziel in den Tropen für Russen der Mittel- und Oberschicht Konkurrenz machen. Aus den vor zwei Wochen von den Behörden der Seychellen veröffentlichten Touristenstatistiken geht hervor, dass die Russen inzwischen das größte Einzelkontingent an Ankünften darstellen und die Franzosen und Deutschen verdrängt haben.

Wie ist dieses Phänomen zu verstehen?  Es gibt einige offensichtliche und auch einige weniger offensichtliche Gründe.

Einer der offensichtlichsten Gründe ist die Visafreiheit, die die Seychellen den Russen bieten. Weniger offensichtlich, aber ebenso wichtig ist die ausgezeichnete logistische Lösung, die von Emirates Airlines und anderen Fluggesellschaften auf der arabischen Halbinsel angeboten wird.

Im Dezember war ich überrascht, dass Emirates neu tägliche Flüge ihrer Boeing 777 von Petersburg nach Dubai anbot.  Zuvor waren sie täglich von Moskau aus geflogen, wo es mehr Wohlstand und eine viel größere Bevölkerungsdichte gibt.  Ich fragte mich, wie viele Petersburger sich von der “Shop Dubai!”-Werbung überzeugen lassen würden.

Die Emirate waren jedoch damit beschäftigt, sich als wichtiger Verkehrsknotenpunkt für Russen zu positionieren, die in Zeiten, in denen der europäische Luftraum und die Fluggesellschaften für sie gesperrt sind, die Welt bereisen wollen. Dubai ist sicherer als Istanbul, da Turkish Airlines offenbar darauf beharrt, die kurze Strecke über die Ukraine nach Hause zu fliegen (während Aeroflot weit in den Osten fliegt, was mehr Zeit in der Luft kostet und sich in den Ticketpreisen niederschlägt). Von Dubai aus ist es ein kurzer, 4-stündiger Flug auf die Seychellen.

Auf dem Economy-Class-Flughafen von Sharjah, der etwas außerhalb der Stadtgrenze von Dubai liegt, werden russische Flüge aus Provinzstädten der gesamten Föderation abgefertigt. Ich weiß das: Als ich vor drei Wochen einen Abstecher in den Oman machte, sah ich dort die Ankunfts- und Abfluganzeigen. Diese Neuankömmlinge werden ihre internationale Reise wahrscheinlich von Dubai Interntional aus fortsetzen.

Es lohnt sich zu erwähnen, dass die Eigentümer von Emirates Airlines auch weitere Interessen an den Reisen ihrer Passagiere haben.  Die meisten der internationalen Luxushotels auf den Seychellen gehören den Investmentfonds der Emirate. Die einzige große Ausnahme auf Mahe, das Hotel Savoy, ist angeblich im Besitz von Russen.

Das sichtbarste Symbol der arabischen Präsenz auf den Seychellen ist der Ferienpalastkomplex auf den Hügeln über der Hauptstadt Victoria auf Mahe. Er wurde 2010 von Scheich Khalifa Bin Zayed aus Abu Dhabi erbaut. Wie mir gesagt wurde, befindet er sich an der Stelle, an der sich einst eine US-Abhörbasis für die Region des Indischen Ozeans befand. Ich vermute, dass die große russische “Yacht”, die jetzt ständig vor dem Hafen von Victoria geparkt ist, genau diese Funktion erfüllt.  Die Zeiten ändern sich…

Wenn ich den russisch-emiratischen Knoten weiter knüpfen darf: Seit Beginn der militärischen Sonderoperation in der Ukraine im Februar 2022 gehören die Emirate zu den größten Nutznießern des Öl- und Gaspreisanstiegs, der aus den westlichen Sanktionen gegen Russland resultierte. Und zusammen mit anderen OPEC-Mitgliedern sind sie in ihrer außenpolitischen Ausrichtung deutlich näher an Russland herangerückt und haben sich weiter von den USA entfernt Die Scheichs sind ein scharfsichtiger, realistischer Haufen. Ich verstehe das so, dass sie sich auf die Seite derjenigen stellen, von denen sie erwarten, dass sie den Krieg gewinnen werden. In der Zwischenzeit hat Russland den VAE-Dirham in seine Devisenreserven aufgenommen, was mit dieser Entwicklung zusammenhängt.

Ich schließe diesen Beitrag mit dem Link zu einer Podiumsdiskussion über die jüngsten Entwicklungen in der internationalen Diplomatie im Zusammenhang mit dem Russland-Ukraine-Krieg. Gastgeber war Irans Press TV.

Les flux touristiques russes vers les Seychelles et le Nouvel Ordre Mondial

Les Seychelles pourraient désormais rivaliser avec la Thaïlande en tant que destination de villégiature hivernale préférée des Russes des classes moyennes et supérieures. Les statistiques touristiques publiées par les autorités seychelloises il y a deux semaines montrent que les Russes composent désormais le plus gros contingent d’arrivants, supplantant les Français et les Allemands.

Comment comprendre ce phénomène ?  Il y a des raisons évidentes et d’autres qui le sont moins.

Parmi les raisons les plus évidentes figure le dispositif d’exemption de visa que les Seychelles offrent aux Russes. Moins évidente mais tout aussi importante est l’excellente solution logistique mise en place par Emirates Airlines et d’autres transporteurs basés dans la péninsule arabique.

En décembre dernier, j’ai été surpris qu’Emirates ouvre des vols quotidiens de ses Boeings 777 de Pétersbourg à Dubaï.  Auparavant, ils effectuaient des vols quotidiens depuis Moscou, où la richesse et la concentration de population sont plus importantes.  Je me suis demandé combien de Pétersbourgeois seraient séduits par la publicité « Shop Dubaï ».

Toutefois, les Émirats s’efforcent de se positionner comme une plate-forme de transport incontournable pour les Russes désireux de parcourir le monde en ces temps où l’espace aérien et les transporteurs européens leur sont fermés. Dubaï est plus sûr qu’Istanbul, étant donné que Turkish Airlines persiste apparemment à emprunter la route la plus courte pour rentrer chez elle en survolant l’Ukraine (alors qu’Aeroflot vole vers l’Est, ce qui entraîne un temps de vol plus long et des coûts qui se reflètent dans le prix des billets). De Dubaï, il y a un petit saut de 4 heures jusqu’aux Seychelles.

Pendant ce temps, l’aéroport de classe économique de Sharjah, juste à l’extérieur de la ville de Dubaï, accueille des vols russes en provenance des villes de province de la Fédération. Je le sais : j’ai vu les avis d’arrivées et de départs à cet endroit lorsque j’ai fait mon propre voyage à Oman il y a trois semaines. Ces arrivants poursuivront probablement leurs voyages internationaux à partir de l’aéroport international de Dubaï.

Il est utile de mentionner que les propriétaires de la compagnie aérienne Emirates ont également de multiples intérêts dans les voyages de leurs passagers.  La plupart des hôtels de luxe internationaux des Seychelles appartiennent aux fonds d’investissement des Émirats. La seule grande exception sur Mahé, l’hôtel Savoy, serait détenue par des Russes.

Le symbole le plus visible de la présence arabe aux Seychelles est le complexe de résidences de vacances situé au sommet des collines qui surplombent la capitale Victoria sur Mahé. Il a été construit en 2010 par le cheikh Khalifa Ben Zayed d’Abu Dhabi. D’après ce qu’on m’a dit, il se trouve à l’endroit où il y avait autrefois une base d’écoute américaine pour la région de l’océan Indien. Je suppose que le grand « yacht » russe qui est maintenant stationné en permanence à l’extérieur du port de Victoria remplit la même fonction.  Les temps changent…

Si je peux me permettre de lier le nœud Russie-Émirats, depuis le début de l’opération militaire spéciale en Ukraine en février 2022, les Émirats ont été parmi les plus grands bénéficiaires de la flambée des prix du pétrole et du gaz qui a résulté des sanctions occidentales contre la Russie. À l’instar d’autres membres de l’OPEP, ils se sont considérablement rapprochés de la Russie et se sont éloignés des États-Unis dans leur orientation en matière de politique étrangère. Les cheikhs sont des gens très attentifs et réalistes. J’en déduis qu’ils prennent le parti de ceux qui, selon eux, gagneront la guerre… Dans le même ordre d’idées, la Russie a ajouté le dirham des Émirats arabes unis à ses réserves de devises étrangères.

Je termine ce billet en vous proposant le lien vers un débat sur les derniers développements de la diplomatie internationale concernant la guerre Russie-Ukraine. Nos hôtes étaient la chaîne iranienne Press TV.

Turismo russo nas Seychelles e a Nova Ordem Mundial

As Seychelles agora talvez sejam rivais da Tailândia como o destino para as férias de inverno nos trópicos preferido dos russos de classe média e alta. Estatísticas sobre o turismo publicadas pelas autoridades das Seychelles há duas semanas mostram que os russos se tornaram o maior contingente de chegadas, ultrapassando os franceses e os alemães.

Como se pode entender este fenômeno? Existem algumas razões óbvias e também algumas menos evidentes. Entre as razões mais óbvias está o regime de isenção de visto que as Seychelles oferecem aos russos. Menos óbvia, mas igualmente importante, é a excelente solução logística implementada pela Emirates Airlines e outras transportadoras baseadas na Península Arábica.

Em dezembro, fiquei surpreso que a Emirates abrira vôos diários de seus Boeing 777 de São Petersburgo para Dubai. Anteriormente, eles voavam diariamente de Moscou, onde há maior concentração de riqueza e uma população muito maior. Quantos petersburgueses seriam conquistados pela publicidade “Compras em Dubai!”, eu me perguntei.

No entanto, os Emirados estavam ocupados em se posicionarem como um importante centro de transporte para os russos que desejavam viajar pelo mundo nestes tempos em que o espaço aéreo e as companhias aéreas europeus estão fechados para eles. Dubai é mais seguro do que Istambul, já que a Turkish Airlines aparentemente persiste em fazer a rota mais curta para casa sobre a Ucrânia, enquanto que a Aeroflot voa para o leste, incorrendo em maior tempo no ar e custos refletidos nos preços das passagens. De Dubai, é um vôo curto de 4 horas para as Seychelles.

Enquanto isto, o aeroporto de classe econômica em Sharjah, próximo à linha da cidade de Dubai, traz vôos russos de cidades provinciais de toda a Federação. Eu sei: vi os avisos de chegadas e partidas lá quando fiz minha própria viagem para Omã, três semanas atrás. Estas chegadas provavelmente continuarão suas viagens internacionais desde o Aeroporto Internacional de Dubai.

Vale mencionar que os donos da Emirates Airlines também têm múltiplos interesses nas viagens de seus passageiros. A maioria dos hotéis de luxo internacionais nas Seychelles são propriedade dos fundos de investimento dos Emirados. Diz-se que a única grande exceção em Mahe, o Hotel Savoy, pertence a russos.

O símbolo mais visível da presença árabe nas Seychelles é o complexo de palácios de férias no topo das colinas com vista para a capital de Victoria em Mahe. Este foi construído em 2010 pelo Sheikh Khalifa Bin Zayed de Abu Dhabi. Como me disseram, fica onde antes havia uma base de escuta dos EUA para a região do Oceano Índico. Suponho que o grande ‘iate’ russo agora estacionado permanentemente fora do porto de Victoria desempenha essa mesma função. Os tempos mudaram…

Se me permitem amarrar o nó russo-emirados, desde o início da Operação Militar Especial na Ucrânia em fevereiro de 2022, os Emirados estão entre os maiores beneficiários do aumento nos preços do petróleo e do gás resultante das sanções ocidentais à Rússia. E, junto com outros membros da Opep, eles se aproximaram significativamente da Rússia e se distanciaram dos EUA em sua orientação de política externa. Os xeques são um grupo realista e de olhos aguçados. Entendo que isso significa que eles estejam do lado daqueles que esperam vencerá a guerra. Enquanto isto, num evento relacionado, a Rússia adicionou o dirham dos Emirados Árabes Unidos as suas reservas em moeda estrangeira.

Concluo este artigo oferecendo o enlace para um painel de discussão sobre os últimos eventos na diplomacia internacional em torno da guerra russo-ucraniana. Nossos anfitriões foram a Press TV do Irã: http://www.urmedium.com/c/presstv/121646

UK and Canada say they will send heavy tanks to Ukraine

The material in this 8-minute interview that I gave to Iran’s Press TV last night largely repeats the analysis of the prospective heavy arms delivery that I posted a day ago. It will appeal to those who prefer to take their news on the screen rather than as text.

To be sure, there are in this broadcast some new reflections on the symbolism of the Western commitment to send offensive weapons to Kiev at the very moment when it appears that the Ukrainians have lost the war and may be facing capitulation in a matter of weeks. 

This apparent illogic may well have an explanation in line with what some “dissident” commentators have suggested, namely that the United States is about to reach out to the Russians and propose an immediate cease-fire and Korean-type settlement that would be highly advantageous to the Russians given the present disposition of forces on the ground and yet would save for the Ukrainians some kind of rump state that could be called sovereign and could receive the future Western arms deliveries under conditions of its remaining neutral and outside of NATO.   We shall see very soon whether these dissident optimists are correct or whether, as appears to be the case, the leaders of the Western world have taken leave of their senses and totally abandoned realism in their pursuit of ideological warfare and preservation of the U.S. global hegemony..

©Gilbert Doctorow, 2023

https://www.urmedium.com/c/presstv/121548

Translation below into German (Andreas Mylaeus) and French (Youri)

Das Vereinigte Königreich und Kanada sagen, sie werden schwere Kampfpanzer in die Ukraine schicken

Das Material in diesem 8-minütigen Interview, das ich gestern Abend dem iranischen Press TV gegeben habe, wiederholt weitgehend die Analyse der voraussichtlichen Lieferung schwerer Waffen, die ich vor einem Tag veröffentlicht habe. Es wird diejenigen ansprechen, die ihre Nachrichten lieber auf dem Bildschirm als in Textform aufnehmen.

Sicherlich enthält diese Sendung einige neue Überlegungen zur Symbolik des westlichen Engagements, Offensivwaffen nach Kiew zu schicken, und zwar genau zu dem Zeitpunkt, an dem es so aussieht, als hätten die Ukrainer den Krieg verloren und stünden möglicherweise in wenigen Wochen vor der Kapitulation.

Für diese offensichtliche Unlogik könnte es eine Erklärung geben, die mit dem übereinstimmt, was einige “dissidente” Kommentatoren vorgeschlagen haben, nämlich dass die Vereinigten Staaten den Russen die Hand reichen und einen sofortigen Waffenstillstand und eine Regelung nach koreanischem Vorbild vorschlagen, die für die Russen in Anbetracht der derzeitigen Kräfteverhältnisse vor Ort äußerst vorteilhaft wäre und den Ukrainern dennoch eine Art Rumpfstaat bewahren würde, der als souverän bezeichnet werden könnte und die künftigen westlichen Waffenlieferungen unter der Bedingung erhalten könnte, dass er neutral und außerhalb der NATO bleibt. Wir werden sehr bald sehen, ob die Optimisten unter den Dissidenten Recht haben oder ob, wie es den Anschein hat, die Führer der westlichen Welt den Verstand verloren haben und den Realismus in ihrem Streben nach ideologischer Kriegsführung und der Erhaltung der globalen Hegemonie der USA völlig aufgegeben haben.

Le Royaume-Uni et le Canada annoncent qu’ils vont envoyer des chars lourds en Ukraine

L’interview de 8 minutes que j’ai accordée hier soir à la chaîne iranienne Press TV reprend en grande partie l’analyse de la livraison potentielle d’armes lourdes que j’ai publiée il y a un jour. Elle plaira à ceux qui préfèrent prendre leurs nouvelles sur l’écran plutôt que sous forme de texte.

Certes, cette émission contient de nouvelles réflexions sur le symbolisme de l’engagement occidental à envoyer des armes offensives à Kiev au moment même où il semble que les Ukrainiens ont perdu la guerre et qu’ils risquent de capituler dans quelques semaines.

Cet apparent illogisme pourrait bien avoir une explication conforme à ce que certains commentateurs « dissidents » ont suggéré, à savoir que les États-Unis sont sur le point de tendre la main aux Russes et de proposer un cessez-le-feu immédiat et un règlement de type coréen qui serait très avantageux pour les Russes compte tenu de la disposition actuelle des forces sur le terrain, tout en préservant pour les Ukrainiens une sorte d’État croupion que l’on pourrait qualifier de souverain et qui pourrait recevoir les futures livraisons d’armes occidentales à condition qu’il reste neutre et en dehors de l’OTAN. Nous verrons très bientôt si ces dissidents optimistes ont raison ou si, comme cela semble être le cas, les dirigeants du monde occidental ont perdu la raison et totalement abandonné le réalisme dans leur poursuite de la guerre idéologique et de la préservation de l’hégémonie mondiale des États-Unis…

Russian news from Praslin Island, the Seychelles

When I checked into my hotel on Praslin Island yesterday, there was a copy of the Seychelles’ daily newspaper The Nation in the lobby that I picked up and flipped through in the afternoon. News was thin, but the classified ads section was thick, including several pages of ‘help wanted’ announcements.  Among them, the following:

Russian Translater [sic]

  1. Prepare quotations for Russian market partners
  2. Translate tours information and collateral materials in Russian language
  3. Assist Russian speaking guests during their stay
  4. Ensure translated content conveys original meaning and tone

Given that the Seychelles are as close to Paradise as I have ever been, I felt a pang of regret that my time at a work desk is long past. However, if there are any of you interested in the contact phone and email of the employer, just send me a message.

Apart from that item, which attests to the growing Russian presence in Seychelles, there is a more important Russian news item which motivates me to put pen to paper. Like my last essay, it relates to a Russian state television broadcast on Pervy Kanal that I watched on the satellite television of my hotel last night.

The program in question was the latest installment of The Great Game, a high level talk show moderated by Vyacheslav Nikonov, grandson of the Communist leader Molotov, long time head of  Russian World (Russky Mir), a state funded organization to support Russian culture in the diaspora abroad. He is today Deputy Chair of the Committee on International Affairs in the State Duma.

The program focused on the announcements coming from the United States and from Germany with regard to dispatch of Abrams and Leopard-2 main battle tanks to Ukraine. Nikonov put up on the screen extensive video clips from the speeches by Biden, by Scholz and by Western television commentators about the decision to send these most modern offensive weapons to Kiev. He also presented a remarkable minute from the Parliamentary Assembly of the Council of Europe session in Strasbourg during which Minister of Foreign Affairs Annalena Baerbock says:  “..we are at war with Russia.”

Though he made the round of his panelists, Nikonov himself delivered the most important comments on these developments. If I may cut to the quick, he said that the numbers of tanks pledged to Kiev by the various NATO countries, approximately 100, make for painful news because they will certainly kill Russian soldiers as intended. And yet, in terms of the outcome of the ongoing war, they will have no importance whatsoever because, for its part, Russia has ready on its side between 12,000 and 13,000 tanks to deploy when and if necessary. The U.S. and German tanks will simply be destroyed.

Nikonov also raised the question of possible supply of jet fighters to Ukraine,with reference to a lengthy statement yesterday by former Ukrainian ambassador to Germany, present deputy Foreign Minister Melnyk calling upon the West to provide Kiev with F-16s and other advanced fighters. The problem with this demand, said Nikonov, is that Ukraine no longer has any military pilots: they have all been “grounded” in the literal sense of the word. Western planes to Ukraine could only be piloted by mercenaries, incurring unacceptable risks of being identified as cobelligerents by Moscow. This explains why The Netherlands withdrew their rumored offer to send figher jets to Ukraine.

Per Nikonov, the importance of the decisions announced by Germany and the United States lay in the political domain, signifying as they do the formation of a broad and deep war coalition that cannot be undone.  It spells the complete subordination of Germany to its American occupiers and the casting aside of decades of work with Germans to achieve some rapprochement and put the denouement of WWII, and in particular the memory of the Soviet flag being hoisted over Berlin in 1945. As for Annalena’s indiscretion, Nikonov asked whether the Kremlin should not take this as a declaration of war and proceed accordingly.

Nikonov’s remarks about the United States also bear repeating here. He gives no weight to Joe Biden and his administration as leaders. The strings are being pulled by the Deep State which absolutely requires that the U.S. be at war.  The six months following the American withdrawal from Afghanistan were too long for the Deep State to live with. They set the stage for a war in Ukraine and they now are reveling in their success. They have no wish to see an early end to the conflict.

I close with a comment on the unusually pained, strained look on Nikonov’s face during the entire program.  From watching The Great Game over the past several years, I was used to his energetic and positive personality. Not last night. There was weary resignation in Russia’s carrying on with a fight that is inescapable, that will be victorious but at great cost.

©Gilbert Doctorow, 2023

Translations below into German (Andreas Mylaeus), French (Youri), Italian (Roberto Pozzi) and Brazilian Portuguese (Evandro Menezes)

Russische Nachrichten von Praslin Island, in den Seychellen

Als ich gestern in meinem Hotel auf der Insel Praslin eincheckte, lag in der Lobby ein Exemplar der Tageszeitung der Seychellen, The Nation, die ich am Nachmittag in die Hand nahm und durchblätterte. Die Nachrichten waren dünn, aber der Teil mit den Kleinanzeigen war dick, einschließlich mehrerer Seiten mit Stellenangeboten.  Darunter auch die folgenden:

Russian Translater [sic]

  1. Ausarbeitung von Angeboten für russische Marktpartner
  2. Übersetzung von Reiseinformationen und Begleitmaterial in die russische Sprache
  3. Betreuung russischsprachiger Gäste während ihres Aufenthalts
  4. Sicherstellen, dass der übersetzte Inhalt die ursprüngliche Bedeutung und den ursprünglichen Ton wiedergibt

Da die Seychellen dem Paradies so nahe sind, wie ich es noch nie erlebt habe, bedaure ich es sehr, dass meine Zeit am Schreibtisch schon lange vorbei ist. Falls jedoch jemand von Ihnen an der Telefonnummer und der E-Mail-Adresse des Arbeitgebers interessiert ist, schicken Sie mir einfach eine Nachricht.

Abgesehen von dieser Sache, die die wachsende russische Präsenz auf den Seychellen belegt, gibt es eine wichtigere russische Nachricht, die mich dazu veranlasst, den Stift zur Hand zu nehmen. Wie mein letzter Aufsatz bezieht sich auch dieser auf eine Sendung des russischen Staatsfernsehens über den Pervy Kanal, die ich gestern Abend über das Satellitenfernsehen meines Hotels gesehen habe.

Bei der fraglichen Sendung handelte es sich um die jüngste Ausgabe von The Great Game, einer hochkarätigen Talkshow, die von Wjatscheslaw Nikonow moderiert wurde, dem Enkel des Kommunistenführers Molotow und langjährigen Leiter von Russian World (Russky Mir), einer staatlich finanzierten Organisation zur Förderung der russischen Kultur in der ausländischen Diaspora. Heute ist er stellvertretender Vorsitzender des Ausschusses für internationale Angelegenheiten der Staatsduma.

Im Mittelpunkt der Sendung standen die Ankündigungen der Vereinigten Staaten und Deutschlands bezüglich der Lieferung von Abrams- und Leopard-2-Kampfpanzern an die Ukraine. Nikonov zeigte auf dem Bildschirm umfangreiche Videoausschnitte aus den Reden von Biden, Scholz und westlichen Fernsehkommentatoren über die Entscheidung, diese modernsten Angriffswaffen nach Kiew zu schicken. Er zeigte auch ein bemerkenswertes Protokoll der Sitzung der Parlamentarischen Versammlung des Europarats in Straßburg, in dem Außenministerin Annalena Baerbock sagt: “…wir befinden uns im Krieg mit Russland.”

Obwohl die Podiumsteilnehmer reihum an die Reihe kamen, gab Nikonov selbst die wichtigsten Kommentare zu diesen Entwicklungen ab. Wenn ich mich kurzfassen darf, sagte er, dass die Anzahl der Panzer, die Kiew von den verschiedenen NATO-Ländern zugesagt wurden, etwa 100, eine schmerzliche Nachricht sei, weil sie mit Sicherheit russische Soldaten töten werden, wie es beabsichtigt ist. Für den Ausgang des laufenden Krieges werden sie jedoch keinerlei Bedeutung haben, da Russland seinerseits zwischen 12.000 und 13.000 Panzer bereithält, die es bei Bedarf einsetzen kann. Die US-amerikanischen und deutschen Panzer werden einfach vernichtet.

Nikonov sprach auch die Frage einer möglichen Lieferung von Düsenjägern an die Ukraine an und bezog sich dabei auf eine ausführliche Erklärung des ehemaligen ukrainischen Botschafters in Deutschland und jetzigen stellvertretenden Außenministers Melnyk, der gestern den Westen aufforderte, Kiew mit F-16 und anderen modernen Kampfflugzeugen zu versorgen. Das Problem bei dieser Forderung, so Nikonov, sei, dass die Ukraine keine Militärpiloten mehr habe: Sie seien alle im wahrsten Sinne des Wortes “gegroundet” worden. Westliche Flugzeuge in der Ukraine könnten nur von Söldnern geflogen werden, wobei das Risiko, von Moskau als Kollaborateur identifiziert zu werden, inakzeptabel sei. Dies erklärt, warum die Niederlande ihr angebliches Angebot, Kampfjets in die Ukraine zu schicken, zurückgezogen haben.

Für Nikonov liegt die Bedeutung der von Deutschland und den Vereinigten Staaten verkündeten Entscheidungen im politischen Bereich, da sie die Bildung einer breiten und tiefen Kriegskoalition bedeuten, die nicht rückgängig gemacht werden kann.  Sie bedeuten die vollständige Unterordnung Deutschlands unter die amerikanischen Besatzer und die Beendigung der jahrzehntelangen Bemühungen um eine Annäherung mit den Deutschen und insbesondere die Erinnerung an das Hissen der sowjetischen Flagge über Berlin im Jahr 1945. Was Annalenas Indiskretion betrifft, so fragte Nikonov, ob der Kreml dies nicht als Kriegserklärung auffassen und entsprechend handeln sollte.

Nikonovs Bemerkungen über die Vereinigten Staaten müssen hier ebenfalls wiederholt werden. Er misst Joe Biden und seiner Regierung als Führungspersönlichkeiten kein Gewicht bei. Die Fäden werden vom Tiefen Staat gezogen, der unbedingt will, dass sich die USA im Krieg befinden.  Die sechs Monate nach dem Abzug der Amerikaner aus Afghanistan waren für den Tiefen Staat zu lang, um damit zu leben. Sie haben die Weichen für einen Krieg in der Ukraine gestellt und freuen sich nun über ihren Erfolg. Ein vorzeitiges Ende des Konflikts wollen sie nicht sehen.

Ich schließe mit einer Bemerkung über den ungewöhnlich schmerzhaften, angestrengten Gesichtsausdruck Nikonovs während der gesamten Sendung.  Wenn ich in den letzten Jahren The Great Game gesehen habe, war ich an seine energiegeladene und positive Persönlichkeit gewöhnt. Gestern Abend nicht. Es lag eine müde Resignation in Russlands Fortführung eines Kampfes, der unausweichlich ist, der siegreich sein wird, wenn auch zu einem hohen Preis.

Nouvelles russes de l’île de Praslin aux Seychelles

Lorsque je me suis enregistré à mon hôtel sur l’île de Praslin hier, il y avait dans le hall un exemplaire du quotidien seychellois The Nation que j’ai pris et feuilleté dans l’après-midi. Les nouvelles étaient peu nombreuses, mais la section des petites annonces était bien fournie, avec plusieurs pages d’annonces de recherche d’emploi.  Parmi elles, les suivantes :

Traducteur russe [sic]

1. Préparer des devis pour les partenaires du marché russe

2. Traduire en russe les informations sur les voyages et les documents annexes.

3. Assister les clients parlant russe pendant leur séjour

4. S’assurer que le contenu traduit transmet le sens et le style originaux

Étant donné que les Seychelles sont aussi proches du paradis que ce que j’ai jamais connu, j’ai ressenti une pointe de regret à l’idée que mon temps d’activité professionnelle soit depuis longtemps révolu. Toutefois, si certains d’entre vous sont intéressés par le téléphone et l’adresse électronique de l’employeur, envoyez-moi un message.

En dehors de cet article, qui atteste de la présence croissante de la Russie aux Seychelles, il y a une nouvelle russe plus importante qui me motive à prendre la plume. Comme mon dernier essai, elle concerne une émission de la télévision d’État russe sur Pervy Kanal que j’ai regardée sur la télévision par satellite de mon hôtel hier soir.

L’émission en question était le dernier épisode de Le Grand Jeu, un talk-show de haut niveau animé par Vyacheslav Nikonov, petit-fils du leader communiste Molotov, longtemps à la tête de Russian World (Russky Mir), une organisation financée par l’État pour soutenir la culture russe dans la diaspora à l’étranger. Il est aujourd’hui vice-président de la commission des affaires internationales de la Douma d’État.

Le programme s’est concentré sur les annonces des Etats-Unis et de l’Allemagne concernant l’envoi de chars de combat Abrams et Leopard-2 en Ukraine. Nikonov a projeté à l’écran de nombreux clips vidéo des discours de Biden, de Scholz et des commentateurs des télévisions occidentales sur la décision d’envoyer ces armes offensives les plus modernes à Kiev. Il a également présenté un remarquable compte-rendu de la session de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe à Strasbourg, au cours de laquelle la ministre des Affaires étrangères Annalena Baerbock déclare : « …nous sommes en guerre avec la Russie ».

Bien qu’il ait fait le tour de ses invités, c’est Nikonov lui-même qui a fait les commentaires les plus importants sur ces développements. Si vous me permettez d’aller droit au but, il a déclaré que le nombre de chars promis à Kiev par les différents pays de l’OTAN, environ 100, est une nouvelle douloureuse car ils tueront certainement des soldats russes comme prévu. Et pourtant, en termes d’issue de la guerre en cours, ils n’auront aucune importance car, pour sa part, la Russie dispose de 12 000 à 13 000 chars prêts à être déployés en cas de besoin. Les chars américains et allemands seront tout simplement détruits.

M. Nikonov a également soulevé la question de la fourniture éventuelle de chasseurs à réaction à l’Ukraine, en se référant à une longue déclaration faite hier par l’ancien ambassadeur ukrainien en Allemagne, l’actuel vice-ministre des Affaires étrangères, M. Melnyk, appelant l’Occident à fournir à Kiev des F-16 et d’autres chasseurs de pointe. Le problème avec cette demande, a déclaré Nikonov, est que l’Ukraine n’a plus de pilotes militaires : ils ont tous été “cloués au sol” au sens littéral du terme. Les avions occidentaux à destination de l’Ukraine ne peuvent être pilotés que par des mercenaires, ce qui entraîne des risques inacceptables d’être identifiés comme cobelligérants par Moscou. Cela explique pourquoi les Pays-Bas ont retiré leur offre, annoncée par la rumeur, d’envoyer des avions de combat en Ukraine.

Pour Nikonov, l’importance des décisions annoncées par l’Allemagne et les États-Unis réside dans le domaine politique, car elles signifient la formation d’une coalition de guerre large et profonde qui ne peut être défaite.  Elles signifient la subordination complète de l’Allemagne à ses occupants américains et la mise à l’écart de décennies de travail avec les Allemands pour parvenir à un certain rapprochement et mettre fin à la Seconde Guerre mondiale, et en particulier au souvenir du drapeau soviétique hissé sur Berlin en 1945. Quant à la déclaration d’Annalena, M. Nikonov a demandé si le Kremlin ne devait pas la prendre comme une déclaration de guerre et agir en conséquence.

Les remarques de Nikonov sur les États-Unis méritent également d’être répétées ici. Il n’accorde aucun poids à Joe Biden et à son administration en tant que dirigeants. Les ficelles sont tirées par l’État profond qui a absolument besoin que les États-Unis soient en guerre.  Les six mois qui ont suivi le retrait américain d’Afghanistan ont été trop longs pour que l’État profond puisse s’en accommoder. Ils ont préparé le terrain pour une guerre en Ukraine et ils se délectent maintenant de leur succès. Ils n’ont aucune envie de voir une fin rapide au conflit.

Je terminerai par un commentaire sur l’aspect inhabituellement douloureux et tendu du visage de Nikonov pendant toute l’émission.  En regardant Le Grand Jeu au cours des dernières années, j’étais habitué à sa personnalité énergique et positive. Pas hier soir. Il y avait une résignation lasse par rapport à la poursuite par la Russie d’un combat inéluctable, qui sera victorieux mais au prix fort.

Notizie sulla Russia dall’isola di Praslin, Seychelles

Quando ieri ho fatto il check-in nel mio hotel sull’isola di Praslin, nella hall c’era una copia del quotidiano delle Seychelles The Nation, che ho preso e sfogliato nel pomeriggio. Le notizie erano scarse, ma la sezione degli annunci fitta, e comprendeva diverse pagine di annunci di ricerca di personale. Tra questi, il seguente:

Traduttore russo

Preparare preventivi per i partner del mercato russo

Tradurre informazioni sui tour e materiale vario in lingua russa

Assistere gli ospiti di lingua russa durante il loro soggiorno

Assicurarsi che i contenuti tradotti trasmettano il significato e il tono originali

Dato che le Seychelles sono quanto di più vicino al paradiso io abbia mai visitato, ho provato un senso di rammarico per il fatto che il mio tempo al tavolo di lavoro sia passato da un pezzo. Tuttavia, se qualcuno di voi è interessato ad avere telefono e e-mail di questa impresa, basta che mi mandi un messaggio.

Oltre a questo articolo, che testimonia la crescente presenza russa alle Seychelles, c’è una notizia russa più importante che mi spinge a mettere nero su bianco. Come il mio ultimo articolo, si riferisce a una trasmissione della televisione di Stato russa su Pervy Kanal che ho visto ieri sera sul televisore satellitare del mio albergo.

Il programma in questione era l’ultima puntata de “il grande gioco”, un talk show di alto livello moderato da Vyacheslav Nikonov, nipote del leader comunista Molotov, a lungo a capo di Russian World (Russky Mir), un’organizzazione finanziata dallo Stato per sostenere la cultura russa nella diaspora all’estero. Oggi è vicepresidente della Commissione per gli affari internazionali della Duma.

Il programma parlava principalmente degli annunci provenienti dagli Stati Uniti e dalla Germania in merito all’invio di carri armati Abrams e Leopard-2 all’Ucraina. Nikonov ha proiettato sullo schermo ampi filmati dei discorsi di Biden, Scholz e dei commentatori televisivi occidentali sulla decisione di inviare a Kiev queste modernissime armi offensive. Ha anche trasmesso un minuto della sessione del Bundestag durante il quale il Ministro degli Affari Esteri Annalena Baerbock ha detto: “…siamo in guerra con la Russia”.

Dopo avere dato la parola agli invitati alla trasmisisone, e’ stato lo stesso Nikonov ad esprimere il parere più  su questi sviluppi. Tagliando corto, ha detto che il numero di carri armati promessi a Kiev dai vari Paesi della NATO, circa 100, è una notizia dolorosa perché sicuramente uccideranno soldati russi come previsto. Eppure, in termini di esito della guerra in corso, non avranno alcuna importanza perché, da parte sua, la Russia ha pronti tra i 12.000 e i 13.000 carri armati da schierare quando e se necessario. I carri armati statunitensi e tedeschi saranno semplicemente distrutti.

Secondo Nikonov, l’importanza delle decisioni annunciate da Germania e Stati Uniti risiede nel campo politico, in quanto significano la formazione di una coalizione bellica ampia e profonda che non può essere cancellata.  Questo significa la completa subordinazione della Germania ai suoi occupanti americani e la messa da parte di decenni di lavoro con i tedeschi per raggiungere un certo riavvicinamento e mettere fine alla Seconda Guerra Mondiale, e in particolare al ricordo della bandiera sovietica issata su Berlino nel 1945. Per quanto riguarda l’indiscrezione di Annalena al Bundestag, Nikonov ha chiesto se il Cremlino non debba considerarla una dichiarazione di guerra e procedere di conseguenza.

Anche le osservazioni di Nikonov sugli Stati Uniti meritano di essere ripetute. Non dà peso a Joe Biden e alla sua amministrazione come leader. I fili vengono tirati dal “Deep State” che ha bisogno che gli Stati Uniti siano in una o stato di guerra permanente.  I sei mesi sono passati dal ritiro americano dall’Afghanistan sono gia’ troppi per il “Deep State”. E quindi hanno preparato il terreno per la guerra in Ucraina, e ora si stanno rallegrando del loro successo. Non hanno alcun desiderio di vedere la fine di questo conflitto.

Concludo con un commento sull’espressione insolitamente sofferente e tesa del volto di Nikonov durante l’intero programma. Avendo visto per anni la trasmissione (Il Grande Gioco), sono rimasto sorpreso durante quest’ultima puntata stanco e rassegnato, consapevole di dover andare avanti in una lotta che è ormai ineluttabile, e che sarà vinta. Ma caro prezzo.

Notícias sobre a Rússia, da Ilha Praslin, Seychelles

Quando fiz o check-in em meu hotel na ilha de Praslin ontem, havia uma cópia do jornal diário das Seychelles, The Nation, no saguão, que peguei para folhear à tarde. As notícias eram poucas, mas a seção de anúncios classificados era longa, incluindo várias páginas de anúncios de “precisa-se”. Entre eles, o seguinte:

Tradutor russo

1. Preparar orçamentos para clientes do mercado russo

2. Traduzir as informações dos passeios e materiais associados para o idioma russo

3. Auxiliar os hóspedes que falam russo durante sua estadia

4. Certificar que o conteúdo traduzido transmita o significado e o tom originais

Dado que as Seychelles são o mais próximo do paraíso quanto jamais vi, senti uma pontada de arrependimento por meu tempo em uma mesa de trabalho ter-se passado há muito tempo. No entanto, se houver algum interessado no telefone de contato e e-mail do empregador, é só me enviar uma mensagem.

Além desse item, que atesta a crescente presença russa nas Seychelles, há uma notícia russa mais importante que me motiva a colocar a caneta no papel. Como meu último ensaio, ele se refere a um programa da televisão estatal russa Canal 1 (Первый Канал), que assisti na televisão via satélite do meu hotel ontem à noite.

O programa em questão era a mais recente edição de O Grande Jogo, um programa de entrevistas de alto nível, moderado por Vyacheslav Nikonov, neto do líder comunista Molotov, chefe de longa data da Fundação Mundo Russo (Фонд Русский Мир), uma organização estatal para apoiar a cultura russa no exterior. Ele é hoje vice-presidente da Comissão de Assuntos Internacionais da Duma.

O programa concentrou-se nos anúncios vindos dos Estados Unidos e da Alemanha sobre o envio dos tanques de guerra Abrams e Leopard-2 para a Ucrânia. Nikonov exibiu extensos clipes dos discursos de Biden, de Scholz e de comentaristas da televisão ocidental sobre a decisão de se enviarem essas armas ofensivas mais modernas para Kiev. Ele também apresentou um clipe notável da sessão do dia no Bundestag, durante o qual a ministra das Relações Exteriores, Annalena Baerbock, disse: “…estamos em guerra com a Rússia”.

Após fazer a rodada de seus entrevistados, o próprio Nikonov fez os comentários mais importantes sobre esses eventos. Em suma, ele disse que o número de tanques prometidos a Kiev pelos vários países da OTAN, aproximadamente 100, é uma notícia dolorosa, porque eles certamente matarão soldados russos como pretendido. E, no entanto, em termos do resultado da guerra em curso, eles não terão importância alguma porque, por seu lado, a Rússia conta com 12.000 a 13.000 tanques para utilizar quando e se necessário. Os tanques americanos e alemães serão simplesmente destruídos.

Nikonov também levantou a questão do possível fornecimento de aviões caça para a Ucrânia, em referência a uma longa declaração ontem do ex-embaixador ucraniano na Alemanha, atual vice-ministro das Relações Exteriores Melnyk, pedindo ao Ocidente que forneça a Kiev F-16 e outros caças avançados. O problema com este pedido, disse Nikonov, é que a Ucrânia não tem mais pilotos militares: todos eles foram “postos no chão”, no sentido literal das palavras. Aviões ocidentais para a Ucrânia só poderiam ser pilotados por mercenários, incorrendo em riscos inaceitáveis de serem identificados como co-beligerantes por Moscou. Isto explicaria por que a Holanda retirou sua suposta oferta de enviar aviões de combate à Ucrânia.

De acordo com Nikonov, a importância das decisões anunciadas pela Alemanha e pelos Estados Unidos se encontra no aspecto político, pois significam a formação de uma ampla e profunda coalizão de guerra que não pode ser desfeita facilmente. Significa a completa subordinação da Alemanha aos ocupantes estadunidense e o abandono de décadas de trabalho com os alemães para alcançar alguma reaproximação e concluir o desfecho da Segunda Guerra Mundial e, em particular, a memória da bandeira soviética sendo hasteada sobre Berlim em 1945. Quanto à indiscrição de Annalena no Bundestag, Nikonov perguntou se o Kremlin não deveria considerá-la uma declaração de guerra e assim proceder.

As observações de Nikonov sobre os Estados Unidos também merecem ser repetidas aqui. Ele não dá peso a Joe Biden e a seu governo como líderes. As cordas estão sendo puxadas pelo Deep State, que exige absolutamente que os EUA estejam em guerra. Os seis meses após a retirada do Afeganistão pelos EUA foram muito longos para o Deep State. Eles prepararam o cenário para uma guerra na Ucrânia e agora estão festejando seu sucesso. Eles não desejam ver um fim breve para o conflito.

Concluo com um comentário sobre a expressão estranhamente dolorosa e tensa no rosto de Nikonov durante todo o programa. Ao assistir O Grande Jogo nos últimos anos, estava acostumado com sua personalidade energética e positiva. Não ontem à noite. Havia uma resignação cansada com a Rússia continuar com uma luta que é inevitável, que será vitoriosa, mas a um grande custo.

“Several Ukrainian Officials Are Fired as Corruption Scandal Balloons”

This is the headline in the latest online edition of The New York Times.

The article goes on to say:

“The dismissals included governors of several regions in the biggest upheaval in President Volodymyr Zelensky’s government since the Russian invasion began.”

For its part, The Financial Times also has a front page report on the same entitled “Ukraine officials resign as Volodymyr Zelensky moves to ease corruption concerns.” The subtitle goes on to inform us: “Deputy ministers, officials and regional governors among those replaced as president seeks to clean up public life.”

So what is going on?

To their credit, the FT do offer an explanation for the purge, telling us that “President Volodymyr Zelenskyy…sought to defuse concerns over corruption at a time when he is requesting more western weaponry to repel Russian forces.” We are told the resignations and firings are all about “misuse of state and military funds.”

One of the officials forced out was publicly accused of concluding deals to procure food supplies to the army at inflated prices. Can you imagine that? Others were said to have traveled abroad at the expense of foreign donors. Gosh!

The FT concludes its article with an upbeat comment from the President of the Kyiv School of Economics: “it’s a good sign that the system responded to public pressure. It’s also a sign that democracy here works.”

So much for mainstream spin. Now I take pleasure in offering another analysis of what is going on which does not differ from the link of causality buried in the FT article but takes it several steps further into how the real world works.

My source for this alternative news is the Russian talk show Time Will Tell (Vremy Pokazhet) which by chance I found when flipping channels on the satellite television in my hotel located on the remote and colonial ambiance island La Digue in the Seychelles.

For a more precise geographical positioning, I am now 500 meters from the Plantation House build in 1818, now a national museum-park, where the soft porn movie “Return of Emmanuel” was filmed, and where some Bacardi rum adverts were also filmed. Population of the island – 2,613. Sole industry – tourism.

This is not a bad place to sit out a full-blown NATO -Russia war. Maybe the Russian tourists here know something. In any case my hotel subscribes to Russia’s state broadcaster Pervy Kanal, the hosts to Time Will Tell.

This particular show I know well as a legitimate competitor to the Evening with Solovyov programs that I have cited in my reporting of the past couple of years. The European ban on Russian satellite television has prevented me from following Pervy Kanal. But here we are together again on La Digue.

Today’s show dealt with a number of issues, starting with Polish ambitions to seize the Lvov region of Western Ukraine and to establish ‘colonial control’ over a rump state of Ukraine reaching as far east as the Dnepr. The presenter also informed the audience about the request Polish officials are now quietly passing along to the European Union that they be reimbursed for the cost of the Leopard tanks that Warsaw is about to gift to Kiev.

Then the show moved on to the issue before us, the purge of high officials in the Zelensky regime. The presenter gave us the missing link on a platter, a link that our Western media giants just seem to have overlooked: namely the connection between the ongoing purge and the visit of CIA director William Burns to Kiev last week for talks with Zelensky.

That unexpected visit had been described on CNN as serving to reassure Zelensky of steadfast U.S. support, as well as to share U.S. intelligence on likely Russian military action in the foreseeable future. Of course, there are other U.S. officials who could do this as well or better than Burns, particularly those wearing military uniforms. How much more logical that a CIA Director would be briefing Zelensky on what he must do to clean the stables, to publicly throw out his corrupt buddies if he is to have any chance of getting further funding from the now Republican controlled House It would not be inappropriate to call this ‘regime change’

Panelists on the talk show identified leading members of Zelensky’s Servant of the People party who have been forced from office as folks who were aligned with Boris Johnson. Their replacements are expected to be people more closely aligned with the United States.

So much for democracy at work in Ukraine, Messrs Financial Times..

©Gilbert Doctorow, 2023

Translations into German (Andreas Mylaeus), Italian (Roberto Pozzi) French (Youri) and Brazilian Portuguese (Evandro Menezes)

“Mehrere ukrainische Beamte werden gefeuert, während ein Korruptionsskandal hochgeht”

So lautet die Schlagzeile in der jüngsten Online-Ausgabe der New York Times.

Weiter heißt es im Artikel:

“Zu den Entlassenen gehörten auch die Gouverneure mehrerer Regionen – der größte Umbruch in der Regierung von Präsident Wolodymyr Selenskyj seit Beginn der russischen Invasion.”

Die “Financial Times” hat ihrerseits einen Bericht auf der Titelseite mit dem Titel “Rücktritt ukrainischer Beamter: Wolodymyr Selenskyj versucht, Korruptionsvorwürfe zu entkräften”. Der Untertitel informiert uns weiter: “Stellvertretende Minister, Beamte und Regionalgouverneure gehören zu denjenigen, die ersetzt werden, da der Präsident versucht, das öffentliche Leben zu säubern.”

Was ist also los?

Der FT ist es anzurechnen, dass sie eine Erklärung für die Säuberungen liefert: “Präsident Volodymyr Selenskyj… versuchte, Bedenken wegen Korruption zu einer Zeit zu zerstreuen, in der er mehr westliche Waffen zur Abwehr der russischen Streitkräfte anfordert.” Es heißt, bei den Rücktritten und Entlassungen gehe es um den “Missbrauch von Staatsgeldern und Geldern für das Militär”.

Einer der entlassenen Beamten wurde öffentlich beschuldigt, Geschäfte zur Beschaffung von Nahrungsmitteln für die Armee zu überhöhten Preisen abgeschlossen zu haben. Können Sie sich das vorstellen? Andere sollen auf Kosten ausländischer Geber ins Ausland gereist sein. Oh je!

Die FT schließt ihren Artikel mit einem optimistischen Kommentar des Präsidenten der Kiewer Wirtschaftshochschule: “Es ist ein gutes Zeichen, dass das System auf den öffentlichen Druck reagiert hat. Es ist auch ein Zeichen dafür, dass die Demokratie hier funktioniert.”

So viel zum Mainstream-Spin. Ich freue mich nun, eine weitere Analyse des Geschehens anbieten zu können, die sich nicht von dem im FT-Artikel versteckten Kausalitätszusammenhang unterscheidet, sondern einige Schritte weiter geht und zeigt, wie die reale Welt funktioniert.

Meine Quelle für diese alternativen Nachrichten ist die russische Talkshow “Die Zeit wird es zeigen” (Vremy Pokazhet), auf die ich zufällig stieß, als ich in meinem Hotel auf der abgelegenen und kolonialen Insel La Digue auf den Seychellen durch die Kanäle des Satellitenfernsehers schaltete.

Für eine genauere geografische Positionierung befinde ich mich jetzt 500 Meter vom Plantation House entfernt, das 1818 erbaut wurde und heute ein nationaler Museumspark ist, in dem der Softpornofilm “Return of Emmanuel” gedreht wurde und in dem auch einige Bacardi-Rum-Werbefilme gedreht wurden. Einwohnerzahl der Insel – 2.613. Einziger Wirtschaftszweig – Tourismus.

Dies ist kein schlechter Ort, um einen ausgewachsenen Krieg zwischen der NATO und Russland auszusitzen. Vielleicht wissen die russischen Touristen hier etwas. Auf jeden Fall hat mein Hotel den russischen Staatssender Pervy Kanal abonniert, der Moderator von “Die Zeit wird es zeigen”.

Diese spezielle Sendung kenne ich gut als angemessenen Konkurrenten der Sendungen “Abend mit Solovyov”, die ich in meiner Berichterstattung der letzten Jahre zitiert habe. Das europäische Verbot des russischen Satellitenfernsehens hat mich daran gehindert, den Pervy Kanal zu verfolgen. Aber hier sind wir wieder beisammen auf La Digue.

Die heutige Sendung befasste sich mit einer Reihe von Themen, angefangen bei den polnischen Ambitionen, die Region Lemberg in der Westukraine zu erobern und eine “koloniale Kontrolle” über einen Rumpfstaat der Ukraine zu errichten, der bis zum Dnepr reicht. Der Moderator informierte die Zuschauer auch über die Forderung polnischer Beamter an die Europäische Union, ihnen die Kosten für die Leopard-Panzer zu erstatten, die Warschau demnächst an Kiew verschenken wird.

Dann ging die Sendung zum eigentlichen Thema über, nämlich der Säuberung hoher Beamter des Selenskyj-Regimes. Der Moderator servierte uns das fehlende Glied auf dem Tablett, ein Glied, das unsere westlichen Mediengiganten einfach übersehen zu haben scheinen: nämlich die Verbindung zwischen der laufenden Säuberung und dem Besuch des CIA-Direktors William Burns in Kiew letzte Woche zu Gesprächen mit Selenskyj.

Dieser unerwartete Besuch wurde auf CNN so beschrieben, dass er dazu diente, Selenskyj die unerschütterliche Unterstützung der USA zuzusichern und US-Informationen über wahrscheinliche russische Militäraktionen in der absehbaren Zukunft weiterzugeben. Wie viel logischer wäre es, dass ein CIA-Direktor Selenskyj darüber informiert, was er tun muss, um die Ställe zu säubern und seine korrupten Kumpel öffentlich aus dem Weg zu räumen, wenn er eine Chance haben will, weitere Mittel von dem jetzt von den Republikanern kontrollierten Repräsentantenhaus zu erhalten. Es wäre nicht unangemessen, dies als “Regimewechsel” zu bezeichnen.

In der Talkshow wurden führende Mitglieder von Selenskyjs Partei “Diener des Volkes”, die aus dem Amt gedrängt wurden, als Leute identifiziert, die mit Boris Johnson verbündet waren. Es wird erwartet, dass sie durch Personen ersetzt werden, die den Vereinigten Staaten näherstehen.

So viel zum Thema “funktionierende Demokratie” in der Ukraine, meine Herren von der “Financial Times“…

“Diversi funzionari ucraini vengono licenziati mentre lo scandalo della corruzione esplode”.

Questo è il titolo dell’ultima edizione online del New York Times.

L’articolo prosegue dicendo che:

“Tra i licenziati ci sono i governatori di diverse regioni, nel più grande sconvolgimento del governo del presidente Volodymyr Zelensky dall’inizio dell’invasione russa”.

Da parte sua, anche il “Financial Tiimes” ha un articolo in prima pagina intitolato “Funzionari ucraini si dimettono mentre Volodymyr Zelensky si muove per alleviare le preoccupazioni sulla corruzione”. Il sottotitolo prosegue informandoci che: “Vice ministri, funzionari e governatori regionali tra quelli sostituiti, mentre il presidente cerca di ripulire la vita pubblica”.

Quindi cosa sta succedendo?

A loro merito, il FT offre una spiegazione per l’epurazione, dicendoci che “il presidente Volodymyr Zelenskyy… ha cercato di disinnescare le preoccupazioni sulla corruzione in un momento in cui sta richiedendo più armi occidentali per respingere le forze russe”. Ci dicono che le dimissioni e i licenziamenti riguardano “l’uso improprio di fondi statali e militari”.

Uno dei funzionari ad essere licenziati è stato pubblicamente accusato di aver concluso accordi per l’acquisto di forniture di cibo per l’esercito a prezzi gonfiati. Ve lo immaginate? Altri avrebbero viaggiato all’estero a spese di donatori stranieri. Perbacco!

Il FT conclude l’articolo con un commento ottimistico del presidente della Kyiv School of Economics: “è un buon segno che il sistema abbia risposto alle pressioni dell’opinione pubblica. È anche un segno che la democrazia qui funziona”.

Alla faccia del mainstream spin. Ora ho il piacere di offrire un’altra analisi di ciò che sta accadendo, che non si discosta dal nesso di causalità sepolto nell’articolo del FT, ma fa diversi passi avanti nel funzionamento del mondo reale.

La mia fonte per questa notizia alternativa è il talk show russo “Time Will Tell (Vremy Pokazhet)”, che ho trovato per caso girando i canali del televisore satellitare nel mio hotel situato nella remota e coloniale isola di La Digue, alle Seychelles.

Per un posizionamento geografico più preciso, mi trovo a 500 metri dalla Plantation House costruita nel 1818, ora museo-parco nazionale, dove è stato girato il film soft porno “Return of Emmanuel” e dove sono state girate anche alcune pubblicità del rum Bacardi. Popolazione dell’isola – 2.613 abitanti. Unica industria: il turismo.

Non è un brutto posto per aspettare una vera e propria guerra tra la NATO e la Russia. Forse i turisti russi qui sanno qualcosa. In ogni caso, il mio hotel è abbonato all’emittente statale russa Pervy Kanal, che ospita “Time Will Tell”.

Questo programma in particolare lo conosco bene in quanto è un legittimo concorrente dei programmi “Serata con Solovyov” che ho citato nei miei reportage negli ultimi due anni. Il divieto europeo di accesso alla televisione satellitare russa mi ha impedito di seguire Pervy Kanal… ma eccoci di nuovo insieme a La Digue.

La trasmissione di oggi parla di diversi temi, tra cui le ambizioni polacche di impadronirsi della regione di Lvov nell’Ucraina occidentale e di stabilire un “controllo coloniale” su un nuovo Stato ucraino che si estenda fino al Dnepr. Il conduttore ha anche informato il pubblico della richiesta che i funzionari polacchi stanno inoltrando all’Unione Europea di essere rimborsati per il costo dei carri armati Leopard che Varsavia sta per regalare a Kiev.

Poi la trasmissione è passata al tema in questione, l’epurazione degli alti funzionari del regime di Zelensky. Il conduttore ci ha fornito su un piatto d’argento l’anello mancante, un anello che i giganti dei media occidentali sembrano aver trascurato: il collegamento tra l’epurazione in corso e la visita del direttore della CIA William Burns a Kiev la settimana scorsa per un colloquio con Zelensky.

Questa visita inaspettata è stata descritta dalla CNN come un’occasione per rassicurare Zelensky sul costante sostegno degli Stati Uniti e per condividere le informazioni di intelligence statunitensi sulle probabili azioni militari russe nel prossimo futuro. Naturalmente, ci sono altri funzionari statunitensi che potrebbero farlo altrettanto bene o meglio di Burns, in particolare quelli che indossano uniformi militari. Quanto è più logico che un direttore della CIA informi Zelensky su ciò che deve fare per ripulire le stalle, per cacciare pubblicamente i suoi amici corrotti se vuole avere qualche possibilità di ottenere ulteriori finanziamenti dalla Camera ora controllata dai repubblicani Non sarebbe inappropriato chiamarlo “cambio di regime”.

I relatori del talk show hanno identificato i principali membri del partito Servant of the People di Zelensky che sono stati costretti a lasciare il loro incarico come persone allineate con Boris Johnson. Si prevede che i loro sostituti saranno persone più strettamente allineate con gli Stati Uniti.

Alla faccia della democrazia in Ucraina, signori del “Financial Times”.

« Plusieurs fonctionnaires ukrainiens sont licenciés alors que le scandale de la corruption prend de l’ampleur ».

Tel est le titre de la dernière édition en ligne du New York Times.

L’article poursuit :

« Les limogeages concernaient notamment les gouverneurs de plusieurs régions, dans le plus grand remaniement du gouvernement du président Volodymyr Zelensky depuis le début de l’invasion russe. »

De son côté, le Financial Times publie également un article en première page intitulé « Les fonctionnaires ukrainiens démissionnent alors que Volodymyr Zelensky s’efforce d’apaiser les craintes de corruption ». Le sous-titre poursuit en nous informant : « Des vice-ministres, des fonctionnaires et des gouverneurs régionaux figurent parmi les personnes remplacées alors que le président cherche à assainir la vie publique. »

Alors, que se passe-t-il ?

Le FT a le mérite d’offrir une explication à cette purge, en nous disant que « le président Volodymyr Zelensky… a cherché à désamorcer les inquiétudes concernant la corruption à un moment où il demande plus d’armes occidentales pour repousser les forces russes ». On nous dit que les démissions et les licenciements sont tous liés à « l’utilisation abusive de fonds publics et militaires. »

L’un des fonctionnaires évincés a été publiquement accusé d’avoir conclu des accords pour fournir des denrées alimentaires à l’armée à des prix excessifs. Pouvez-vous imaginer cela ? D’autres auraient voyagé à l’étranger aux frais des donateurs étrangers. Bon sang !

Le FT conclut son article par un commentaire optimiste du président de l’école d’économie de Kiev : « c’est un bon signe que le système ait répondu à la pression publique. C’est aussi un signe que la démocratie fonctionne ici ».

Voilà pour le discours dominant. J’ai maintenant le plaisir de proposer une autre analyse de ce qui est en train de se passer, qui ne diffère pas du lien de causalité dissimulé dans l’article du FT mais qui va beaucoup plus loin dans le fonctionnement du monde réel.

Ma source pour ces nouvelles alternatives est le talk-show russe Time Will Tell (Vremy Pokazhet) que j’ai trouvé par hasard en changeant de chaîne sur la télévision par satellite de mon hôtel situé sur l’île isolée à l’ambiance coloniale de La Digue aux Seychelles.

Pour un positionnement géographique plus précis, je suis maintenant à 500 mètres de la Plantation House construite en 1818, aujourd’hui un parc-musée national, où le film porno soft « Return of Emmanuel » a été tourné, et où certaines publicités pour le rhum Bacardi ont également été tournées. Population de l’île – 2 613 habitants. Unique industrie – le tourisme.

Ce n’est pas un mauvais endroit pour se reposer pendant une guerre totale entre l’OTAN et la Russie. Peut-être que les touristes russes sont au courant de la situation. En tout cas, mon hôtel est abonné à Pervy Kanal, le média d’État russe, qui accueille Time Will Tell.

Je connais bien cette émission particulière, qui est un concurrent sérieux des programmes « Evening with Solovyov » que j’ai cités dans mes reportages de ces deux dernières années. L’interdiction européenne de la télévision russe par satellite m’a empêché de suivre Pervy Kanal. Mais nous voici de nouveau réunis à La Digue.

L’émission d’aujourd’hui a abordé un certain nombre de sujets, à commencer par les ambitions polonaises de s’emparer de la région de Lvov en Ukraine occidentale et d’établir un « contrôle colonial » sur un État ukrainien croupion s’étendant jusqu’au Dniepr à l’est. Le présentateur a également informé le public de la demande que les responsables polonais transmettent discrètement à l’Union européenne pour être remboursés du coût des chars Léopard que Varsovie s’apprête à offrir à Kiev.

Puis l’émission est passée au sujet qui nous occupe, la purge des hauts fonctionnaires du régime Zelensky. Le présentateur nous a offert sur un plateau le chaînon manquant, un chaînon que nos géants médiatiques occidentaux semblent avoir négligé : à savoir le lien entre la purge en cours et la visite du directeur de la CIA William Burns à Kiev la semaine dernière pour des entretiens avec Zelensky.

Cette visite inattendue a été décrite sur CNN comme visant à rassurer Zelensky sur le soutien indéfectible des États-Unis, ainsi qu’à partager les renseignements américains sur les actions militaires russes probables dans un avenir proche. Bien sûr, il existe d’autres responsables américains qui pourraient faire cela aussi bien que Burns, voire mieux, en particulier ceux qui portent un uniforme militaire. Il est tout à fait logique qu’un directeur de la CIA informe Zelensky de ce qu’il doit faire pour nettoyer les écuries, pour mettre publiquement à la porte ses amis corrompus s’il veut avoir une chance d’obtenir des fonds supplémentaires de la Chambre des représentants, désormais contrôlée par les Républicains. Il ne serait pas inapproprié d’appeler cela un « changement de régime ».

Les intervenants du talk-show ont identifié les principaux membres du parti Serviteur du peuple de Zelensky qui ont été chassés de leurs fonctions comme étant des personnes alignées sur Boris Johnson. Leurs remplaçants devraient être des personnes plus proches des États-Unis.

Voilà pour la démocratie au travail en Ukraine, Messieurs du Financial Times

“Vários Altos Funcionários Ucranianos Demitidos com Revelações do Escândalo de Corrupção”

Esta é a manchete da última edição online do The New York Times.

O artigo continua dizendo:

“As demissões incluíram governadores de várias regiões na maior reviravolta no governo do presidente Volodymyr Zelensky desde o início da invasão russa.”

De sua parte, o Financial Times também publicou uma reportagem de primeira página sobre o mesmo assunto, intitulada “Autoridades ucranianas renunciam enquanto Volodymyr Zelensky atenua as preocupações com corrupção”. O subtítulo continua informando: “Vice-ministros, funcionários e governadores regionais entre os substituídos enquanto o presidente busca limpar o serviço público”.

O que está acontecendo?

Para seu crédito, o Financial Times oferece uma explicação para o expurgo, dizendo-nos que “o presidente Volodymyr Zelenskyy… procurou dissipar as preocupações com a corrupção em um momento em que ele está solicitando mais armamento ocidental para repelir as forças russas”. Dizem-nos que as renúncias e demissões são todas sobre “mau uso de fundos estatais e militares”.

Um dos funcionários forçados a sair foi acusado publicamente de fechar acordos para fornecer alimentos ao exército a preços superfaturados. Se consegue imaginar isso? Outros teriam viajado para o exterior às custas de doadores estrangeiros. Poxa!

O Financial Times conclui seu artigo com um comentário otimista do presidente da Escola de Economia de Kyiv: “é um bom sinal de que o sistema respondeu à pressão pública. É também um sinal de que a democracia aqui funciona.”

Tal é o malabarismo convencional. Agora, tenho o prazer de oferecer outra análise do que está acontecendo, que não difere do vínculo de causalidade enterrado no artigo do Financial Times, mas dá vários passos adiante em como o mundo real funciona.

Minha fonte para esta análise alternativa é o programa de entrevistas russo O Tempo Dirá (Время Покажет), que por acaso encontrei ao mudar de canal na televisão via satélite em meu hotel localizado na remota e colonial ilha de La Digue, nas Seychelles.

Para um posicionamento geográfico mais preciso, estou agora a 500 metros do Casarão construído em 1818, agora um museu e parque nacional, onde foi filmado o filme erótico “Return of Emmanuel” e onde também foram filmados alguns anúncios do rum Bacardi. População da ilha: 2.613. Única indústria: turismo.

Este não é um lugar ruim para se ficar de fora de uma guerra entre a OTAN e a Rússia em pleno andamento. Talvez os turistas russos aqui saibam de alguma coisa. De qualquer forma, meu hotel assina a emissora estatal russa Canal 1 (Первый Канал), que veicula O Tempo Dirá.

Conheço bem este programa em particular como um concorrente legítimo dos programas Noite com Solovyov que citei em minhas reportagens nos últimos dois anos. A proibição européia da televisão por satélite russa me impediu de acompanhar o Canal 1. Mas aqui estamos juntos novamente em La Digue.

O programa de hoje tratou de uma série de questões, começando com as ambições polonesas de tomar a região de Lvov, na Ucrânia Ocidental, e estabelecer o “controle colonial” sobre um estado remanescente da Ucrânia, atingindo o extremo leste até o Dnepr. O apresentador também informou ao público sobre o pedido que as autoridades polonesas estão agora repassando discretamente à União Européia para que sejam reembolsados pelo custo dos tanques Leopard com os quais Varsóvia está prestes a presentear Kiev.

Em seguida, o programa passou para a questão diante de nós, o expurgo de altos funcionários do regime de Zelensky. O apresentador nos deu o elo que faltava em uma bandeja, um elo que nossos gigantes da mídia ocidental parecem ter esquecido: ou seja, a conexão entre o expurgo em andamento e a visita do diretor da CIA William Burns a Kiev na semana passada para conversas com Zelensky.

Essa visita inesperada foi descrita na CNN como servindo para assegurar a Zelensky o firme apoio dos EUA, bem como para compartilhar a inteligência dos EUA sobre uma provável ação militar russa em um futuro previsível. Claro, existem outros funcionários americanos que poderiam fazer isso tão bem ou melhor do que Burns, particularmente aqueles que usam uniformes militares. É muito mais lógico que um diretor da CIA esteja informando Zelensky sobre o que ele deve fazer para limpar os estábulos, para expulsar publicamente seus amigos corruptos se quiser ter alguma chance de obter mais financiamento da agora controlada Câmara pelos Republicanos. Não seria inapropriado chamar isto de ‘mudança de regime’

Os entrevistados no programa identificaram os principais membros do partido Servo do Povo de Zelensky que foram forçados a deixar o cargo como pessoas alinhadas com Boris Johnson. Espera-se que seus substitutos sejam pessoas mais alinhadas com os Estados Unidos.

Tal é a democracia funcionando na Ucrânia, senhores Financial Times.


Withdraw from Artyomovsk!

This is the advice which social media say the U.S. Government is today giving to the Zelensky regime in Kiev. It follows by a day or two the public release by German intelligence operatives of their own assessment of the latest course of the war, saying that the stubborn resistance of the Ukrainian Armed Forces to advancing Russian ground units in Artyomovsk (Bakhmut), just as the defense of Soledar (lost to the Russians a week ago) was and is a death trap set by the Russians for the Ukrainians. As the U.S. overlords understand today, continued losses of Ukrainian forces in these hopeless PR stunts are compromising any chances of their making a spring counteroffensive when the advanced military gear now being shipped to them arrives and is put into the field.

What conclusion can we reach from “withdraw from Artyomovsk”?  Very simply that the notion of 1:1 death and ingured rates that the Anglosaxon news disseminators have been shouting for weeks to slant the news towards some “stalemate” between the opposing sides is pure nonsense.  It would be safer to follow the figures put out by the Russian military, which indicate a 10:1 imbalance in casualties on the Ukrainian side.

Meanwhile, the big news in the past 24 hours was the meeting of the Ukraine Contact Group in the German army base at Ramstein. This was most notable for the failure of the defense ministers of the 50 participating countries to reach any agreement over delivery of tanks to the Ukrainians. Tanks are allegedly needed to support Ukraine’s spring counter offensive, with the objective not merely to push back the Russians to the line of demarcation in Donbas prior to the start of the Special Military Operation, but even to recapture the Crimea.

The central issue at Ramstein was German Chancellor Scholz’s refusal to send in German Leopard heavy tanks or to allow the many NATO countries where Leopards are held in the inventory to send any of their tanks to Kiev.  Scholz is said to insist the Americans first ship their own Abrams tanks to Kiev before Germany will lift a finger.  And why is he being so stubborn in resisting all the jackal states in NATO on this very issue? Western reports say he is fearful of leading the pack on delivery of tanks and incurring special Russian wrath. 

Let us decode this message:  the German chancellor is not some indecisive imbecile, as our newspapers hint.  No, he is a cunning fox who is unwilling to allow Washington to send him and Europe to hell in what could easily become a Russia-NATO hot war if the Russian red lines forbidding heavy armaments deliveries are crossed.

So all the Ukrainians will get by way of new weapon systems as per the decisions announced yesterday in Ramstein are token deliveries of armored personnel carriers and armored machine gun and cannon vehicles that one might just call light tanks.   That and a lot more howitzers of every variety coming from several different NATO countries.

But in terms of the big picture, what difference would tanks make?   The vision of big tank warfare across the Ukrainian steppes that underlies the Washington war scenario is fallacious.  As I have pointed out repeatedly, despite the lies and PR blasts from Washington and London, the war is being fought according to the Russian scheme, not the U.S. scheme.  

We have heard how poorly the Russians coordinate air and ground.  We have heard how they just cannot put together any good shock and awe. But this is beside the point.  The Russians are waging an artillery war for good reasons:  they have the world’s largest manufacturing industry of cannon, multi-rocket field launchers and munitions and they are waging a war of attrition on the ground which can only favor their armies.

If the slaughter of Ukrainians continues at its present rate, if the United States and its allies cannot ramp up munitions production, if the destruction of the Ukrainian energy infrastructure continues, if the logistics for conveying Western military supplies to the front are further impaired, then the Russians will find themselves against a disarmed Ukrainian army some time in the early spring, and they may get the capitulation they seek without shock and awe heroics.

In saying this, I acknowledge my own misreading of the Russian war plans, since I expected them to deliver the death blow to Kiev some time ago.  But then I am joined in this misreading by many others who actually have military expertise guiding their assessments, such as Col. Douglas MacGregor. 

Who laughs last, laughs best.  And that may well explain the sardonic smile we see from time to time in President Putin’s public statements about the course of the war effort.

That is not to say that we can sleep calmly in the belief that the end of the war is nigh.  There are risks arising as the inevitability of a Russian victory sinks into thick skulls at the Pentagon.  The latest risks come from those saying publicly in Washington that the Ukrainians must be given longer range missiles so that they can strike directly at Russian military installations in Crimea if not in Central Russia.   Such extravagant plans for the conquest of Russia can lead only to a nuclear response from Moscow and…the end of civilization as we know it.

©Gilbert Doctorow, 2023

Translations below into French (Youri), German (Andreas Mylaeus), Italian (Roberto Pozzi) and Brazilian Portuguese (Evandro Menezes)

Retirez-vous d’Artyomovsk !

Voici le conseil que, selon les médias sociaux, le gouvernement américain donne aujourd’hui au régime de Zelensky à Kiev. Il suit d’un jour ou deux la publication par les services de renseignement allemands de leurs estimations sur le déroulement actuel de la guerre, selon lesquelles la résistance obstinée des forces armées ukrainiennes à l’avancée des unités terrestres russes à Artyomovsk (Bakhmut), tout comme la défense de Soledar (perdue au profit des Russes il y a une semaine) était et reste un piège mortel tendu par les Russes aux Ukrainiens. Comme les maîtres américains le comprennent aujourd’hui, les pertes continues des forces ukrainiennes dans ces opérations désespérées de PR (Public Relations) compromettent toute chance de contre-offensive de printemps lorsque l’équipement militaire avancé qui leur est maintenant expédié arrivera et sera mis sur le terrain.

Quelle conclusion pouvons-nous tirer du “retrait d’Artyomovsk” ?  Tout simplement que la notion de taux de mortalité et de blessures de 1:1 que les diffuseurs de nouvelles anglosaxons ont crié pendant des semaines pour orienter les nouvelles vers une certaine “impasse” entre les camps opposés est une pure absurdité.  Il serait plus sûr de suivre les chiffres publiés par l’armée russe, qui indiquent un déséquilibre de 10:1 dans les pertes du côté ukrainien.

Entre-temps, la grande nouvelle de ces dernières 24 heures a été la réunion du groupe de contact sur l’Ukraine sur la base militaire allemande de Ramstein. Cette réunion a surtout été marquée par l’incapacité des ministres de la défense des 50 pays participants à trouver un accord sur la livraison de chars aux Ukrainiens. Les chars seraient nécessaires pour soutenir la contre-offensive de printemps de l’Ukraine, dont l’objectif n’est pas seulement de repousser les Russes jusqu’à la ligne de démarcation dans le Donbass avant le début de l’opération militaire spéciale, mais également de reconquérir la Crimée.

La question centrale à Ramstein était le refus du chancelier allemand Scholz d’envoyer des chars lourds Léopard allemands ou d’autoriser les nombreux pays de l’OTAN qui possèdent des Léopard en stock à envoyer l’un de leurs chars à Kiev.  Scholz insisterait pour que les Américains envoient d’abord leurs propres chars Abrams à Kiev avant que l’Allemagne ne lève le petit doigt.  Et pourquoi s’entête-t-il à résister à tous les États chacals de l’OTAN sur ce point précis ? Selon les rapports occidentaux, il craint de prendre la tête du peloton pour la livraison des chars et de s’attirer les foudres de la Russie.

Décodons ce message : le chancelier allemand n’est pas un imbécile sans discernement, comme le laissent entendre nos journaux.  Non, c’est un renard rusé qui ne veut pas permettre à Washington de l’envoyer, lui et l’Europe, en enfer dans ce qui pourrait facilement devenir une guerre chaude Russie-OTAN si les lignes rouges russes interdisant les livraisons d’armements lourds sont franchies.

Ainsi, tout ce que les Ukrainiens obtiendront comme nouveaux systèmes d’armes, conformément aux décisions annoncées hier à Ramstein, ce sont des livraisons symboliques de véhicules blindés de transport de troupes et de véhicules blindés à mitrailleuses et à canons que l’on pourrait appeler des chars légers.  Tout cela, ainsi qu’un grand nombre d’obusiers de toutes sortes provenant de plusieurs pays de l’OTAN.

Mais en termes de vision d’ensemble, quelle différence les chars feraient-ils ?  La vision d’une guerre de grands chars dans les steppes ukrainiennes que sous-tend le scénario de guerre de Washington est fallacieuse.  Comme je l’ai souligné à plusieurs reprises, malgré les mensonges et les campagnes de relations publiques de Washington et de Londres, la guerre se déroule selon le plan russe, et non selon le plan américain. 

Nous avons entendu que les Russes coordonnent mal les opérations aériennes et terrestres.  Nous avons entendu dire qu’ils ne peuvent tout simplement pas mettre en place un bon “shock and awe”. Mais ce n’est pas la question.  Les Russes mènent une guerre d’artillerie pour de bonnes raisons : ils possèdent la plus grande industrie de fabrication de canons, de lance-roquettes et de munitions au monde et ils mènent une guerre d’usure sur le terrain qui ne peut que favoriser leurs armées.

Si le massacre des Ukrainiens se poursuit à son rythme actuel, si les États-Unis et leurs alliés ne parviennent pas à augmenter la production de munitions, si la destruction de l’infrastructure énergétique ukrainienne se poursuit, si la logistique permettant d’acheminer les fournitures militaires occidentales vers le front est encore perturbée, les Russes se retrouveront face à une armée ukrainienne désarmée au début du printemps, et ils obtiendront peut-être la capitulation qu’ils recherchent sans avoir à recourir à des actions héroïques de type “shock and awe”.

En disant cela, je reconnais que j’ai mal interprété les plans de guerre de la Russie, puisque je m’attendais à ce qu’elle porte le coup fatal à Kiev depuis un certain temps déjà.  Mais je suis rejoint dans cette mauvaise interprétation par beaucoup d’autres personnes qui ont une expertise militaire pour guider leurs évaluations, comme le colonel Douglas MacGregor.

Rira bien qui rira le dernier.  Et cela pourrait bien expliquer le sourire sardonique que nous voyons de temps en temps dans les déclarations publiques du président Poutine sur l’évolution de l’effort de guerre.

Cela ne veut pas dire que nous pouvons dormir tranquillement en croyant que la fin de la guerre est proche.  Des risques apparaissent à mesure que l’inévitabilité d’une victoire russe s’enfonce dans les crânes épais du Pentagone.  Les risques les plus récents proviennent de ceux qui disent publiquement à Washington qu’il faut donner aux Ukrainiens des missiles de plus longue portée afin qu’ils puissent frapper directement les installations militaires russes en Crimée, sinon en Russie centrale.   Des plans aussi extravagants pour la conquête de la Russie ne peuvent conduire qu’à une réponse nucléaire de Moscou et… à la fin de la civilisation telle que nous la connaissons.

Rückzug aus Artjomowsk!

Dies ist der Ratschlag, den die US-Regierung laut sozialen Medien heute dem Selenski-Regime in Kiew gibt. Er folgt ein oder zwei Tage nach der Veröffentlichung einer eigenen Einschätzung des jüngsten Kriegsverlaufs durch deutsche Geheimdienstmitarbeiter, die besagt, dass der hartnäckige Widerstand der ukrainischen Streitkräfte gegen die vorrückenden russischen Bodentruppen in Artjomowsk (auch bekannt als Bachmut) ebenso wie die Verteidigung von Soledar (vor einer Woche an die Russen verloren) eine von den Russen für die Ukrainer aufgestellte Todesfalle war. Wie die US-Oberherren heute wissen, gefährden die anhaltenden Verluste der ukrainischen Streitkräfte bei diesen hoffnungslosen PR-Stunts die Chancen auf eine Gegenoffensive im Frühjahr, wenn die moderne Militärausrüstung, die ihnen jetzt geliefert wird, eintrifft und ins Feld gebracht wird.

Welche Schlussfolgerung können wir aus “Rückzug aus Artjomowsk” ziehen?  Ganz einfach, dass die Vorstellung von einem Verhältnis von 1:1 bei den Toten und Verwundeten, die die angelsächsischen Nachrichtensprecher seit Wochen verbreiten, um die Nachrichten in Richtung einer “Pattsituation” zwischen den gegnerischen Seiten zu lenken, reiner Unsinn ist.  Es wäre sicherer, sich an die vom russischen Militär veröffentlichten Zahlen zu halten, die ein Ungleichgewicht von 10:1 bei den Opfern auf ukrainischer Seite ausweisen.

Die wichtigste Nachricht der letzten 24 Stunden war das Treffen der Ukraine-Kontaktgruppe auf dem deutschen Militärstützpunkt Ramstein. Dabei konnten sich die Verteidigungsminister der 50 teilnehmenden Staaten nicht über die Lieferung von Panzern an die Ukraine einigen. Die Panzer werden angeblich zur Unterstützung der ukrainischen Frühjahrs-Gegenoffensive benötigt, deren Ziel es ist, die Russen nicht nur bis zu der Demarkationslinie im Donbass zurückzudrängen, die vor dem Beginn der militärischen Sonderoperation bestand, sondern sogar die Krim zurückzuerobern.

Das zentrale Thema in Ramstein war die Weigerung von Bundeskanzler Scholz, deutsche schwere Leopard-Panzer zu entsenden oder den vielen NATO-Ländern, in denen Leopard-Panzer stationiert sind, zu gestatten, einen ihrer Panzer nach Kiew zu schicken.  Scholz soll darauf bestehen, dass die Amerikaner zuerst ihre eigenen Abrams-Panzer nach Kiew schicken, bevor Deutschland einen Finger rührt.  Und warum widersetzt er sich gerade in dieser Frage so hartnäckig allen Schakal-Staaten in der NATO? Westlichen Berichten zufolge fürchtet er, bei der Lieferung von Panzern die Nase vorn zu haben und sich den besonderen Zorn Russlands zuzuziehen.

Lassen Sie uns diese Botschaft entschlüsseln: Der deutsche Bundeskanzler ist kein unentschlossener Schwachkopf, wie unsere Zeitungen suggerieren.  Nein, er ist ein schlauer Fuchs, der nicht zulassen will, dass Washington ihn und Europa in die Hölle schickt, was leicht zu einem heißen Krieg zwischen Russland und der NATO werden könnte, wenn die russischen roten Linien, die die Lieferung schwerer Waffen verbieten, überschritten werden.

Alles, was die Ukrainer nach den gestern in Ramstein verkündeten Beschlüssen an neuen Waffensystemen erhalten werden, sind also symbolische Lieferungen von gepanzerten Mannschaftstransportwagen und gepanzerten Maschinengewehr- und Kanonenfahrzeugen, die man auch als leichte Panzer bezeichnen könnte.  Das und eine Menge weiterer Haubitzen aller Art aus verschiedenen NATO-Ländern.

Aber welchen Unterschied würden Panzer im Großen und Ganzen machen?  Die Vision eines großen Panzerkriegs in der ukrainischen Steppe, die dem Washingtoner Kriegsszenario zugrunde liegt, ist ein Trugschluss.  Wie ich wiederholt betont habe, wird der Krieg trotz der Lügen und PR-Botschaften aus Washington und London nach dem russischen Schema geführt, nicht nach dem US-amerikanischen.

Wir haben gehört, wie schlecht die Russen Luft- und Bodenangriffe koordinieren.  Wir haben gehört, dass sie einfach keine gute “shock and awe”-Methode anwenden können. Aber das ist nicht der Punkt.  Die Russen führen aus guten Gründen einen Artilleriekrieg: Sie verfügen über die weltweit größte Fertigungsindustrie für Kanonen, Mehrfachraketenwerfer und Munition, und sie führen einen Zermürbungskrieg am Boden, der ihren Armeen nur zugutekommen kann.

Wenn das Abschlachten der ukrainischen Bevölkerung in diesem Tempo weitergeht, wenn die Vereinigten Staaten und ihre Verbündeten die Munitionsproduktion nicht hochfahren können, wenn die Zerstörung der ukrainischen Energieinfrastruktur weitergeht, wenn die Logistik für den Transport westlicher Militärgüter an die Front weiter beeinträchtigt wird, dann werden die Russen irgendwann im Frühjahr auf eine entwaffnete ukrainische Armee treffen, und sie könnten die Kapitulation, die sie anstreben, ohne Schock- und Furcht-Heldentaten erreichen.

Damit gebe ich zu, dass ich die russischen Kriegspläne falsch eingeschätzt habe, denn ich hatte schon vor einiger Zeit erwartet, dass sie Kiew den Todesstoß versetzen würden.  Aber in dieser Fehleinschätzung schließe ich mich vielen anderen an, die sich bei ihren Einschätzungen von militärischem Sachverstand leiten lassen, wie etwa Oberst Douglas MacGregor.

Wer zuletzt lacht, lacht am besten.  Und das mag auch das sardonische Lächeln erklären, das wir von Zeit zu Zeit in den öffentlichen Erklärungen von Präsident Putin über den Verlauf der Kriegsanstrengungen sehen.

Das heißt aber nicht, dass wir ruhig schlafen können in dem Glauben, dass das Ende des Krieges nahe ist.  Es gibt Risiken, die entstehen, wenn sich die Unvermeidlichkeit eines russischen Sieges in den Dickschädeln des Pentagon festsetzt.  Die neuesten Risiken gehen von denjenigen aus, die in Washington öffentlich erklären, dass die Ukrainer mit Raketen mit größerer Reichweite ausgestattet werden müssen, damit sie russische Militäreinrichtungen auf der Krim, wenn nicht sogar in Zentralrussland, direkt angreifen können.  Solche extravaganten Pläne zur Eroberung Russlands können nur zu einer nuklearen Antwort Moskaus führen und … zum Ende der Zivilisation, wie wir sie kennen.

Ritiratevi da Artyomovsk!

Questo è il consiglio che, secondo i social media, il governo degli Stati Uniti starebbe dando oggi al regime di Zelensky. Segue di un giorno o due la pubblicazione da parte dei servizi segreti tedeschi della loro valutazione dell’ultimo corso della guerra, secondo cui l’ostinata resistenza delle forze armate ucraine all’avanzata delle unità di terra russe ad Artyomovsk, così come la difesa di Soledar (persa dai russi una settimana fa) e la difesa di Bakhmut (ancora in bilico) erano e sono trappole mortali tese dai russi agli ucraini. Come anche i padroni americani ormai capiscono, le continue perdite delle forze ucraine in queste spericolate acrobazie di pubbliche relazioni stanno compromettendo ogni possibilità di una loro controffensiva primaverile, quando arriveranno e saranno messi in campo gli avanzati equipaggiamenti militari che ora vengono loro spediti.

Quale conclusione possiamo trarre dal “ritiro da Artyomovsk”? Semplicemente che l’idea che il rapporto di morti e feriti 1:1 che i media anglosassoni diffondono da settimane per sostenere il concetto di “stallo” tra le parti opposte è una pura assurdità. Sembrano invece piu’ attendibili le cifre diffuse dalle forze armate russe, che indicano uno rapporto di 10:1 di perdite da parte ucraina.

Nel frattempo, la notizia delle ultime 24 ore è stata la riunione del Gruppo di contatto sull’Ucraina nella base militare tedesca di Ramstein. L’incontro si è distinto soprattutto per il fallimento da parte dei ministri della Difesa dei 50 paesi partecipanti nel raggiungere un accordo sulla consegna di carri armati agli ucraini. I carri armati sarebbero necessari per sostenere la controffensiva di primavera dell’Ucraina, con l’obiettivo non solo di respingere i russi fino alla linea di demarcazione nel Donbas prima dell’inizio dell’operazione militare speciale, ma anche di riconquistare la Crimea.

La questione centrale a Ramstein è stato il rifiuto del cancelliere tedesco Scholz di inviare i carri armati pesanti Leopard tedeschi o di permettere ai molti paesi della NATO che dispongono dei Leopard di inviare i loro carri armati a Kiev. Si dice che Scholz abbia messo in chiaro che dovranno essere gli americani ad inviare i loro carri armati Abrams a Kiev prima che la Germania muova un dito. E perché si ostina a resistere a tutti gli stati sciacalli della NATO proprio su questo tema? Secondo i rapporti occidentali, teme di fare da apripista alla consegna dei carri armati e di incorrere nell’ira speciale della Russia. 

Decodifichiamo questo messaggio: il cancelliere tedesco non è un imbecille indeciso, come lasciano intendere i nostri giornali. No, è una volpe astuta che non vuole permettere a Washington di mandare lui e l’Europa all’inferno in quella che potrebbe facilmente diventare una guerra calda tra Russia e NATO se si superano le linee rosse russe che vietano la consegna di armamenti pesanti.

Quindi, tutto ciò che gli ucraini otterranno in termini di nuovi sistemi d’armamento, secondo le decisioni annunciate ieri a Ramstein, sono consegne simboliche di veicoli corazzati per il trasporto di personale e di veicoli corazzati con mitragliatrici e cannoni, ovvero semplicemente carri armati “leggeri”. Questo e molti altri obici di ogni tipo provenienti da diversi paesi della NATO.

Ma nel quadro generale della guerra, che differenza farebbero i carri armati? La visione di una guerra tra carri armati nelle steppe ucraine, alla base dello scenario bellico di Washington, è un errore. Come ho sottolineato più volte, nonostante le menzogne e le dichiarazioni di facciata di Washington e Londra, la guerra viene combattuta secondo lo schema russo, non secondo quello americano.  

Abbiamo sentito quanto sia scarso il coordinamento aereo e terrestre dei russi. Abbiamo sentito come non riescano a mettere insieme una strategia di “shock and awe”. Ma questo non è il punto. I russi stanno conducendo una guerra di artiglieria per buone ragioni: hanno la più grande industria manifatturiera al mondo di cannoni, lanciatori multirazzo e munizioni, e stanno conducendo una guerra di logoramento sul terreno che può solo favorire i loro eserciti.

Se il massacro degli ucraini continuerà al ritmo attuale, se gli Stati Uniti e i loro alleati non riusciranno a incrementare la produzione di munizioni, se la distruzione delle infrastrutture energetiche ucraine continuerà, e se la logistica per il trasporto dei rifornimenti militari occidentali al fronte sarà ulteriormente compromessa, allora i russi si troveranno contro un esercito ucraino disarmato all’inizio della primavera e potrebbero ottenere la capitolazione che cercano senza azioni plateali da “shock and awe”.

Nel dire questo, riconosco di avere io stesso interpretato male i piani di guerra russi, perché mi aspettavo che avrebbero dato il colpo di grazia a Kiev qualche tempo fa. Ma a me si uniscono in questa errata lettura molti altri che hanno ben altre competenze militari, come il Col. Douglas MacGregor. 

Ride bene chi ride ultimo. E questo potrebbe spiegare il sorriso sardonico che di tanto in tanto vediamo fare a Putin durante le sue dichiarazioni pubbliche sull’andamento del conflitto.

Questo non significa che possiamo dormire tranquilli nella convinzione che la fine della guerra sia vicina. Ci sono rischi che emergono man mano che l’inevitabilità di una vittoria russa entra nelle teste ottuse del Pentagono. I maggiori rischi sono causati da chi dice pubblicamente a Washington che gli ucraini devono essere dotati di missili a più lunga gittata in modo da poter colpire direttamente le installazioni militari russe in Crimea, se non nella Russia centrale. Questi piani stravaganti per la conquista della Russia possono portare solo a una risposta nucleare da parte di Mosca e… alla fine della civiltà come la conosciamo.


Retire-se de Artyomovsk!

Este é o conselho que a mídia social diz que o governo dos EUA está dando hoje ao regime de Zelensky em Kiev. Segue-se um dia ou dois depois da divulgação pública por agentes da inteligência alemã de sua própria avaliação dos últimos eventos da guerra, dizendo que a obstinada resistência das Forças Armadas ucranianas ao avanço das unidades terrestres russas em Artyomovsk, assim como a defesa de Soledar (perdida para os russos há uma semana) e a defesa de Bakhmut (ainda em jogo) foram e são armadilhas mortais armadas pelos russos para os ucranianos. Como os senhores supremos dos EUA entendem hoje, as perdas contínuas de forças ucranianas nessas desesperadas acrobacias de relações públicas estão comprometendo quaisquer chances de se fazer uma contra-ofensiva de primavera, quando o equipamento militar avançado que agora está sendo enviado para eles chegar e for colocado em campo.

A que conclusão podemos chegar de “retire-se de Artyomovsk”? Muito simplesmente, a noção de uma taxa de 1:1 de mortos e de feridos que os disseminadores de notícias anglo-saxões vêm gritando há semanas para distorcer as notícias para algum “impasse” entre os lados opostos é pura bobagem. Seria mais seguro seguir os números divulgados pelos militares russos, que indicam um desequilíbrio de 10:1 nas baixas do lado ucraniano.

Enquanto isto, a manchete das últimas 24 horas foi a reunião do Grupo de Contato da Ucrânia na base Ramstein na Alemanha. Ela foi mais notável pelo fracasso dos ministros da defesa dos 50 países participantes em chegar a qualquer acordo sobre a entrega de tanques aos ucranianos. Os tanques são supostamente necessários para apoiar a contra-ofensiva de primavera da Ucrânia, com o objetivo não apenas de empurrar os russos de volta à linha de demarcação em Donbass antes do início da Operação Militar Especial, mas também de recapturar a Crimeia.

A questão central em Ramstein foi a recusa do chanceler alemão Scholz em enviar os tanques pesados Leopard alemães ou em permitir que os muitos países da OTAN onde os Leopards são mantidos em inventário enviassem qualquer um de seus tanques para Kiev. Diz-se que Scholz insiste que os americanos primeiro enviem seus próprios tanques Abrams para Kiev antes que a Alemanha levante um dedo. E por que ele está sendo tão teimoso em resistir a todos os estados chacais da OTAN nesta exata questão? Rumores ocidentais dizem que ele receia liderar o grupo na entrega de tanques e incorrer uma ira russa particular.

Decodifiquemos esta mensagem: o chanceler alemão não é um imbecil indeciso, como insinuam nossos jornais. Não, ele é uma raposa astuta que não está disposto a permitir que Washington mande ele e a Europa para o inferno no que poderia facilmente se tornar uma guerra quente entre a Rússia e a OTAN, se as linhas vermelhas russas que proíbem entregas de armamento pesado forem cruzadas.

Assim, tudo o que os ucranianos obterão na forma de novos sistemas de armas, de acordo com as decisões anunciadas ontem em Ramstein, são entregas simbólicas de veículos blindados de transporte de pessoal e veículos blindados de metralhadoras e de canhão que podem ser chamados de tanques leves. Isto e muito mais obuses de todas as variedades vindos de vários países diferentes da OTAN.

Mas em termos gerais, que diferença os tanques fariam? A visão de grandes batalhas de tanques nas estepes ucranianas que fundamenta o cenário de guerra de Washington é falaciosa. Como indiquei repetidamente, apesar das mentiras e estrondos de relações públicas de Washington e Londres, a guerra está sendo travada de acordo com o esquema russo, não com o esquema dos EUA.

Ouvimos como os russos coordenam mal o ar e o solo. Ouvimos como eles simplesmente não conseguem montar nenhum bom “shock and awe“. Mas isto não vem ao caso. Os russos estão travando uma guerra de artilharia por boas razões: eles têm a maior indústria de manufatura de canhões, lançadores de foguetes e munições do mundo e estão travando uma guerra de desgaste na área que só pode favorecer seus exércitos.

Se a chacina de ucranianos continuar no ritmo atual, se os Estados Unidos e seus aliados não puderem aumentar a produção de munições, se a destruição da infraestrutura energética ucraniana continuar, se a logística para transportar suprimentos militares ocidentais para o front for ainda mais prejudicada, então os russos se encontrarão com um exército ucraniano desarmado em logo no início da primavera e podem obter a capitulação que buscam sem peripécias de “shock and awe“.

Ao dizer isto, reconheço minha própria leitura errônea dos planos de guerra russos, já que esperava que eles desferissem o golpe mortal em Kiev há algum tempo. Mas estou na companhia de muitos outros que têm uma experiência militar real orientando suas avaliações, como o coronel Douglas MacGregor.

Quem ri por último, ri melhor. E isto pode muito bem explicar o sorriso sardônico que vemos de vez em quando nas declarações públicas do presidente Putin sobre o curso do esforço de guerra.

Isto não quer dizer que podemos dormir tranquilos acreditando que o fim da guerra está próximo. Existem riscos surgindo à medida que a inevitabilidade de uma vitória russa afunda em cabeças duras no Pentágono. Os riscos mais recentes vêm daqueles que dizem publicamente em Washington que os ucranianos devem receber mísseis de longo alcance para que possam atacar diretamente as instalações militares russas na Criméia, se não mesmo o interior da Rússia. Tais planos extravagantes para a conquista da Rússia só podem levar a uma resposta nuclear de Moscou e… ao fim da civilização como a conhecemos.